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Calme précaire à Bamenda alors que les meurtres commis par la police suscitent l'hostilité envers les cyclistes

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Calme précaire à Bamenda alors que les meurtres commis par la police suscitent l'hostilité envers les cyclistes
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Par Kate Bih

Bamenda, une ville connue pour son activité animée, s'est réveillée dans un calme précaire ce jeudi après que deux policiers ont été tués à Commercial Avenue hier soir.

Les rues, habituellement animées par le bourdonnement des motos, ont été plongées dans un silence inquiétant, les motards se retrouvant apparemment la cible de mesures de sécurité renforcées.

Les rapports indiquent que les agresseurs, qui ont perpétré ce crime brutal, ont fui les lieux à moto, déclenchant des soupçons et de l'hostilité envers les cyclistes de la ville.

« Si vous voyez quelqu'un faire du vélo aujourd'hui, sachez que c'est un homme responsable. Tous ceux qui ont causé des problèmes se sont enfuis », a déclaré Pa Chi, un cycliste.

Ce matin, les cyclistes ont dû faire face à des défis importants alors qu'ils vivaient dans un environnement tendu.

« Je pense que le fait que les assaillants d'hier aient utilisé des vélos pour commettre leur crime explique pourquoi les forces de l'ordre se sont montrées hostiles à notre égard », a déclaré Andrew, un autre motard.

Il a raconté comment les forces de sécurité les ont chassés des lieux de rassemblement populaires comme le rond-point du chimiste de la ville et Nchuoboh.

« Mes collègues ont été chassés des lieux publics où nous avions l’habitude d’attendre les passagers », a-t-il ajouté.

La répression contre les cyclistes a laissé de nombreux habitants bloqués, incapables de trouver un moyen de transport dans une ville qui dépend fortement des motos pour se déplacer rapidement et à moindre coût.

Parmi eux se trouve Dorothy, 62 ans, qui s'est retrouvée bloquée à Nchuoboh après avoir fui les lieux en panique.

« Je reviens de l’hôpital où j’ai été pour mes contrôles de routine. Alors que tout le monde courait, je me suis retrouvée à Nchuoboh, et depuis, je cherche un moyen de rentrer chez moi », a-t-elle dit, l’air affligé.

Depuis le début de l'année, Bamenda est en proie à des fusillades, des meurtres, des enlèvements et des attaques à l'explosif récurrents.

L'assassinat de policiers survenu hier fait suite à une récente vague d'incendies criminels contre des taxis perpétrés par des séparatistes et d'attaques à l'explosif contre des civils et des cibles militaires.

Alors que les habitants s'efforçaient de reprendre une vie normale, de nombreux marchés et magasins restaient en grande partie fermés ce jeudi, de nombreux propriétaires de commerces étant trop effrayés pour ouvrir leurs portes après la fusillade de mercredi.

Les rues, même si elles ne sont pas désertes, dégagent un air d'appréhension, les habitants restant sur leurs gardes, incertains de ce qui pourrait se passer ensuite.

« Nous ne savons pas pourquoi nous courons, mais à la vue d'un véhicule de police ou militaire qui s'approche, nous nous enfuyons », a partagé un autre cycliste.

©Mimi Mefo Info

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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