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Iya Bekondo, défenseur des reins, décède après une deuxième greffe de rein

Par Tata Mbunwe
Humaniste de renom et fondateur de la Fondation Iya, Iya Bekondo-Granatellaest décédé tragiquement quelques jours seulement après avoir subi une greffe de rein dans un hôpital aux États-Unis.
Bekondo a reçu sa deuxième greffe de rein le 4 juillet 2024, après sa première greffe de rein, donnée par sa mère alors qu’elle n’avait que 17 ans.
Bekondo, souvent surnommée la « guerrière du rein », était connue pour son plaidoyer passionné en faveur de la sensibilisation aux maladies rénales.
Elle a consacré sa vie à aider des dizaines de patients souffrant de maladies rénales au Cameroun et dans d’autres pays à faible revenu à accéder à une éducation essentielle et à des services d’hémodialyse.
Son décès prématuré a laissé un vide au sein de la communauté des défenseurs des maladies rénales et de ceux qu’elle a travaillé sans relâche à soutenir.
Depuis 2021, Bekondo subit une hémodialyse, un traitement qu’elle reçoit trois fois par semaine, chaque séance durant trois heures.
Malgré les conséquences physiques que cela lui a coûté, elle est restée déterminée dans sa mission d’améliorer la vie des patients atteints d’une maladie rénale.
Elle a opté pour une deuxième greffe de rein cette année.
La lutte personnelle de Bekondo contre une maladie rénale a été la force motrice de son plaidoyer.
Dans un message vidéo partagé sur sa page Facebook en mars 2024, elle a partagé les dures réalités de la vie avec cette maladie.
« Ma réalité est que je ne peux pas boire suffisamment d’eau, peu importe à quel point j’ai soif, car je ne produis plus d’urine et je ne peux pas surcharger mes autres organes, en particulier mon cœur, en raison de l’accumulation de liquide… Ma réalité est que je n’ai pas le luxe de simplement manger tous les délicieux repas dont j’ai envie… ou des aliments de base comme des pommes de terre, des mangues ou même du chocolat, car si je le fais, j’aurai trop de potassium dans mon sang, ce qui pourrait potentiellement arrêter mon cœur », a-t-elle déclaré.
Son plaidoyer s’est étendu à l’encouragement du diagnostic précoce et à la sensibilisation aux maladies rénales.
Cet engagement l’a amenée à créer la Fondation Iya, une organisation à but non lucratif basée dans le New Jersey qui se consacre à l’éducation du public sur les maladies rénales chroniques et à la collecte de fonds pour les patients non assurés dans les pays à faible revenu.
La fondation fournit également des conseils, de l’éducation, des conseils nutritionnels et un soutien aux patients atteints de maladies rénales.
En plus de ses efforts humanitaires, Bekondo a eu une brillante carrière professionnelle.
Elle était spécialiste senior de l’assurance qualité dans une organisation mondiale de premier plan dans le secteur de la biotechnologie et de la pharmacie.
Son parcours scolaire comprenait un baccalauréat en sciences en biotechnologie, une maîtrise en sciences en gestion des systèmes pharmaceutiques et une maîtrise en sciences en administration des affaires.
Le parcours professionnel de Bekondo s’est étendu sur 13 ans en tant que cadre à but non lucratif et huit ans en tant que spécialiste de l’assurance qualité.
Au cours des deux dernières années, elle a occupé le poste de spécialiste principale en assurance qualité.
Tout au long de sa carrière, elle a souvent évoqué les défis auxquels elle a été confrontée, notamment la lutte pour s’affirmer et faire reconnaître ses droits.
Sa persévérance et sa capacité à surmonter ces défis ont fait d’elle un modèle pour beaucoup, tant au sein qu’à l’extérieur de la communauté des soins de santé.
La mort de Bekondo est une perte profonde pour la communauté mondiale des défenseurs et des patients atteints de maladies rénales.
©Mimi Mefo Info
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CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun

Echanges Cameroun-Nigéria : Des exportateurs annoncés
Une délégation de l’Assemblée des exportateurs nigérians sera au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026. Ils viennent discuter des opportunités de partenariats entre secteurs privés des deux pays dans les domaines d’import/export des produits agricoles, manufacturés et de service. Il s’agit aussi d’identifier de potentiels distributeurs Camerounais afin de renforcer et faciliter les relations commerciales entre les deux pays et d’explorer les possibilités de joint-ventures dans les domaines de la logistique et de l’industrie.
Assemblées annuelles du FMI : Louis Paul Motaze en Thaïlande
Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances est actuellement à Bangkok en Thaïlande. Il y prend part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Le Cameroun cherche à conclure un nouveau programme à conclure un nouveau programme avec le FMI, après l’achèvement en juillet 2025 de l’accord couvrant la période 2021-2025. Les discussions en vue d’un nouvel engagement se poursuivent depuis plus d’un an. Dans son communiqué, le Minfi indique que les audiences menées en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent des occasions de dialogue avec des interlocuteurs susceptibles d’éclairer les options de financement du pays.
Intégration régionale : Environ 130 milliards décaissés par la BEAC pour accélérer les décaissements
La Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a levé 222 millions de dollars (environ 130 milliards FCFA) le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux, à échéance octobre 2029. L’Africa Finance Corporation a joué le rôle d’investisseur d’ancrage. Selon africa-news-agency.com, l’opération vise à diversifier ses sources de financement et accélérer les décaissements pour l’intégration régionale, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie dans ses six États membres. L’institution est notée Ba3 par Moody’s, avec une perspective stable.
Lutte contre Ebola : Les pays de la Cemac harmonisent une série de protocoles
Les six pays membres de la CEMAC harmonisent leurs plans de prévention de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. La réunion s’est tenu le 15 octobre 2026 à Brazzaville. C’est au total, 8 protocoles qui ont été harmonisés et axés, entre autres, sur la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée ou encore la communication sur les risques. L’objectif est de prévenir, de détecter tôt et de répondre efficacement, en cas d’apparition de la maladie à virus Ebola dans la communauté.
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Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026

Au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de direction, tenue le lundi 5 octobre 2026, le Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a engagé ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés à maintenir une performance haussière, en vue d’atteindre les objectifs budgétaires et non budgétaires escomptés.
À trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2026, la Direction générale des Douanes a défini une feuille de route stratégique visant à maximiser la collecte des recettes et à surpasser les résultats de 2025. À cette fin, plusieurs propositions d’actions fortes ont émergé de la réunion du Comité de direction.
Il s’agit notamment de l’harmonisation des méthodes de travail et des bases de taxation des marchandises, de la ponctualité et de l’assiduité des personnels des Douanes, de l’anticipation sur les procédures de dédouanement, de la rationalisation de la dépense fiscale induite par l’octroi de certaines facilités douanières, ainsi que du renforcement des contrôles à la détention et à la circulation des marchandises.
Sont également prévus le renforcement de la collaboration avec les opérateurs économiques et les banques, l’amélioration de la mobilisation des recettes spontanées, le traitement diligent des dossiers contentieux, le renforcement de la discipline, le suivi des marchandises à fort potentiel de recettes et le renforcement de la collaboration avec les autres acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur.
La feuille de route prévoit enfin la facilitation des opérations douanières, l’apurement des dettes dues par les opérateurs économiques, l’organisation des ventes aux enchères publiques des marchandises, la consolidation des acquis de certaines réformes à impact fiscal, la sécurisation des marchandises en transit, l’amélioration de la prise en charge des marchandises à l’importation et à l’exportation, ainsi que l’amélioration de la rentabilité fiscale par conteneur.
Le FMI préconise un resserrement budgétaire
Le Comité de direction s’est ouvert par la restitution de la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) post-financement au Cameroun, menée du 17 au 30 septembre 2026. Dirigée par Christine Dieterich, cette mission faisait suite à l’achèvement du précédent programme économique et financier, en juillet 2025. Elle s’est concentrée sur la situation macroéconomique et l’analyse de la viabilité de la dette du pays.
À l’issue des consultations, le FMI a relevé que la croissance est restée stable à 3,5 % en 2025. Pour 2026, l’accélération attendue pourrait être freinée par la baisse continue de la production d’hydrocarbures et les tensions internationales.
Le FMI préconise donc un resserrement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une accélération des réformes structurelles pour soutenir le secteur privé.
Pendant cette mission, la Direction générale des Douanes, informe-t-on, a mis en relief plusieurs actions majeures, notamment la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, l’accentuation de la lutte contre la fraude et la contrebande, la mise en œuvre du concept d’Opérateur économique agréé (OEA), ainsi que l’apurement des dettes dues par les marketeurs et celles consécutives au bénéfice des régimes suspensifs.
Il convient de relever que le Cameroun n’est actuellement plus sous programme économique et financier avec le FMI. Bien que les autorités camerounaises plaident activement pour la conclusion d’un nouveau partenariat à moyen terme, les discussions indiquent que la signature d’un nouvel accord économique et financier n’interviendrait qu’au cours de l’année 2027.
Le rapport d’évaluation de septembre sera officiellement examiné par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2026.
Mention honorable pour la surveillance douanière
Faisant le point de l’opération HALCOMI IV, mission spéciale lancée officiellement le 8 septembre dernier, Alain Parfait Eba’a Efandene, chef de la Division des enquêtes douanières et de la surveillance et superviseur délégué de cette opération, a indiqué qu’en moins d’un mois après son entrée en scène, le bilan est positif, avec 170,3 millions de FCFA dans les caisses publiques.
La zone 1, couvrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, a engrangé 104,7 millions de FCFA, soit 69,7 millions de FCFA de droits compromis et 35 millions de FCFA d’amendes, pour 29 affaires bouclées.
La zone 2, qui couvre les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a comptabilisé 31,02 millions de FCFA, soit 21,57 millions de FCFA de droits compromis et 9,45 millions de FCFA d’amendes, pour 31 affaires.
La zone 3, regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a enregistré 34,61 millions de FCFA, soit 22,46 millions de FCFA de droits compromis et 12,15 millions de FCFA d’amendes, pour 19 affaires.
Des résultats salués par le DG des Douanes, qui a adressé ses félicitations aux équipes spéciales HALCOMI IV et aux unités organiques de surveillance, notamment celles du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, qui s’illustrent dans le dynamisme du renseignement et la multiplication des saisies majeures.
La variété et la densité des saisies dénotent, selon la Direction générale des Douanes, une vigilance accrue et un engagement constant, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale des douanes pour l’année 2026.
Le DG des Douanes a en outre encouragé ses collaborateurs opérationnels à maintenir la cadence au cours de ce dernier trimestre de l’année. Un conclave des coordinations des zones HALCOMI IV est envisagé dans les prochains jours à Yaoundé.
La surveillance et la sécurité douanières demeurent pleinement actives aux frontières et à l’intérieur du territoire national, apprend-on.
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Regards vers l’avenir
Les mesures douanières à inclure dans le projet de loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2027 et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) en matière douanière ont également figuré au centre des travaux du Comité de direction.
Particulièrement, l’IA est devenue un levier stratégique pour les administrations douanières modernes, en se posant comme un vecteur de performance, de conformité et de sécurité. Pour obtenir de meilleurs résultats opérationnels, elle intervient à plusieurs niveaux de la chaîne logistique et réglementaire. Son exploitation est recommandée aux services centraux comme aux services opérationnels.
Les travaux se sont achevés par la présentation du monitoring des éléments de taxation des marchandises du 28 septembre au 3 octobre 2026. Il en ressort, comme de tradition, les cohérences, les dysfonctionnements, les mesures correctives, la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.
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Par Jean Luc FASSI
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Marchés publics : Ibrahim Talba Malla impose de nouvelles exigences

Les commissions de passation se doivent désormais d’inclure systématiquement et suffisamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dont les statistiques d’emploi doivent figurer dans leurs rapports périodiques d’activités.
Ibrahim Talba Malla, ministre délégué à la présidence de la République chargée des marchés publics (Minmap) a récemment publié une lettre-circulaire relative à la promotion du genre, de l’égalité des sexes, de l’approche handicap, de l’autonomisation des femmes et des jeunes par le biais des marchés publics. Ladite lettre s’adresse aux maîtres d’ouvrage et aux commissions de passation des marchés.
En effet, le Minmap exige que les femmes, les jeunes et les personnes handicapées occupent plus de places aux des différentes commissions. «Les femmes en particulier, autant qu’elles remplissent les conditions, doivent y être en nombre sinon égal à celui des hommes, du moins suffisamment représentées» indique la lettre-circulaire.
Cette même exigence s’impose à l’organisme chargé de la régulation des marchés publics qui doit veiller à une bonne représentation des femmes dans le répertoire des experts agréés dans le domaine des marchés publics ainsi que lors des recrutements des observateurs indépendants qu’il effectue en vertu des dispositions de l’article 48 alinéa h du Code des marchés publics.
Les commissions de passation des marchés publics se doivent désormais d’inclure systématiquement et suffisamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dont les statistiques d’emploi doivent figurer dans leur rapports périodiques d’activités.
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