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Marie-Dominique Kacou : Une icône de la télévision ivoirienne partie trop tôt

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Marie-Dominique Kacou : Une icône de la télévision ivoirienne partie trop tôt
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Marie-Dominique Kacou n’était pas simplement une animatrice. Au fil des années, elle était devenue un visage incontournable des émissions de divertissement ivoiriennes, en particulier grâce à l’émission à succès Peopl’Emik, diffusée sur La 3. Sa prestance naturelle, son charisme et son sourire ravageur avaient le don de captiver les téléspectateurs. Semaine après semaine, elle apportait à l’émission un souffle de fraîcheur. Sa rigueur professionnelle couplée une légèreté dans la manière d’aborder l’actualité culturelle et sociale, a conquis de millions de téléspectateurs que son départ a laissé orphelin.

La passion de Kacou pour son métier était palpable. Elle avait su transformer l’animation en un véritable art, en faisant de chaque interview, de chaque interaction, un moment de partage authentique. Pour ceux qui la regardaient, Marie-Dominique n’était pas qu’une simple présentatrice. Elle était une amie, une sœur, une confidente, dont la voix familière résonnait dans des milliers de foyers ivoiriens.

Un choc pour la famille de la RTI

Le décès de Marie-Dominique Kacou a été confirmé par un communiqué émis par la directrice générale de la RTI, une annonce qui a plongé l’ensemble du personnel dans une profonde consternation. Les hommages n’ont pas tardé à affluer, et de nombreuses personnalités du monde médiatique et culturel ont exprimé leur tristesse face à cette perte incommensurable. Le directeur général de la RTI a exprimé ses condoléances à la famille de l’animatrice, ainsi qu’à ses nombreux collègues et téléspectateurs. « Son départ laisse un grand vide, mais son empreinte dans le monde de la télévision ivoirienne ne s’effacera jamais », a-t-il déclaré.

Pour beaucoup, Marie-Dominique Kacou incarnait l’excellence dans son domaine. Sa disparition marque la fin d’une époque pour ceux qui ont grandi en la voyant sur les écrans, mais son souvenir continuera de vivre à travers les nombreux moments qu’elle a partagés avec son public.

Marie-Dominique Kacou (c) Droits réservés

Une perte survenue dans un contexte difficile

Le décès de Marie-Dominique survient à peine quatre mois après la disparition tragique de Diallo Adams, un autre chroniqueur de l’émission Peopl’Emik. Ces deux drames successifs ont plongé la RTI dans une période de deuil profond. Pour les proches, les amis, et les fans, ces pertes sont des rappels poignants de la fragilité de la vie et de l’importance de chérir chaque moment avec ceux qui nous sont chers.

L’annonce du décès de l’animatrice a également suscité un certain nombre de révélations troublantes. Selon certains de ses collègues, Marie-Dominique souffrait d’une maladie cardiaque depuis plusieurs années. Cette maladie, qui la préoccupait déjà depuis longtemps, avait fini par lui coûter la vie. L’artiste et ami Armand Assirifix, touché par cette disparition, a partagé des détails poignants sur sa dernière rencontre avec l’animatrice. « Elle m’avait dit qu’elle pouvait mourir à tout moment à cause de son problème cardiaque », a-t-il confié, tout en condamnant les spéculations spirituelles qui entouraient sa mort.

Des révélations après sa disparition

Suite à l’annonce de sa mort, des pasteurs ont avancé des théories mystiques concernant des « attaques » subies par l’animatrice dans le monde médiatique. Ces affirmations ont fait réagir Armand Assirifix. Ce dernier, a demandé dans un ton ferme aux hommes de dieu d’arrêter leurs « allusions hypocrites ». Dans un témoignage émouvant, il a rappelé que Marie-Dominique avait affronté sa maladie avec courage, consciente que la mort pouvait la surprendre à tout moment.

« Dites aux pasteurs qui racontent des bêtises sur cette jeune femme d’arrêter leurs allusions hypocrites. J’ai rencontré Marie-Dominique en 2012. Dans nos conversations, elle m’avait personnellement expliqué qu’elle avait un problème cardiaque qui la dérangeait déjà à l’époque. Elle m’avait par ailleurs dit qu’elle pouvait en mourir à tout moment. Ce qui m’a fortement perturbé. Je ne vais pas tolérer qu’un individu, pour remplir son église, vienne raconter des balivernes sur cette magnifique personne qui est passée de l’autre côté. Je répète, Marie-Dominique le savait. Elle a vécu courageusement. Mes condoléances les plus attristées à la famille », a-t-il martelé.

Malgré son départ prématuré, Marie-Dominique Kacou laisse derrière elle un legs inoubliable dans le monde de la télévision ivoirienne. Lequel pourra sans doute nourrir la passion des prochaines générations d’animateurs. Ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés soulignent sa générosité, son professionnalisme et son éternelle bienveillance. Elle était une animatrice, mais aussi une mentor pour de nombreux jeunes talents qui ont appris à ses côtés. Les souvenirs qu’elle a laissés à travers ses émissions continueront de briller dans le cœur de ceux qui l’ont regardée, écoutée, et admirée. La télévision ivoirienne ne sera plus jamais la même sans elle, mais l’impact qu’elle a eu dans son univers professionnel, lui survivra ad vitam aeternam.

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CAMEROUN/COMMERCE EXTÉRIEUR: Le déficit commercial atteint 2 098 milliards FCFA en 2025

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CAMEROUN/COMMERCE EXTÉRIEUR: Le déficit commercial atteint 2 098 milliards FCFA en 2025
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Le déficit commercial du Cameroun s’est fortement creusé en 2025, atteignant 2 098 milliards de FCFA, soit une aggravation de 350,9 milliards de FCFA en un an. Cette dégradation intervient malgré une progression de 11,5 % des exportations hors hydrocarbures, portée notamment par le cacao et ses dérivés, la banane et plusieurs produits manufacturés.

Le constat ressort du Rapport sur l’économie camerounaise 2025, présenté le 25 août 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey.

Les exportations hors hydrocarbures progressent

Le commerce extérieur camerounais présente ainsi un paradoxe. D’un côté, les exportations hors hydrocarbures affichent une dynamique favorable. De l’autre, le déficit commercial continue de se creuser.

La progression de 11,5 % des exportations hors hydrocarbures est principalement soutenue par le cacao et ses dérivés. La banane contribue également à cette évolution, tandis que plusieurs produits manufacturés complètent la performance. Cette dynamique traduit les premiers effets des efforts engagés pour diversifier la structure des exportations et réduire progressivement la dépendance à l’égard des produits extractifs. Elle demeure toutefois insuffisante pour compenser le recul des exportations d’hydrocarbures et la progression des importations.

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Le poids persistant des hydrocarbures

Le rapport du Minepat met en évidence le poids encore important des hydrocarbures dans la structure des échanges extérieurs. Leur repli pèse davantage sur les recettes d’exportation que ne le compensent les performances réalisées dans les filières hors pétrole.

Le déficit commercial atteint ainsi 2 098 milliards de FCFA en 2025, contre un niveau inférieur l’année précédente. Son aggravation de 350,9 milliards de FCFA en un an souligne les limites de la diversification actuelle des exportations.

Cette situation renforce l’enjeu de la transformation productive, notamment à travers la montée en gamme des produits agricoles, le développement de l’industrie locale et l’accroissement de la part des produits transformés dans les exportations.

Une économie en croissance malgré les déséquilibres

La dégradation du solde commercial intervient dans un contexte de croissance économique relativement stable. Le PIB réel progresse de 3,5 % en 2025, au même rythme qu’en 2024.

Les activités non pétrolières enregistrent une croissance de 3,8 %. Le secteur tertiaire affiche la progression la plus importante, à 4,3 %. Le secteur secondaire accélère à 2,6 %, contre 1,7 % en 2024.

Le secteur primaire, en revanche, ralentit nettement, avec une croissance de 1,8 %, contre 3,6 % un an auparavant. Cette évolution intervient alors que la production pétrolière poursuit son repli, avec une contraction de 6,6 %.

Sur le front des prix, l’inflation moyenne recule à 3,4 %, contre 4,5 % en 2024. Le ralentissement est notamment perceptible sur les prix du transport. Les produits alimentaires demeurent toutefois sous pression, avec une hausse de leurs prix de 6,8 %.

L’inflation reste ainsi supérieure au seuil communautaire de 3 %.

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Des marges de manœuvre à préserver

Le déséquilibre commercial s’inscrit également dans un environnement budgétaire contraint. Le déficit budgétaire global s’établit à 714,3 milliards de FCFA, soit 2,1 % du PIB. La dette du secteur public atteint, pour sa part, 43,1 % du PIB, un niveau qui demeure inférieur au plafond communautaire de 70 %. Le Minepat signale néanmoins des tensions de trésorerie et la persistance d’arriérés, appelant à une vigilance accrue dans la gestion des finances publiques. Pour le gouvernement, la consolidation des marges de manœuvre passe donc notamment par l’accélération de la transformation productive et la réduction des dépendances qui exposent l’économie aux chocs extérieurs.

Alamine Ousmane Mey plaide pour une transformation productive

Présentant les résultats, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, souligne la capacité de résilience de l’économie camerounaise, tout en appelant à poursuivre les réformes. « Cette quatrième édition confirme la capacité de résilience de l’économie camerounaise, tout en soulignant la nécessité de consolider nos marges de manœuvre, d’accélérer la transformation productive et de réduire nos dépendances face aux chocs extérieurs », affirme-t-il. Le ministre présente également le rapport comme un outil d’aide à la décision et de dialogue avec les différents acteurs économiques.

Le document revient par ailleurs sur plusieurs chantiers de politique publique menés en 2025. Le programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international s’est achevé en juillet, tandis que le déploiement de la Couverture Santé Universelle s’est poursuivi. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a également progressé. Ces réformes doivent notamment accompagner la diversification des débouchés commerciaux du Cameroun. L’enjeu reste désormais de transformer la progression des exportations hors hydrocarbures en une dynamique suffisamment forte pour réduire durablement le déficit commercial et renforcer la résilience de l’économie.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 25/08/2026

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Formation professionnelle : Environ 3 000 jeunes accompagnés grâce à la Banque mondiale dans 3 secteurs

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Formation professionnelle : Environ 3 000 jeunes accompagnés grâce à la Banque mondiale dans 3 secteurs
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Les bénéficiaires ont suivi des formations certifiantes de trois à six mois au sein des centres privés partenaire du ministère de la Jeunesse dans des métiers répondant aux besoins du marché du travail.

Avec l’appui de la Banque mondiale, l’objectif de départ pour le gouvernement était d’accueillir 1 000 jeunes Cameroun en quête de renforcement de capacités dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’enseignement secondaire et des compétences pour la croissance et l’emploi (Padesce). Mais, face à la forte demande (11 221 candidatures), l’institution financière, partenaire dudit projet a porté le nombre de bénéficiaires à 2 914 jeunes.

Selon le bilan du projet récemment fait à Yaoundé par le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) par intérim, Mounouna Foutsou, l’on apprend que ces jeunes ont été outillés dans trois secteurs prioritaires : le numérique (943 jeunes) ; la conduite d’engins lourds (1 400 jeunes) et la soudure industrielle (571 jeunes).

Ces derniers ont bénéficié des dons couvrant les frais de formation, l’assurance, les équipements de protection individuelle, le petit équipement professionnel et les frais d’évaluation certificative.

Au cours du 1er semestre 2026, le membre du gouvernement a également fait savoir que 5 843 travailleurs parmi lesquels 4 188 issus de l’économie sociale et du secteur informel ont bénéficié d’une formation continue dans le numérique, le BTP, l’énergie et l’agro-industrie.

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Le Cameroun bloque l’accès aux réseaux dès le 1er septembre 2026

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Le Cameroun bloque l’accès aux réseaux dès le 1er septembre 2026
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La période de sensibilisation touche à sa fin. À compter du 1er septembre 2026, les téléphones non dédouanés pourront être bloqués sur l’ensemble des réseaux de téléphonie opérant au Cameroun. Le ministère des Finances invite les propriétaires concernés à régulariser leur situation avant l’entrée en vigueur effective du dispositif.

La réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane entre ainsi dans sa phase finale. Dans un communiqué daté du 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, indique que le dispositif prévu par l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023 prévoit le blocage de l’accès des téléphones non dédouanés à tous les réseaux des sociétés de téléphonie opérant au Cameroun à partir du mardi 1er septembre 2026.

Le Minfi dit avoir constaté que certains propriétaires de téléphones non dédouanés, pourtant informés ou alertés sur le statut de leurs appareils, tardent encore à se rapprocher des services douaniers pour régulariser leur situation. Louis Paul Motaze les invite donc à « saisir diligemment tout bureau des Douanes ».

QUELS TÉLÉPHONES SONT CONCERNÉS ?

Le blocage concernera notamment les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local de communication. Sont également concernés les appareils non dédouanés qui, après s’être connectés à un réseau local depuis le 1er avril 2026, ont reçu des messages d’information ou d’alerte restés sans suite.

Le dispositif vise aussi les téléphones non dédouanés activés de façon groupée par une même carte SIM après le 1er avril 2026 et qui n’ont pas fait l’objet d’une utilisation continue.

Le ministère des Finances assure par ailleurs que la collaboration des différents acteurs techniques nécessaires à la mise en œuvre du dispositif est acquise. Il salue notamment l’implication du ministère des Postes et Télécommunications, de l’Agence de régulation du secteur des télécommunications (ART), de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), ainsi que des opérateurs de téléphonie, notamment Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun.

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LE CIVISME FISCAL MIS À CONTRIBUTION

Le ministre des Finances compte désormais sur le civisme fiscal des usagers pour permettre l’achèvement de la réforme. Plusieurs moyens sont mis à leur disposition pour vérifier le statut de leurs appareils et procéder à leur régularisation.

Le code de consultation du numéro IMEI du téléphone est le *#06#. Le statut de l’appareil peut être vérifié sur la plateforme dédiée ou en appelant le numéro vert de la Direction générale des Douanes, le 8044. Les propriétaires de téléphones concernés peuvent également se rapprocher du bureau des Douanes le plus proche pour régulariser leur situation.

CAMCIS, LE PORTAIL DU DÉDOUANEMENT

La réforme s’appuie sur le système d’information douanier CAMCIS. Depuis le 25 mai 2026, Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun sont autorisés à bloquer les téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés au Cameroun et non répertoriés par la plateforme d’identification matérielle.

Une décision conjointe des ministres des Finances et des Postes et Télécommunications, signée le 25 mars 2026, fixe les modalités spécifiques de collecte des droits et taxes sur ces appareils. Les importateurs sont tenus de les déclarer aux services douaniers compétents via le portail externe du système d’information douanier CAMCIS lors du franchissement des frontières. Ils doivent ensuite s’acquitter des droits et taxes exigibles par les moyens de paiement autorisés.

La mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique a déjà généré des recettes. Plus d’un milliard de FCFA auraient ainsi été encaissés entre le 1er avril et le 29 juin 2026.

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UN MÉCANISME QUI SUSCITE DE L’INTÉRÊT

Le dispositif camerounais commence également à attirer l’attention à l’extérieur. Après le Tchad, d’autres pays africains et même d’autres continents manifesteraient un intérêt pour ce mécanisme électronique de collecte des droits et taxes sur les téléphones, tablettes et autres terminaux numériques importés.

Selon les explications du ministère des Finances, les téléphones portables, tablettes et terminaux numériques importés sont répartis en huit catégories. Leur valeur minimale varie selon le type d’appareil et ses caractéristiques. Le taux de liquidation des droits et taxes de douane est fixé à 33 % de la valeur correspondant à la catégorie concernée.

À partir du 1er septembre, le dispositif passera donc de la sensibilisation à la sanction effective. Pour les propriétaires d’appareils concernés, la régularisation devient la principale voie pour éviter la coupure d’accès aux réseaux de téléphonie mobile.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 25/08/2026

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