Dernières actualités
Ekema Patrick Esunge : le maire controversé qui a façonné Buea en met cinq dans la tombe

Par Claude Kenfack
Le dimanche 27 octobre 2024 marquait exactement le cinquième anniversaire du voyage de l’ancien maire de Buea, Ekema Patrick Esunge, dans l’au-delà.
Il est décédé dans des circonstances floues le 27 octobre 2019 à Douala.
Les souvenirs de son style de leadership et de son héritage se répercutent dans la communauté.
Connu pour son approche affirmée et son fervent patriotisme, le mandat d'Ekema en tant que maire a été marqué à la fois par des réalisations importantes et par des controverses, incarnant un héritage complexe qui a laissé une marque indélébile sur Buea et ses habitants.
En tant que maire de Buea, Ekema a pris des mesures audacieuses pour faire respecter l'ordre et combattre les activités séparatistes, souvent confronté aux défis associés à la crise anglophone en cours.
Son engagement inébranlable en faveur de l'unité lui a valu la haute estime de certains habitants et alliés politiques, notamment des chefs traditionnels, qui l'ont honoré sous le nom de « Nyamoto Kpwatolo » pour sa résilience et son dévouement en faveur de la paix dans la région.
Sous sa direction, Buea a connu une augmentation du développement des infrastructures et des initiatives de sensibilisation communautaire, notamment des programmes de bourses et la promotion d'événements culturels visant à renforcer l'identité locale.
Un héritage controversé
Cependant, la carrière d'Ekema n'a pas été sans controverses.
Son approche de la gestion de la dissidence, en particulier contre les sentiments séparatistes, a parfois polarisé l’opinion publique, et il a souvent été critiqué pour sa brutalité.
Son opposition à certaines élites locales a également suscité des désaccords dans l’opinion publique, créant un environnement dans lequel ses actions ont été à la fois saluées et remises en question par divers groupes de la communauté.
Le vide laissé par le décès d'Ekema a eu un impact sur Buea, alors que la communauté réfléchit à ses contributions et à l'héritage politique qu'il a laissé derrière lui.
Sa mort subite à l'âge de 43 ans a suscité des émotions dans toute la région du Sud-Ouest et a été reconnue par l'État, le ministre Atanga Nji ayant transmis la reconnaissance présidentielle du service public d'Ekema, malgré ses imperfections.
Aujourd'hui, les habitants de Buea se souviennent de lui comme d'un leader qui croyait en sa vision d'une communauté unie, même si les débats se poursuivent sur les effets à long terme de ses politiques sur la municipalité.
Ekema Patrick a été remplacé par un maire par intérim, le Dr John Lyonga Efande, en 2019.
A l'issue des élections municipales et législatives de 2020, Me David Mafani Namange a été élu maire et dirige depuis lors les affaires du conseil municipal de Buea.
En rapport
Dernières actualités
Transferts de fonds des migrants : Les Camerounais moins performants en 2025

Le pays arrive à la 19ème place sur 20 pays africains classés, avec des envois estimés à 960 millions de dollars, soit 548 milliards FCFA. Sans donner les causes précises, FIDA informe que ces transferts des migrants camerounais sont globalement en baisse par rapport à 2024.
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a publié le 14 septembre 2026, les résultats d’un rapport sur les transferts de fonds des migrants africains vers leurs pays d’origine en 2025.
Le rapport intitulé : «Sending Money Home 2026. Beyond remittances : From lifeline to resilience – one family at a time», indique que l’Égypte arrive en tête des pays africains bénéficiaires des transferts de leur diaspora. Le pays le plus peuplé du monde arabe a reçu 41,51 milliards de dollars de ses migrants en 2025. Ce montant le place au 4e rang mondial, derrière l’Inde (150,7 milliards de dollars), le Mexique (64,4 milliards) et les Philippines (41,6 milliards).
Pour le cas du Cameroun, le pays arrive à la 19ème place sur 20 pays africains classés, avec des envois estimés à 960 millions de dollars, soit 548 milliards FCFA. Sans donner les causes précises, FIDA informe que ces transferts des migrants camerounais sont globalement en baisse par rapport à 2024.
En 2024 par exemple, les migrants camerounais ont transférés 652 milliards FCFA dans l’économie nationale et ce flux constaté en 2024 avait alors enregistré une progression de 8% par rapporte à 2023. Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), ces envoies ont aidé à soutenir les ménages et les petites initiatives dans les secteurs de l’agriculture, du commerce et l’artisanat.
Les migrants camerounais installés en France avaient le plus contribué en 2024 avec 35% des transferts effectués, les Etats-Unis ( 20%) ; la Belgique (12%) ; le Royaume-Unis (8%) ; l’Allemagne (7%) ; le Canada (5%) ; l’Italie (3%) et 5% pour les autres migrants installés dans d’autres pays européens.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Extrême-Nord : L’exportation de certains produits vers les pays voisins interdite

La décision du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord intervient au moment où cette partie du pays fait face à des défis agricoles liés à une pluviométrie insuffisante, susceptibles d’affecter la production agricole dans cette partie du pays et par conséquent, l’approvisionnement des marchés.
Il est désormais interdit d’exporter du riz paddy et certains produits de grande consommation dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun. La décision a récemment été prise par Midjiyawa Bakary, gouverneur de ladite région. En effet, ce dernier justifie sa décision suite à un constat fait sur le terrain, celui selon lequel, l’on observe une persistance de sortie frauduleuse de ces produits vers les pays voisins.
La décision du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord intervient au moment où cette partie du pays fait face à des défis agricoles liés à une pluviométrie insuffisante, susceptibles d’affecter la production agricole dans cette partie du pays et par conséquent, l’approvisionnement des marchés.
Le communiqué de Midjiyawa Bakary indique que «sont également interdites de réexportation vers les pays voisins, les produits de grande consommation importés par notre pays sous le régime de l’allègement des droits et taxes de douane pour des besoins exclusifs du marché national, à l’instar du riz et du sucre» tout en précisant que les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par réglementation en vigueur.
«Les autorités administratives, les forces de maintien de l’ordre ainsi que les services régionaux du ministère en charge du Commerce, de l’Agriculture, des Transports et des Douanes sont chargés de l’application de cette mesure» mentionne le communiqué. Cette mesure a pour but de garantir la disponibilité des denrées essentielles pour les populations locales, tout en renforçant la surveillance des circuits commerciaux dans cette partie du pays, confrontée à plusieurs difficultés alimentaires et sécuritaires.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Fonction publique : Environ 6 000 agents bientôt suspendus de solde

Dans un communiqué récemment publié par Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances (Minfi), en dépit des éclaircissements apportés par les administrations utilisatrices de ces personnels, ils demeurent classés comme non-résidents. Cette mesure s’inscrit dans le prolongement de l’Opération de comptage physique des personnels de l’Etat (COPPE), initiée en 2018 par le Minfi.
Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances (Minfi) a récemment publié une note relative à l’absence de 5 971 agents publics de leurs postes. Ils sont considérés comme ne résidant plus au Cameroun à l’issue de l’opération de collecte et de traitement des données relatives aux mouvements des personnes aux frontières. Au-delà du 31 octobre 2026, l’absence de justification entrainera la radiation pure et simple du fichier solde, conformément aux dispositions d’assainissement en vigueur.
Leurs rémunérations seront assignées à la Trésorerie paierie générale de Yaoundé I durant les mois de septembre et octobre 2026 à titre conservatoire, et afin de leur permettre de justifier eux-mêmes leur situation. Le Minfi renseigne que les intéressés sont invités à se présenter dans les locaux de la Direction de la dépense de personnel et des pensions (DDPP), munis d’une photocopie de leur passeport, du motif de leur séjour à l’étranger ainsi que d’une attestation de présence effective au poste datant de moins de trois mois.
Les intéressés ont jusqu’au 31 octobre 2026 pour apporter les justifications si non, ils seront simplement radiés du fichier sol de l’Etat. A titre conservatoire, pour ce qui est de leur rémunération, le Minfi précise que le mécanisme conservatoire instaure encore le versement des émoluments par l’intermédiaire de la Trésorerie de Yaoundé I pendant deux mois.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














