Le pourcentage de réussite du Baccalauréat 2024 au Cameroun a fait l’objet de vifs débats ces derniers jours. Selon Michelle Florence Dikoume, militante du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), la consigne aurait été donnée par la présidence de la République d’exiger une moyenne minimale de 10 pour la réussite à l’examen. « Généralement, on a connu des délibérations à 9 ou 9,5 pour permettre à certains élèves qui pendant l’année avaient très bien travaillé, de pouvoir aller en classe supérieure ou d’avoir leur examen. Mais cette fois-ci, ça a été vraiment vissé. L’ordre est venu de la présidence de la république, c’était 10 ou rien », soutient-elle dans l’émission Club d’Elites sur Vision 4.
Les faibles revenus des parents, une autre cause ?
D’autres analystes mettent en avant des arguments différents pour justifier les résultats du baccalauréat. Pour l’homme politique Samuel Biyong, la paupérisation des parents est un facteur non négligeable à prendre en compte pour comprendre cette situation. « Je crois qu’il y a un lien entre la paupérisation des parents et des enseignants et le faible taux de réussite au Bac […]. Nous avons fait l’école primaire où parfois, on allait sans livre parce qu’on trouvait les livres en classe. Les livres étaient donnés. Ça veut dire que l’enseignant les apportait en classe », souligne le président du Mouvement des Réformateurs.
L’ange de la mort a frappé au Cameroun. Clément Atangana est mort ce matin à Paris. Malade, le président du Conseil constitutionnel a été évacué en France pour recevoir des soins plus approfondis. Il n’en bénéficiera pas. Le destin en ayant décidé autrement.
Âgé de 85 ans, Clément Atangana était originaire de Ngomedzap, département du Nyong et So’o. Magistrat hors hiérarchie, l’homme termine sa carrière et sa vie sur terre dans la controverse. Nommé président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana de par sa fonction au sein de l’appareil de l’Etat, a parfois donné l’image d’un arbitre partial sur le terrain électoral. Lors du contentieux électoral de la présidentielle 2018, le Conseil constitutionnel, sous sa conduite, s’est illustré par la distribution de la sentence »irrecevable» face à tous les recours. De quoi se faire surnommer »Irrecevable » par l’opinion publique. Depuis lors, le Conseil constitutionnel est perçu comme une institution inféodée au pouvoir et au Rdpc, parti au pouvoir.
Et l’homme y a très souvent prêté le flanc. Au soir de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, une vidéo de Clément Atangana a été diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle le président du Conseil constitutionnel se réjouissait autour de sa famille en joie, d’avoir fait gagner Paul Biya le candidat sortant. En soulignant que le candidat du Rdpc est »votre candidat », s’adressant aux siens. Alimentant davantage les soupçons de parti-pris.
Partialité
Il avait déjà pris part à une réunion du Comité de développement du Nyong et So’o en 2025, qui avait abouti à une motion de soutien à l’endroit de Paul Biya, assortie d’un »appel à se présenter à la prochaine élection présidentielle». Présent pour des besoins de couverture médiatique, un reporter de Cameroon tribune, le journal »gouvernemental», avait relayé cette information qui a fait les choux gras de la presse et alimenté les débats et critiques. Clément Atangana avait fait feu de tout bois pour laver son image, indiquant avoir pris part à une réunion d’une association apolitique. Et qu’il n’avait pas pris part à la prolongation qui avait donné lieu à la rédaction de ladite motion de soutien. Quoi qu’il en soit, l’image d’un soutien de Paul Biya était déjà encrée dans les esprits de bon nombre d’opposants. Lui qui s’était déjà laissé filmer après sa nomination, dans un élan jubilatoire.
Le choc entre Lions indomptables et Éléphants a tourné en faveur des fauves d’Afrique centrale. Un but de BilNsongo, à la 46ème minute. Le remplaçant a donné raison à David Pagou de lui avoir fait confiance dans ce match en seconde partie du jeu.
Ce sera le seul but d’une partie qui aura tenu ‘a promesse des attentes. D’abord attentiste, la sélection locale se fera réveiller par la visiteuse. Mais il aura fallu attendre la 30ème minute pour voir les premières alertes. Et c’est Junior Kotto qui réussit une tête piquée que le portier ivoirien repousse, avant d’être secouru par sa défense. L’homme reprendra encore un second corner de Mbeumo mais cette fois dans le décor.
La réplique arrive 6 minutes plus tard. Une frappe ivoirienne trouve Ngapandouetnbu adroit. Les Éléphants multiplient des assauts. Le dernier rempart camerounais sera sollicité trois fois avant la pause. L’homme tient à se donner cette contenance que les différents sélectionneurs des Lions indomptables refusent de lui reconnaître depuis 2022 qu’il a rejoint la sélection.
Le retour sera plus positif. Nsongo ouvre son compteur chez les Lions indomptables et permet au Cameroun de réduire davantage le léger écart avec la Côte d’Ivoire. Désormais, dans les duels avec la Côte d’Ivoire, le Cameroun compte 11 victoires contre 12 pour son adversaire, pour deux matchs nuls.
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Le 1er octobre 2026, le tribunal administratif a ordonné un sursis à exécution des résolutions du Conseil national de la communication (CNC) prises le 29 septembre dernier. Lesquelles suspendaient Vision 4 télévision pour un mois, autant pour son directeur général Boney Phillipe et Jean Claude Fouda Abéga le directeur général adjoint du Groupe l’Anecdote, par ailleurs directeur de publication du journal éponyme. Mais à ce qu’il semble, la machine de la guerre que se livrent le groupe L’Anecdote et le CNC a déjà atteint sa vitesse e croisière. Le freinage devant prendre du temps éventuellement pour être mis en branle.
La guillotine s’abat aussi sur Vision 4 RCA pour avoir servi de voie de contournement.
En effet, la chaîne de télévision Vision 4 a perdu son signal sur le bouquet Canal+ depuis trois jours. Alors que la chaîne bleue du quartier Nsam à Yaoundé continuait ses émissions au lendemain des décisions du CNC. Puis plus rien. La maison dirigée par Boney Phillipe a aussitôt basculé ses émissions sur Vision 4 RCA. C’est là que ses émissions ont été réorientées pour la diffusion. Le service de communication du groupe L’anecdote auquel appartient Vision 4, a commis un communiqué pour inviter ses téléspectateurs à la suivre désormais sur ce canal. Une issue qui lui permettait de contourner la sanction contestée, par une voie légale. Et le lendemain, le signal de cette autre chaîne de télévision détenue par l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Bélinga, a elle aussi perdu son signal. Désormais, c’est écran noir sur les deux chaînes de télévision du groupe.
Audience chez le Mincom
Sur les réseaux sociaux, partisans et adversaires se livrent à une guerre sans merci. Parallèlement, Martial Owona qui est à l’origine de cet autre épisode entre les deux adversaires qui n’en sont pas à leur première bataille, a saisi le tribunal de première instance de Ngoumou où il a assigné Joseph Chebonkeng Kalabubsu, le président du CNC.
C’est un combat qui s‘annonce certainement long. La chaîne maniant le bâton et la carotte. Ce vendredi 3 octobre 2026, une délégation du groupe L’anecdote a été reçue en audience par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, que l’on sait très tempéré et diplomate. Avec à sa tête Boney Philipe le directeur général de Vision 4, cette délégation comprenait entre autres, Martin Désiré Moudio le directeur marketing et Martial Owona. Selon une note publiée par la communication du groupe L’anecdote, «au centre des échanges, la situation de Vision 4 et l’avenir de ses activités dans le paysage audiovisuel camerounais». Et de souligner que «cette rencontre ouvre un cadre d’échanges institutionnels autour de la continuité des programmes et des préoccupations soulevées par les différentes parties ». Mieux, il s’agit d’«une démarche placée sous le signe du dialogue républicain et de la recherche de solutions dans le respect strict du cadre réglementaire en vigueur». Cette démarche laisse croire que le groupe L’anecdote est disposé à ramollir ses positions face à la machine de l’Etat qui semble s’être ébranlée désormais pour le mettre au pas. La coupure du signal de Vision 4 du bouquet Canal+ étant à n’en point douter décidée avec l’aval de l’autorité de l’Etat.
Afrique Média
Pareille situation s’était déjà présentée il y a quelques années. Le CNC, très souvent accusé de servir de bras armé du pouvoir gouvernant de Yaoundé, contre la presse, a par le passé eu maille à partir avec la chaîne de télévision Afrique Média. Au plus fort de la crise post-électorale ivoirienne entre 2010 et 2011, la « télévision panafricaine » qui s’était érigée en une tribune de la défense de l’indépendance des peuples africains, avait livré une telle bataille contre le CNC. Le régulateur avait apposé des scellés sur les bureaux de la chaine de télévision à Yaoundé. La chaine de Justin Tagou avait dû se rabattre sur Ndjamena et c’est de là qu’elle produisait ses émissions, le temps de la suspension.
Pour mieux comprendre le sujet
Médias: pluie de sanctions sur le groupe L’anecdote
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