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« Un changement dans la paix et par les urnes » : Le MRC se prépare à la bataille de 2025

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« Un changement dans la paix et par les urnes » : Le MRC se prépare à la bataille de 2025
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Elections présidentielles de 2025, le MRC cherche la solution à l’équation : « Comment renverser le régime quarantenaire du RDPC ? » Alors que les échéances prévues pour octobre 2025 arrivent à grands pas, le président national de ce parti, Maurice Kamto a convoqué le Conseil national de sa formation politique, le samedi 26 octobre 2024.

Selon nos informations, cette importante réunion du Conseil national du MRC va se tenir à Odza, à Yaoundé sous le thème : « changement dans la paix et par les urnes ».

La rencontre du Conseil National du MRC qui va réunir l’ensemble des délégués du parti sera présidée par le président national Maurice Kamto.

Perspective 2025

Selon les dispositions de l’article 19 des statuts du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, le « Conseil national est l’instance chargée du suivi de la mise en œuvre de la politique du MRC ». Surfant sur les dispositions de cet article, des analyses politiques perçoivent déjà cette importante réunion que va présider Maurice Kamto comme un cadre de discussions des prochaines échéances à venir, notamment l’organisation de l’élection présidentielle de 2025, pour laquelle Maurice Kamto s’est déjà déclaré candidat.

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UFC 331 : Joshua Van remet son titre en jeu face à Alexandre Pantoja dans une revanche très attendue

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UFC 331 : Joshua Van remet son titre en jeu face à Alexandre Pantoja dans une revanche très attendue
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Joshua Van et Alexandre Pantoja se retrouvent pour une deuxième fois dans l’Octogone. Le champion UFC des poids mouches remet sa ceinture en jeu ce samedi 19 septembre à la Crypto.com Arena de Los Angeles, dans l’un des combats les plus attendus de la soirée.

Joshua Van – Alexandre Pantoja, une revanche sous haute tension

L’UFC 331 propose une affiche qui dépasse largement le simple combat pour une ceinture. Joshua Van défend son titre des poids mouches contre Alexandre Pantoja, ancien champion de la catégorie.

Les deux hommes s’étaient déjà affrontés à l’UFC 323. Leur premier duel avait cependant tourné court : selon l’UFC, Pantoja s’était blessé au coude seulement 26 secondes après le début du combat, permettant à Van de s’emparer du titre.

Depuis, Van a eu le temps de confirmer son statut de champion. En mai dernier, il avait conservé sa ceinture face à Tatsuro Taira, avec une victoire par TKO au cinquième round à l’UFC 328.

Pantoja revient donc à Los Angeles avec une occasion de récupérer immédiatement le titre qu’il a perdu dans des circonstances particulières.

Le Brésilien connaît parfaitement la pression d’un combat de championnat. Avant sa défaite contre Van, il avait défendu quatre fois sa ceinture face à Brandon Royval, Steve Erceg, Kai Asakura et Kai Kara-France, rappelle l’UFC.

Arman Tsarukyan et Mauricio Ruffy en co-main event

L’autre grande affiche de la soirée oppose Arman Tsarukyan à Mauricio Ruffy chez les poids légers.

Classé deuxième de la catégorie, Tsarukyan reste sur une série de cinq victoires. L’Arménien effectue son retour dans l’Octogone face à Ruffy, classé septième et récent vainqueur de Michael Chandler. Le combat se disputera sur cinq rounds.

Le reste de la carte principale réserve également plusieurs rendez-vous intéressants.

Patricio « Pitbull » Freire affrontera le Sud-Coréen Dooho Choi chez les poids plumes. Le Brésilien, ancien champion de Bellator, tentera de poursuivre son parcours dans sa nouvelle organisation.

Chez les poids lourds, Gable Steveson sera opposé à Sean Sharaf. Champion olympique de lutte, Steveson poursuit sa transition vers le MMA et reste invaincu après ses débuts professionnels.

La carte principale sera complétée par Alonzo Menifield contre Iwo Baraniewski chez les mi-lourds.

Une soirée UFC 331 chargée à Los Angeles

Les combats ne s’arrêtent pas au main event. La carte préliminaire propose notamment Marlon Vera contre Charles Jourdain, Tai Tuivasa contre Robelis Despaigne, ainsi que Michael Aswell Jr. face à JooSang Yoo.

Les premiers combats de la soirée mettront également aux prises Edmen Shahbazyan et Brunno Ferreira, Casey O’Neill et Eduarda Moura, puis Giga Chikadze et Joanderson Brito. La programmation officielle de l’UFC compte au total douze combats.

Pour les horaires, l’UFC annonce les premiers combats à 17h30 ET, les préliminaires à 19h00 ET et la carte principale à 21h00 ET, depuis Los Angeles. La soirée correspondra donc au dimanche 20 septembre dans plusieurs pays situés plus à l’est.

L’UFC 331 s’annonce surtout comme le deuxième chapitre du duel entre Van et Pantoja. Le premier combat avait été interrompu presque immédiatement par la blessure du Brésilien. Cette fois, les deux combattants disposent de cinq rounds pour régler cette confrontation et déterminer qui repartira de Los Angeles avec la ceinture des poids mouches.

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Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

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Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
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Par Louis Marie Kakdeu

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km) mais, le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée.

Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêche de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de vie, du chômage massif, etc.

On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau.

Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « que celui ou celle qui est saint-e jette en premier la pierre sur l’autre ! ». Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale.

Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose.

Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais, je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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Cameroun : l’impasse de la dette et le mirage d’un financement exclusif par l’endettement

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Cameroun : l’impasse de la dette et le mirage d’un financement exclusif par l’endettement
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Par Louis Marie Kakdeu

Le gouvernement emprunte et les fonctionnaires détournent plus de 50% de cet argent emprunté : voilà l’image de la mauvaise gouvernance du Cameroun en 2026. Entre les tournées répétées du ministre des Finances vers les places financières, et l’absence persistante d’un nouvel accord avec le FMI, le Cameroun donne l’image d’un État en quête permanente de nouveaux créanciers.

Mais, les chiffres racontent une histoire plus préoccupante : celle d’un modèle de financement qui repose presque exclusivement sur l’endettement, pendant que les autres leviers (IDE, croissance interne, épargne de la diaspora, marché financier régional) restent largement sous-exploités. Je fais ici le décryptage de l’impasse dans laquelle le gouvernement actuel a mis le pays.

Un ministre en tournée permanente, un FMI qui se fait attendre

Depuis l’achèvement, en juillet 2025, du programme économique et financier 2021-2025 conclu avec le FMI, le gouvernement multiplie les rencontres avec les missions du Fonds, la dernière en date ayant eu lieu ce 17 septembre 2026. Un nouveau programme tarde pourtant à se matérialiser.

En parallèle, le ministre multiplie les déplacements vers les capitales financières : ces 9 et 10 septembre 2026 encore, une forte délégation s’est rendue à Marlborough House, à Londres, pour un « market sounding » organisé par le Commonwealth Enterprise and Investment Council.

Or l’absence d’accord avec le FMI n’est pas anodine. Entre 2017 et 2025, le Cameroun a reçu environ 2 600 milliards de FCFA dans le cadre de deux programmes successifs, une manne que le pays n’a pas pu mettre à profit. Pour 2027, le déficit budgétaire global est projeté à 1018 milliards de FCFA et les 300 milliards espérés du FMI n’en couvriraient que près de 30%.

Un besoin de financement qui explose

Le budget 2026 affiche un besoin de financement de 3104,2 milliards de FCFA, contre 2326,5 milliards en 2025, soit une hausse de 777,5 milliards. Pour le couvrir, le gouvernement prévoit des tirages sur prêts-projets de 826,7 milliards, une émission de titres publics régionaux de 400 milliards, et un financement bancaire intérieur de 589,7 milliards. L’essentiel des ressources projetées provient donc d’instruments de dette.

Résultat de cette accumulation : le service de la dette devrait absorber environ 17 % des recettes fiscales au cours des trois prochains exercices, limitant la flexibilité du budget. Moody’s a confirmé, le 21 août 2026, une note souveraine « Caa1 », correspondant à un risque « à haut risque », en « quasi-défaut », pointant des liquidités tendues et une dette publique en hausse.

L’échéance immédiate est lourde : le pays doit affronter, en 2026, un mur de dette de 3,54 milliards de dollars, avec un remboursement des créanciers multilatéraux, bilatéraux et privés atteignant un pic historique.

Les investissements étrangers : un levier en recul

Le discours officiel invoque régulièrement les IDE comme relais de financement (attraits des capitaux). La réalité chiffrée dit le contraire. Le stock d’IDE du Cameroun culminait à 560 milliards de FCFA en 2022. Il est retombé à environ 473 milliards en 2026, soit seulement 1,2 % du PIB, alors que la SND30 exige d’en mobiliser 1500 milliards par an, plus de trois fois le stock actuel.

Ce recul traduit des blocages structurels identifiés par les investisseurs eux-mêmes. Une enquête de la Banque mondiale (juin 2024-février 2025 sur 615 entreprises) cite l’accès au financement comme premier obstacle (28,8 %), suivi de l’accès à l’électricité (16,8 %), de la concurrence informelle (12,9 %) et de la corruption (7,3 %).

La pression fiscale effective dans le formel atteint 57 %, la plus élevée de la CEMAC. L’on voit que le ministre des finances se spécialise dans des voyages de luxe en vue d’endetter le pays au lieu de s’affairer à améliorer le climat des affaires.

La croissance nationale : un moteur trop faible pour financer l’ambition

Le second relais théorique (croissance économique et crédit au secteur productif) peine également à jouer son rôle. La croissance s’est maintenue à 3,5 % en 2025, pour la troisième année consécutive, un rythme jugé trop modeste.

Le Comité national de suivi-évaluation (CNSE), dans un rapport d’août 2026, indique qu’à quatre ans de l’échéance 2030, seuls 49,6% des besoins d’investissement de la SND30 sont satisfaits ; l’écart entre investissements attendus et réalisés (2021-2030) atteint 44 432 milliards de FCFA.

Le crédit au secteur productif ne représente que 17,6 % du PIB, contre une cible de 23,2 %. Ni la croissance organique ni l’investissement privé domestique ne comblent donc le déficit de financement.

Des mécanismes alternatifs évoqués mais, jamais activés

Le gouvernement reconnaît pourtant, dans son discours, la nécessité de diversifier. À Londres, le ministre a plaidé pour des financements à coûts soutenables, des garanties, des financements mixtes et le partage des risques, plutôt qu’un simple recours accru à l’endettement.

Le Cameroun explorerait ainsi les Panda Bonds (marché chinois), les Samurai Bonds (marché japonais) et les Sukuk (finance islamique), mais sans montant ni calendrier précisés. Ce ne sont que des discours ! Pourtant, deux gisements restent quasiment ignorés :

● La diaspora, forte d’environ six millions de personnes, dont l’épargne pourrait alimenter des instruments dédiés, mais qui reste absente des mécanismes de mobilisation actuels.

● Le partenariat public-privé et les financements mixtes, cités comme priorité mais, rarement traduits en projets concrets, faute d’un cadre incitatif stable.

Quelles solutions réalistes ?

1. Compter prioritairement sur la croissance locale en levant les obstacles cités par les entreprises (amélioration du climat des affaires) : accès au crédit local, fiabilité électrique, lutte contre la concurrence déloyale de l’informel.

2. Structurer une offre d’investissement pour la diaspora (obligations dédiées, garanties de change, guichet spécifique) plutôt que compter sur leur mobilisation spontanée.

3. Revoir la pression fiscale sur le secteur formel, la plus élevée de la CEMAC, qui décourage l’investissement qu’elle vise à financer.

4. Accélérer les financements mixtes et garanties partagées avec les bailleurs (Banque mondiale, BAD, AFD), moins coûteux que la dette souveraine pure.

5. Concrétiser, chiffres et calendrier à l’appui, les instruments alternatifs déjà annoncés (Sukuk, obligations vertes, Panda/Samurai Bonds).

6. Renforcer la mobilisation des recettes non pétrolières, priorité identifiée par le FMI lors de sa mission Article IV de février 2026.

Nous disons que le Cameroun n’est pas condamné à l’endettement perpétuel. Mais tant que les leviers alternatifs resteront des déclarations d’intention plutôt que des programmes chiffrés et exécutés, chaque nouvelle tournée du ministre des Finances ressemblera moins à une stratégie de diversification qu’à la gestion, au jour le jour, d’une dépendance devenue structurelle.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président du SD

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