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Un prêtre nigérian demande de l’aide pour une vidéo troublante après son enlèvement

GUSAU, Nigéria – Un appel désespéré à l’aide d’un prêtre nigérian kidnappé est apparu sur les réseaux sociaux, suscitant des inquiétudes pour sa sécurité.
Le révérend père Mikah Suleiman, curé de l’église catholique Saint-Raymond de Damba, Gusau, dans l’État de Zamfara, a été enlevé par des bandits présumés le samedi 22 juin 2024. Dans une vidéo de 51 secondes circulant en ligne, un père Suleiman visiblement en détresse est assis sur le terrain, implorant qu’on lui laisse la vie sauve.
L’authenticité de la vidéo a été confirmée. Vêtu d’un t-shirt et d’un short, le père Suleiman apparaît battu et attaché avec une corde. Ses ravisseurs restent invisibles, mais ses propos sont glaçants.
« Ils m’ont dit que tuer quelqu’un n’était pas difficile pour eux », explique le père Suleiman dans la vidéo. “Ils ont dit qu’ils m’aidaient simplement en me gardant, s’il vous plaît, je demande de l’aide.”
Craignant pour sa vie, le père Suleiman supplie les téléspectateurs d’intervenir. « Normalement, s’ils kidnappent quelqu’un, ils ne perdent pas de temps. Si la rançon n’est pas payée immédiatement, ils tuent la personne. S’il vous plaît, pour l’amour de Dieu, aidez-moi, aidez-moi », supplie-t-il.
Le porte-parole de la police de l’État de Zamfara, Yazid Abubakar, a confirmé l’enlèvement mais a indiqué que l’incident n’avait pas été signalé à la police. Malgré cela, M. Abubakar a déclaré qu’une équipe tactique de la police recherchait activement le père Suleiman et travaillait à assurer son retour sain et sauf.
L’Église catholique du Nigeria n’a pas encore commenté la vidéo du prêtre kidnappé, et il n’y a aucune indication claire sur ce qu’elle compte faire. Ce n’est cependant pas le premier enlèvement d’un prêtre dans le pays cette année. L’augmentation des enlèvements par les groupes armés est devenue une préoccupation croissante pour les Nigérians.
Mimi Mefo Info
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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.
Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.
«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.
Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.
Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.
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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.
La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.
L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.
Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».
Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.
Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).
Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).
C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.
Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.
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