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Egbekaw se souvient de 27 victimes, un an après un massacre tragique

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Egbekaw se souvient de 27 victimes, un an après un massacre tragique
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Par Claude Kenfack

Des centaines d'habitants de Mamfe ont convergé vers Newtown, Egbekaw, dans la division Manyu de la région du Sud-Ouest, pour rendre hommage aux 27 personnes massacrées par des hommes armés le 6 novembre 2023.

Le massacre a coïncidé avec les célébrations marquant le 41e anniversaire de l'accession au pouvoir du président Paul Biya.

Lors d'un service commémoratif organisé mercredi par le maire de Mamfe, Robertson Tabenchong Ashu, l'événement a attiré un large éventail de participants de différentes confessions et communautés de la division de Manyu.

En souvenir des morts

Le massacre du 6 novembre 2023 a été un épisode tragique qui a laissé sous le choc la communauté d’Egbekaw.

Cette nuit-là, 26 civils et un soldat ont perdu la vie dans une attaque brutale qui a choqué la nation.

Le massacre a vu des assaillants armés prendre d’assaut des maisons sous le couvert de l’obscurité, laissant des familles déchirées et un village dévasté.

La messe commémorative de mercredi a marqué le premier anniversaire de cette nuit fatidique, offrant aux familles et à la communauté un espace de deuil et de réflexion collective.

Le pasteur de l'Église presbytérienne, le révérend Samuel Etembi, qui a dirigé le message d'hommage, a imploré la communauté de continuer à prier pour les âmes des défunts et a appelé les responsables de cet acte odieux à se repentir.

Un échantillon représentatif d'habitants de Mamfe au service commémoratif pour les victimes du massacre d'Egbekaw

« Nous devons prier non seulement pour ceux qui nous ont été enlevés », a déclaré le pasteur Etembi, « mais aussi pour les âmes de ceux qui ont causé tant de chagrin. Puissent-ils trouver le courage de confesser leurs péchés et que la miséricorde de Dieu les retrouve.

Un appel à la paix et à la sécurité

Dans son discours, le maire Robertson Tabenchong Ashu a honoré la mémoire des victimes du massacre et a souligné la nécessité d'une sécurité accrue à Mamfe.

« Nous ne pouvons pas permettre qu’une telle tragédie se reproduise dans notre communauté », a-t-il déclaré.

« Notre peuple mérite la paix et la sécurité, et nous appelons les autorités à tous les niveaux à renforcer la sécurité à Mamfe et dans ses environs afin de protéger les innocents. »

L'appel du maire a été accueilli par des hochements de tête d'approbation de la part des dirigeants locaux présents, signe du désir partagé de la communauté d'un avenir plus sûr.

Le maire Ashu a également observé une minute de silence, la tête baissée en prière silencieuse pour les vies perdues.

Ses paroles reflétaient la douleur et la résilience d’une communauté toujours aux prises avec le poids de la tragédie.

En conclusion, il a assuré aux habitants que son bureau continuerait à travailler en étroite collaboration avec les forces de sécurité pour renforcer la protection à Mamfe.

Le mémorial a suscité une vague de soutien de la part de divers secteurs de la communauté, notamment des chefs religieux, des responsables locaux et des autorités traditionnelles.

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Les chefs religieux offrent des prières lors du service commémoratif pour les victimes du massacre d'Egbekaw

La présence collective a souligné la force et l’unité de la Division Manyu face à l’adversité.

Des dirigeants de différentes églises et confessions se sont joints au service œcuménique, chacun offrant des prières et des réflexions pour la guérison et la paix.

Genèse de la tragédie

Les événements du 6 novembre 2023 restent gravés dans la mémoire des habitants d’Egbekaw.

Lors de cette nuit fatidique, des hommes armés ont déclenché une vague de terreur à travers le village, laissant des familles brisées et une communauté marquée.

Dans la foulée, les autorités locales et nationales se sont engagées à traduire les responsables en justice et à résoudre les problèmes de sécurité qui sévissent dans la région.

La région du Sud-Ouest a été un foyer de conflits et d’insécurité ces dernières années, avec des groupes armés s’affrontant sur des conflits politiques et territoriaux.

Le massacre d’Egbekaw s’ajoute au bilan que la violence fait subir aux civils ordinaires, qui se retrouvent souvent pris entre deux feux.

Toutefois, malgré les assurances du gouvernement, de nombreux habitants continuent d’exprimer leurs craintes face à des violences récurrentes.

Le mémorial n'était pas seulement un hommage à ceux qui sont morts, mais aussi un appel collectif à une résolution pacifique des troubles en cours dans la région.

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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report

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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report
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La région de l’Est conserve le peloton de tête avec un taux de couverture de 113,7%. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions d’habitants pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.

D’après les donnés disponible du comité technique du 4ème Recensement général de la population couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage, le taux de couverture de l’opération est d’environ 68,6%, soit une progression de plus de 3 points, comparé à la situation au 5 août dernier où on en était à 65%.

D’après le rapport de la 18ème session de son comité présenté vendredi 21 août 2026 à Yaoundé, l’on apprend que ces 68,5% représentent une moyenne de progression de 87 000 personnes recensées par jour. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions de personnes pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.

La région de l’Est arrive en tête avec un taux de couverture de 113,7%, suivie des régions du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord avec respectivement 86,3% et 81,8%. Les départements du Mfoundi dans le Centre et le Wouri dans le Littoral sont restés à la traine sur le plan national. Les taux de couverture sont seulement de 38,5% et 29%, respectivement.

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Union démocratique du Cameroun : Plus de 400 membres attendus au Conseil exécutif national

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Union démocratique du Cameroun : Plus de 400 membres attendus au Conseil exécutif national
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Les travaux sont prévus les 28 et 29 août 2026 dans la ville de Foumban, région de l’Ouest

Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) a récemment publié un communiqué convoquant une session ordinaire du Conseil exécutif national (CEN) du parti. Les travaux prévus à Foumban dans la région de l’Ouest sont prévus les 28 et 29 août 2026.

Plus de 400 membres du Bureau politique du parti composés des membres du Bureau exécutif national des présidents départementaux et leurs adjoints ainsi que 50 membres cooptés pour faits de bravoure venus des 10 régions du pays et de la diaspora sont attendus. Les membres du congrès auront pour mission d’évaluer le parcours du parti depuis leur dernière assises et surtout de se projeter sur les futures enjeux politiques internes et nationaux.

En effet, le CEN se réunit entre deux conventions nationales en session ordinaires. Conformément aux dispositions statutaires et réglementaires du parti, notamment en leur articles 22 et 34 respectifs, cette convocation est une étape obligatoire vers la Convention nationale. Le parti a tenu sa dernière réunion du genre en octobre 2025, après la dernière élection présidentielle.

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Il divorce de sa femme pour épouser une escorte qui le tue et le découpe en morceaux

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Il divorce de sa femme pour épouser une escorte qui le tue et le découpe en morceaux
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Comment un couple présenté comme idéal a-t-il pu basculer dans un crime aussi violent ? En 2012, la mort de Marcos Matsunaga, dirigeant de Yoki, révèle les tensions cachées d’un mariage entre luxe, jalousie et infidélité. L’affaire Elize Matsunaga va ensuite passionner le Brésil pendant des années.

L’affaire Yoki commence par une histoire d’amour

À première vue, rien ne semblait rapprocher Marcos Matsunaga et Elize. Lui appartient à une famille fortunée et dirige l’entreprise alimentaire Yoki. Elle vient d’un milieu beaucoup plus modeste.

Pourtant, les deux se rencontrent et tombent rapidement amoureux. Marcos divorce alors de sa première épouse et commence une nouvelle vie avec Elize.

Le couple s’installe dans un quartier chic de São Paulo. Une petite fille naît de leur union. Sur les photos, la famille affiche tous les signes d’une existence privilégiée.

Mais derrière les portes de leur appartement, l’ambiance change.

Elize devient méfiante. Elle soupçonne son mari de lui être infidèle et fait appel à un détective privé pour vérifier ses déplacements. Les rapports finissent par confirmer ses craintes : Marcos entretient bien une relation avec une autre femme.

La découverte provoque une crise profonde dans le couple.

Une dispute conjugale qui tourne au drame

Le 19 mai 2012, Marcos et Elize se trouvent dans leur appartement de la Vila Leopoldina, à l’ouest de São Paulo.

Une dispute éclate autour de l’infidélité du chef d’entreprise. D’après les éléments présentés par l’accusation, Elize tire alors sur son mari à la tête. Marcos meurt sur place.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là.

Après le meurtre, Elize découpe le corps de son époux et place les restes dans plusieurs valises. Elle les transporte ensuite hors de l’appartement et les abandonne dans différents endroits de la région de São Paulo.

Pourquoi prendre un tel risque ? C’est précisément l’un des aspects qui ont marqué l’enquête.

Pendant quelques jours, le crime reste caché. Puis les enquêteurs commencent à reconstituer les déplacements d’Elize.

Les caméras permettent de remonter jusqu’à elle

Les images des caméras de surveillance de l’immeuble jouent un rôle important dans l’enquête. Elles montrent Elize quittant la résidence avec des bagages.

Les investigations se resserrent alors autour d’elle. Quelques jours après le meurtre, elle finit par reconnaître les faits lors de ses déclarations aux enquêteurs.

L’affaire devient rapidement l’un des dossiers criminels les plus suivis du Brésil.

Le profil du couple intrigue. Marcos est un homme d’affaires connu, héritier d’une entreprise importante. Elize, elle, se retrouve au centre d’une enquête pour meurtre et dissimulation de cadavre.

Le procès d’Elize Matsunaga passionne le Brésil

Le procès se tient en 2016, quatre ans après la mort de Marcos.

L’accusation retient notamment le meurtre qualifié et la dissimulation du corps. La défense insiste, elle, sur les circonstances du drame et sur la relation particulièrement tendue entre les époux.

Le jury ne retient toutefois pas toutes les qualifications demandées par l’accusation. Elize est reconnue coupable et condamnée, dans la nuit du 5 décembre 2016, à 19 ans, 11 mois et un jour de prison.

La peine comprend 18 ans et neuf mois pour le meurtre et un an, deux mois et un jour pour la dissimulation du corps. Le jury considère notamment que Marcos n’a pas eu la possibilité de se défendre.

L’affaire ne s’arrête pourtant pas avec le verdict.

La peine d’Elize Matsunaga est réduite en 2019

En 2019, le Superior Tribunal de Justiça, la plus haute juridiction brésilienne pour les questions de droit fédéral, réduit la peine d’Elize à 16 ans et trois mois.

Cette réduction intervient notamment après la prise en compte de sa confession. Elle avait également obtenu un passage au régime semi-ouvert.

Elize reste alors incarcérée à la prison féminine de Tremembé, dans l’État de São Paulo.

Pendant sa détention, elle suit notamment des formations professionnelles et travaille dans une unité de confection de vêtements.

Puis, après dix années derrière les barreaux, un nouveau tournant arrive.

Elize Matsunaga sort de prison après dix ans

Le 30 mai 2022, la justice de São Paulo lui accorde une libération conditionnelle. Elize quitte la prison de Tremembé à 17h35. Elle a alors passé dix ans en détention.

Sa sortie n’est pas synonyme de liberté totale. Plusieurs obligations lui sont imposées : elle doit notamment avoir une activité professionnelle, informer régulièrement le juge de sa situation et ne pas changer de territoire sans autorisation.

Dans une vidéo publiée par son avocat après sa libération, Elize reconnaît la gravité de ce qu’elle a fait.

« Malheureusement, je ne peux pas réparer ce qui s’est passé, l’erreur que j’ai commise. J’ai une deuxième chance, malheureusement Marcos n’en a pas. », a déclaré Elize Matsunaga dans une vidéo diffusée par son avocat Luciano Santoro.

Elle affirme également croire que son mari lui a pardonné sur le plan spirituel.

Une affaire qui continue de fasciner

L’affaire Yoki n’a pas disparu des mémoires brésiliennes. Le meurtre de Marcos Matsunaga a donné lieu à plusieurs productions audiovisuelles, dont le documentaire Netflix Elize Matsunaga : Era Uma Vez um Crime, sorti en 2021.

Plus récemment, l’histoire a retrouvé une nouvelle visibilité avec la série Tremembé, diffusée en 2025. La fiction revient notamment sur la période passée par plusieurs détenus célèbres dans la prison de Tremembé, dont Elize Matsunaga.

Depuis sa sortie, Elize mène une existence beaucoup plus discrète. Elle a notamment travaillé comme conductrice pour une application de transport dans l’intérieur de l’État de São Paulo. Sa peine doit, selon les informations publiées après sa libération, être exécutée sous le régime de la liberté conditionnelle jusqu’en 2028, sous réserve des réductions auxquelles elle peut prétendre.

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