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Cameroun: Les préparatifs de la rentrée universitaire sur la bonne voie

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Cameroun: Les préparatifs de la rentrée universitaire sur la bonne voie
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Au cours de ces assises de la commission de coordination universitaire, les acteurs de l’enseignement supérieur ont abordé les enjeux d’une rentrée académique réussie.

Le ministre a souligné l’importance accordée par le Chef de l’État à l’université et a rappelé que le système éducatif camerounais doit s’adapter à la mondialisation. À cet effet, la nouvelle loi du 25 juillet 2023 encourage le développement de l’université-entreprise, un concept qui sera largement diffusé dès cette année académique.

Parmi les sujets abordés lors de ces assises, on retrouve la transformation digitale de l’enseignement supérieur et la mise en œuvre concrète du modèle de l’université-entreprise dans les établissements publics.

Cette rentrée universitaire s’annonce prometteuse, avec l’objectif de former des étudiants acteurs et entrepreneurs.

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Carburant : la pénurie au Tchad se répercute sur Kousseri au Cameroun

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Carburant : la pénurie au Tchad se répercute sur Kousseri au Cameroun
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N’Djamena et les localités d’Abéché, Moundou, Moussoro et bien d’autres villes sont frappées depuis plus d’une semaine par la rareté des produits à la pompe. Une situation qui se répercute à Kousseri, cité frontalière côté Cameroun.

Les consommateurs tchadiens font actuellement face à une pénurie de carburant dans les stations-service. Dans la capitale N’Djamena et dans les autres villes touchées par la crise des hydrocarbures, plusieurs points d’approvisionnement ont cessé leurs activités, tandis que certaines stations encore ouvertes ont revu les prix à la hausse. Le litre d’essence, habituellement commercialisé à 700 FCFA, coûte désormais 1 500 FCFA. Le gazole, vendu au prix officiel de 800 FCFA le litre, vaut actuellement 1 500 FCFA, voire plus. La pénurie des produits à la pompe a ainsi provoqué une forte inflation, entraînant un doublement des prix.

Selon les sources officielles tchadiennes, la production de pétrole raffiné a chuté de 13,3 % au premier trimestre 2026. La baisse des performances des activités industrielles et énergétiques a favorisé l’extension du marché noir dans plusieurs régions du pays.

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Dans son rapport mensuel, l’Autorité de régulation du secteur pétrolier indique que le Cameroun a approvisionné le Tchad à hauteur de plus de 60 % des approvisionnements de N’Djamena au mois de juillet 2026. Le Tchad a ainsi importé du Cameroun 13 millions de litres d’essence et de gazole, précise l’Autorité de régulation du secteur pétrolier.

La pénurie et l’inflation persistent, alors que des grossistes stockeraient les produits afin d’imposer leurs conditions sur le marché. Le Tchad produit en moyenne 120 000 barils par jour et ambitionne de porter cette production à 250 000 barils par jour grâce à son programme Tchad Vision 2030.

KOUSSERI FACE À L’IMPASSE ÉCONOMIQUE

Les échanges commerciaux entre le Tchad et le Cameroun, opérés notamment au niveau de Kousseri, ville frontalière située dans l’Extrême-Nord, ont des répercussions directes dans la région. Les consommateurs tchadiens convergent vers le Cameroun pour s’approvisionner dans les stations-service. Face à cette demande de plus en plus importante, l’on assiste à une baisse considérable de l’offre.

Parallèlement, la distribution et la commercialisation de carburant frelaté se développent dans un environnement où les autorités peinent à contrôler les mouvements des populations. Cette situation favorise également le retour des contrebandiers venus du Nigeria, qui multiplient les réseaux d’approvisionnement illicites en carburant.

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La propagation de ces produits constitue une entrave pour l’économie nationale, l’environnement et la santé des populations. Selon la chaîne publique nationale, la CRTV, dans sa diffusion du 1er juillet 2026, 65 000 litres de carburant frelaté ont été saisis au cours des six premiers mois de l’année 2026, grâce à une opération menée par les forces de sécurité dans plusieurs localités de l’Extrême-Nord.

Ces 65 000 litres, dont le contrôle échappe aux différentes taxes, auraient causé à l’État une perte estimée à 54 millions de FCFA. Le manque d’infrastructures et les difficultés d’accès aux services sont présentés comme des facteurs favorisant la prolifération des trafics illicites dans cette partie du pays.

À Kousseri, la crise tchadienne se traduit donc par une pression supplémentaire sur l’approvisionnement local en carburant. Entre l’afflux des consommateurs tchadiens, la réduction de l’offre et la progression du commerce illicite, la situation met une nouvelle fois en évidence la forte interdépendance économique des deux côtés de la frontière.

Par William Tchuisseu
Défis Actuels du 24/08/2026

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LESSIVE, VAISSELLE, BALAYAGE, NETTOYAGE… Ces petits métiers qui font survivre à Yaoundé

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LESSIVE, VAISSELLE, BALAYAGE, NETTOYAGE… Ces petits métiers qui font survivre à Yaoundé
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Dans plusieurs quartiers de Yaoundé, des hommes et des femmes vont de maison en maison pour proposer leurs services : lessive, vaisselle, balayage, nettoyage ou entretien de la cour. Des petits métiers précaires, exercés au jour le jour, qui permettent à certains de subvenir tant bien que mal aux besoins de leurs familles. Derrière quelques milliers de francs gagnés dans la journée se cachent souvent des histoires de chômage, de charges familiales et de débrouillardise.

À Messassi, dans le troisième arrondissement de Yaoundé, frapper à une porte peut parfois être synonyme d’espoir. Pour Adja Maïmouna, chaque maison représente une possibilité de repartir avec quelques milliers de francs. Depuis deux ans et demi, cette mère de trois enfants parcourt son quartier à la recherche de ménages qui accepteraient ses services. « Il faut vraiment que je fasse quelque chose », explique-t-elle en substance. Une nécessité plus qu’un choix.

FRAPPER AUX PORTES POUR TROUVER DU TRAVAIL

Adja Maïmouna ne possède pas de local, ne dispose d’aucun contrat et ne sait pas à l’avance combien elle gagnera dans la journée. Son activité consiste à se rendre chez les voisins et à proposer ses services. Lessive, vaisselle, balayage, nettoyage du sol : elle accepte les tâches qui lui sont confiées. Lorsqu’un ménage accepte, elle travaille, puis repart à la recherche d’un autre client.

Dans une bonne journée, elle peut intervenir dans trois maisons. Une prestation peut durer environ une heure lorsque le travail est limité, mais jusqu’à trois heures lorsque les tâches sont plus importantes. Ses tarifs varient selon la quantité de travail. Pour la lessive notamment, ils peuvent aller de 500 à 1 500 FCFA. À la fin d’une journée favorable, elle peut gagner entre 5 000 et 6 500 FCFA. Des sommes modestes, mais essentielles pour cette mère qui tente de faire face aux dépenses du foyer.

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DES REVENUS QUI SERVENT À TENIR JUSQU’AU LENDEMAIN

Pour Adja Maïmouna, chaque journée travaillée compte. Une recette de 5 000 FCFA permet de contribuer à l’alimentation de la famille et aux besoins de ses enfants. Avec son mari, qui travaille lui aussi sur des chantiers, le couple tente de joindre les deux bouts, alors que la famille vit dans un chantier qu’elle garde.

Mais les journées ne se ressemblent pas. Il arrive qu’Adja Maïmouna rentre sans avoir trouvé de client. Une journée sans travail signifie alors une rentrée d’argent en moins et davantage de difficultés pour le ménage. La négociation des tarifs fait également partie du quotidien. Certains clients discutent les prix, jusqu’à proposer des sommes qu’elle juge insuffisantes. Pourtant, elle accepte souvent. « Elle n’a pas le choix », résume son témoignage.

ENTRE BESOIN DE MAIN-D’ŒUVRE ET BESOIN DE REVENUS

Si certains proposent leurs services pour survivre, les ménages qui les accueillent ont eux aussi leurs raisons. Ngono Marie, mère de deux enfants et active professionnellement, fait appel à ces travailleurs depuis environ quatre mois. Son emploi lui laisse peu de temps pour s’occuper de toutes les tâches domestiques. Elle préfère donc confier la lessive et le ménage à une personne disponible.

Pour Noumbissi Joël, la situation est différente. Veuve et âgée, elle vit seule, tandis que ses enfants résident hors du pays. Depuis deux ans, elle fait recours à ces services pour l’aider dans les tâches quotidiennes qu’elle ne peut plus toujours effectuer seule. Lessive, vaisselle, ménage et balayage de la cour : elle débourse environ 5 000 FCFA pour la prestation. Ainsi, derrière cette activité se trouvent deux nécessités qui se rencontrent : celle des ménages qui recherchent du temps ou de l’aide et celle de personnes qui cherchent quelques revenus pour vivre.

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UN TRAVAIL SANS GARANTIE

Pour les personnes qui exercent cette activité, la principale difficulté reste l’irrégularité des revenus. Il n’y a ni salaire fixe, ni contrat, ni garantie de travailler chaque jour. Adja Maïmouna ne considère d’ailleurs pas son activité comme un véritable emploi. Pour elle, il s’agit surtout d’un moyen de sortir du chômage et de gagner quelque chose lorsque l’occasion se présente.

Le regard des autres pèse également. Elle raconte avoir été plusieurs fois rejetée après avoir frappé à une porte pour proposer ses services. Dans certaines maisons, elle dit aussi avoir été confrontée au manque de considération ou à des rémunérations qu’elle estime insuffisantes. À l’inverse, certaines rencontres sont plus humaines. Des clients peuvent lui donner davantage que le montant demandé ou même lui offrir à manger. Des gestes qui, au-delà de l’argent, lui donnent le sentiment que son effort est reconnu.

LE RESPECT, UNE AUTRE FORME DE RÉMUNÉRATION

Pour Adja Maïmouna, ce qu’elle réclame surtout aux clients, c’est du respect. Elle sait que son activité est modeste et qu’elle ne correspond pas à ce qu’elle aurait rêvé de faire. N’ayant pas été scolarisée, elle explique qu’elle aurait aimé étudier le droit et défendre les personnes confrontées à la justice. Aujourd’hui, son ambition est ailleurs : permettre à ses enfants d’aller à l’école et de réussir là où elle n’a pas pu poursuivre ses études. Elle rêve de les voir devenir de grands professionnels, notamment des avocats.

Du côté des ménages, les attentes sont également précises. Ngono Marie estime que les personnes engagées doivent être propres, sérieuses, discrètes et respectueuses des biens de la maison. La confiance, elle, se construit progressivement.

ENTRE EMPLOI ET DÉBROUILLARDISE

Le statut de cette activité divise même les clients. Pour Noumbissi Joël, le fait de travailler dans plusieurs maisons et d’en tirer des revenus suffit à considérer cette activité comme un emploi. Pour Ngono Marie, il s’agit plutôt d’une activité permettant à des personnes de sortir du chômage.

À Messassi, comme dans d’autres quartiers de Yaoundé, les coups frappés aux portes ne sont donc pas seulement des demandes de services. Ils sont parfois ceux des personnes qui cherchent une chance de travailler, même pour quelques milliers de francs. Pour Adja Maïmouna, chaque maison ouverte est une journée qui peut être sauvée. Et derrière cette course quotidienne, un souhait demeure : que ses enfants puissent un jour avoir les possibilités qu’elle-même n’a pas eues.

Par Yvana TELEZING
Défis Actuels du 24/08/2026

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Opérateurs de vidange : On peaufine l’entrée dans le secteur formel

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Opérateurs de vidange : On peaufine l’entrée dans le secteur formel
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Outre les tracasseries policières régulières, du fait de leur appartenance au secteur informel, les professionnels de la vidange n’ont pas accès aux grands contrats ou aux crédits bancaires.

Selon l’Association des professionnels de la vidange de Douala, environ 95% des acteurs exercent encore de façon informelle. C’est ce qui ressort de la session de sensibilisation et de renforcement des capacités organisée au cercle municipal de la ville de Douala, capitale économique du Cameroun par Fédération des acteurs de l’assainissement du Cameroun (Faac), avec l’appui de l’Association des professionnels de la vidange de Douala (Aproval).

Le métier comporte des risques souvent méconnus par les acteurs. Ils ont été formés sur comment partir du secteur informel vers le secteur formel à travers la structuration et la transformation de leur activité ; l’hygiène et la sécurité des opérateurs de la vidange ; la maintenance des camions hydrocureurs et leur système de pompe.

Dans la ville de Yaoundé par exemple, l’on compte plus de 3 millions d’habitants mais l’assainissement y est essentiellement autonome et les services de vidange, assurés par le secteur privé, sont rendus difficiles par la vétusté des camions et l’absence de site de traitement. Les boues de vidange sont ainsi déversées sans traitement, à l’extérieur de la ville ou dans les « bas-fonds », zones basses inondables.

«C’est une opportunité pour nous de rassembler les opérateurs de vidange afin de pouvoir les former et les entretenir. Ces professionnels sont l’avant-garde de l’économie de la ville mais c’est malheureusement quelque chose de très négligé» a indiqué Bertrand Tidang Nogho, président de l’Association des professionnels de la vidange de Douala.

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