Dernières actualités
Panique au gouvernement face aux critiques croissantes contre le régime de Paul Biya, vieux de 40 ans

Par David Atangana
Le régime de 42 ans du président Paul Biya, âgé de 91 ans, est de plus en plus critiqué ces derniers temps par les citoyens, la société civile et l’opposition.
La genèse n’est pas étrangère à ce que beaucoup considèrent comme les échecs qui ont tourmenté le régime au cours des quatre dernières décennies.
Les responsables administratifs et gouvernementaux se sont, par le passé, employés à mettre en garde les citoyens contre toute insulte à ce qu’ils appellent les institutions de l’État et le président Paul Biya, en particulier.
De telles sorties, disent certains analystes, sont inutiles, étant donné que le Cameroun a de graves problèmes en tant que nation qui doivent être résolus.
Récemment, le Préfet du Mfoundi, Njikdent Emmanuel Mariel, a émis un arrêté menaçant d’expulser les Camerounais du Département qui critiquent les institutions de l’Etat et incitent au désordre public.
Quelques jours plus tard, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a publié un communiqué intitulé : « Regain d’injures à l’encontre des Institutions de la République et de leurs représentants dans l’espace public ».
Selon le Ministre, « il est inadmissible que des compatriotes, qu’ils soient des dirigeants de partis politiques ou des leaders d’opinion, tiennent des propos irrévérencieux, insultants voire offensants à l’égard de celui qui préside légitimement et avec bonheur aux destinées du Cameroun ».
Ces sorties, parmi tant d’autres, ont amené de nombreux commentateurs à se demander comment critiquer un gouvernement peut être considéré comme une insulte dans une démocratie.
Beaucoup ont souligné que le régime est traqué par ses échecs au fil des ans et qu’il cherche un bouc émissaire.
Les défis auxquels le pays est confronté dans les secteurs des infrastructures routières, de l’électricité, de l’emploi, de l’éducation, de la sécurité et de la défense, et de la gouvernance, suggèrent que le régime n’a pas réussi à répondre aux priorités fondamentales du peuple camerounais.
Les statistiques publiées par la police et la gendarmerie révèlent qu’un nombre alarmant de 3.413 accidents de la route ont été enregistrés du 1er janvier au 1er juillet 2024.
Il a également révélé que ces accidents ont entraîné 256 décès et 254 blessés.
Les accidents ont également entraîné 2.570 dégâts matériels et 635 personnes ont été touchées dans 208 accidents.
La majorité des accidents sont attribués au mauvais état des routes, que le régime n’a pas su résoudre de manière adéquate.
Il est indéniable que la plupart des routes reliant les régions, les divisions, les villes et les villages du pays sont des pièges mortels.
Le chômage, la crise du coût de la vie, le mauvais approvisionnement en électricité, la mauvaise qualité de l’eau potable, l’accès insuffisant aux soins de santé, entre autres, en disent long sur l’échec du régime.
Comme si cela ne suffisait pas, la déclaration publique de Brenda Biya selon laquelle elle est lesbienne a encore aggravé la pourriture de la moralité dans le pays.
Étant la fille du président de la République, beaucoup disent que le lesbianisme de Brenda témoigne de l’échec de Biya, en tant que père et, surtout, en tant que leader d’une nation.
Plutôt que de proférer des menaces, il est grand temps que le gouvernement retourne à la planche à dessin pour découvrir la cause de la soi-disant « recrudescence de l’utilisation d’un langage injurieux contre les institutions de l’État ».
Il existe un dicton selon lequel il est de la responsabilité du gouvernement en place de faire en sorte que les citoyens croient aux institutions de l’État grâce à un leadership responsable.
©Mimi Mefo Info
En rapport
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR mimimefoinfos.com
Dernières actualités
Écrans Noirs 2026 : 30 ans au service d’une industrie cinématographique régionale

Avec 38 œuvres retenues sur 423 films soumis par 18 pays, la 30e édition d’Écrans Noirs dépasse le simple rendez-vous cinématographique. À Cameroun » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »ville du Cameroun »>Yaoundé, le festival met en circulation des œuvres, des producteurs, des diffuseurs et des capitaux. Une mécanique qui peut ouvrir de nouveaux débouchés au cinéma camerounais et renforcer les échanges entre les industries audiovisuelles africaines.
Le cinéma africain ne se joue plus seulement devant les caméras. Il se négocie aussi dans les salles de réunion, les marchés du film et les rencontres entre producteurs et diffuseurs. La 30e édition du festival Écrans Noirs, prévue du 21 au 28 novembre 2026 à Yaoundé, entend jouer sur ces deux tableaux. La sélection officielle dévoilée le 29 septembre à l’Institut Goethe de Yaoundé donne déjà une idée de cette dimension régionale. Sur 423 films reçus de 18 pays, 38 ont été retenus. La compétition rassemble notamment sept courts métrages, cinq documentaires, cinq séries et plusieurs longs métrages africains et camerounais.
Pour Patricia Moune Mbede, coordonnatrice générale de cette édition, le dévoilement de la sélection doit désormais devenir « un événement majeur » du festival. Il permet, selon elle, de mieux communiquer sur les œuvres qui seront présentées au public. Mais derrière les projections se joue une autre bataille. Celle de la circulation des films et de leur capacité à trouver des marchés.
Des œuvres qui franchissent les frontières
La programmation rapproche des cinématographies qui évoluent souvent sur des marchés nationaux étroits. Burkina Faso, Tunisie, Maroc, Nigeria, Gabon, Congo, RDC, Madagascar, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun figurent dans la sélection. Dans la catégorie des longs métrages internationaux, six films sont déjà retenus. « Angele » d’Oumar Dagnon vient du Burkina Faso. « Mon ami » est signé par le Tunisien Mohamed Zran. Le Maroc est représenté par « Calle Malaga » de Maryam Touzani. Le Nigeria arrive avec « Lady » d’Olive Nwosu. Le Gabon avec « Afrotopia » de David Mboussou. Le Cameroun complète cette sélection avec « Lights Out » d’Enah Johnscott. Deux autres films doivent encore intégrer cette catégorie.
Cette diversité crée un marché potentiel. Un producteur peut chercher un diffuseur dans un autre pays. Un réalisateur peut identifier un partenaire pour une prochaine production. Une chaîne de télévision peut repérer un contenu susceptible d’être exploité sur son territoire. Un investisseur peut, lui, mesurer la capacité d’un projet à circuler au-delà de son marché d’origine. Le festival devient ainsi un lieu de rencontre entre des économies audiovisuelles qui ont encore peu d’occasions de travailler ensemble.
La coproduction comme relais de croissance
Les passerelles existent déjà dans les œuvres sélectionnées. « Pouvoirs et lois », de M’bro Lath Armand, associe la Côte d’Ivoire et le Cameroun. « Castes, les amours interdits » vient de Côte d’Ivoire. « Cœur de femme » et « L’Univers de Moyo » représentent le Congo. « Marié et seul » vient de la RDC. La même logique apparaît dans les longs métrages d’Afrique centrale. À côté des productions camerounaises, « Afrotopia » du Gabon et « Engrenage » du Congo participent à la compétition.
Ces rapprochements peuvent déboucher sur des coproductions. Ils permettent de partager les coûts de production, les compétences techniques et les réseaux de distribution. Ils peuvent également faciliter l’accès à plusieurs marchés lorsqu’un film est conçu dès le départ pour circuler dans plusieurs pays. Pour le Cameroun, l’enjeu est important. Ses producteurs disposent d’un vivier de créations, mais restent confrontés à la question de la taille du marché intérieur. Une œuvre capable de trouver des débouchés en RDC, au Congo, au Gabon, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal élargit mécaniquement son potentiel commercial.
Le financement reste le principal verrou
La question ne se limite toutefois pas à produire davantage de films. Il faut pouvoir les financer. Lors d’un panel à la 29e édition des Ecrans noirs, consacré à l’industrie cinématographique camerounaise, la Société Commerciale de Banque a rappelé que la passion ne suffit pas pour obtenir un crédit. « Ce que nous attendons, ce sont des projets financièrement viables, avec des échéanciers de remboursement et des délais de rentabilité », a expliqué un représentant de la banque.
L’exemple donné est celui d’un film dont le budget atteint 300 millions de FCFA, soit environ 480 000 dollars. Pour convaincre une banque, le producteur doit présenter un plan d’affaires précis. Celui-ci doit notamment identifier les sources de revenus, le calendrier de récupération de l’investissement et les modalités de remboursement.
Le problème est structurel. Le Cameroun ne dispose pas d’un fonds national consacré à la production cinématographique. Les producteurs s’appuient encore largement sur des subventions, des bailleurs ou leurs ressources personnelles. Les banques commerciales restent prudentes face aux risques liés à la piraterie, au manque de garanties et à la difficulté de tracer les revenus générés par les films. Cette situation limite les capacités d’investissement d’une industrie qui cherche pourtant à changer d’échelle.
Le marché du film au cœur du dispositif
Écrans Noirs entend précisément agir sur cette équation. Le festival ne se limite pas aux compétitions. Son colloque international constitue un espace de réflexion sur les défis et les perspectives du cinéma africain. Universitaires, chercheurs, critiques, journalistes, professionnels, bailleurs de fonds et acteurs du secteur y échangent autour des enjeux de l’industrie. Le marché du film constitue un autre maillon. Diffuseurs, producteurs, chaînes de télévision et réalisateurs, notamment d’Afrique centrale, peuvent s’y rencontrer.
Cette fonction économique correspond à la vision défendue par son fondateur, Bassek Ba Kobhio, décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé. Pour lui, le festival devait également servir de cadre à la réflexion et à la structuration du cinéma africain. « Écrans Noirs agit comme un pont entre créateurs et financiers. Le dialogue entre les deux secteurs est nécessaire pour que le cinéma soit financé comme n’importe quelle autre industrie », avait-il déclaré.
Transformer un film en actif commercial
Pour accéder au financement, les producteurs doivent désormais présenter leurs œuvres comme de véritables projets économiques. Les banques demandent notamment l’enregistrement des droits de propriété intellectuelle, des accords de distribution et des états financiers audités.
Cette évolution change la relation entre création et finance. Le film n’est plus seulement considéré comme une œuvre culturelle. Il devient aussi un actif dont il faut identifier les revenus potentiels, les marchés, les risques et le calendrier de rentabilité. Certains prêteurs commencent d’ailleurs à former leurs équipes pour mieux comprendre les cycles de production et les risques propres à l’audiovisuel.
À l’échelle africaine, de nouveaux mécanismes apparaissent. Afreximbank a lancé en 2025 le programme Creative Africa Nexus, CANEX, avec une enveloppe annoncée d’un milliard de dollars sous forme de prêts, d’investissements en capital et de garanties destinés notamment aux projets cinématographiques et audiovisuels. L’objectif est de réduire le risque supporté par les financeurs et de faciliter l’accès des entreprises créatives au crédit.
Le Nigeria montre déjà le potentiel d’un marché structuré. Son industrie cinématographique, portée par Nollywood, attire des capitaux privés et bénéficie de mécanismes publics. Elle est estimée à plusieurs milliards de dollars.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 02/10/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Digitalisation de l’agriculture : Le Centre mondial de l’agroforesterie va présenter 27 300 échantillons

Une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation sera effectuée dans 5 régions du pays afin de cartographier 1,4 millions d’hectares de terre.
Le Cameroun envisage de passer progressivement d’une agriculture fondée principalement sur l’expérience et l’observation, à une agriculture davantage éclairée par les données, la connaissance scientifique et les outils numériques. A travers cette digitalisation de l’agriculture, le pays voudrait se mettre au niveau des standards internationaux.
C’est dans ce contexte que le pays vient de lancer grâce au ministère en charge de l’Agriculture et celui en charge des Postes et télécommunications, une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation des échantillons de sols géoréférencés afin d’alimenter la plateforme interactive sur la cartographie et la fertilité des sols cultivables à travers le pays. Ceci se passe dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc).
En effet, il s’agit pour le gouvernement du Cameroun de répondre aux questions : quand produire ? où produire ? quoi produire ? comment produire ? et surtout pour quel rendement ? Le journal Cameroon Tribune informe que, si tout se passe bien, dans 5 mois, les 91 personnes commises à la tâche et conduites par le Centre mondial de l’agroforesterie (ICRAF) vont livrer les 27 300 échantillons de sols cultivables dans les régions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.
Lors de la cérémonie tenue hier jeudi 1er octobre 2026 à Yaoundé, Minette Libom Li Likeng, ministre en charge des Postes et télécommunications (Minpostel) a expliqué que le secteur agropastoral est celui qui a le plus intégré le numérique dans ses activités jusqu’ici. «Le secteur agricole occupe une place essentielle dans notre économie et dans la vie de nos populations. Mais pour produire davantage et mieux, il faut d’abord mieux connaitre nos sol» a expliqué la Minpostel.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Modernisation du marché sous-régional : Douala va abriter le premier forum de notation financière

Les travaux organisas par Geneva Investment Corporation visent à créer un cadre de dialogue entre le régulateur, les investisseurs, les institutions financières, les entreprises et les experts du marché financier.
Du 28 au 29 octobre 2026, la ville de Douala, capitale économique du Cameroun va abriter va abriter le premier forum régional de notation financière. L’évènement sera organisé par Geneva Investment Corporation (GIC Rating), première agence de notation financière agréée par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF).
L’objectif du forum qui a pour thème : « La notation financière : un levier de transparence et d’attractivité pour les Etats et les entreprises de la zone CEMAC» est de faire de la notation financière, un levier central de transparence, de confiance et d’attractivité pour les émetteurs publics et privés de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
Il s’agit pour GIC Rating de créer un cadre de dialogue entre le régulateur, les investisseurs, les institutions financières, les entreprises et les experts du marché financier. Dans le cadre du Projet d’appui au marché financier unifié d’Afrique Centrale (PAMFUAC), la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a mis en place des dispositifs pour encourager les entreprises et institutions financières à s’introduire à la Bource des valeurs mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC).
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression















