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Jeux olympiques : Qui sont les 6 Lions indomptables de Paris 2024 ?

La 33ème édition des Jeux olympiques 2024 s’ouvrent officiellement ce 26 juillet 2024. Mais déjà, certaines disciplines se sont déjà lancées deux jours avant. Notamment les sports collectifs. Le Cameroun, absent dans ces épreuves, attend encore de voir ses enfants descendre dans les arènes. Ils seront six à défendre les couleurs vert-rouge-jaune, engagés dans quatre disciplines : la natation, le judo, le tennis de table et la course de vitesse. Zoom sur les 6 Lions indomptables qui défileront devant le Premier sportif camerounais, Paul Biya qui fait partie des invités du président français Emmanuel Macron et du président du Comité international olympique.
Emmanuel Esseme, sprinteur/100m

C’est à n’en point douter l’un des meilleurs sprinteurs du continent africain de l’heure ; mais Emmanuel Esseme n’a pas encore conquis le monde. Même s’il s’est déjà illustré à la Diamond league et à d’autres compétitions de renom à travers le monde, le chemin est encore long pour le Camerounais qui aspire à aller le plus loin possible à Paris 2024. Le sociétaire du Club sportif Bourgoin-Jalieu athlétisme qui court désormais en deçà de dix secondes (9’’96). Performance réussie le 2 juillet dernier au meeting de La Chaux-de-Fonds en Suisse. Une bouffée d’oxygène pour celui que d’aucuns appellent déjà le Usain Bolt camerounais. Et lui, y croit. L’homme est attendu sur les starting blocks le 4 août prochain. En l’absence de feu-follets comme Usain Bolt ou encore Asafa Powell, l’homme y croit.
Richelle Soppi Mbella, judokate/78kg


Pour sa première participation aux Jeux olympiques, Richelle Soppi Mbella entend imprimer ses marques. Ramener une médaille est une ambition que la judokate nourrit. « Mes attentes, c’est de faire la meilleure performance qui soit et être championne olympique, pourquoi pas », a-t-elle confié en quittant le Cameroun. Soppi Mbella est d’autant plus motivée qu’elle a bénéficié de la confiance des pouvoirs publics qui lui ont confié l’étendard national. Une lourde responsabilité pour une novice, mais qui, du haut de ses 34 ans, tient à saisir une chance qui semble être la première et la dernière pour la plus prestigieuse des compétitions pour tout athlète.
Depuis la saison 2023, la carrière de Richelle Soppi Mbella évolue de façon prometteuse. Cette année-là, l’athlète de 78kg remporte la médaille d’argent aux Championnats d’Afrique de Casablanca. Et cette année, la judokate a arraché la médaille d’or aux 45ème Championnats d’Afrique en Égypte en avril dernier. La même médaille qu’elle a ramenée à l’Open de judo de Marrakech. De quoi rêver à Paris.
Linda Angounou, sprinteuse/400m haies


Linda Angounou, 31 ans, a séduit le public du stade de Japoma en juin courant lors des 23ème championnats d’Afrique d’athlétisme. Devant le public de son pays, l’athlète s’est battu corps et âme pour arracher la médaille de bronze des 400m haies. A défaut de mieux, la sprinteuse a au moins confirmé la position déjà occupée au Meeting international de Sotteville-lès-Rouen en France. La Camerounaise avait franchi la ligne d’arrivée en 3ème position, avec un chrono de 56″23. Une constance pour celle qui avait déjà occupé le même rang aux Jeux africains d’Accra. Du coup, la Lionne entend rugir à Paris. Peut-être pas plus fort mais se faire remarquer positivement.
Sergio Guiché, nageuse/200m papillon


S’il n’est pas certain de ramener une médaille au pays, Sergio Guiché est tout de même arrivé à Paris survolté par ses propres prouesses. Le nageur camerounais s’est qualifié en battant son propre record, avec un chrono de 2’04’’20’’’. C’était au Championnat du monde de natation à Doha au Qatar. Et pour sa première participation aux JO, le nageur veut travailler à se surpasser et être présent sur le podium.
Grâce Mabe Nguelo, nageuse/50m nage libre


« Je souhaite représenter valablement mon pays aux Jeux olympiques de Paris », avait déclaré Grâce Nguelo à la clôture du championnat national de natation. La jeune nageuse venait d’être sacrée championne du Cameroun de la discipline. Et était déjà qualifiée pour les Jeux olympiques. Pour son baptême de feu, la nageuse engagée dans le 50m nage libre, entend valablement représenter le Cameroun. Même si l’épreuve est généralement nt une affaire d’Européens, plus aguerris.
Sarah Nana Hanffou, pongiste
Sarah Hanffou est la doyenne du groupe des Camerounais engagés aux JO 2024. A^gée de 37 ans, la pongiste est également celle qui connaît mieux cette compétition. Sarah Hanffou en est à sa 3ème participation aux Jeux olympiques. Mais la chance ne lui a jamais souri. Pour autant, l’athlète ne s’est jamais découragée, hantée qu’elle était, de terminer un jour sur le podium. C’est la dernière chance de l’athlète qui a aujourd’hui 37 ans. Celle qui accuse d’énormes difficultés à la préparation de ces jeux, compte bien se battre comme une lionne pour venger ses peines et boucler positivement sa carrière internationale.
L’avenir se fera désormais avec son métier d’avocat qu’elle exerce en France. Elle trouvera un peu plus de temps pour cela car le tennis de table professionnel a jusqu’ici partagé en partie son temps.
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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.
La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.
Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.
Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.
DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.
La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.
Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.
Portrait
Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.
Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.
En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.
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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois

L’ouverture totale du marché chinois aux produits africains constitue sans doute l’une des mesures commerciales les plus importantes de ces dernières années pour les économies du continent. Depuis le 1er mai 2026, la République populaire de Chine applique en effet une politique de tarif douanier zéro sur les importations en provenance des pays africains. Concrètement, les produits camerounais peuvent désormais accéder à l’un des plus vastes marchés du monde sans supporter les droits de douane qui réduisaient jusqu’ici leur compétitivité.
Une décision saluée par le gouvernement camerounais qui y voit une occasion exceptionnelle de renforcer les exportations nationales et de promouvoir le « Made in Cameroon » auprès de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans un communiqué adressé aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a invité les entreprises concernées à accomplir les formalités nécessaires afin de bénéficier de ce nouveau régime préférentiel. Les filières du cacao, du café, du bois transformé, du coton, des fruits, des épices, des huiles végétales, des produits artisanaux ou encore des cornes séchées figurent parmi les principaux secteurs susceptibles de tirer profit de cette ouverture.
Pékin a par ailleurs mis en place des mécanismes de facilitation des exportations africaines, notamment à travers les « Corridors verts », destinés à fluidifier les échanges commerciaux et logistiques. Sur le papier, le Cameroun dispose pourtant de nombreux atouts pour profiter pleinement de cette nouvelle donne.
Le pays possède une diversité agroécologique rare en Afrique centrale, une production agricole abondante et des ressources forestières considérables. Du cacao aux fruits tropicaux, en passant par le café, le miel, les épices, le poivre de Penja, les huiles végétales ou les produits artisanaux, l’offre exportable existe bel et bien. À cela s’ajoute une position géographique stratégique qui fait du Cameroun une porte d’entrée naturelle vers les marchés de la sous-région.
Pourtant, entre le potentiel affiché et la capacité réelle des entreprises à exporter vers la Chine, le fossé demeure important. L’accès préférentiel au marché chinois ne garantit pas automatiquement une augmentation des exportations. Encore faut-il que les producteurs soient capables de satisfaire aux exigences de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de certification imposées par les autorités chinoises. Or, sur ce terrain, beaucoup d’entreprises camerounaises restent insuffisamment préparées.
Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu productif national, manquent souvent des moyens techniques et financiers nécessaires pour franchir ces barrières. C’est précisément sur ce point que les limites de l’action publique apparaissent. Si l’annonce de l’ouverture du marché chinois a été largement relayée, les mesures concrètes d’accompagnement restent encore peu visibles. Les opérateurs ont besoin d’informations détaillées sur les procédures d’accès, de formations sur les normes exigées, d’un appui à la certification, d’infrastructures logistiques adaptées et surtout de mécanismes de financement dédiés à l’exportation. Sans cet écosystème d’accompagnement, seuls quelques grands groupes déjà structurés seront en mesure de saisir cette opportunité, laissant de côté une grande partie des producteurs locaux.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les échanges entre Yaoundé et Pékin demeurent profondément déséquilibrés. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations camerounaises vers la Chine reposent encore essentiellement sur les matières premières brutes. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, le bois et le coton dominent largement les flux commerciaux. Cette spécialisation maintient le pays dans une position de fournisseur de ressources peu transformées, tandis que la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée à l’étranger. L’exonération douanière décidée par la Chine offre donc au Cameroun une occasion rare de changer de modèle.
Mais pour transformer cette ouverture en véritable levier de développement industriel, il faudra aller bien au-delà des déclarations d’intention. L’État, les banques, les organisations patronales et les investisseurs privés sont appelés à construire un dispositif cohérent permettant aux entreprises nationales de conquérir durablement ce marché. Faute d’une telle mobilisation, le risque est grand de voir cette opportunité historique profiter à une poignée d’acteurs seulement, tandis que le pays continuera d’exporter principalement des matières premières, sans parvenir à réduire le déséquilibre de sa balance commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale.
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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui

Selon le document d’évaluation du projet (PAD) rendu public le 12 juin 2026, le Cameroun bénéficiera d’un financement de 240,4 milliards de FCFA (425 millions de dollars), composé d’un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de 230,3 milliards de FCFA (407 millions de dollars) et d’un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de 10,1 milliards de FCFA (18 millions de dollars).
Cette enveloppe représente l’essentiel du financement de la première phase du Programme de corridor économique Douala-Bangui, dont le coût total s’élève à 297,05 milliards de FCFA (525 millions de dollars). La République centrafricaine recevra un don IDA de 51 milliards de FCFA (90 millions de dollars), tandis que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficiera d’un don de 5,6 milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour soutenir les réformes régionales de facilitation du commerce et du transport.
L’approbation du financement par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 12 juin dernier marque le passage du projet de la phase de préparation à celle de mise en œuvre. Cette validation autorise désormais la signature des accords de financement et le démarrage des activités prévues. Quelques jours avant cette échéance, le ministère camerounais des Travaux publics (Mintp) indiquait déjà que toutes les conditions préalables avaient été remplies.
Dans un compte rendu publié à l’issue d’une réunion tenue le 10 juin 2026 entre le ministre des Travaux publics et une délégation de la Banque mondiale conduite par Anne-Cécile Souhaid, directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, le département ministériel soulignait que « toutes les conditions préliminaires ont été satisfaites par le Cameroun pour mobiliser les ressources nécessaires à la reconstruction des axes du corridor Douala-Bangui ». Réhabiliter les principaux axes du corridor.
Ce financement s’inscrit dans une approche programmatique multiphase (MPA) dont l’enveloppe globale est estimée à plus de 600 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars). L’objectif est de renforcer la compétitivité du principal corridor commercial reliant le port de Douala à la République centrafricaine.
La première phase prévoit notamment la réhabilitation de la section Edéa-Yaoundé (164 km) au Cameroun et de la route Baoro-Bossemptélé en République centrafricaine. Des interventions ciblées sont également programmées sur les axes Ayos-Bertoua-Garoua-Boulaï (environ 575 km) et Bangui-Bossemptélé afin d’assurer la continuité du trafic. Le projet intègre également des mesures de sécurité routière fondées sur l’approche « Safe System », incluant l’amélioration des infrastructures critiques, le contrôle de la vitesse et le renforcement de la prise en charge post-accident.
UN PROJET À VOCATION ÉCONOMIQUE ET RÉGIONALE
Au-delà de la réhabilitation des routes, le programme vise à stimuler l’activité économique le long du corridor. Des études seront réalisées pour plusieurs projets structurants, dont la zone industrielle et la plateforme logistique d’Edéa, le complexe économique et touristique Mouanko-Yoyo, la Zone économique spéciale du bois de Bertoua, ainsi que le port sec de Béloko et la Zone économique spéciale de Boali en République centrafricaine.
Le projet prévoit également des investissements sociaux, notamment dans les écoles, les centres de santé, les centres de formation professionnelle et les marchés, avec une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin. Enfin, une composante régionale mise en œuvre avec l’appui de la CEMAC doit permettre de fluidifier le commerce sur le corridor grâce à la numérisation des procédures, à l’extension du guichet unique, à la mise en place de plateformes logistiques numériques et au renforcement de la coordination entre les États concernés. L’objectif est de réduire les coûts et les délais de transport sur l’un des axes commerciaux les plus stratégiques d’Afrique centrale.
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