Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) n’a pas signé de partenariat avec le Conseil international de dialogue et de partenariat (CIDP). En revanche, les deux parties ont engagé des discussions qui pourraient déboucher sur une coopération dans le domaine des politiques publiques consacrées à la jeunesse et au capital humain.
La rencontre s’est tenue le 22 juillet 2026 au siège du ministère. La délégation du CIDP a été reçue par le directeur général de la Coopération et de l’Intégration régionale, à la demande du ministre. L’organisation est venue présenter les conclusions de la première édition du Dialogue africain permanent (DAP 2026), organisée en avril dernier à Yaoundé, ainsi que plusieurs propositions destinées à accompagner les priorités nationales.
Selon le communiqué du CIDP, les échanges ont porté sur « les leviers permettant d’intégrer ces recommandations dans les politiques publiques nationales, en cohérence avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) ». Les discussions ont concerné les politiques relatives à l’emploi des jeunes, au développement du capital humain et à la migration.Des recommandations centrées sur l’emploi, les compétences et la mobilitéLes recommandations issues du Dialogue africain permanent accordent une place importante aux questions économiques et sociales liées à la jeunesse.
Elles portent notamment sur le développement des compétences, la transformation numérique, le financement des programmes destinés aux jeunes ainsi que la mobilité régionale.Le communiqué indique que ces recommandations « mettent notamment l’accent sur le renforcement des politiques intégrées en matière de jeunesse et de migration, l’investissement dans les compétences, la transformation numérique, le financement durable des programmes destinés aux jeunes, ainsi que le développement de mécanismes de mobilité régionale et de partenariats public-privé ».
Le CIDP a également fait état des enseignements tirés de sa participation au Sommet Afrique-France. L’organisation estime que les priorités actuelles de la coopération internationale accordent davantage d’importance au capital humain, à l’innovation, à l’intelligence artificielle, à l’économie verte et à l’entrepreneuriat, des domaines susceptibles de favoriser de nouveaux financements pour des projets de développement.
Au cours de la réunion, le CIDP a présenté trois initiatives. Reconnect Cameroun est consacré à la performance des institutions publiques. Cameroon Partnership Hub est présenté comme une plateforme numérique destinée à mettre en relation les acteurs du développement. Quant à MOBICAM 2030, il ambitionne de connecter les jeunes Camerounais à des opportunités internationales de formation, de stages et d’emploi.
Les responsables du MINEPAT ont, pour leur part, insisté sur la nécessité d’appuyer les propositions de politiques publiques sur des études solides et des données documentées. Ils ont également plaidé pour un renforcement de la coopération avec les administrations sectorielles, les partenaires techniques et financiers ainsi qu’avec le secteur privé.À l’issue des échanges, aucun engagement opérationnel n’a été annoncé.
Le ministère a toutefois accepté de poursuivre les discussions et a invité le CIDP à transmettre officiellement ses documents de travail. Le communiqué précise que le MINEPAT a demandé « la Déclaration de Yaoundé, les études ayant soutenu les travaux du DAP ainsi que des propositions de projets formalisées susceptibles d’être examinées par les services techniques du ministère ».
Cette démarche ouvre la voie à une évaluation des propositions du CIDP dans le cadre des politiques publiques menées par le gouvernement. Pour l’heure, il s’agit d’une phase de concertation destinée à apprécier la pertinence des recommandations et des projets présentés avant toute éventuelle collaboration plus structurée.