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La CEDEAO en Afrique de l’Ouest : Entre rêve d’intégration et divisions politiques

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La CEDEAO en Afrique de l’Ouest : Entre rêve d’intégration et divisions politiques
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La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest a vu le jour en 1975 à Lagos, Nigeria, à la suite de la signature du traité de Lagos par 15 pays ouest-africains : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Plus tard, en 1976, la Mauritanie a rejoint l’organisation avant de se retirer en 2000.

L’objectif principal de la CEDEAO était de créer une communauté économique régionale avec pour ambition de promouvoir l’intégration dans les domaines économiques, monétaires et politiques. Cependant, l’organisation s’est rapidement vue confrontée à une série de défis majeurs, notamment des crises politiques internes et des difficultés économiques dans plusieurs États membres.

Les drapeaux des membres

Les institutions de la CEDEAO : piliers de l’organisation

L’architecture institutionnelle de la CEDEAO se compose de plusieurs organes ayant chacun des rôles spécifiques dans l’accomplissement de ses missions :

  1. La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement : Il s’agit de l’organe décisionnel suprême de la CEDEAO. Elle se réunit une fois par an pour discuter et adopter des politiques.
  2. Le Conseil des Ministres : Composé des ministres de chaque État membre, il est chargé de mettre en œuvre les décisions de la Conférence et de superviser l’exécution des politiques adoptées.
  3. Le Parlement de la CEDEAO : Un organe consultatif qui donne son avis sur des questions importantes, notamment l’harmonisation des législations dans les pays membres.
  4. La Cour de Justice de la CEDEAO : Cet organe judiciaire permet aux citoyens de la communauté de contester les violations des droits humains dans leur propre pays, apportant une dimension unique à la protection des droits dans la région.
  5. Le Secrétariat Exécutif : Cet organe est chargé de la coordination quotidienne des activités de la CEDEAO.

Les présidents de la CEDEAO : dirigeants qui ont marqué l’histoire de l’organisation

Depuis sa création, plusieurs présidents ouest-africains se sont succédé à la tête de la CEDEAO, chacun avec des objectifs et des défis spécifiques. Parmi eux, certains noms se démarquent pour leurs contributions majeures ou leur leadership dans des périodes de crise :

  • Gnassingbé Eyadéma du Togo (premier président de la CEDEAO en 1977)
  • Olusegun Obasanjo du Nigeria (1979-1980)
  • John Kufuor du Ghana (2003-2005)
  • Goodluck Jonathan du Nigeria (2010-2012)
  • Macky Sall du Sénégal (2022-2023)

Ces dirigeants ont dirigé l’organisation durant des périodes charnières, notamment lors de la transition vers une intégration plus poussée, ou face à des crises politiques majeures dans certains États membres.

La gestion des crises et l’exclusion de certains membres

Au fil des ans, l’Afrique de l’Ouest a été bousculée par des crises politiques internes et des coups d’État qui ont poussé la CEDEAO à prendre des mesures drastiques pour maintenir l’ordre et la stabilité. Les coups d’État militaires au Mali (2020), en Guinée (2021), et au Burkina Faso (2022) ont particulièrement mis à l’épreuve la cohésion de l’organisation. Face à ces événements, la CEDEAO en dépit des contestations et des critiques acerbes, a imposé des sanctions économiques sévères contre ces pays.

L’exclusion non sans controverses des nations supra mentionnées a marqué d’une part, la volonté de la CEDEAO de se positionner fermement contre toute tentative de prise de pouvoir par la force, d’’autre part, ces sanctions ont parfois contribué à aggraver les conditions de vie des populations locales déjà vulnérables. Un état de fait, qui ne favorise malheureusement par la résolution des crises politiques sous-jacentes.

En réaction aux sanctions de l’institution régionale, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger ont officiellement en janvier 2024, leur retrait de la CEDEAO. Ils accusent l’organisation de ne pas avoir su répondre aux défis sécuritaires auxquels ils sont confrontés, en particulier la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

L’intégration économique : progrès et obstacles

L’un des objectifs fondamentaux de la CEDEAO est de créer une union économique complète entre ses membres. Dans cette optique, des initiatives ambitieuses ont vu le jour, notamment la mise en place d’une zone de libre-échange et la proposition d’une monnaie unique, l’Eco. Ce projet de monnaie unique, discuté depuis les années 1980, a pris une nouvelle dimension avec l’annonce en 2019 de son lancement prévu en 2020. Cependant, ce calendrier a été repoussé en raison des désaccords entre les pays membres sur les critères de convergence économique. Les pays francophones, qui utilisent le franc CFA, ont montré une plus grande réticence à abandonner cette monnaie soutenue par la France, tandis que les pays anglophones, menés par le Nigeria, se sont montrés plus ouverts à l’idée de l’Eco. Malgré ces obstacles, la CEDEAO a réussi à mettre en place une Zone de Libre-Échange Continentale (ZLEC), destinée à faciliter les échanges intra-africains et à dynamiser le commerce régional. Cependant, le volume d’échanges commerciaux reste faible en comparaison des autres blocs régionaux africains, un défi que l’organisation doit encore relever.

Le défi sécuritaire : une lutte contre le terrorisme et les groupes armés

La sécurité est l’un des premiers défis de la CEDEAO. La région de l’Afrqiue de l’ouest continue de faire face à des menaces croissantes de groupes terroristes, en particulier dans le Sahel, où des factions armées liées à Al-Qaïda et à l’État islamique sèment la terreur. Cette instabilité a poussé la CEDEAO à renforcer la coopération entre ses membres dans la lutte contre le terrorisme, à travers la mise en place de forces conjointes et d’un partage accru des renseignements. Les questions politiques internes constituent également une épine dans le pied de l’organisation. 2024. C’est entre autres pour répondre eux-mêmes aux problématiques sécuritaires de leurs pays que le Mali, le Burkina Faso, et le Niger ont quitté la CEDEAO pour créer l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

AES 1
Manifestations pro AES

La CEDEAO, entre espoir et réalités

La CEDEAO reste nonobstant d’innombrables difficultés, un acteur incontournable dans l’avenir de l’Afrique de l’Ouest. Son rôle dans la promotion de la coopération économique, l’intégration régionale, montre une volonté de créer une Afrique de l’Ouest plus unie et prospère. Cependant, la route reste semée d’embûches. L’organisation doit relever des défis multiples à l’instar des divergences politiques, la résurgence des coups d’État militaires, les menaces sécuritaires et la sempiternelle question de mise sur pied d’une monnaie commune pour enfin garantir une autonomie financière aux pays membres.

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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas
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Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.

Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.

Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.

Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.

Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.

Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires
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Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.

Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.

Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités
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Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.

A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.

Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.

«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.

Au sein de ces SMEs Wood’s Park, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destiné à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.

Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.

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