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Cameroun : Mounouna Foutsou déploie un arsenal technologique pour révolutionner l’Extrême-Nord

C’est dans une ambiance électrique que le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique a été accueilli à Maroua. Comme le rapporte 237online.com, Mounouna Foutsou, accompagné du Gouverneur Midjiyawa Bakary et de son état-major, a présidé une cérémonie historique de remise d’équipements qui marque un tournant dans la politique jeunesse de la région.
La dotation est massive : 40 machines à coudre, 40 ordinateurs, 40 imprimantes, et du matériel de bureau divers. « Un coup de pouce pour le travail titanesque que vous menez », a souligné Paul Raymond Coustère, Directeur du Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, lors de la remise symbolique du matériel.
Ce projet s’inscrit dans une vision plus large portée par l’UNESCO, l’OIT, l’UNFPA et ONUFEMMES. Le projet « EAU’PPORTUNITÉS » équipe notamment les clubs de volontaires avec :
- 100 pelles
- 200 machettes
- 250 paires de bottes
- 300 chasubles
- 80 pioches
- 10 brouettes
- 70 râteaux
- Et bien d’autres équipements essentiels
« On reconnaît les amis dans les moments difficiles », a déclaré avec émotion Babassou Haya Simon, Chef du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes régional. Cette initiative intervient dans un contexte où l’Extrême-Nord fait face à des crises multiformes qui impactent durement les populations.
Le Dr SALI BABANI, Maire de Maroua, n’a pas caché sa satisfaction : « Merci pour ce geste qui s’inscrira à jamais dans l’histoire de cette ville ». Ces équipements vont non seulement booster l’encadrement des jeunes mais aussi pérenniser les résultats déjà perceptibles du projet dans les communautés.
Le Ministre Mounouna Foutsou a rappelé que cette cérémonie fait suite au Forum de dialogue intergénérationnel organisé l’année précédente. « Aujourd’hui nous sommes là pour concrétiser notre promesse d’accompagnement des communautés de cette région en proie aux effets de la crise », a-t-il souligné.
En écho au vœu du Chef de l’État d’instaurer une République exemplaire, le Ministre a insisté sur l’importance du Programme National d’Education Civique et du réarmement moral, civique et entrepreneurial. Un message symboliquement renforcé par les cadeaux reçus : une lance traditionnelle symbolisant le combat contre les dérives, et un tabouret artisanal, fruit du travail des apprenants des CMPJ.
Cette initiative ambitieuse marque un tournant décisif dans le développement de l’Extrême-Nord, plaçant la jeunesse au cœur des solutions pour un avenir plus stable et prospère.
Cette initiative majeure s’inscrit dans le cadre du financement obtenu par l’UNESCO, l’OIT, l’UNFPA et ONUFEMMES auprès du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF). Comme l’explique Matthias KANA, Coordonnateur du Projet PBF Pronec, l’objectif est ambitieux : accroître la participation des jeunes, femmes et hommes, dans les communautés affectées par les crises au Cameroun.
Le projet EAU’PPORTUNITÉS, présenté par Isabelle KAKA MYA épouse DJINBE, Coordonnateur National du Programme National de volontariat, apporte une réponse innovante aux défis climatiques. Les clubs de volontaires sont désormais équipés pour transformer les inondations, fléau récurrent dans la région, en opportunités économiques et entrepreneuriales.
Une mobilisation sans précédent pour la jeunesse sahélienne
C’est dans une ambiance électrique que le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique a été accueilli à Maroua ce jeudi 31 octobre 2024. Comme le rapporte 237online.com, Mounouna Foutsou, accompagné du Gouverneur Midjiyawa Bakary et de son état-major, a présidé une cérémonie historique de remise d’équipements qui marque un tournant dans la politique jeunesse de la région.
La dotation, méticuleusement détaillée par le Coordonnateur du Projet PBF Pronec, Matthias KANA, est massive : 40 machines à coudre, 40 ordinateurs, 40 imprimantes, accompagnés de 40 rames de papier et de matériel de bureau divers. S’y ajoutent 6 rollups, 6 banderoles et un back drop pour la visibilité des actions. « Un coup de pouce pour le travail titanesque que vous menez », a souligné Paul Raymond Coustère, Directeur du Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale.
Une stratégie holistique de développement et de paix
Le projet « EAU’PPORTUNITÉS », présenté par Isabelle KAKA MYA épouse DJINBE, Coordonnateur National du Programme National de volontariat, équipe les clubs de volontaires avec un arsenal impressionnant :
- 100 pelles pour les travaux d’aménagement
- 200 machettes pour le défrichage
- 250 paires de bottes pour la protection
- 300 chasubles pour l’identification
- 80 pioches pour les travaux lourds
- 10 brouettes pour le transport
- 70 râteaux pour le nettoyage
- 200 sacs vides pour la collecte
- 150 paires de gants pour la sécurité
- 2 motopompes pour la gestion des inondations
« Merci pour ce geste qui s’inscrira à jamais dans l’histoire de cette ville », s’est réjoui le Dr SALI BABANI, Maire de Maroua. Cette initiative intervient dans un contexte où l’Extrême-Nord fait face à des crises multiformes qui impactent durement les populations. Le matériel vient renforcer le travail de terrain déjà engagé et dont les résultats sont perceptibles au sein des communautés.
Cette dotation s’inscrit dans un cadre plus large, fruit d’une collaboration entre quatre agences des Nations Unies. L’UNESCO, l’OIT, l’UNFPA et ONUFEMMES ont obtenu un financement du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) pour mettre en œuvre le « Programme national d’éducation civique pour le renforcement de la paix, la cohabitation pacifique et le vivre ensemble » dans les communautés affectées par les crises.
Le programme vise plusieurs objectifs stratégiques :
- Accroître la participation des jeunes à la consolidation de la paix
- Renforcer l’éducation civique et citoyenne
- Développer les capacités entrepreneuriales
- Transformer les défis environnementaux en opportunités économiques
- Favoriser la cohésion sociale et le vivre ensemble
Les Centres Multifonctionnels de Promotion des Jeunes (CMPJ) jouent un rôle central dans ce dispositif. Comme l’explique Babassou Haya Simon, Chef du CMPJ régional : « Ce matériel vient renforcer notre travail de terrain dans un contexte particulièrement difficile. »
Le matériel remis aux CMPJ s’inscrit dans une stratégie de formation complète. Les jeunes bénéficiaires seront formés non seulement à l’utilisation des équipements, mais aussi aux techniques de sensibilisation et de production. Cette approche duale vise à créer un effet multiplicateur, où chaque jeune formé devient à son tour un agent de changement dans sa communauté.
Une réponse innovante aux défis climatiques
Le projet EAU’PPORTUNITÉS représente une approche particulièrement novatrice. Face aux inondations récurrentes qui touchent la région, les clubs de volontaires sont désormais équipés pour transformer ces défis en opportunités économiques. Les deux motopompes et le matériel HIMO (Haute Intensité de Main d’Œuvre) permettront de mettre en place des projets d’agriculture résiliente et de gestion durable des ressources en eau.
« Nous devons tous travailler ensemble, unir nos forces pour que les objectifs de développement soient atteints », a déclaré le Ministre Mounouna Foutsou. Son discours a rappelé que cette cérémonie fait suite au Forum de dialogue intergénérationnel de l’année précédente, marquant ainsi une continuité dans l’action gouvernementale.
La cérémonie s’est conclue par des gestes symboliques forts. Le personnel des services déconcentrés du MINJEC a offert au Ministre :
- Une lance traditionnelle, symbolisant le combat contre les dérives
- Un tabouret artisanal, fabriqué par les apprenants des CMPJ, représentant le repos mérité après l’effort
Des perspectives d’avenir prometteuses
Cette initiative s’inscrit dans la vision du Chef de l’État pour une République exemplaire. « Pour parvenir à cette République, nous devons promouvoir la paix et la cohésion pacifique par la mise en œuvre du Programme National d’Education Civique », a souligné le Ministre Mounouna Foutsou. Les recommandations aux responsables des CMPJ sont claires : utiliser et répartir judicieusement le matériel pour intensifier le travail de sensibilisation sur le terrain.
Le Directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, Paul Raymond Coustère, s’est vu remettre une tenue sahélienne traditionnelle par les Chefs CMPJ du Mayo Danay et du Logone et Chari. Ce geste symbolique souligne l’ancrage local du projet et la reconnaissance du soutien international. « Ce projet vise à travailler ensemble pour promouvoir une cohésion sociale pacifique, tout en formant les jeunes qui deviennent des acteurs de cette mise en œuvre », a-t-il expliqué.
Le projet montre déjà des résultats tangibles :
- Formation et capacitation de nombreux jeunes
- Création d’opportunités économiques
- Renforcement de la cohésion sociale
- Amélioration de la résilience face aux défis climatiques
- Développement de compétences entrepreneuriales
Une mobilisation communautaire exemplaire
Les équipes Mobiles d’Animation Populaire Urbaine et rurale, ainsi que les jeunes appelés du service civique de participation au développement, ont démontré leur engagement total dans ce projet. Leur mobilisation témoigne de l’appropriation locale des initiatives et augure d’une pérennisation réussie des acquis.
Ce programme ambitieux pourrait servir de modèle pour d’autres régions du Cameroun confrontées à des défis similaires. La synergie créée entre les acteurs locaux, nationaux et internationaux constitue un exemple de partenariat réussi. Le Délégué Régional, Benoît Ngara, et son équipe ont d’ailleurs souligné l’importance de cette approche collaborative qui permet de maximiser l’impact des interventions.
Les premiers résultats sont encourageants :
- Autonomisation croissante des jeunes bénéficiaires
- Création d’emplois directs et indirects
- Renforcement des capacités locales
- Amélioration de la résilience communautaire
- Développement de nouvelles compétences techniques
Le suivi et l’évaluation du programme seront assurés par une équipe dédiée. Comme l’a souligné le Coordonnateur du Projet PBF Pronec, Matthias KANA, « ce n’est que le début d’une transformation profonde de notre région ». Les différentes parties prenantes se sont engagées à maintenir leur soutien pour garantir la pérennité des actions entreprises.
Cette initiative marque un moment crucial dans le développement de l’Extrême-Nord. En combinant formation professionnelle, éducation civique et opportunités économiques, le programme pose les bases d’un développement durable et inclusif. Le Ministre Mounouna Foutsou a d’ailleurs conclu la cérémonie en rappelant que « l’avenir appartient à notre jeunesse, et c’est en l’équipant aujourd’hui que nous construisons le Cameroun de demain ».
Par Joël Mbida pour 237online.com
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S.E. Jean Blaise Gwet remet la question des visas Africains au cœur du débat ,ce qui attire déjà l’intérêt national et international

Visas, souveraineté, économie : Jean Blaise Gwet veut changer le regard sur l’Afrique
Jean Blaise Gwet défend une vision fondée sur la souveraineté économique, l’intégration africaine et une nouvelle approche des relations entre l’Afrique et les puissances occidentales.
Pour Jean Blaise Gwet, la question des visas ne se résume pas à une procédure administrative. Elle renvoie également aux rapports entre l’Afrique et le reste du monde, mais aussi à la capacité du continent à renforcer son autonomie économique.
Le président du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC) défend ainsi une approche articulée autour de plusieurs axes : souveraineté économique, transformation locale des ressources, développement de l’entrepreneuriat, intégration africaine et renforcement des opportunités pour la jeunesse.
Cette vision rejoint sur plusieurs aspects des objectifs déjà inscrits dans les politiques de l’Union africaine, notamment autour de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de l’industrialisation et de la libre circulation des personnes.
Pour de nombreux Africains, obtenir un visa pour se rendre en Europe ou en Amérique du Nord peut représenter un parcours long et coûteux.
Dossier financier, justificatifs professionnels, réservation d’hébergement, assurance, lettre d’invitation ou encore rendez-vous consulaire : les exigences peuvent être nombreuses selon la destination et le profil du demandeur.
Dans ses prises de position, Jean Blaise Gwet utilise cette réalité pour poser une question plus large : quelle place l’Afrique occupe-t-elle dans les relations internationales et comment peut-elle réduire certaines formes de dépendance extérieure ?
Son approche consiste notamment à ne pas considérer l’ouverture des frontières occidentales comme l’unique perspective offerte aux populations africaines.
Pour le responsable politique, le développement du continent doit aussi permettre aux Africains de trouver davantage d’opportunités économiques sur leur propre territoire et de renforcer les échanges entre pays africains.
Cette réflexion s’inscrit dans une vision plus globale portée par le MPCC. Le mouvement affirme notamment défendre la libre entreprise, l’égalité des chances, la justice sociale, la sécurité, l’instruction, la protection de l’environnement et le rayonnement du Cameroun.
Derrière les visas, la question de la mobilité des Africains
Le débat sur les visas dépasse la seule question touristique.
La mobilité concerne également les étudiants, les entrepreneurs, les travailleurs, les chercheurs, les investisseurs et les familles.
Pour Jean Blaise Gwet, cette situation doit conduire à s’interroger sur la capacité des Africains à circuler davantage sur leur propre continent.
Cette question n’est d’ailleurs pas étrangère aux institutions africaines.
L’Union africaine a adopté en 2018 un protocole consacré à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement. L’objectif affiché est de favoriser progressivement la mobilité des citoyens africains et de soutenir l’intégration du continent.
Plus récemment, l’Union africaine a encore présenté la libre circulation des personnes comme une composante importante du développement du marché continental, notamment pour les entrepreneurs, les commerçants, les professionnels, les étudiants et les travailleurs.
Le sujet des visas prend donc une dimension plus large : celle de la capacité de l’Afrique à faciliter la circulation de ses propres citoyens.
Souveraineté économique : transformer plutôt que simplement exporter
Le deuxième axe de la réflexion concerne les ressources naturelles.
L’Afrique dispose d’importantes ressources minières, énergétiques et agricoles. Pourtant, une partie importante de son potentiel économique reste liée à l’exportation de matières premières.
Jean Blaise Gwet défend une approche différente : développer davantage la transformation locale afin que la valeur créée par les ressources profite davantage aux économies africaines.
L’idée est relativement simple : ne pas se limiter à extraire et exporter, mais produire, transformer et commercialiser davantage sur place.
Cette logique peut créer plusieurs niveaux d’activité économique.
Une matière première transformée localement nécessite des infrastructures, de la main-d’œuvre, des compétences techniques, des services financiers, des entreprises de transport et des réseaux de distribution.
La transformation industrielle peut ainsi créer davantage de valeur autour d’une même ressource.
Cette orientation rejoint également les objectifs de l’Union africaine, qui cherche à faire évoluer le continent d’un modèle davantage centré sur les matières premières vers des économies capables de développer davantage de valeur ajoutée et de s’intégrer aux chaînes de valeur régionales et mondiales.
Pour Jean Blaise Gwet, l’Afrique doit produire davantage
La souveraineté économique ne signifie pas nécessairement couper les relations avec les partenaires étrangers.
Elle peut également être comprise comme la volonté de disposer de davantage de capacités de production, de financement et de négociation.
Dans une interview publiée par le MPCC, Jean Blaise Gwet mettait déjà en avant la nécessité d’encourager l’investissement privé et de renforcer l’économie camerounaise. Il évoquait également la possibilité d’une monnaie africaine.
Son discours économique repose ainsi sur plusieurs leviers : investissement, industrialisation, infrastructures, agriculture, emploi et entrepreneuriat.
Dans une autre présentation de son projet, le MPCC met notamment en avant le développement agricole, les infrastructures, la santé, l’éducation, l’industrie et la transformation économique.
L’enjeu consiste donc à faire évoluer progressivement l’économie d’un modèle davantage dépendant des importations et des exportations de produits bruts vers une économie produisant davantage de biens et de services à forte valeur ajoutée.
La ZLECAf au cœur de l’intégration économique africaine
Cette vision rejoint un autre chantier majeur du continent : la Zone de libre-échange continentale africaine.
La ZLECAf vise notamment à faciliter les échanges de biens et de services entre les pays africains, à stimuler les investissements et à développer les chaînes de valeur régionales.
Pour l’Union africaine, cette intégration doit permettre aux entreprises africaines d’accéder à un marché plus vaste et de produire à une échelle supérieure.
L’organisation continentale souligne toutefois que plusieurs obstacles restent à surmonter.
Les infrastructures, les réseaux de transport, l’énergie, les procédures commerciales et l’harmonisation des réglementations constituent notamment des conditions importantes pour faire fonctionner efficacement le marché continental.
L’intégration africaine ne peut donc pas se limiter à la suppression de certaines barrières douanières.
Elle nécessite également des routes, des ports, des chemins de fer, des réseaux énergétiques, des infrastructures numériques et des systèmes financiers capables d’accompagner les échanges.
La jeunesse au centre du projet économique
La question de la jeunesse occupe également une place importante dans le discours de Jean Blaise Gwet.
Dans ses prises de position, il présente les jeunes et les femmes comme des acteurs centraux du développement économique et politique du Cameroun. Il a notamment défendu la mise en place de programmes destinés à favoriser l’emploi des jeunes et des femmes.
Cette question rejoint directement le débat sur la mobilité internationale.
Chaque année, des jeunes Africains cherchent à étudier, travailler ou entreprendre à l’étranger. Mais une autre réponse peut également consister à créer davantage d’opportunités économiques sur le continent.
Formation professionnelle, financement des petites entreprises, accès au marché, industrialisation et développement agricole deviennent alors des éléments essentiels.
L’objectif ne serait pas de supprimer la mobilité internationale, mais de permettre à davantage de jeunes de considérer le départ comme une possibilité parmi d’autres plutôt que comme l’unique perspective économique.
Un projet politique qui dépasse la seule question économique
Le programme du MPCC ne se limite pas aux questions de souveraineté et d’intégration économique.
Le mouvement affirme également défendre la dignité de la personne, la diffusion de la culture et de l’instruction, la libre entreprise, l’État de droit, la justice sociale, le dialogue social et l’égalité des chances.
Il met également en avant la sécurité des personnes et des biens, la protection de l’environnement, l’épanouissement de la famille et la libre administration des collectivités locales.
Jean Blaise Gwet présente ainsi son projet comme une transformation plus large du fonctionnement de l’État et de l’économie camerounaise.
La question centrale devient alors celle de la traduction de ces orientations en politiques publiques concrètes : financement, budgets, infrastructures, formation, administration et mécanismes de suivi.
Le Cameroun comme point d’ancrage d’une ambition africaine
Dans cette vision, le Cameroun occupe une place particulière.
Le pays dispose d’un important potentiel agricole, énergétique et minier, ainsi que d’un marché qui pourrait jouer un rôle dans le développement des échanges en Afrique centrale.
Mais disposer de ressources ne suffit pas à garantir leur transformation en richesse durable.
Il faut également des infrastructures adaptées, de l’électricité, des financements, des compétences, un environnement favorable aux entreprises et des débouchés commerciaux.
C’est précisément sur ces différents leviers que le projet économique présenté par Jean Blaise Gwet insiste.
Le MPCC met notamment en avant la production, la transformation, l’industrialisation et le développement des infrastructures comme moyens de renforcer l’économie et de favoriser la création d’emplois.
De la souveraineté aux résultats : le véritable défi
Le discours sur la souveraineté économique pose des objectifs qui nécessitent des transformations importantes.
Construire des industries suppose de disposer d’une énergie suffisante. Développer les entreprises nécessite des financements. Accroître la production agricole demande des infrastructures, des équipements et des marchés. Exporter davantage de produits transformés exige des réseaux logistiques performants.
Le même défi se retrouve à l’échelle continentale.
L’Union africaine reconnaît elle-même que le processus d’intégration reste confronté à des contraintes structurelles, notamment en matière d’infrastructures, de financement et de libre circulation.
La question n’est donc plus seulement de définir une ambition.
Elle consiste à déterminer comment cette ambition peut être transformée en résultats mesurables pour les citoyens.
Une Afrique plus intégrée comme nouvelle perspective
Au-delà du débat sur les relations avec l’Europe ou l’Amérique du Nord, le message porté par Jean Blaise Gwet place donc l’Afrique elle-même au centre de la réflexion.
L’objectif consiste à renforcer les échanges intra-africains, développer la production locale, transformer davantage les ressources, soutenir les entreprises et faciliter progressivement la circulation des personnes.
Cette orientation correspond également à plusieurs objectifs institutionnels de l’Union africaine.
L’organisation continentale considère la libre circulation, l’intégration économique et la ZLECAf comme des instruments importants pour renforcer les échanges, les investissements et le développement régional.
Le débat sur les visas prend alors une autre dimension.
Derrière la difficulté pour un Africain de se rendre dans certaines destinations internationales se pose aussi une question fondamentale : dans quelle mesure les Africains peuvent-ils circuler, travailler, investir et entreprendre plus facilement sur leur propre continent ?
C’est sur cette articulation entre mobilité, souveraineté économique, industrialisation et intégration africaine que Jean Blaise Gwet cherche à inscrire son discours.
Pour le président du MPCC, l’enjeu est finalement de construire un Cameroun capable de mieux valoriser ses ressources et de s’inscrire dans une Afrique davantage intégrée, productive et connectée à ses propres marchés.
Le débat reste ouvert. Mais une chose est certaine : la question des visas ne peut plus être dissociée des problématiques plus larges de mobilité, d’emploi, de développement économique et de place de l’Afrique dans les échanges internationaux.
*Bonne Nouvelle*
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