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Julius Nyih se lève après l'arrestation d'Ayaba Cho et promet la continuité

Julius Nyiawung (Nyih) a pris la direction de l'Ambazonia Governing Council (AGOVC), la branche politique des Ambazonia Defence Forces (ADF), un groupe séparatiste impliqué dans la lutte armée pour l'indépendance dans les régions anglophones du Cameroun. L'ascension de Nyih fait suite à l'arrestation et à la détention d'Ayaba Cho Lucas, qui dirigeait l'organisation depuis sa création.
Les autorités norvégiennes ont annoncé l'arrestation d'Ayaba Cho, mercredi 25 septembre, citant des allégations d'incitation à commettre des crimes contre l'humanité.
Dans un discours prononcé tard dans la soirée devant ses partisans, Julius Nyih, ancien vice-président de l'AGOVC, a confirmé l'arrestation d'Ayaba Cho et a annoncé qu'il avait été choisi pour agir en tant que leader par intérim jusqu'à la libération d'Ayaba.
« La guerre dans les deux régions du Cameroun continue », a souligné Nyih. Il a assuré à ses partisans qu'un plan de succession avait été activé : « Au cours des dernières 24 heures, l'AGOVC a mis en œuvre le plan stratégique de continuité et de succession », a-t-il déclaré en se déclarant nouveau leader.
Nyih a salué la résilience des membres de l'AGOVC pendant cette période d'incertitude. “J'applaudis tous les dirigeants, chefs de projets, combattants et sympathisants de l'AGOVC qui ont gardé leur sang-froid, leur résilience et leur respect des règles et statuts régissant la continuité et la succession pendant cette courte période d'indisponibilité du leader”, a-t-il déclaré.
Ayaba Cho n'est pas seulement la cible
Nyih a révélé qu'Ayaba Cho n'était pas la seule militante de l'AGOVC ciblée. Selon lui, d'autres membres de l'organisation basés aux États-Unis ont également été interrogés par les autorités, même si Ayaba a été le seul à être arrêté.
« Votre leader a été emmené pour être interrogé et présenté à un juge pour incitation présumée à des violations du droit international humanitaire », a déclaré Nyih, ajoutant : « D'autres camarades interrogés aux États-Unis ont depuis été libérés. »
Arrestations répétées
Ce n’est pas la première fois que des militants séparatistes sont confrontés à des contestations judiciaires en lien avec le conflit en cours au Cameroun.
Nyih a souligné que des militants ambazoniens avaient déjà été interrogés par les autorités, citant sa propre expérience il y a trois ans lorsque la police irlandaise était venue chez lui. «Cela s'est produit il y a trois ans, lorsque j'ai reçu la visite de la police dans ma résidence irlandaise. Des ambazoniens ont été arrêtés dans divers pays, dont les États-Unis, à cause de la guerre que nous a déclarée la République du Cameroun », a-t-il noté.
Responsable du gouvernement camerounais
Nyih a accusé le gouvernement camerounais d'avoir orchestré l'arrestation d'Ayaba. Bien que les autorités de Yaoundé soient restées silencieuses sur la question, il a déclaré : « Nous connaissons l'origine de ces mandats d'arrêt et de perquisition. Ils viennent d’un régime mourant qui occupe nos terres.
Nyih pense que l’AGOVC est ciblée en raison de son succès à mobiliser un soutien pour un récent confinement de deux semaines dans les régions anglophones. « L’AGOVC est la cible d’une décapitation en raison du soutien massif que Ground Zero a apporté au récent confinement de deux semaines », a-t-il affirmé.
Poursuivre la mission d'Ayaba
Malgré la détention d'Ayaba Cho, Nyih s'est engagé à continuer de diriger l'AGOVC et sa branche armée, les ADF, dans leur lutte pour l'indépendance.
« J'ai des nouvelles pour le Cameroun. Vous pouvez arrêter tous les Ambazoniens, mais la guerre continuera jusqu'à ce que nous soyons libres », a déclaré Nyih.
Il a averti que d'autres arrestations pourraient suivre, mais a réaffirmé l'engagement du mouvement à sa cause : « Nous avons signé pour libérer l'Ambazonie, et le Cameroun doit comprendre que c'est cette génération qui mettra fin à son occupation et à sa calamité en Ambazonie. »
Julius Nyih est allé plus loin en déclarant : « Comme le Cameroun a été vaincu dans la guerre, il montre les signes d'un régime mourant. »
Sans se laisser décourager par les événements récents, il s'est engagé à soutenir les activités militaires des ADF : « Nous sommes prêts à poursuivre nos actions offensives et défensives sur le terrain », a-t-il déclaré, soulignant que les ADF opèrent « dans le strict respect du droit international humanitaire ».
La transition à la tête de l'AGOVC arrive à un moment critique pour le mouvement, mais Nyih est déterminé à poursuivre sa quête de l'indépendance de l'Ambazonie.
Mimi Méfo Infos
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Formation professionnelle : Environ 3 000 jeunes accompagnés grâce à la Banque mondiale dans 3 secteurs

Les bénéficiaires ont suivi des formations certifiantes de trois à six mois au sein des centres privés partenaire du ministère de la Jeunesse dans des métiers répondant aux besoins du marché du travail.
Avec l’appui de la Banque mondiale, l’objectif de départ pour le gouvernement était d’accueillir 1 000 jeunes Cameroun en quête de renforcement de capacités dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’enseignement secondaire et des compétences pour la croissance et l’emploi (Padesce). Mais, face à la forte demande (11 221 candidatures), l’institution financière, partenaire dudit projet a porté le nombre de bénéficiaires à 2 914 jeunes.
Selon le bilan du projet récemment fait à Yaoundé par le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) par intérim, Mounouna Foutsou, l’on apprend que ces jeunes ont été outillés dans trois secteurs prioritaires : le numérique (943 jeunes) ; la conduite d’engins lourds (1 400 jeunes) et la soudure industrielle (571 jeunes).
Ces derniers ont bénéficié des dons couvrant les frais de formation, l’assurance, les équipements de protection individuelle, le petit équipement professionnel et les frais d’évaluation certificative.
Au cours du 1er semestre 2026, le membre du gouvernement a également fait savoir que 5 843 travailleurs parmi lesquels 4 188 issus de l’économie sociale et du secteur informel ont bénéficié d’une formation continue dans le numérique, le BTP, l’énergie et l’agro-industrie.
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Le Cameroun bloque l’accès aux réseaux dès le 1er septembre 2026

La période de sensibilisation touche à sa fin. À compter du 1er septembre 2026, les téléphones non dédouanés pourront être bloqués sur l’ensemble des réseaux de téléphonie opérant au Cameroun. Le ministère des Finances invite les propriétaires concernés à régulariser leur situation avant l’entrée en vigueur effective du dispositif.
La réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane entre ainsi dans sa phase finale. Dans un communiqué daté du 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, indique que le dispositif prévu par l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023 prévoit le blocage de l’accès des téléphones non dédouanés à tous les réseaux des sociétés de téléphonie opérant au Cameroun à partir du mardi 1er septembre 2026.
Le Minfi dit avoir constaté que certains propriétaires de téléphones non dédouanés, pourtant informés ou alertés sur le statut de leurs appareils, tardent encore à se rapprocher des services douaniers pour régulariser leur situation. Louis Paul Motaze les invite donc à « saisir diligemment tout bureau des Douanes ».
QUELS TÉLÉPHONES SONT CONCERNÉS ?
Le blocage concernera notamment les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local de communication. Sont également concernés les appareils non dédouanés qui, après s’être connectés à un réseau local depuis le 1er avril 2026, ont reçu des messages d’information ou d’alerte restés sans suite.
Le dispositif vise aussi les téléphones non dédouanés activés de façon groupée par une même carte SIM après le 1er avril 2026 et qui n’ont pas fait l’objet d’une utilisation continue.
Le ministère des Finances assure par ailleurs que la collaboration des différents acteurs techniques nécessaires à la mise en œuvre du dispositif est acquise. Il salue notamment l’implication du ministère des Postes et Télécommunications, de l’Agence de régulation du secteur des télécommunications (ART), de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), ainsi que des opérateurs de téléphonie, notamment Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun.
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LE CIVISME FISCAL MIS À CONTRIBUTION
Le ministre des Finances compte désormais sur le civisme fiscal des usagers pour permettre l’achèvement de la réforme. Plusieurs moyens sont mis à leur disposition pour vérifier le statut de leurs appareils et procéder à leur régularisation.
Le code de consultation du numéro IMEI du téléphone est le *#06#. Le statut de l’appareil peut être vérifié sur la plateforme dédiée ou en appelant le numéro vert de la Direction générale des Douanes, le 8044. Les propriétaires de téléphones concernés peuvent également se rapprocher du bureau des Douanes le plus proche pour régulariser leur situation.
CAMCIS, LE PORTAIL DU DÉDOUANEMENT
La réforme s’appuie sur le système d’information douanier CAMCIS. Depuis le 25 mai 2026, Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun sont autorisés à bloquer les téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés au Cameroun et non répertoriés par la plateforme d’identification matérielle.
Une décision conjointe des ministres des Finances et des Postes et Télécommunications, signée le 25 mars 2026, fixe les modalités spécifiques de collecte des droits et taxes sur ces appareils. Les importateurs sont tenus de les déclarer aux services douaniers compétents via le portail externe du système d’information douanier CAMCIS lors du franchissement des frontières. Ils doivent ensuite s’acquitter des droits et taxes exigibles par les moyens de paiement autorisés.
La mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique a déjà généré des recettes. Plus d’un milliard de FCFA auraient ainsi été encaissés entre le 1er avril et le 29 juin 2026.
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UN MÉCANISME QUI SUSCITE DE L’INTÉRÊT
Le dispositif camerounais commence également à attirer l’attention à l’extérieur. Après le Tchad, d’autres pays africains et même d’autres continents manifesteraient un intérêt pour ce mécanisme électronique de collecte des droits et taxes sur les téléphones, tablettes et autres terminaux numériques importés.
Selon les explications du ministère des Finances, les téléphones portables, tablettes et terminaux numériques importés sont répartis en huit catégories. Leur valeur minimale varie selon le type d’appareil et ses caractéristiques. Le taux de liquidation des droits et taxes de douane est fixé à 33 % de la valeur correspondant à la catégorie concernée.
À partir du 1er septembre, le dispositif passera donc de la sensibilisation à la sanction effective. Pour les propriétaires d’appareils concernés, la régularisation devient la principale voie pour éviter la coupure d’accès aux réseaux de téléphonie mobile.
Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 25/08/2026
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SODECOTON : 223 milliards FCFA de chiffre d’affaires et 394 000 tonnes de coton

La Société de développement du coton (Sodecoton) reste dans le haut du tableau des entreprises publiques camerounaises. Un arrêté du ministre des Finances, signé le 13 août 2026, la reconduit dans la Première Catégorie, à l’issue de l’évaluation de ses performances sur la période 2022-2024. Le classement prend notamment en compte les résultats financiers, les performances opérationnelles et les standards de gouvernance. Pour la Sodecoton, ce maintien traduit la solidité des résultats enregistrés sur la période et confirme le poids de l’entreprise dans l’économie camerounaise.
Les chiffres donnent une première mesure de cette performance. Sur la période examinée, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 223 milliards de FCFA. Ses fonds propres consolidés ont dépassé 21,5 milliards de FCFA, tandis que la production de coton-graine a atteint près de 394 000 tonnes. Dans les usines d’égrenage, le rendement a dépassé 95 %. Ces indicateurs montrent la capacité de l’entreprise à faire fonctionner ensemble ses activités agricoles et industrielles.
Depuis 2016, le pari de la modernisation
Ces résultats s’inscrivent dans une politique engagée depuis 2016 par la direction générale conduite par Mohamadou Bayero Bounou, autour de trois axes : le redressement, la modernisation et le développement de la production. L’entreprise a travaillé sur plusieurs maillons de son activité, notamment l’amélioration des performances de ses unités industrielles, la sécurisation des approvisionnements et l’accompagnement des producteurs.
Cette approche répond à une contrainte structurelle. Les capacités industrielles ne peuvent progresser durablement sans une production agricole suffisante. À l’inverse, une hausse de la production de coton-graine exige un outil industriel capable de suivre le rythme. La Sodecoton a donc cherché à rapprocher les deux bouts de la chaîne. L’amélioration de la productivité dans les exploitations alimente les usines, tandis que la modernisation de ces dernières permet de traiter la production avec un rendement supérieur à 95 %.
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Une chaîne de valeur intégrée
Le modèle économique de la Sodecoton repose également sur l’intégration de plusieurs maillons de la chaîne de valeur. L’entreprise intervient depuis la production dans les exploitations agricoles jusqu’à la transformation industrielle et la commercialisation de produits dérivés. Cette organisation lui permet de maîtriser plusieurs étapes du circuit et de faciliter la recherche de débouchés pour la production.
La valorisation locale occupe également une place dans cette stratégie. Les huiles commercialisées sous la marque Diamaor en constituent une illustration. La Sodecoton ne se limite donc pas à la production et à l’égrenage du coton. Elle cherche aussi à tirer davantage de valeur des produits issus de la filière. Cette intégration réduit la distance entre les performances agricoles et les résultats industriels, en offrant à la production des agriculteurs un débouché dans un dispositif industriel déjà structuré.
La productivité au cœur du modèle
Avec près de 394 000 tonnes de coton-graine produites entre 2022 et 2024, la Sodecoton dispose d’un volume qui soutient son activité industrielle. Mais le volume seul ne suffit pas. L’entreprise doit maintenir la régularité de ses approvisionnements et continuer à améliorer la productivité des exploitations. C’est pourquoi l’accompagnement des producteurs constitue un autre volet du dispositif mis en place depuis 2016.
La Sodecoton s’appuie ainsi sur un vaste réseau de producteurs. Plus de 150 000 sont concernés par l’activité de l’entreprise. Leur production alimente directement la chaîne industrielle et commerciale. Cette relation donne à la performance de la société une portée qui dépasse son propre bilan. Dans le Grand Nord, les revenus tirés du coton alimentent de nombreuses économies familiales. L’activité soutient également l’emploi et plusieurs métiers liés au transport, au commerce et aux services autour de la filière.
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Le défi de consolider les acquis
Le maintien dans la Première Catégorie constitue un indicateur favorable pour la Sodecoton. Il intervient cependant dans un contexte où les entreprises publiques doivent améliorer leur efficacité et leur contribution à l’économie nationale. Pour la société cotonnière, l’enjeu consiste désormais à maintenir les performances qui ont permis ce classement.
La productivité agricole devra continuer à progresser, l’outil industriel rester performant et la chaîne logistique assurer l’acheminement régulier de la production. La sécurisation des approvisionnements restera également déterminante, puisqu’elle conditionne directement le fonctionnement des usines et la capacité de l’entreprise à transformer les volumes produits par les agriculteurs.
Le modèle mis en place depuis 2016 repose donc sur un équilibre entre agriculture, industrie et commercialisation. Les résultats de la période 2022-2024 montrent que cet équilibre produit des effets mesurables. Avec plus de 223 milliards de FCFA de chiffre d’affaires, plus de 21,5 milliards de FCFA de fonds propres consolidés, près de 394 000 tonnes de coton-graine et un rendement industriel supérieur à 95 %, la Sodecoton dispose d’indicateurs qui expliquent son maintien dans la Première Catégorie. Son principal défi sera désormais de transformer ces performances en acquis durables pour l’entreprise et pour les plus de 150 000 producteurs qui dépendent directement de la filière dans le Grand Nord.
Par Fabrice BELOKO
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