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Le parti CDU demande une mise à jour officielle sur la localisation de Biya

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Le parti CDU demande une mise à jour officielle sur la localisation de Biya
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Le parti de l'Union démocratique camerounaise (CDU) a exhorté le cabinet civil de la présidence ou le porte-parole du gouvernement à clarifier le sort du président Paul Biya, absent depuis plus de 29 jours.

Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, le président de la CDU, Tomaino Ndam Njoya, a souligné que le Cabinet civil de la présidence, le porte-parole du gouvernement et d'autres institutions compétentes, en particulier le Conseil constitutionnel, devraient être responsables de fournir au public des informations officielles. C’est essentiel pour dissiper les spéculations dangereuses qui s’intensifient.

« Bien sûr, il y a un délai qui oblige dans ces cas-là ; il n’est cependant pas nécessaire d’entretenir un climat de suspicion dans un contexte déjà fragile, que nous devons tous protéger », a-t-elle déclaré.

Elle a également exhorté le peuple camerounais à rester prudent et vigilant dans le respect des institutions républicaines, de l'ordre constitutionnel, de la paix et de la cohésion sociale.

Depuis la conclusion du Forum Chine-Afrique (FOCAC) le 7 septembre, où les citoyens ont vu pour la dernière fois le président Biya participer à ce sommet important, il n'y a eu aucune mise à jour officielle concernant sa situation. Il a notamment été représenté par le ministre des Relations extérieures au Sommet de la Francophonie, sans aucune explication.

« A ce jour, SEM Paul Biya n'est toujours pas rentré au pays pour continuer à assumer ses hautes fonctions. En attendant, compte tenu de son âge et des rumeurs sur son état de santé, qui aurait subi un coup dur pendant le voyage, l'opinion publique se retrouve confrontée à diverses spéculations provenant de différentes sources, y compris des médias sociaux, susceptibles d'influencer dangereusement le cours normal de la vie quotidienne. la vie des citoyens et des institutions de la République », a-t-elle souligné. Ndam Njoya a rappelé que le Président représente la première institution du pays et appartient au Peuple Souverain, qui a le droit légitime d'être informé à tout moment de sa condition et de son statut.

Elle a souligné que le Président Biya gardant le silence, il est crucial de rappeler aux Camerounais l'article 6 de la Constitution du Cameroun, qui stipule qu'« en cas de vacance à la présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d'incapacité permanente constatée par Conseil Constitutionnel, le vote pour l'élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu vingt (20) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après la vacance du poste.

Ce n’est pas la première fois que le président Paul Biya, âgé de 91 ans, reste pendant de longues périodes sans faire d’apparition publique, ce qui suscite des spéculations sur une éventuelle vacance à la présidence.

Mimi Méfo Infos

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SODECOTON : 223 milliards FCFA de chiffre d’affaires et 394 000 tonnes de coton

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SODECOTON : 223 milliards FCFA de chiffre d’affaires et 394 000 tonnes de coton
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La Société de développement du coton (Sodecoton) reste dans le haut du tableau des entreprises publiques camerounaises. Un arrêté du ministre des Finances, signé le 13 août 2026, la reconduit dans la Première Catégorie, à l’issue de l’évaluation de ses performances sur la période 2022-2024. Le classement prend notamment en compte les résultats financiers, les performances opérationnelles et les standards de gouvernance. Pour la Sodecoton, ce maintien traduit la solidité des résultats enregistrés sur la période et confirme le poids de l’entreprise dans l’économie camerounaise.

Les chiffres donnent une première mesure de cette performance. Sur la période examinée, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 223 milliards de FCFA. Ses fonds propres consolidés ont dépassé 21,5 milliards de FCFA, tandis que la production de coton-graine a atteint près de 394 000 tonnes. Dans les usines d’égrenage, le rendement a dépassé 95 %. Ces indicateurs montrent la capacité de l’entreprise à faire fonctionner ensemble ses activités agricoles et industrielles.

Depuis 2016, le pari de la modernisation

Ces résultats s’inscrivent dans une politique engagée depuis 2016 par la direction générale conduite par Mohamadou Bayero Bounou, autour de trois axes : le redressement, la modernisation et le développement de la production. L’entreprise a travaillé sur plusieurs maillons de son activité, notamment l’amélioration des performances de ses unités industrielles, la sécurisation des approvisionnements et l’accompagnement des producteurs.

Cette approche répond à une contrainte structurelle. Les capacités industrielles ne peuvent progresser durablement sans une production agricole suffisante. À l’inverse, une hausse de la production de coton-graine exige un outil industriel capable de suivre le rythme. La Sodecoton a donc cherché à rapprocher les deux bouts de la chaîne. L’amélioration de la productivité dans les exploitations alimente les usines, tandis que la modernisation de ces dernières permet de traiter la production avec un rendement supérieur à 95 %.

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Une chaîne de valeur intégrée

Le modèle économique de la Sodecoton repose également sur l’intégration de plusieurs maillons de la chaîne de valeur. L’entreprise intervient depuis la production dans les exploitations agricoles jusqu’à la transformation industrielle et la commercialisation de produits dérivés. Cette organisation lui permet de maîtriser plusieurs étapes du circuit et de faciliter la recherche de débouchés pour la production.

La valorisation locale occupe également une place dans cette stratégie. Les huiles commercialisées sous la marque Diamaor en constituent une illustration. La Sodecoton ne se limite donc pas à la production et à l’égrenage du coton. Elle cherche aussi à tirer davantage de valeur des produits issus de la filière. Cette intégration réduit la distance entre les performances agricoles et les résultats industriels, en offrant à la production des agriculteurs un débouché dans un dispositif industriel déjà structuré.

La productivité au cœur du modèle

Avec près de 394 000 tonnes de coton-graine produites entre 2022 et 2024, la Sodecoton dispose d’un volume qui soutient son activité industrielle. Mais le volume seul ne suffit pas. L’entreprise doit maintenir la régularité de ses approvisionnements et continuer à améliorer la productivité des exploitations. C’est pourquoi l’accompagnement des producteurs constitue un autre volet du dispositif mis en place depuis 2016.

La Sodecoton s’appuie ainsi sur un vaste réseau de producteurs. Plus de 150 000 sont concernés par l’activité de l’entreprise. Leur production alimente directement la chaîne industrielle et commerciale. Cette relation donne à la performance de la société une portée qui dépasse son propre bilan. Dans le Grand Nord, les revenus tirés du coton alimentent de nombreuses économies familiales. L’activité soutient également l’emploi et plusieurs métiers liés au transport, au commerce et aux services autour de la filière.

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Le défi de consolider les acquis

Le maintien dans la Première Catégorie constitue un indicateur favorable pour la Sodecoton. Il intervient cependant dans un contexte où les entreprises publiques doivent améliorer leur efficacité et leur contribution à l’économie nationale. Pour la société cotonnière, l’enjeu consiste désormais à maintenir les performances qui ont permis ce classement.

La productivité agricole devra continuer à progresser, l’outil industriel rester performant et la chaîne logistique assurer l’acheminement régulier de la production. La sécurisation des approvisionnements restera également déterminante, puisqu’elle conditionne directement le fonctionnement des usines et la capacité de l’entreprise à transformer les volumes produits par les agriculteurs.

Le modèle mis en place depuis 2016 repose donc sur un équilibre entre agriculture, industrie et commercialisation. Les résultats de la période 2022-2024 montrent que cet équilibre produit des effets mesurables. Avec plus de 223 milliards de FCFA de chiffre d’affaires, plus de 21,5 milliards de FCFA de fonds propres consolidés, près de 394 000 tonnes de coton-graine et un rendement industriel supérieur à 95 %, la Sodecoton dispose d’indicateurs qui expliquent son maintien dans la Première Catégorie. Son principal défi sera désormais de transformer ces performances en acquis durables pour l’entreprise et pour les plus de 150 000 producteurs qui dépendent directement de la filière dans le Grand Nord.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 25/08/2026

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Recrutement de 70 personnels pénitentiaires : Laurent Esso donne les critères de sélection

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Recrutement de 70 personnels pénitentiaires : Laurent Esso donne les critères de sélection
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Il s’agit de 50 intendants et 20 administrateurs des prisons catégorie A et B de la fonction publique.

Laurent Esso, ministre en charge de la Justice (Minjustice) grade des sceaux vient de publier un communiqué relatif au recrutement de 70 personnels pénitentiaires des catégories A et B de la Fonction publique. En effet, il s’agit de 20 administrateurs des prisons catégorie A et 50 intendants des prisons catégorie B.

Pour ce qui est des intendants de prison, le communiqué du ministre précise que le concours se déroulera les 567810 et 11octobre 2026 dans tous les chefs-lieux des régions. En son article 2, le communiqué précise que : peuvent faire acte de candidature, les jeunes Camerounais des deux sexes remplissant les conditions suivantes : être de bonne moralité ; être âgé de 17 ans au moins et 30 ans au plus au 1er janvier 2026 (être né(e) entre le 1er janvier 1996 et le 1er janvier 2009).

Il faut également être titulaire du baccalauréat de l’enseignement secondaire, du General Certificate of Education Advenced Level (GCE AL) obtenu en deux matières au moins pendant une seule et même session, excepté celle intitulée Religious Knowledge ou de tout autre diplôme reconnu équivalent.

Avoir une taille d’au moins 1,55m pour les candidats de sexe féminin et 1,65m pour les candidats de sexe masculin. Être indemne de toute infection ou maladie de nature à ouvrir droit à un congé de longue dorée. Les dossiers de candidature qui seront reçus complet dans les délégations régionales de l’administration pénitentiaires jusqu’au 4 septembre 2026.

Pour les administrateurs de prisons, il est demandé d’être titulaire d’une licence de l’enseignement supérieure, d’un Bachelor’s Degree ou tout autre diplôme reconnu équivalent. Avoir une taille d’au moins 1,55m pour les candidats de sexe féminin et de 1,65m pour les candidats de sexe masculin. Être indemne de toute affection ou maladie de nature à ouvrir droit à un congé de longue durée.

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IRAD-CENEEMA : le tandem pour faire reculer la dépendance alimentaire

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IRAD-CENEEMA : le tandem pour faire reculer la dépendance alimentaire
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Le Cameroun continue de consacrer des centaines de milliards de FCFA à l’achat de produits alimentaires à l’étranger. Riz, blé, maïs et huile de palme figurent parmi les filières où l’écart entre l’offre locale et les besoins reste important. En rapprochant recherche agricole, mécanisation, aménagement des terres, semences et irrigation, l’IRAD et le CENEEMA veulent accroître les capacités de production.

Les chiffres donnent la mesure du chantier. En 2024, le Cameroun n’a produit que 140 710 tonnes de riz pour un besoin estimé à 648 085 tonnes. Le déficit atteint ainsi 507 375 tonnes. Pour combler cet écart, le pays a consacré 318,5 milliards de FCFA aux importations de riz, soit une progression de 59 %. Le blé présente une situation encore plus déséquilibrée. La production locale reste marginale alors que les besoins dépassent un million de tonnes par an. En 2024, les importations de blé ont représenté 214 milliards de FCFA. Le gouvernement tente de réduire cette dépendance avec un plan triennal de 30,9 milliards de FCFA. L’ambition est de produire 180 000 tonnes de blé d’ici 2027 sur 4 500 hectares.

Le maïs offre un autre profil. Avec 2,36 millions de tonnes produites, le Cameroun se rapproche de son besoin annuel, évalué à 2,8 millions de tonnes. Le déficit existe donc, mais le problème se situe aussi dans le rendement. Les exploitations camerounaises affichent en moyenne 1,8 tonne par hectare, contre 5,9 tonnes au niveau mondial. L’huile de palme reste également déficitaire. Malgré une production de 446 984 tonnes en 2024, le pays accuse un déficit structurel supérieur à 500 000 tonnes par an. Ces écarts montrent que l’import-substitution ne se résume pas à augmenter les superficies cultivées. Le Cameroun doit surtout produire davantage sur les terres disponibles et réduire le coût de cette production.

LA RECHERCHE POUR GAGNER EN RENDEMENT

C’est sur ce terrain que l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) et le Centre National d’Étude et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (CENEEMA) veulent rapprocher leurs compétences. Les deux organismes ont signé leur convention le 20 août 2026 à Yaoundé. Le directeur général de l’IRAD, Dr Noé Woin, présente cet accord comme un outil destiné à mieux coordonner les interventions en faveur de l’agriculture de seconde génération. « Ce partenariat entre l’IRAD et le CENEEMA qui est inauguré officiellement en ce jour (jeudi 20 août Ndlr) nous permettra ensemble de relever efficacement les nombreux défis qui interpellent notre pays », a-t-il déclaré.

La convention prévoit la mise en commun des ressources humaines, matérielles et financières. Les deux structures veulent également élaborer, exécuter et suivre des programmes de recherche conjoints. La formation fait partie du dispositif. Les personnels des deux organismes doivent renforcer leurs compétences dans la conduite des travaux de mécanisation agricole et les techniques agropastorales. Le CENEEMA apporte à cette coopération son expertise dans la mécanisation agricole. Celle-ci doit permettre aux producteurs de travailler davantage de superficies dans des délais plus courts, tout en réduisant la pénibilité du travail et, à terme, certains coûts de production. Les deux organismes prévoient de conduire ensemble des travaux dans les champs expérimentaux et sur les parcelles de démonstration de mécanisation agricole dans les cinq zones agroécologiques du Cameroun.

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SEMENCES, SOLS ET IRRIGATION AU MÊME NIVEAU

Le CENEEMA prévoit de travailler avec l’IRAD sur les études des sols, l’aménagement des terres, les champs semenciers et l’irrigation. Les deux structures doivent également intervenir sur l’ouverture des voies d’accès. Pour la directrice générale du CENEEMA, Caroline Mebande Bate, cette coopération doit permettre de moderniser l’agriculture à partir d’itinéraires techniques adaptés aux objectifs de production du pays. « Nous allons nous mettre ensemble pour moderniser l’agriculture par la recherche des itinéraires qui vont avec nos ambitions, par les études des sols », a-t-elle expliqué. Elle évoque aussi la collaboration avec l’IRAD pour exécuter les programmes d’aménagement des terres destinées aux champs semenciers et à l’irrigation, ainsi que pour l’ouverture des voies d’accès.

Le partenariat trouve déjà une application dans le Projet d’Aménagement des Terres et d’Installation des Grands Producteurs de la Plaine Centrale, connu sous le nom de Plaine Centrale Agro Parc Cameroun (PCAP). L’IRAD et le CENEEMA y sont déjà à pied d’œuvre. Pour Dr Noé Woin, ce projet constitue un cadre concret pour mettre les deux institutions au service de la politique d’import-substitution. Le PCAP concentre plusieurs des leviers inscrits dans la convention. Aménagement des terres, recherche, mécanisation et production agricole doivent fonctionner ensemble.

LE RIZ RESTE LE PRINCIPAL CHANTIER

Le riz présente toutefois un défi plus immédiat. Avec seulement 140 710 tonnes produites pour une demande de 648 085 tonnes en 2024, le pays ne couvre qu’une partie de ses besoins. Le déficit de 507 375 tonnes explique l’importance de la facture d’importation, évaluée à 318,5 milliards de FCFA cette année-là. La question devient alors celle de la capacité du système productif à augmenter rapidement les rendements et les superficies exploitées.

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LE BLÉ, LE DÉFI LE PLUS DIFFICILE

Le cas du blé est encore plus complexe. Le Cameroun produit très peu de cette céréale alors que ses besoins dépassent un million de tonnes par an. La stratégie nationale prévoit déjà une première réponse avec le plan triennal de 30,9 milliards de FCFA destiné à produire 180 000 tonnes d’ici 2027 sur 4 500 hectares. Même si cet objectif était atteint, il ne couvrirait qu’une partie des besoins nationaux. Le projet montre toutefois la logique recherchée par les pouvoirs publics. Il s’agit de tester la capacité du pays à produire localement une céréale jusque-là fortement dépendante des importations. Le travail de l’IRAD et du CENEEMA pourrait contribuer à cette dynamique par la recherche, l’aménagement des terres et la mécanisation.

LE MAÏS MONTRE LE POTENTIEL INEXPLOITÉ

Le cas du maïs illustre particulièrement bien l’enjeu de productivité. Avec 2,36 millions de tonnes produites pour un besoin de 2,8 millions, le Cameroun doit combler un déficit d’environ 440 000 tonnes. Mais le problème ne vient pas seulement du manque de superficies. Avec un rendement moyen de 1,8 tonne par hectare, les producteurs camerounais sont très loin de la moyenne mondiale de 5,9 tonnes. L’écart montre la marge qui existe en matière de semences, de pratiques culturales, de fertilisation, de mécanisation et de maîtrise de l’eau.

UNE ÉQUATION QUI DÉPASSE L’IRAD ET LE CENEEMA

Le poids économique du secteur explique l’importance de cette transformation. La filière agropastorale représente entre 15 et 20 % du PIB national selon les données citées par les deux institutions et emploie plus de 60 % de la population active. La SND30 en fait un secteur majeur de la transformation structurelle de l’économie. L’import-substitution doit donc produire un double effet : augmenter l’offre alimentaire nationale et réduire les sorties de devises liées aux importations.

Le tandem IRAD-CENEEMA peut agir sur plusieurs contraintes de production. Il ne peut cependant pas, à lui seul, résoudre les problèmes de financement, de stockage, de transformation, de transport ou de commercialisation. La réussite de cette stratégie dépendra donc de la capacité à faire fonctionner ensemble ces différents maillons. L’enjeu n’est plus seulement de produire davantage, mais de construire une agriculture capable de fournir régulièrement le marché camerounais à des coûts compétitifs.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 24/08/2026

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