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un marabout tué par le père d'un enfant qu'il tentait de soigner

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un marabout tué par le père d'un enfant qu'il tentait de soigner
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La scène macabre s'est produite au quartier Aviation le week-end dernier. La marabout Bouba Oumar a été roué de coups de poignards par le mari d'une dame dont il tentait de soigner le bébé.

Le corps du marabout Bouba a été découvert le week-end dernier gisant dans le sang en pleine rue et devant la clôture d'une maison. Choqués par l'horreur de la dépouille, les populations ont alerté la radio communale de Batouri. A son tour, la radio a contacté le commandant de la brigade territoriale. Ce dernier s'est rendu sur les lieux en compagnie de son équipe.

Selon les témoignages, Bouba aurait été tué lors d'une bagarre dans la maison de dame Hadiza dont il était parti soigner le fils. Devant les enquêteurs, dame Hadiza a expliqué qu'elle avait fait appel au tradipraticien Bouba Oumar pour soigner son bébé de 5 mois, malade. Elle affirme que son époux a surpris Bouba Oumar à son arrivée et l'a poignardé à mort avant que celui-ci n'entre dans la maison.

Faux selon plusieurs voisins ayant vécu la scène. Ils affirment que Bouba Oumar a été tué dans la maison de dame Hadiza et que le corps a été traîné jusqu'au bord de la chaussée par dame Hadiza.

Une enquête a été ouverte à la brigade territoriale de Batouri, pour déterminer les responsabilités et retrouver le meurtrier ainsi que ses éventuels complices de l'homme de la quarantaine.

Albert Atangana

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Lions indomptables : rentrée des classes à Garoua

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Lions indomptables : rentrée des classes à Garoua
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Les Lions indomptables ont entament la campagne éliminatoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 ce jeudi à Garoua, par un match contre les Comores. A cet effet, les 26 joueurs convoqués par David Pagou regagnent progressivement leur tanière de l’hôtel Hilton ce lundi. Entre dimanche et lundi, 16 des joueurs étaient déjà dans le groupe hier et ont entamé quelques exercices dans les infrastructures de l’hôtel. Il s’agit notamment d’une séance de stretching sur le court de tennis, afin de délier les muscles après de longs voyages. Dans l’après-midi, une première sortie grandeur nature sur le stade de Ngoa-Ekelle, couramment appelé Stade militaire. Le groupe qui devrait être complet aujourd’hui, s’envolera pour Garoua, capitale de la région du Nord.

Pour cette fenêtre internationale, trois rencontres sont au menu du regroupement des Lions indomptables. Ce 24 septembre, le Cameroun affronte les Comores. Un adversaire que le pays d’accueil connaît déjà, pour l’avoir rencontré ces dernières années, dont lors de la CAN 2021 à Yaoundé. Les Cœlacanthes ont déjà posé leurs valises à Yaoundé depuis hier. La conférence de presse d’avant-match est prévue demain soir dans l’antre du stade Roumde Adjia de Garoua. Cinq jours plus tard, les Lions indomptables affronteront les Diables rouges du Congo, à Brazzaville.

Les 26 de David Pagou

Après ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires de la Can 2027, les Lions indomptables fermeront la fenêtre Fifa par un match amical contre les Eléphants de Côte d’ivoire. Un match qui a priori n’aura rien d’amical entre deux sélections sœurs qui rivalisent traditionnellement à travers leurs supporters et leurs peuples. Le duel Eto’o-Drogba des années 2000 a cédé la place au duel des « belles-familles ». L’épouse de Samuel Eto’o étant de nationalité ivoirienne. Mais de façon plus sportive, ces deux nations savent se tutoyer au fil des générations de joueurs. Toutes les deux sélections sont en phase de reconstruction. Rendez-vous le 3 octobre pour cet autre duel.

Les activités du match ici

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Note de lecture critique du Rapport Pays 2026 de la BAD : un ton de résilience qui masque la misère sociale au Cameroun

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Note de lecture critique du Rapport Pays 2026 de la BAD : un ton de résilience qui masque la misère sociale au Cameroun
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Par Louis Marie Kakdeu

Le Groupe de la Banque Africaine de Développement vient de publier son rapport pays sur le Cameroun qui tient sur 57 pages et se subdivise en 3 chapitres. Comme toujours, la part du citoyen ordinaire se résume à la « résilience » et je fais cette note critique pour relever les contradictions du rapport sur la base des données fournies.

1. Un narratif institutionnel à nuancer

Le rapport affiche un ton de résilience assez constant (« l’économie camerounaise continue de faire preuve d’une résilience remarquable ») qui mérite d’être interrogé, pour plusieurs raisons :

* Position de juge et partie. La BAD est à la fois auteur du diagnostic et créancier/partenaire opérationnel (PAGFIP, zone industrielle de Kribi, garanties partielles). Les sections « Actions possibles à engager par la Banque » s’insèrent directement dans l’analyse des risques, ce qui tend à orienter le diagnostic vers la justification de ses propres instruments plutôt que vers une évaluation strictement indépendante.

* Le contexte politique est traité en une seule page introductive (report des législatives et municipales « au vu de certaines contraintes impérieuses », prorogation des mandats, création d’un poste de vice-président), sans que son impact sur la crédibilité budgétaire, la gouvernance des marchés publics ou la confiance des investisseurs ne soit réellement intégré dans l’analyse des risques du Chapitre 1.

2. Une soutenabilité de la dette affirmée mais, fragile dans le détail

Le rapport qualifie la dette de « soutenable » (39,4% du PIB, bien en deçà du plafond CEMAC de 70%), mais les données qu’il fournit lui-même racontent une autre histoire :

* Risque de surendettement élevé reconnu explicitement (avril 2026), lié à un problème de liquidité plus que de solvabilité, c’est-à-dire un risque de court terme sur le service de la dette, pas seulement sur le stock.

* Service de la dette : 23,8% du budget en 2025 (contre 21,6% en 2024) et 40,1% des recettes fiscales. La dette intérieure, plus chère (3,5% contre 2,4% pour l’extérieure) et à maturité plus courte (5,5 ans contre 7,6 ans), prend une place croissante (33,2% du total en 2025 contre 28,5% en 2020), ce qui constitue un profil de refinancement de plus en plus tendu.

* Accumulation d’arriérés de paiement, admise sans quantification précise.

* Le rapport souligne lui-même, via la Figure 6, qu’entre 2021 et 2023 le Cameroun a dépensé plus pour le service des intérêts de la dette que pour la santé publique. C’est un indicateur d’arbitrage budgétaire déjà défavorable au social, avant même la dégradation de 2025-2026.

3. Mise en perspective régionale (CEMAC)

Le Cameroun se présente comme la « plus grande puissance économique de la CEMAC » (50% du PIB régional, 50% des réserves de change communautaires), ce qui en fait un acteur systémique pour toute la zone ; ses difficultés budgétaires et son statut sur la liste grise du GAFI (depuis juin 2024) pèsent donc sur la crédibilité financière régionale dans son ensemble, via la BEAC et la COBAC.

Le Cameroun est donc à la fois le pilier et le maillon vulnérable de l’architecture financière CEMAC, ce que le rapport documente sans vraiment en tirer les implications systémiques pour la sous-région.

4. Les limites pour les dépenses sociales : le cœur du problème

C’est ici que les contradictions du rapport sont les plus significatives, car le narratif de « résilience » macroéconomique masque un espace budgétaire social structurellement comprimé :

1. L’effet d’éviction par le service de la dette. Avec 23,8% du budget et 40,1% des recettes fiscales absorbés par le service de la dette, et des paiements d’intérêts qui ont dépassé les dépenses de santé sur 2021-2023, la marge disponible pour l’éducation, la santé et la protection sociale se réduit mécaniquement, indépendamment des intentions affichées.

2. Une assiette fiscale trop étroite pour financer l’action publique. Avec 13,3% du PIB de recettes fiscales (contre un plancher régional de 17%) et une élasticité fiscale inférieure à 1 (0,99), les recettes croissent plus lentement que l’économie elle-même ; la capacité de financer durablement les dépenses sociales ne progresse donc pas au même rythme que les besoins démographiques.

3. Un secteur informel qui échappe presque totalement à la fiscalité (49,2% du PIB, 86,6% des emplois, mais moins de 5% des recettes fiscales), ce qui signifie que la majorité de la population active reste hors du système contributif (fiscal et social), avec seulement 26,5% des travailleurs informels couverts par une assurance volontaire.

4. Des dispositifs sociaux à l’échelle dérisoire face à l’ampleur de la pauvreté. Le rapport se félicite que 199 997 ménages pauvres aient bénéficié de transferts et 15 300 jeunes entrepreneurs d’un accompagnement ; ce sont des chiffres à mettre en regard des quelque 5,8 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (19,5% de 29,9 millions d’habitants). L’écart d’échelle est considérable.

5. Une croissance par habitant structurellement insuffisante. Le rapport reconnaît lui-même que la croissance du PIB réel par habitant (1,1% en 2025, projetée à 1,5-1,6% en 2026-2027) reste très en-deçà du seuil de 3,5% jugé nécessaire pour réduire durablement pauvreté et inégalités ; c’est un aveu qui contredit le ton globalement optimiste des perspectives.

6. Des inégalités territoriales extrêmes non traitées : 18,6% de pauvreté extrême en milieu rural contre 0,9% en milieu urbain ; c’est un différentiel qui interroge la pertinence des instruments de ciblage actuels, et que le rapport mentionne sans l’analyser.

7. Un gap d’efficience des investissements publics de 50% : indépendamment du niveau des ressources mobilisées, la moitié des dépenses d’investissement ne se traduit pas en capital productif, ce qui signifie que même une hausse des recettes ne garantirait pas une amélioration proportionnelle des services sociaux sans réforme de la gestion de la dépense.

8. L’absence de Compte unique du Trésor et la non-publication des états financiers des entreprises publiques traduisent des fuites et un manque de traçabilité qui peuvent réduisent l’efficacité de chaque franc CFA alloué au social.

Le rapport documente correctement, dans son propre corps de données, une situation où le service de la dette et l’inefficience de la dépense publique contraignent structurellement l’espace budgétaire social, alors même que son message de synthèse met l’accent sur la « résilience » et la mobilisation de capitaux pour la « transformation structurelle ».

La dimension sociale (pauvreté, inégalités, protection sociale) est traitée comme une conséquence dérivée de la croissance plutôt que comme un axe de politique publique à part entière alors que les données mêmes du rapport (Figure 6 notamment) montrent que l’arbitrage entre dette et social est déjà défavorable à ce dernier depuis plusieurs années.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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GAZ DOMESTIQUE : Le départ du Hilli Episeyo creuse durablement le déficit de l’offre au Cameroun

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GAZ DOMESTIQUE : Le départ du Hilli Episeyo creuse durablement le déficit de l’offre au Cameroun
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L’arrêt de la production de gaz à Bipaga, près de Kribi, avec le départ du Cameroun de l’unité flottante Hilli Episeyo, a réduit la production nationale d’environ 2 000 tonnes métriques par mois. Et c’est déjà l’une des causes principales de la pénurie actuelle de ce produit de grande consommation. Surtout que les capacités de stockage de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) sont insuffisantes pour couvrir les besoins actuels du marché camerounais en gaz domestique, qui ont bondi de 15 %.

L’on a pourtant semblé minimiser l’impact du départ du Cameroun de l’unité flottante Hilli Episeyo du centre de traitement de gaz de Bipaga, dans la région du Sud, sur la disponibilité du gaz au Cameroun. La Société nationale des hydrocarbures (SNH) avait même indiqué en juillet 2026 que Bipaga devait continuer à produire environ 30 000 tonnes de GPL par an, malgré la fin de l’exploitation de l’unité flottante Hilli Episeyo.

Cette capacité reste pourtant très inférieure aux 150 420 tonnes de butanes liquéfiés importées en 2025. Toutes choses qui confirment l’insuffisance structurelle de l’offre de production locale de ce produit pétrolier. Surtout que le départ de l’unité flottante Hilli Episeyo du centre de traitement de gaz de Bipaga a coïncidé avec la hausse actuelle de l’ordre de 15 % de la demande locale en gaz domestique.

Seulement, entre janvier et juillet 2026, près de 133 000 tonnes de gaz domestique en bouteille ont été vendues au Cameroun, contre un peu plus de 125 000 tonnes sur la même période en 2025. Soit une hausse de 6,2 %.

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La pénurie que connaît actuellement le pays en gaz domestique, même si la communication officielle tente de la réduire à une tension localisée, peut donc logiquement être considérée comme l’une des conséquences de cet arrêt de l’unité flottante Hilli Episeyo.

D’ailleurs, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), dans ses précisions apportées le 17 septembre dernier, s’agissant de cette situation de raréfaction du gaz domestique à Douala et Yaoundé, reconnaît que l’arrêt de la production de gaz à Bipaga, près de Kribi, a réduit la production nationale d’environ 2 000 tonnes métriques par mois.

Les autres facteurs justifiant cette pénurie étant, selon la SCDP, la forte augmentation d’activité d’un marketer, pour lequel la SCDP a pris depuis trois jours des dispositions spécifiques afin d’alimenter son réseau ; une hausse de la consommation nationale de gaz domestique d’environ 15 % ; une pression accrue sur les installations de la SCDP, malgré les investissements en cours pour augmenter les capacités de stockage ; le retard à l’arrivée de certains butaniers au port de Douala ; des comportements spéculatifs de la part de certains marketers.

FAIBLES CAPACITÉS DE STOCKAGE DE LA SCDP

Cette situation est d’autant plus inquiétante que les capacités actuelles de stockage de la SCDP ne sont pas à même de satisfaire la consommation nationale.

Selon les données de la SCDP elle-même, ses capacités actuelles de stockage sont de l’ordre de 3 500 TM. Elles seront portées à 4 500 TM avec la sphère 7 en construction à Kribi, dont la mise en service est annoncée avant la fin de l’année ou, au plus tard, début 2027.

Pourtant, la consommation mensuelle du Cameroun en gaz butane est estimée à 15 000 TM.

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Des données qui mettent donc à mal les assurances de la SCDP qui, le 17 septembre dernier, indiquait que ses « stocks de gaz domestique permettent d’assurer l’approvisionnement du marché, ainsi que les opérations d’enlèvement et de distribution sur l’ensemble du territoire national. L’approvisionnement ne souffre donc d’aucun problème structurel : au 16 septembre 2026, un nouveau chargement était en cours de déchargement au dépôt gaz de Bonabéri à Douala ».

LES IMPORTATIONS À LA RESCOUSSE

Pour donc éviter une rupture d’approvisionnement au cours des derniers mois de 2026 et contenir l’exposition du marché camerounais aux achats extérieurs, le Cameroun a lancé, le 1er septembre 2026, un appel d’offres en vue d’importer 60 000 tonnes métriques de gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Rapporté aux volumes de butanes liquéfiés importés par le pays en 2025, ce marché représente près de 40 % des achats extérieurs réalisés sur une année.

D’après le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025 du ministère en charge de l’Économie, fondé sur les données de la Direction générale des douanes, le Cameroun a importé 150 420 tonnes de butanes liquéfiés en 2025, contre 145 163 tonnes en 2024. Les volumes ont ainsi progressé de 3,6 %.

Selon un communiqué signé par Okie Johnson Ndoh, président de la Commission ad hoc chargée des importations des produits pétroliers (CIPP), le volume recherché sera réparti en deux lots de 35 000 et 25 000 tonnes.

Les 60 000 tonnes recherchées représentent précisément 39,9 % du volume importé en 2025, soit l’équivalent de près de cinq mois d’achats au rythme mensuel moyen de cette année. Elles correspondent également, en théorie, à 4,8 millions de bouteilles de 12,5 kg.

L’opération doit permettre de « couvrir les besoins de consommation de l’exercice 2026 ».

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 21/09/2026

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