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L’histoire de la sélection de Côte d’Ivoire et ses joueurs les plus emblématiques

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L’histoire de la sélection de Côte d’Ivoire et ses joueurs les plus emblématiques
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La Fédération ivoirienne de football (FIF) est fondée en 1960, année où la Côte d’Ivoire entame son processus d’indépendance. Dès ses débuts, l’équipe nationale montre des signes prometteurs. En 1965, les Ivoiriens participent pour la première fois à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et atteignent une honorable troisième place. Ce succès est en partie dû à l’émergence de joueurs comme Eustache Manglé, co-meilleur buteur du tournoi. Pendant les deux décennies qui suivent, malgré des performances encourageantes, la sélection peine à confirmer son potentiel. Cependant, l’apparition de Laurent Pokou, l’un des meilleurs buteurs de l’histoire de la CAN, marque le retour de la Côte d’Ivoire au premier plan. Ses prouesses permettent à la Côte d’Ivoire de maintenir une place parmi les meilleures équipes africaines.

Le premier sacre de 1992

Malgré l’élan des premières années, les décennies 1970 et 1980 sont marquées par des désillusions. La Côte d’Ivoire connaît une série de défaites humiliantes, avec une dégringolade constante de ses performances sur la scène internationale. Les Éléphants peinent à se qualifier pour les phases finales des grandes compétitions. Cependant, en 1986, une lueur d’espoir apparaît avec une médaille de bronze à la CAN en Égypte, notamment grâce aux exploits d’Abdoulaye Traoré.

La consécration vient en 1992 avec une victoire historique lors de la CAN au Sénégal. Sous la direction de Martial Yeo, la Côte d’Ivoire bat le Ghana en finale lors d’une séance de tirs au but légendaire (11-10). Le gardien Alain Gouaméné entre dans l’histoire en stoppant le dernier tir ghanéen. Ce sacre marque la première grande victoire des Éléphants sur la scène africaine.

2005-2014 : L’âge d’Or des Éléphants

La période 2005-2014 est sans conteste l’âge d’or de la sélection ivoirienne. Les Éléphants se qualifient pour la première fois de leur histoire à la Coupe du Monde en 2006 et enchaînent deux autres participations en 2010 et 2014. Bien que les Ivoiriens échouent à franchir le premier tour, ces compétitions marquent l’entrée définitive de la Côte d’Ivoire dans le cercle fermé des grandes nations du football mondial. Lors de la CAN 2006, ils atteignent la finale, mais sont battus par l’Égypte aux tirs au but. Une nouvelle défaite en finale en 2012 face à la Zambie, également aux tirs au but, plonge les supporters dans le désespoir.

Durant cette période dorée, la Côte d’Ivoire va également connaître 3 participation à la Coupe du monde (2006, 2010, 2014), en sortant à chaque fois au premier tour de la compétition. Après moult échecs, c’est en 2015 que la Côte d’Ivoire, sous la direction d’Hervé Renard, remporte sa deuxième CAN, toujours aux dépens du Ghana et, comme en 1992, lors d’une séance de tirs au but mémorable. Yaya Touré et ses coéquipiers parviennent ainsi à offrir à la nation un trophée attendu depuis plus de deux décennies.

2023 : la victoire incroyable à la maison

Depuis leur second sacre en 2015, les Eléphants ont connu des années difficiles, marquées par des éliminations précoces à la CAN et des absences aux Coupes du monde 2018 et 2022. La CAN 2023 à domicile, est naturellement apparue comme l’occasion en or pour se réconcilier avec le public.

La victoire de la Côte d’Ivoire à la CAN 2023 restera dans les mémoires comme l’un des parcours les plus surprenants de l’histoire de ce tournoi. Après une phase de poules cauchemardesque avec notamment une lourde défaite 4-0 face à la Guinée Équatoriale et un revers 1-0 contre le Nigeria, les Ivoiriens ont néanmoins réussi à se qualifier de justesse comme quatrième meilleur troisième.

C’est en phase éliminatoire que tout a changé. Sous la houlette d’Emerse Faé, les Éléphants ont éliminé coup sur coup les grands favoris sénégalais en huitièmes, le Mali en quarts, puis la RDC en demi-finales. En finale, ils ont pris leur revanche sur le Nigeria pour couronner brillamment, un tournoi qui avait pourtant débuté sous de mauvais auspices.

Didier Drogba et Yaya Touré : les plus grandes icônes de l’histoire de la Côte d’Ivoire

L’histoire récente de la sélection ivoirienne est indissociable de deux légendes : Didier Drogba et Yaya Touré. Ces joueurs ont porté les Éléphants à des sommets inédits, et leur influence dépasse de loin les terrains de football.

Didier Drogba, né le 11 mars 1978 à Abidjan, est considéré comme l’un des plus grands attaquants africains de tous les temps. Après des débuts modestes en Côte d’Ivoire, Drogba quitte son pays pour poursuivre une carrière professionnelle en France. C’est à Chelsea, que l’Ivoirien devient une star mondiale. Il y remporte notamment la Ligue des Champions en 2012 contre le bayern, après avoir marqué le but égalisateur et transformé le tir au but décisif. Drogba est également le meilleur buteur de l’histoire de la sélection ivoirienne avec 63 buts en 112 sélections. Élu deux fois Ballon d’Or africain, c’est une icône vivante dans son pays.

Yaya Touré, né le 13 mai 1983 à Bouaké, a, quant à lui, dominé le football africain durant les années 2010. Quadruple Ballon d’Or africain (de 2011 à 2014), Yaya Touré est un milieu de terrain au physique imposant et à la technique fine. Il a vécu l’apogée de sa carrière à Manchester City, où il a aidé le club à remporter plusieurs titres dont deux Premier League. En 2015, il conduit en tant que capitaine, la Côte d’Ivoire vers la victoire en Coupe d’Afrique.

La Côte d’Ivoire au mondial 2014

Le top 10 des meilleurs buteurs de l’histoire de la Côte d’Ivoire en sélection nationale

  1. Didier Drogba
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 112
    • Buts : 63
    • Ratio : 0,68 but par match
    • Statut : Fin de carrière
  2. Gervinho
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 81
    • Buts : 23
    • Ratio : 0,28 but par match
    • Statut : Sans club
  3. Salomon Kalou
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 87
    • Buts : 23
    • Ratio : 0,26 but par match
    • Statut : Fin de carrière
  4. Yaya Touré
    • Poste : Milieu
    • Matchs : 101
    • Buts : 19
    • Ratio : 0,21 but par match
    • Statut : Fin de carrière
  5. Max Gradel
    • Poste : Milieu/Attaquant
    • Matchs : 109
    • Buts : 18
    • Ratio : 0,17 but par match
    • Statut : Actif (Amed SK)
  6. Wilfried Bony
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 56
    • Buts : 17
    • Ratio : 0,30 but par match
    • Statut : Sans club
  7. Laurent Pokou
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 16
    • Buts : 16
    • Ratio : 1,00 but par match
    • Statut : Fin de carrière (décédé en 2016)
  8. Aruna Dindane
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 48
    • Buts : 13
    • Ratio : 0,27 but par match
    • Statut : Fin de carrière
  9. Joël Tiéhi
    • Poste : Attaquant
    • Matchs : 17
    • Buts : 11
    • Ratio : 0,65 but par match
    • Statut : Fin de carrière
  10. Ibrahima Bakayoko
  • Poste : Attaquant
  • Matchs : 20
  • Buts : 11
  • Ratio : 0,55 but par match
  • Statut : Fin de carrière

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MÉDIAS : The Guardian Post célèbre ses 25 ans d’existence mouvementée

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MÉDIAS : The Guardian Post célèbre ses 25 ans d’existence mouvementée
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Lors d’une conférence de presse donnée à son siège à Yaoundé, le 16 octobre 2026, son directeur de publication et rédacteur en chef, Kristian NGAH Christian, a décliné les articulations de cette semaine de célébration du jubilé d’argent, qui se déroulera du 9 au 14 novembre 2026. Il a également présenté le parcours, en 25 ans, de cette entreprise de presse.

C’est un jubilé d’argent. 25 ans d’existence, ça se célèbre, surtout lorsqu’il s’agit d’une entreprise de presse écrite au Cameroun, dans un paysage médiatique caractérisé par l’incertitude, la rudesse, le manque de moyens financiers et l’imprévisibilité. The Guardian Post n’entend donc pas bouder ce plaisir de marquer un temps d’arrêt pour célébrer son quart de siècle de longue marche, à « donner une voix aux sans-voix, à demander des comptes aux autorités et à faire progresser la démocratie camerounaise », comme l’a relevé son directeur de publication et rédacteur en chef, Kristian NGAH Christian.

Le programme d’activités de cette semaine de célébration prévoit, du 9 au 14 novembre 2026, des ateliers thématiques et des classes de maître destinés aux jeunes journalistes de la presse écrite, afin de former la prochaine génération de reporters, ainsi qu’une journée portes ouvertes et de proximité communautaire, destinée à dialoguer directement avec les lecteurs, la société civile et les communautés locales. Également, une marche sportive pour promouvoir le bien-être et la fraternité entre les professionnels des médias, ainsi qu’une grande célébration du jubilé, le 14 novembre 2026, au Concord International Hotel, à Yaoundé.

D’UNE IDÉE NÉE D’UNE FRUSTRATION À UNE ENTREPRISE VIABLE

Tout est né d’un maigre budget de départ de 150 000 FCFA, dans la douleur et la frustration. La frustration d’un jeune reporter passionné, dont la candidature a été rejetée par le quotidien bilingue d’État, Cameroon Tribune. The Guardian Post, se vante son directeur de publication et rédacteur en chef, a connu une évolution remarquable : « D’un hebdomadaire à parution irrégulière, nous sommes passés à une publication bihebdomadaire, puis trihebdomadaire, avant de devenir un quotidien paraissant cinq jours par semaine en 2016, et finalement une publication paraissant six jours par semaine avec le lancement de The Guardian Post Sunday en 2022 ». Avant d’ajouter : « Aujourd’hui, nous avons la distinction d’être le seul journal à paraître sept jours sur sept, du lundi au dimanche, dans les sous-régions de la CEMAC et de la CEEAC, avec l’appui de The Guardian Post Sports et de The Guardian Post Magazine ».

Et surtout, « En 2018, nous sommes passés de la location de locaux dans le quartier TamTam à l’acquisition d’un terrain et à la construction de notre propre siège ultramoderne, ici à Efoulan Lac, où nous exerçons nos activités depuis 2019. Nous avons acquis des machines d’impression modernes. Nous exploitons désormais une imprimerie fonctionnant 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Nous sommes également passés de l’impression en noir et blanc à des unes et des quatrièmes de couverture entièrement en couleur. Nous disposons aussi d’un site web fonctionnel, sur lequel nos éditions électroniques sont également vendues ».

L’ÉPISODE DIFFICILE AVEC LE CNC

Comme le reconnaît Kristian NGAH Christian, « Notre parcours n’a pas été de tout repos. Nous avons fait face à de graves difficultés : sabotage, tensions financières, hameçonnage en ligne, fausses fabrications de unes et menaces de la part de personnes qui se sentaient défiées par notre ligne éditoriale audacieuse et modérée ».

Il n’oublie pas les sanctions du Conseil national de la communication (CNC). « Au cours de nos 25 années d’existence, nous n’oublierons jamais les sanctions controversées successives imposées par le Conseil national de la communication (CNC) en 2013. Nous avons été frappés d’une première suspension de deux mois, sans avoir eu le droit légal de nous défendre. À peine deux semaines après notre retour dans les kiosques, une deuxième suspension de trois mois nous a été infligée ; nous osons affirmer qu’elle était injuste. Oui, injuste, car, comme lors de la première suspension, nous n’avons jamais été convoqués pour une audition ».

Pourtant, « En 25 ans de journalisme sans peur, The Guardian Post n’a jamais été traîné devant les tribunaux pour diffamation ou injure. Notre crédibilité éprouvée au fil du temps explique les plus de 10 000 abonnés à nos versions électroniques, tandis que 80 % des 3 000 exemplaires imprimés du journal sont également achetés par des abonnés institutionnels et individuels », rappelle Kristian NGAH Christian.

Mais ces sanctions, dit-il, n’ont pas ébranlé la détermination de cette entreprise de presse à aller de l’avant. « Des dizaines d’employés et leurs familles ont vu leurs moyens de subsistance menacés. Pourtant, durant ces mois sombres, nous avons maintenu notre culture d’entreprise humaine et versé intégralement les salaires de notre personnel, sans jamais faillir. Malgré ces épreuves, The Guardian Post en est ressorti plus fort, en revenant dans les kiosques comme le tout premier quotidien anglophone du Cameroun », précise le DP.

« C’est cette détermination qui nous a également permis de briser les plafonds de verre aux niveaux national et international, en établissant des records qui nous placent à l’avant-garde du secteur des médias en Afrique centrale », conclut Kristian NGAH Christian.

Pour l’avenir, Kristian NGAH Christian pense que « The Guardian Post ne se reposera pas sur ses lauriers. Nous continuerons à viser toujours plus haut. Nous renforçons notre présence numérique sur toutes les plateformes de médias sociaux. Comme le résume notre devise : “Chéri par beaucoup, hanté par certains, lu par tous”, nous restons attachés à notre ligne éditoriale modérée, ainsi qu’à un journalisme équitable, équilibré et sans peur. Nous resterons un espace de débat et d’échange d’idées pour toutes les voix camerounaises, indépendamment de leur affiliation politique ou de leur statut social ».

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 19/10/2026

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Floride : un pêcheur de 71 ans tué par un alligator de près de 3,6 mètres

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Floride : un pêcheur de 71 ans tué par un alligator de près de 3,6 mètres
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Un après-midi de pêche a viré au drame en Floride. Vendredi 16 octobre 2026, un homme de 71 ans a perdu la vie après avoir été attaqué par un alligator alors qu’il se trouvait au bord d’un étang près du lac Apopka, à Winter Garden, dans le centre de l’État américain.

Selon les informations rapportées par CBS News, la victime, identifiée par les autorités comme Steven Hamilton, pêchait dans le parc Dr. Bradford Memorial Park, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d’Orlando, lorsque le reptile s’est approché de la rive.

L’alligator a entraîné le pêcheur dans l’eau

L’attaque s’est produite vers 17 heures, heure locale. D’après la police de Winter Garden, l’alligator, qui mesurait près de 3,6 mètres, a saisi le septuagénaire avant de le tirer dans l’eau.

Les secours sont rapidement intervenus, mais la présence d’autres alligators dans le secteur a compliqué les opérations. Le corps de Steven Hamilton a finalement été retrouvé environ deux heures après l’attaque, selon les informations communiquées par les autorités locales à des médias américains.

Le capitaine de police Michael Mason a rappelé que la présence de ces reptiles n’avait rien d’exceptionnel dans cette zone. « Le lac Apopka abrite beaucoup d’alligators », a-t-il expliqué à des journalistes, cité par CBS News.

Le reptile responsable a été capturé puis tué

Après le drame, des spécialistes sont intervenus pour capturer l’animal impliqué. La Commission de conservation des poissons et de la faune de Floride (FWC) a indiqué qu’un alligator mesurant environ 3,6 mètres avait été retiré du secteur.

Les autorités ont appelé les habitants et les visiteurs à rester vigilants à proximité des plans d’eau. Michael Mason a notamment insisté sur la nécessité de respecter la faune locale et de garder ses distances, même lorsqu’un animal semble calme.

En Floride, les alligators sont présents dans de nombreux lacs, rivières et zones humides. Les rencontres avec ces reptiles sont courantes dans certaines régions, mais les attaques mortelles restent rares au regard de leur présence dans l’État.

Une deuxième attaque mortelle recensée en Floride en 2026

Le décès de Steven Hamilton est survenu quelques mois après une autre attaque mortelle. En juin 2026, une femme de 31 ans, Brittany Clark, a été tuée par un alligator près d’Oviedo, dans la région d’Orlando, alors qu’elle se trouvait dans une rivière.

Selon l’Associated Press, ces deux décès relancent les interrogations sur la sécurité des personnes qui fréquentent les espaces naturels de Floride. Les autorités recommandent notamment de ne pas s’approcher des alligators et de ne pas les nourrir.

La police de Winter Garden et les services de la faune poursuivent leurs démarches autour de l’attaque survenue au parc Dr. Bradford Memorial Park.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

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Yaoundé : les REDY veulent doter le théâtre africain d’une charte du métier

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Yaoundé : les REDY veulent doter le théâtre africain d’une charte du métier
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Yaoundé accueille du lundi 16 au Samedi 21 novembre 2026 la première édition des Rencontres Dramaturgiques de Yaoundé (REDY). Organisée par la compagnie Rouge, l’évènement se tient sur six jours dans trois lieux culturels : A(fro)Topos Cultural Lab de Pie Claude NGUMU, Kamerun Haus – La Maison Des Cultures et au Musée Ethnographique des Peuples de la Foret. Cette manifestation réunit des professionnel.le.s du théâtre venu(e)s d4Afrique et d’Europe avec un objectif : définir ensemble comment le métier doit fonctionner.

Au terme d’une semaine de rencontres et de débats, la première version de la charte africaine du théâtre doit être lue et signée le samedi 21 novembre. Le comité d’organisation la présente comme «un référentiel professionnel volontaire» que pourront signer des artistes, des compagnies, des lieux, des festivals ou des écoles. Elle ne créera pas, à elle seule d’obligations juridiques pour les Etats, précise Becky BEH Mpala «Nous proposons un début : honnête sur ses limites, ouvert à la critique» directrice de la compagnie rouge et promotrice des REDY.

Etats des lieux : un théâtre qui vit « sans réels soutien de nos états »

Le thème de cette édition «les dramaturgies de la persévérance» part d’un constat que formule la promotrice des REDY « Le théâtre est un art qui déborde d’énergie, de créativité et de force, mais qui demeure confronté à un manque criant de soutien. Malgré sa richesse et sa capacité à réunir plusieurs disciplines artistiques, il reste encore trop souvent le parent pauvre du secteur culturel. Sa pratique exige pourtant des moyens importants, de la création à la production, en passant par la diffusion et la circulation des œuvres.Pour vivre pleinement, le théâtre doit pouvoir bénéficier de financements à la hauteur de ses ambitions, mais aussi de mécanismes de soutien pensés depuis le continent africain et mobilisés au profit de ses artistes. Il en va de la pérennité de nos pratiques, de la reconnaissance de nos imaginaires et de notre capacité à faire entendre nos propres voix ».

Aujourd’hui la plupart des pièces de théâtre, des professionnel.le.s qui circulent c’est parce qu’elle ajoute « on a plus de facilité à obtenir des financements internationaux que locaux ». Une réalité qui conditionne les pratiques du métier, ses esthétiques, ses problematiques et les conditions de vie de ses acteurs(trices). Il est urgent pour les artistes de trouver « des formules pour pourvoir se financer ici, de manière locale » nous révèle-t-elle et d’interesser des publics qui ne sont plus habitués au theatre. L’enjeu, dit-elle est «Soutenir le théâtre africain, c’est aussi défendre notre souveraineté culturelle et nous donner les moyens de raconter nous-mêmes nos histoires, selon nos réalités, nos sensibilités et nos visions du monde » conclut-elle. Pour aborder les questions cruciales, les experts vont chacun intervenir sur des problématiques précises notamment : états des lieux du théâtre en Afrique et liberté de création, la diversité linguistique, dignité et conditions de travail, production, collaboration internationales et mobilité, éducation et transmission, écritures, esthétiques, gouvernance et politique culturelle, théâtre environnemental, digital et IA. Les débats s’ouvriront chaque jour et des résolutions consignées chaque soir sur chaque thématique.

Des acteurs et actrices culturel.le.s de six pays attendus

Les Rencontres d’échanges et de dialogue (REDY) réuniront des professionnels du théâtre venus de six pays. Parmi les invités annoncés figurent Aristide Tarnagda (Burkina Faso), directeur des Récréâtrales ; Abdon Fortuné Koumba (République du Congo), à la tête du festival Dol’En Scène ; Freddy Sabimbona (Burundi), directeur du festival Buja Sans Tabou ; Jeanne Diama (Mali), dramaturge et comédienne, qui abordera les écritures féminines ; ainsi que l’Allemande Yohanna Yassira Kluhs, dramaturge, curatrice et productrice.

Le Cameroun sera représenté par Martin Ambarra, metteur en scène et directeur artistique du laboratoire de théâtre OTHNI ; Junior Esseba, président du Centre camerounais de l’Institut international du théâtre-Unesco ; Hermine Yollo, directrice de la compagnie Ngoti, récompensée en 2026 par le Prix RFI Théâtre pour son œuvre Ima Maryam : le jugement de Marie; Landry Nguetsa , Metteurs en scène, directeur de la Compagnie EMINTHA.

Une programmation prolongée par la musique et l’artisanat

En marge des rencontres professionnelles, le REDY Village proposera, en soirée, des moments de partage autour de la musique live et de repas conviviaux. L’objectif est aussi de permettre aux participants de se retrouver dans un cadre moins formel. Des spectacles, JAM sont annoncés tous les soirs avant le grand concert de clôture prévu le samedi.

Du 16 au 21 novembre, une foire artisanale et gastronomique viendra compléter le programme. Elle offrira aux visiteurs, notamment étrangers, l’occasion de découvrir les produits, les créations et les spécialités culinaires du Cameroun. Les artisans, créateurs et restaurateurs intéressés peuvent réserver un stand de 3 m × 3 m dès à présent.

Participation ouverte en ligne, accréditations jusqu’au 10 novembre

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire en ligne à l’aide d’un formulaire permettant également de sélectionner les rencontres auxquelles elles souhaitent prendre part. Les REDY se veulent accessibles à tous.toutes les professionnel.le.s qui peuvent contribuer via un formulaire à remplir en ligne comme à toute personne désireuse d’écouter, d’échanger ou de rencontrer des acteurs culturels, notamment des figures expérimentées du secteur.

Les médias et les partenaires disposent, quant à eux, jusqu’au 10 novembre 2026 pour solliciter une accréditation. La Compagnie Rouge, organisatrice de l’événement, reste également à la recherche de soutiens pour accompagner cette initiative. « On a besoin des partenaires », rappelle sa directrice.

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