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Société Générale: Marème MBAYE reçoit une distinction du chef de l’Etat

Le ministre des Finances a procédé le 18 octobre dernier à Douala, à la remise de distinction honorifique au nom du chef de l’État à titre exceptionnel à Marème Mbaye Ndiaye. La sénégalaise qui a dirigé la filiale locale du groupe bancaire Société Générale reçoit ainsi la reconnaissance pour son leadership en faveur de plusieurs actions financières au profit du Cameroun. Elle a ainsi reçu la médaille de Chevalier de l’ordre national de la valeur.
«Ce que le Chef de l’Etat a surtout retenu, c’est que, sous l’impulsion de Madame MBAYE, la banque Société Générale Cameroun s’est particulièrement distinguée dans l’accompagnement de l’Etat du Cameroun, à travers l’émission de titres publics», indique le ministre Louis Paul Motaze. Il ajoute que c’est grâce à cela que le niveau de mobilisation des financements du Trésor Public auprès des marchés financier et monétaire a particulièrement augmenté permettant de financer le budget de l’Etat. Il en est de même de plusieurs projets d’infrastructures qui ont aussi obtenu des financements. Le leadership de Marème Mbaye Ndiaye a notamment contribué au succès de l’opération de rachat des Eurobonds à Paris, en 2021 par l’Etat du Cameroun.
En dehors des marchés financiers, Marème Mbaye Ndiaye a fortement contribué au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME). On peut citer entre autres, l’Initiative << Growth with Africa » lancée en 2018, l’ouverture en juillet 2019 de la Maison de la PME au sein de Société Générale Cameroun afin de mieux répondre aux attentes des PME. La banque a aussi signé en novembre 2020, une convention d’un montant global de 10 milliards de FCFA avec la Banque Européenne d’Investissement pour le financement des PME.
Bien plus, à la tête de la filiale locale du groupe bancaire français, Marème a impulsé un soutien adapté à la PME pour faire face au choc lié à la pandémie de COVID-19. C’est ainsi qu’une ligne de crédit, d’un montant de 25 milliards de FCFA, destinée aux PME Camerounaises affectées par la pandémie de COVID-19 a été créée au sein de la banque.
Vice -présidente du réseau bancaire d’Afrique subsaharienne, Marème Mbaye Ndiaye totalise 24 années d’expérience professionnelle. Elle a rejoint le groupe Société Générale en décembre 2018, après une carrière chez Ecobank. Elle intègre le groupe français comme Directeur Général de Société Générale Cameroun, avant d’être promue à la tête de la Région Afrique Centrale et de l’Est, couvrant six pays. Le Cameroun, le Congo, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Mozambique et Madagascar.
Elle conduit aujourd’hui la dissolution de cette région de Société Générale dont les filiales du Congo, du Mozambique, de Madagascar et du Tchad ont déjà été vendues. Le rachat de la filiale Cameroun n’est pas encore finalisé.
Réactions
Louis Paul MOTAZE, ministre des Finances
« Elle s’est illustrée par son plaidoyer en faveur de l’Etat du Cameroun sur les marchés financiers internationaux »
«Sous la houlette de Madame Marème MBAYE NDIAYE, la banque Société Générale s’est également démarquée par : (i) le maintien de l’ouverture des agences dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest malgré le contexte sécuritaire ; (ii) la participation à la restructuration de la dette bancaire de la Société Nationale de Raffinage (SONARA). Ces derniers mois et, en sa qualité de Membre et Présidente du Comité d’Audit de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), elle s’est illustrée par son plaidoyer en faveur de l’Etat du Cameroun pour une plus grande visibilité sur les marchés financiers internationaux. »
Marème MBAYE NDIAYE, DG Société Générale Afrique Centrale et de l’Est
« Cette médaille n’est pas une consécration, mais un ordre de mission »
« Cette médaille apporte une lumière à mon engagement professionnel: celui qui m’a permis, ces deux dernières décennies, de parcourir l’Afrique, du Sénégal à la Gambie, de la Gambie au Rwanda, du Rwanda au Togo et du Togo au Cameroun, sans compter la vingtaine de pays visités dans l’exercice de mes fonctions, toujours animée par la passion et l’enthousiasme qui m’ont fait revenir sur ce continent qui m’est cher à la fin de mes études supérieures, et cela pour poser ma modeste pierre à l’édifice de son développement.
Je considère à titre personnel que cette médaille n’est pas une consécration, c’est au contraire une obligation d’action. La médaille que vous venez de me remettre est en effet un << ordre de mission ». Pour continuer à servir dans mes nouvelles fonctions de Vice-Présidente et Porte- parole des Réseaux Bancaires en Afrique Subsaharienne du Groupe Société Générale et au-delà, selon mes forces, notre continent et notre pays le Cameroun. »
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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison

Une jeune femme de 26 ans, sans lien avec les faits, a perdu la vie après avoir été touchée par une balle perdue. Plusieurs années après le drame, la justice a rendu un verdict particulièrement sévère contre l’auteur des tirs, qui était âgé de seulement 15 ans au moment des faits.
Une victime innocente prise dans une fusillade
Dayla, 26 ans, se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une fusillade a éclaté et une balle perdue l’a mortellement atteinte, alors qu’elle n’avait aucun lien avec les personnes impliquées dans les violences.
Sa mort avait profondément choqué la population et relancé le débat sur les conséquences dramatiques des armes à feu et de la violence chez les jeunes.
Une condamnation exceptionnelle
Le tireur, qui n’avait que 15 ans au moment des faits, a finalement été condamné à une peine cumulée de 100 ans de prison par la justice américaine.
Même si cette peine paraît spectaculaire, le système judiciaire des États-Unis permet de cumuler plusieurs condamnations pour différentes infractions liées à une même affaire, ce qui explique ce total particulièrement élevé.
Une affaire qui marque les esprits
Ce dossier rappelle une nouvelle fois les conséquences tragiques des fusillades, où des personnes totalement étrangères aux conflits deviennent des victimes.
La condamnation prononcée traduit la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les crimes commis avec des armes à feu, même lorsque leur auteur était mineur au moment des faits.
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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs

Une vive polémique agite les réseaux sociaux après la diffusion de supposées captures d’écran de conversations attribuées à un pasteur et à une jeune femme. Les images ont été largement partagées sur plusieurs plateformes, suscitant de nombreuses réactions.
À ce stade, l’authenticité de ces captures d’écran n’a pas été officiellement confirmée. Les personnes concernées ne se sont pas publiquement exprimées, et aucune décision de justice ou communication officielle n’a permis de vérifier les accusations relayées en ligne.
Cette affaire relance le débat sur la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à la prudence, rappelant qu’il est important de ne pas tirer de conclusions avant que les faits ne soient établis.



Une polémique est née après la diffusion de supposées captures d’écran impliquant un pasteur et une jeune femme. Les faits restent à confirmer.
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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA

Le Cameroun fait face à une accumulation de contentieux financiers liés à la gestion de grands projets d’infrastructure et miniers. L’addition des indemnités réclamées ou déjà accordées à des entreprises internationales pourrait dépasser les 650 milliards FCFA, faisant peser un risque important sur les finances publiques.
L’annonce la plus récente concerne le secteur minier. L’entreprise australienne Sundance Resources a affirmé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris contre l’État du Cameroun. Dans un communiqué publié par son financeur de litige, Burford Capital, le tribunal arbitral a condamné le Cameroun à verser 355 milliards FCFA (plus de 600 millions de dollars) à la junior minière australienne.
Cette sentence fait suite à un litige portant sur le projet de gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Cameroun et la République du Congo. Sundance et sa filiale Cam Iron SA estimaient que le Cameroun avait violé ses obligations légales en retirant leurs droits miniers et en attribuant le permis d’exploitation du côté camerounais à un autre opérateur.
Le tribunal a également jugé que Yaoundé n’avait pas respecté une ordonnance d’urgence de la CCI rendue en mars 2022, qui lui interdisait d’accorder ce permis à une tierce partie. Selon les informations disponibles, la somme initialement réclamée par Sundance s’élevait à 5,5 milliards de dollars. Cette condamnation ne signifie toutefois pas que le paiement interviendra immédiatement. Burford Capital, qui a financé les frais de la procédure en échange d’une part des indemnités éventuelles, a lui-même appelé à la prudence. « La délivrance de la sentence arbitrale ne constitue pas un versement en espèces pour Burford », rappelle le groupe, soulignant que « plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel recouvrement effectif ».
UN RISQUE GLOBAL DE PLUS DE 600 MILLIARDS FCFA POUR LES FINANCES PUBLIQUES
Le contentieux minier n’est cependant pas le seul dossier susceptible d’alourdir les charges de l’État. Selon le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, publié par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le Cameroun reste confronté à deux autres contentieux majeurs liés au Complexe sportif d’Olembé.
Ce complexe comprend un stade de 60 000 places, un hôtel, un centre commercial, un gymnase, une piscine olympique et plusieurs équipements annexes. Si le stade a accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2022, l’ensemble du projet n’a jamais été achevé.
Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt malgré plusieurs mises en demeure adressées par le ministère des Sports. Les entreprises Piccini (Italie) et Magil Construction (Canada), qui se sont succédé sur le chantier, réclament au total 267 milliards FCFA d’indemnisation. Le contentieux le plus important concerne Piccini SPA.
La société italienne a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), institution du Groupe de la Banque mondiale basée à Washington. Elle estime avoir été évincée alors que son contrat, d’un montant initial de 163 milliards FCFA, pouvait encore être exécuté. Elle réclame ainsi 250 milliards FCFA, soit environ 381 millions d’euros. La Chambre des comptes rappelle toutefois que l’entreprise avait déjà perçu 113 milliards de FCFA avant la résiliation du contrat.
De son côté, le gouvernement soutient que les retards accumulés par Piccini compromettaient l’organisation de la CAN 2021 et justifiaient la rupture du marché. La procédure est toujours en cours. Magil Construction Corporation, qui avait repris le chantier après le départ de Piccini, poursuit également l’État devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris.
L’entreprise canadienne réclame 17 milliards FCFA, estimant que les financements nécessaires à la poursuite des travaux n’ont jamais été mis à sa disposition. En réponse, le gouvernement affirme que Magil a déjà perçu 42 milliards FCFA alors que le contrat initial s’élevait à 22 milliards de FCFA. Il précise que 38 milliards FCFA provenaient d’un prêt contracté auprès de Standard Chartered Bank. Les autorités estiment en outre que les décaissements dépassaient largement l’état réel d’avancement du chantier.
Elles rappellent enfin qu’au moment de quitter Olembé, plusieurs fournisseurs réclamaient à Magil près de 13 milliards FCFA de factures impayées.
TOLLCAM ATTEND TOUJOURS SON INDEMNISATION
Le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024 évoque également le contentieux opposant le Cameroun à Tollcam Partenariat SAS, société créée par les groupes français Fayat et Egis pour réaliser quatorze postes de péage automatiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2019. Après la résiliation de ce contrat, l’entreprise a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État.
La Chambre des comptes indique toutefois qu’une procédure de règlement amiable a été engagée entre les deux parties. Selon des informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics, le gouvernement a inscrit 20 milliards FCFA au budget 2026 afin d’effectuer un premier versement au profit de Tollcam. Les 10 milliards FCFA restants devraient être réglés en 2027, conformément aux dispositions de l’accord conclu entre les parties.
En additionnant la condamnation obtenue par Sundance (environ 355 milliards FCFA), les réclamations de Piccini et Magil (267 milliards de FCFA) ainsi que l’indemnisation prévue pour Tollcam (30 milliards FCFA), les passifs potentiels ou déjà actés liés à ces trois contentieux atteignent environ 652 milliards FCFA. Ces trois dossiers ne constituent toutefois que la partie visible de l’iceberg.
Dans son Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, la Chambre des comptes de la Cour suprême relève que le Cameroun est confronté à une multitude d’autres litiges opposant l’État à des entreprises et à des particuliers. Si les montants en jeu sont, pour la plupart, nettement inférieurs à ceux des affaires Sundance, Piccini, Magil ou Tollcam, ils représentent néanmoins des engagements financiers susceptibles d’alourdir progressivement les charges publiques.
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