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Coopération : avec l’arrivée de nouveaux membres en 2024, le BRICS+ conforte son leadership sur le marché camerounais

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Coopération : avec l’arrivée de nouveaux membres en 2024, le BRICS+ conforte son leadership sur le marché camerounais
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(Investir au Cameroun) – Depuis le 1er janvier 2024, cinq nouveaux pays, à savoir l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, ont officiellement intégré les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Il s’agit d’un regroupement géopolitique désormais présenté comme concurrent du G7, groupe des sept pays les plus industrialisés du monde (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis). Ces nouvelles adhésions ont permis à la nouvelle entité baptisée BRICS+, de gagner des parts de marché au Cameroun, selon un rapport publié par l’Institut national de la statistique (INS) le 3 septembre 2024, la veille de l’ouverture à Beijing, en Chine (tête de file du BRICS+), du 4ᵉ Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui s’achève le 6 septembre 2024.

« Les cinq pays admis au sein des BRICS en 2024 ont, en moyenne au cours des cinq dernières années (période 2019 à 2023), représenté 2,2% des échanges globaux du Cameroun », souligne l’INS. Fort de ces arrivées, le rapport du statisticien officiel attribue désormais au BRICS+ un poids de 29% dans les échanges commerciaux mondiaux du Cameroun, contre seulement 21% pour le G7. Ce qui révèle un gap de 8% entre les deux blocs géopolitiques.

«La balance commerciale du Cameroun est structurellement déficitaire envers les deux groupes de partenaires. Cependant, au cours des cinq dernières années, le BRICS+ se démarque comme principal partenaire achetant 26% des produits exportés et fournissant 30% de produits importés. Le G7, quant à lui, achète 21% des exportations de marchandises et livre 21% des produits importés. Les produits échangés avec ces deux groupes de partenaires commerciaux sont quasiment identiques, tant en exportations (pétrole brut, bois sciés, gaz de pétrole, pâte de cacao, etc.) qu’en importations (blé, pétrole raffiné, riz, etc.) », précise le document de l’INS.

Au-delà des échanges commerciaux, le BRICS+ et le G7 sont aussi les plus gros pourvoyeurs de financements au Cameroun, avec une fois de plus un avantage net pour le regroupement géopolitique porté par la Chine. En effet, apprend-on, au 30 juin 2024, la dette bilatérale du Cameroun est détenue à 69,1% par les pays du BRICS+, avec la Chine comme tête de proue détenant, à elle seule, 66,4% de l’encours de la dette bilatérale totale du Cameroun au cours de la période. L’Empire du Milieu surclasse ainsi de très loin la France. L’Hexagone, qui est le principal pourvoyeur de financements au Cameroun au sein du G7, ne totalise que 24,7% de l’encours de la dette bilatérale du pays.

Fort des réalités décrites plus haut, l’INS encourage le gouvernement camerounais à « poursuivre et densifier ses intérêts vis-à-vis de ces deux groupes, qui sont des partenaires stratégiques commerciaux et financiers pour le Cameroun. Le positionnement géostratégique du Cameroun est donc à définir en prenant en compte, en plus des considérations susmentionnées, d’autres facteurs notamment politiques, régionaux (UA) et sous-régionaux (Cemac et Ceeac) ».

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

28-08-2023 – Riz, blé, produits pétroliers… : comment les Brics et le G7 se partagent le marché camerounais

03-09-2024 – Coopération : ces nouveaux accords en vue entre le Cameroun et la Chine, premier fournisseur en 2023

23-08-2024 – Commerce: le Cameroun voit son déficit avec la Chine bondir de 18,5 % en 2023, atteignant 714,3 milliards de FCFA

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l’usine placée sous scellés, le bilan passe à 5 morts

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l’usine placée sous scellés, le bilan passe à 5 morts
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L’usine Metafrique Steel, frappée lundi 2 novembre 2026 par un violent incendie dans la zone industrielle de Douala-Bassa, a été mise à l’arrêt et placée sous scellés ce mardi 3 novembre par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, Pr Fuh Calistus Gentry.

Cette mesure conservatoire intervient dans l’attente des conclusions de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances du sinistre. Après une réunion de crise avec les responsables de l’entreprise métallurgique, le membre du gouvernement s’est rendu à l’Hôpital général de Douala, où sont pris en charge les blessés.

Sur place, il a fait le point avec le personnel médical, notamment le directeur général de l’établissement, le Pr Henry Luma, avant de se rendre au chevet des victimes dans un état critique.

Selon le Pr. Juliette Metogo, du service de réanimation, trois employés ont pu regagner leur domicile, tandis que deux autres sont placés sous assistance respiratoire. Un décès supplémentaire a également été enregistré, portant le bilan provisoire à cinq morts, dont quatre Camerounais et un ressortissant indien.

Manque des mesures de sécurité

Pour rappel, un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.

Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1ᵉʳ mai 2026, faisant plusieurs victimes.
Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.

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Traversée urbaine de Bamenda : les travaux affichent un taux d’avancement de 51,75 %

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La construction de la traversée urbaine de Bamenda se poursuit à un rythme soutenu. Au 1er novembre 2026, le chantier exécuté par l’entreprise Bun’s affiche […]

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Mamadou Mota critique la publication de la plainte d’Olivier Bibou Nissack sur les réseaux sociaux

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Mamadou Mota critique la publication de la plainte d’Olivier Bibou Nissack sur les réseaux sociaux
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Mamadou Mota demande au Comité national de médiation et d’arbitrage du MRC de répondre par la négative en sanction de la publication d’un problème interne au parti politique.

Mamadou Mota, ancien premier-vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), condamne la publication sur la toile de la plainte d’Olivier Bibou Nissack contre Henry Ndjoko, aussi militant du parti à Strasbourg, en France. Pour Mota, cette plainte qui est ordinaire pouvait rester interne. S’adressant au Comité national de médiation et d’arbitrage du parti de la Renaissance, il requiert de lui une action forte.

« Dans les coulisses d’un parti politique sérieux, la discipline n’est pas une option, elle est une condition de survie. Les statuts, les règlements et les instances internes existent précisément pour soustraire les débats légitimes à la fureur de la place publique. Pourtant, la prolifération récente sur les réseaux sociaux d’une plainte interne destinée au Comité national de médiation et d’arbitrage (CNMA) vient de franchir la ligne rouge de l’amateurisme politique.

Qu’un cadre formule des griefs contre un autre est le lot quotidien de toute organisation. Mais qu’une lettre, avant même d’être officiellement reçue, instruite ou débattue par le CNMA, se retrouve instantanément livrée en pâture aux algorithmes et aux commentaires des réseaux sociaux est une faute lourde. C’est la preuve qu’une partie de notre classe politique ne cherche plus la justice interne, mais le spectacle. En choisissant la tribune numérique plutôt que le secret des instances, les auteurs de cette fuite tentent une prise à témoin grossière de l’opinion publique, espérant forcer la main des juges du parti par le bruit et le buzz », écrit-il.

Mamadou Mota pense que la réponse adaptée à cette façon de faire, c’est un refus de la part du CNMA.

« Face à cette dérive, le CNMA doit impérativement acter un refus catégorique. Il en va de sa crédibilité et de sa dignité institutionnelle. Les membres du Comité ne peuvent pas, et ne doivent pas, accepter de se pencher sur un document qui a délibérément bafoué leur propre souveraineté. Instruire une plainte devenue un instrument de divertissement public et de discorde médiatique reviendrait à légitimer la culture de la fuite. Le message envoyé serait désastreux : il suffirait de poster un scandale sur Facebook pour dicter l’agenda du parti.
Comment prétendre demain gouverner un État et en sécuriser les secrets les plus sensibles quand on s’avère incapable de respecter la confidentialité d’une simple correspondance interne ? Le CNMA doit prononcer un rejet immédiat et sans appel de cette saisine pour rupture caractérisée de la confidentialité. En politique, la forme commande le fond. Céder à la mise en scène du clic, c’est signer l’acte de décès de la discipline républicaine et acter la primauté des réseaux sociaux sur les institutions du parti. Le CNMA doit fermer ce dossier avant qu’il ne finisse de consumer le peu de crédit qu’il nous reste », écrit-il.

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