À Dikolo, 105, Rail et Bonendalè, la Communauté urbaine de Douala intervient sur les chaussées non revêtues. Caniveaux, traitement des bourbiers et reprofilage figurent au programme. Plus de 200 mètres linéaires ont été traités dans chacun des quatre secteurs concernés, selon la newsletter de la CUD publiée en septembre 2026.
Dans les quartiers, l’état des voies pèse sur les déplacements quotidiens et sur l’activité des petits opérateurs économiques. À Douala IV, la Communauté urbaine de Douala (CUD) a mobilisé l’Unité des Voiries Non Revêtues à Dikolo, dans le secteur 105, à Rail et à Bonendalè.
La newsletter de septembre 2026 cite trois types d’opérations. Les équipes ont créé des caniveaux, traité des bourbiers et reprofilé la chaussée. La CUD indique que ces travaux doivent rendre les voies plus praticables et faciliter les déplacements des riverains.
Les opérations portent sur des voies non revêtues. Elles relèvent donc de la remise en état et de l’entretien de la chaussée, et non d’un programme de bitumage annoncé dans le document. Le reprofilage remet en forme la surface de circulation, tandis que le traitement des bourbiers cible les portions où la boue rend le passage difficile. Les caniveaux doivent faciliter l’évacuation des eaux, qui contribuent à dégrader les voies non revêtues.
PLUS DE 800 MÈTRES LINÉAIRES CONCERNÉS
Le chiffre communiqué donne une première mesure du travail accompli. La CUD indique que plus de 200 mètres linéaires ont été traités dans chacun des secteurs concernés. Rapporté aux quatre zones citées, le volume dépasse donc 800 mètres linéaires. La newsletter ne précise toutefois ni la largeur des voies, ni le nombre de tronçons ou de rues concernés.
Le métrage ne dit pas à lui seul ce que les travaux changent pour les habitants. Le résultat dépend aussi de la continuité des itinéraires. Une section remise en état reste moins utile si les difficultés persistent sur les voies qui la prolongent. À Dikolo, dans le secteur 105, à Rail et à Bonendalè, l’entretien des tronçons voisins pèsera donc dans la durée des améliorations.
Pour les usagers, l’intérêt se joue dans des trajets ordinaires. Une chaussée déformée ou un bourbier peut compliquer le passage des motos, des taxis et des véhicules de livraison. Les détours et les ralentissements peuvent rallonger les courses et perturber l’accès aux commerces ou aux services.
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La CUD ne publie pas de mesure sur les temps de parcours avant et après les travaux. L’effet économique reste donc à apprécier sur le terrain, au fil de l’usage des tronçons réhabilités.
LA PRATICABILITÉ, UN ENJEU ÉCONOMIQUE
L’état d’une voie de quartier influe sur le déplacement des personnes, mais aussi sur la circulation des biens. Les commerçants doivent pouvoir recevoir leurs approvisionnements. Les artisans et les prestataires ont besoin d’accéder aux domiciles et aux ateliers. Les petits transporteurs, eux, dépendent de parcours qu’ils peuvent effectuer sans difficulté majeure.
Une chaussée plus régulière peut limiter les ralentissements et rendre ces trajets moins contraignants. Il s’agit d’un bénéfice attendu des travaux, et non d’un gain chiffré à ce stade par la collectivité.
Des passages plus praticables peuvent aussi réduire les secousses subies par les véhicules et rendre les courses plus prévisibles. Pour les conducteurs et les petites entreprises de transport, la différence se joue dans la répétition de ces trajets. Mais, sans données sur les coûts d’exploitation ou les temps de parcours, il n’est pas possible de chiffrer les économies que ces réparations pourraient générer.
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La reprise des bourbiers et le reprofilage agissent sur des obstacles concrets, là où les difficultés de circulation se manifestent. La création de caniveaux complète cette intervention en prenant en compte l’écoulement de l’eau. Sans évacuation adaptée, une chaussée non revêtue peut rapidement se dégrader de nouveau. La qualité de l’entretien dépend donc autant du traitement de la surface que de la maîtrise des eaux qui y ruissellent.
L’entretien des voies secondaires pèse dans le fonctionnement des quartiers. Il facilite les déplacements de proximité et aide à maintenir l’accès aux activités installées le long des rues. À Douala, où les personnes et les marchandises circulent en permanence, la qualité du réseau local compte aussi pour l’activité économique.
LA DURÉE DES RÉSULTATS DÉPENDRA DE L’ENTRETIEN
La remise en état d’un tronçon constitue une étape. Pour préserver les améliorations, il faut aussi suivre l’évolution de la chaussée et maintenir les caniveaux en état de fonctionner. L’accumulation de déchets ou de sédiments peut gêner l’évacuation des eaux et réduire l’effet des interventions.
Le document de la CUD ne précise pas de calendrier de suivi pour les quatre secteurs. Il ne donne pas non plus le montant engagé, la durée des travaux ou les entreprises éventuellement mobilisées.
Ces données permettraient de compléter le bilan matériel par une lecture économique plus précise. Le coût au mètre linéaire, la durée de vie des réparations et la fréquence des interventions aideraient à apprécier l’effort d’entretien dans le temps. De même, des observations sur la circulation avant et après les travaux pourraient préciser les gains pour les usagers.
Pour l’instant, les éléments diffusés par la CUD portent principalement sur la nature des opérations et leur étendue. À Dikolo, 105, Rail et Bonendalè, la collectivité met ainsi en avant une action ciblée sur les difficultés de circulation du réseau non revêtu.
Le bilan communiqué fait état de plus de 200 mètres linéaires traités dans chaque secteur, au moyen de caniveaux, du traitement des bourbiers et du reprofilage. Leur portée se mesurera dans la durée, à la capacité des voies à rester praticables et à faciliter les déplacements.
Par Par Fabrice BELOKO
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