Connect with us

Dernières actualités

L'approche du Cameroun face au conflit anglophone produit-elle des résultats ?

Published

on

L'approche du Cameroun face au conflit anglophone produit-elle des résultats ?
Spread the love

La crise anglophone au Cameroun trouve son origine dans les griefs soulevés par les syndicats d'enseignants et l'association des avocats avant 2016. Fin 2016, ces groupes ont uni leurs forces dans une manifestation qui a dégénéré en conflit armé en 2017. Le conflit est enraciné dans mécontentement de longue date parmi les populations anglophones des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Des groupes séparatistes armés, issus de ces régions, ont pris les armes contre l’État, exigeant un pays indépendant appelé Ambazonie.

La crise a posé des défis importants à la stabilité du Cameroun, avec des conséquences sociopolitiques et économiques ressenties non seulement dans les deux régions touchées mais dans l'ensemble du pays.

Le gouvernement camerounais a depuis utilisé une combinaison de stratégies militaires, diplomatiques et humanitaires pour gérer le conflit.

Réponse militaire

Le président du gouvernement camerounais, Paul Biya, âgé de 91 ans, a adopté dès le début une approche essentiellement militaire face à la crise. Considérant le mouvement séparatiste comme une menace à l’unité nationale, le gouvernement a déployé le Bataillon d’intervention rapide (BIR), aux côtés d’autres forces de sécurité, pour réprimer les groupes armés dans les régions troublées.

Le gouvernement a présenté sa réponse militaire comme un effort de lutte contre le terrorisme, arguant qu’il était nécessaire de rétablir l’ordre public dans un contexte d’augmentation de la violence, des enlèvements et des attaques contre les infrastructures de l’État, notamment les bâtiments publics et les écoles.

Même si cette approche a réussi à freiner certaines activités séparatistes, notamment les incendies criminels d’écoles et de bâtiments gouvernementaux, ainsi qu’à semer la peur par l’intimidation, elle a été largement critiquée. Des organisations de défense des droits humains telles qu'Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté des violations des droits humains, notamment des exécutions extrajudiciaires, des incendies de villages et le recours excessif à la force contre des civils. Cette approche autoritaire a accru la méfiance entre la population et le gouvernement.

Au fil du temps, les groupes séparatistes ont perdu une grande partie du soutien populaire dont ils bénéficiaient autrefois. De plus en plus, les civils sont devenus leurs cibles, avec des enlèvements contre rançon, l’utilisation d’engins explosifs improvisés dans des zones surpeuplées, la destruction de biens et l’application fréquente de villes fantômes et de confinements. De nombreux Camerounais anglophones considèrent désormais ces actions comme punitives plutôt que libératrices.

Efforts diplomatiques : le grand dialogue national

Parallèlement aux efforts militaires, le gouvernement a poursuivi des initiatives diplomatiques et politiques pour répondre aux doléances de la communauté anglophone. Le plus remarquable de ces efforts a été le Grand Dialogue National (MND), organisé du 30 septembre au 4 octobre 2019. Le dialogue a réuni des responsables gouvernementaux, des dirigeants politiques et certains membres de la société civile pour favoriser la réconciliation nationale. Cependant, de nombreux Camerounais l’ont critiqué comme un « monologue », car des acteurs clés, notamment des dirigeants séparatistes, étaient absents.

À l'issue de la MND, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures, notamment l'octroi d'un statut spécial aux régions anglophones, le renforcement de l'autonomie administrative et la promotion de la décentralisation et du bilinguisme.

Les critiques estiment que le dialogue n’a pas été suffisamment inclusif, dans la mesure où les principaux dirigeants séparatistes, soit en exil, soit en détention (comme les Nera 10, purgeant actuellement des peines à la prison de Kondengui à Yaoundé), étaient absents. De plus, de nombreux anglophones estiment que les mesures n’ont pas réussi à s’attaquer aux causes profondes de la crise, telles que la marginalisation politique, la discrimination culturelle et l’exclusion sociale. En conséquence, le dialogue a eu peu d’impact positif. La mise en place d’un programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) a également échoué.

Aide humanitaire et programme DDR

Pour faire face aux conséquences humanitaires du conflit, le gouvernement a initialement distribué de l'aide aux personnes déplacées des zones rurales vers les centres urbains. Cependant, nombreux sont ceux qui considèrent ces efforts comme inadéquats, dans la mesure où ils ne parviennent pas à répondre aux besoins des personnes déplacées et des communautés d'accueil. En réponse, le gouvernement a lancé le Plan présidentiel pour la reconstruction et le développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NW/SW), visant à reconstruire les infrastructures détruites pendant le conflit et à fournir une assistance aux personnes déplacées.

En septembre 2024, la commission supervisant la reconstruction dans la région du Nord-Ouest a indiqué que 258 projets avaient été achevés, 38 étaient en cours et 2 avaient été annulés. Malgré ces efforts, la population locale continue de signaler que l'impact de ces projets reste minime.

En parallèle, le programme DDR a été mis en place pour réintégrer les anciens combattants qui se sont volontairement rendus. Même si certains séparatistes ont rejoint le programme, le scepticisme persiste en raison d'allégations de financement insuffisant et de mauvaise gestion des centres DDR. Bien que plus de 4 000 combattants aient déposé les armes, de nombreux groupes séparatistes restent actifs et la situation sécuritaire dans les régions touchées reste instable.

Efforts de médiation internationale

Les acteurs internationaux ont également cherché à négocier une résolution de la crise. Les initiatives menées par la Suisse et le Canada pour faciliter le dialogue entre le gouvernement camerounais et les dirigeants séparatistes ont gagné du terrain en 2019, le gouvernement envoyant plusieurs missions à l'étranger. Toutefois, le manque d’engagement des deux parties et la méfiance mutuelle ont entravé ces efforts. L’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne ont toutes appelé au dialogue et au respect des droits de l’homme, mais jusqu’à présent, ces appels n’ont produit que peu de progrès tangibles.

Statut actuel et perspectives

En 2024, la crise anglophone n’est toujours pas résolue, même si les affrontements militaires à grande échelle ont diminué. Les violences sporadiques se poursuivent et de nombreuses régions des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest restent sous forte surveillance sécuritaire. La crise humanitaire persiste également, avec plus de 700 000 personnes déplacées et des centaines d'écoles toujours fermées.

Même si l'approche du gouvernement a permis d'éviter l'effondrement total de l'État, les critiques affirment qu'une solution durable nécessitera plus que la force militaire et des réformes fragmentaires. De plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’un dialogue plus inclusif impliquant toutes les parties prenantes dans le but de mettre fin à ce conflit prolongé.

Mimi Méfo Infos

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun

Published

on

CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun
Spread the love

Echanges Cameroun-Nigéria : Des exportateurs annoncés

Une délégation de l’Assemblée des exportateurs nigérians sera au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026. Ils viennent discuter des opportunités de partenariats entre secteurs privés des deux pays dans les domaines d’import/export des produits agricoles, manufacturés et de service. Il s’agit aussi d’identifier de potentiels distributeurs Camerounais afin de renforcer et faciliter les relations commerciales entre les deux pays et d’explorer les possibilités de joint-ventures dans les domaines de la logistique et de l’industrie.

Assemblées annuelles du FMI : Louis Paul Motaze en Thaïlande

Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances est actuellement à Bangkok en Thaïlande. Il y prend part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Le Cameroun cherche à conclure un nouveau programme à conclure un nouveau programme avec le FMI, après l’achèvement en juillet 2025 de l’accord couvrant la période 2021-2025. Les discussions en vue d’un nouvel engagement se poursuivent depuis plus d’un an. Dans son communiqué, le Minfi indique que les audiences menées en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent des occasions de dialogue avec des interlocuteurs susceptibles d’éclairer les options de financement du pays.

Intégration régionale : Environ 130 milliards décaissés par la BEAC pour accélérer les décaissements

La Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a levé 222 millions de dollars (environ 130 milliards FCFA) le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux, à échéance octobre 2029. L’Africa Finance Corporation a joué le rôle d’investisseur d’ancrage. Selon africa-news-agency.com, l’opération vise à diversifier ses sources de financement et accélérer les décaissements pour l’intégration régionale, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie dans ses six États membres. L’institution est notée Ba3 par Moody’s, avec une perspective stable.

Lutte contre Ebola : Les pays de la Cemac harmonisent une série de protocoles

Les six pays membres de la CEMAC harmonisent leurs plans de prévention de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. La réunion s’est tenu le 15 octobre 2026 à Brazzaville. C’est au total, 8 protocoles qui ont été harmonisés et axés, entre autres, sur la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée ou encore la communication sur les risques. L’objectif est de prévenir, de détecter tôt et de répondre efficacement, en cas d’apparition de la maladie à virus Ebola dans la communauté.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026

Published

on

Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026
Spread the love

Au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de direction, tenue le lundi 5 octobre 2026, le Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a engagé ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés à maintenir une performance haussière, en vue d’atteindre les objectifs budgétaires et non budgétaires escomptés.

À trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2026, la Direction générale des Douanes a défini une feuille de route stratégique visant à maximiser la collecte des recettes et à surpasser les résultats de 2025. À cette fin, plusieurs propositions d’actions fortes ont émergé de la réunion du Comité de direction.

Il s’agit notamment de l’harmonisation des méthodes de travail et des bases de taxation des marchandises, de la ponctualité et de l’assiduité des personnels des Douanes, de l’anticipation sur les procédures de dédouanement, de la rationalisation de la dépense fiscale induite par l’octroi de certaines facilités douanières, ainsi que du renforcement des contrôles à la détention et à la circulation des marchandises.

Sont également prévus le renforcement de la collaboration avec les opérateurs économiques et les banques, l’amélioration de la mobilisation des recettes spontanées, le traitement diligent des dossiers contentieux, le renforcement de la discipline, le suivi des marchandises à fort potentiel de recettes et le renforcement de la collaboration avec les autres acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur.

La feuille de route prévoit enfin la facilitation des opérations douanières, l’apurement des dettes dues par les opérateurs économiques, l’organisation des ventes aux enchères publiques des marchandises, la consolidation des acquis de certaines réformes à impact fiscal, la sécurisation des marchandises en transit, l’amélioration de la prise en charge des marchandises à l’importation et à l’exportation, ainsi que l’amélioration de la rentabilité fiscale par conteneur.

Le FMI préconise un resserrement budgétaire

Le Comité de direction s’est ouvert par la restitution de la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) post-financement au Cameroun, menée du 17 au 30 septembre 2026. Dirigée par Christine Dieterich, cette mission faisait suite à l’achèvement du précédent programme économique et financier, en juillet 2025. Elle s’est concentrée sur la situation macroéconomique et l’analyse de la viabilité de la dette du pays.

À l’issue des consultations, le FMI a relevé que la croissance est restée stable à 3,5 % en 2025. Pour 2026, l’accélération attendue pourrait être freinée par la baisse continue de la production d’hydrocarbures et les tensions internationales.

Le FMI préconise donc un resserrement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une accélération des réformes structurelles pour soutenir le secteur privé.

Pendant cette mission, la Direction générale des Douanes, informe-t-on, a mis en relief plusieurs actions majeures, notamment la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, l’accentuation de la lutte contre la fraude et la contrebande, la mise en œuvre du concept d’Opérateur économique agréé (OEA), ainsi que l’apurement des dettes dues par les marketeurs et celles consécutives au bénéfice des régimes suspensifs.

Il convient de relever que le Cameroun n’est actuellement plus sous programme économique et financier avec le FMI. Bien que les autorités camerounaises plaident activement pour la conclusion d’un nouveau partenariat à moyen terme, les discussions indiquent que la signature d’un nouvel accord économique et financier n’interviendrait qu’au cours de l’année 2027.

Le rapport d’évaluation de septembre sera officiellement examiné par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2026.

Mention honorable pour la surveillance douanière

Faisant le point de l’opération HALCOMI IV, mission spéciale lancée officiellement le 8 septembre dernier, Alain Parfait Eba’a Efandene, chef de la Division des enquêtes douanières et de la surveillance et superviseur délégué de cette opération, a indiqué qu’en moins d’un mois après son entrée en scène, le bilan est positif, avec 170,3 millions de FCFA dans les caisses publiques.

La zone 1, couvrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, a engrangé 104,7 millions de FCFA, soit 69,7 millions de FCFA de droits compromis et 35 millions de FCFA d’amendes, pour 29 affaires bouclées.

La zone 2, qui couvre les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a comptabilisé 31,02 millions de FCFA, soit 21,57 millions de FCFA de droits compromis et 9,45 millions de FCFA d’amendes, pour 31 affaires.

La zone 3, regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a enregistré 34,61 millions de FCFA, soit 22,46 millions de FCFA de droits compromis et 12,15 millions de FCFA d’amendes, pour 19 affaires.

Des résultats salués par le DG des Douanes, qui a adressé ses félicitations aux équipes spéciales HALCOMI IV et aux unités organiques de surveillance, notamment celles du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, qui s’illustrent dans le dynamisme du renseignement et la multiplication des saisies majeures.

La variété et la densité des saisies dénotent, selon la Direction générale des Douanes, une vigilance accrue et un engagement constant, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale des douanes pour l’année 2026.

Le DG des Douanes a en outre encouragé ses collaborateurs opérationnels à maintenir la cadence au cours de ce dernier trimestre de l’année. Un conclave des coordinations des zones HALCOMI IV est envisagé dans les prochains jours à Yaoundé.

La surveillance et la sécurité douanières demeurent pleinement actives aux frontières et à l’intérieur du territoire national, apprend-on.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Regards vers l’avenir

Les mesures douanières à inclure dans le projet de loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2027 et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) en matière douanière ont également figuré au centre des travaux du Comité de direction.

Particulièrement, l’IA est devenue un levier stratégique pour les administrations douanières modernes, en se posant comme un vecteur de performance, de conformité et de sécurité. Pour obtenir de meilleurs résultats opérationnels, elle intervient à plusieurs niveaux de la chaîne logistique et réglementaire. Son exploitation est recommandée aux services centraux comme aux services opérationnels.

Les travaux se sont achevés par la présentation du monitoring des éléments de taxation des marchandises du 28 septembre au 3 octobre 2026. Il en ressort, comme de tradition, les cohérences, les dysfonctionnements, les mesures correctives, la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 06/10/2026

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Marchés publics : Ibrahim Talba Malla impose de nouvelles exigences

Published

on

CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun
Spread the love

Les commissions de passation se doivent désormais d’inclure systématiquement et suffisamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dont les statistiques d’emploi doivent figurer dans leurs rapports périodiques d’activités.

Ibrahim Talba Malla, ministre délégué à la présidence de la République chargée des marchés publics (Minmap) a récemment publié une lettre-circulaire relative à la promotion du genre, de l’égalité des sexes, de l’approche handicap, de l’autonomisation des femmes et des jeunes par le biais des marchés publics. Ladite lettre s’adresse aux maîtres d’ouvrage et aux commissions de passation des marchés.

En effet, le Minmap exige que les femmes, les jeunes et les personnes handicapées occupent plus de places aux des différentes commissions. «Les femmes en particulier, autant qu’elles remplissent les conditions, doivent y être en nombre sinon égal à celui des hommes, du moins suffisamment représentées» indique la lettre-circulaire.

Cette même exigence s’impose à l’organisme chargé de la régulation des marchés publics qui doit veiller à une bonne représentation des femmes dans le répertoire des experts agréés dans le domaine des marchés publics ainsi que lors des recrutements des observateurs indépendants qu’il effectue en vertu des dispositions de l’article 48 alinéa h du Code des marchés publics.

Les commissions de passation des marchés publics se doivent désormais d’inclure systématiquement et suffisamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dont les statistiques d’emploi doivent figurer dans leur rapports périodiques d’activités.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici