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Marché financier de la Cemac : Le Cameroun bat le record en levant une enveloppe de 135 milliards de FCFA

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Marché financier de la Cemac : Le Cameroun bat le record en levant une enveloppe de 135 milliards de FCFA
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Le Cameroun a levé avec succès 135 milliards de FCFA sur le marché monétaire de la Cemac, un montant record pour le pays. Ces fonds serviront en priorité à apurer les arriérés de paiement de l’État envers ses prestataires internes.

Malgré un contexte économique difficile marqué par la rareté de la liquidité et la hausse des taux d’intérêt, les investisseurs ont plébiscité l’opération, témoignant de leur confiance envers la solidité financière du Cameroun.

Cette émission, composée de Bons du Trésor Assimilables (BTA) et d’Obligations du Trésor Assimilables (OTA), a été sursouscrite lundi 24 juin 2024 par le trésor public camerounais à hauteur de 3 milliards de FCFA, portant le montant total mobilisé à 128 milliards de FCFA.

Le Cameroun a toutefois choisi de ne retenir que les 125 milliards initialement prévus, et a complété le financement par une levée de 10 milliards de FCFA via la technique des offres non concurrentielles.

Ces fonds serviront en priorité à apurer les arriérés de paiement de l’État envers ses prestataires internes.

Le succès de cette opération est dû en grande partie à la réputation irréprochable du Cameroun en matière de remboursement de ses dettes. Depuis 13 ans et le lancement du marché sous-régional des titres publics, le pays n’a jamais enregistré le moindre défaut de paiement.

Ce nouveau record confirme la position du Cameroun comme émetteur de référence sur le marché monétaire de la Cemac.

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Gaz domestique : La CSPH va mener des concertations entre SCTM et ses créanciers

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Gaz domestique : La CSPH va mener des concertations entre SCTM et ses créanciers
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La demande est formulée par le gouvernement.

«La situation de SCTM (Société camerounaise de transformation métallique) mérite naturellement toute notre attention, au regard de la place de cet opérateur dans la chaîne de distribution du gaz domestique et des conséquences que ses difficultés peuvent avoir pour une partie des consommateurs. A cet égard, le gouvernement a instruit le directeur général de la CSPH (Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures) de mener des concertations entre SCTM et ses créanciers, qui sont des importateurs de GPL, afin de trouver des solutions relatives à l’apurement de ses dettes».

Ces propos sont de Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee), contenus dans le quotidien Cameroon Tribune. En effet, à en croire certaines sources, sur les sept premiers mois de l’année 2026, 132 902 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont été mises à la consommation, contre 125 085 tonnes sur la même période en 2025, soit une progression de 6,2 %.

L’entreprise Tradex arrive en tête avec 18 772 tonnes, soit 14,12 % des volumes commercialisés. L’entreprise devance SCTM, qui totalise 17 692 tonnes et 13,31 % de part de marché. L’écart entre les deux distributeurs atteint ainsi 1 080 tonnes, soit 0,81 point de part de marché. Selon l’expert pétrolier Robert Mouthe Ambassa, le Cameroun n’a pas de problème de réserves. Le Cameroun dispose de plus de 6 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel de quoi tenir des décennies.

Pourtant au Cameroun, la demande de gaz domestique progresse de 15% par an, selon la SCDP sans que la production locale suive. Depuis l’incendie de la raffinerie de la Société nationale de raffinage (Sonara), environ 4 bouteilles sur 5 sont importées. Le seul site de production significatif de Bipaga dans le département de l’Océan dans la région du Sud n’a livré qu’environ 30 000 tonnes en 2025, loin des plus 100 000 tonnes consommées.

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TBT9 : Polska balance sur l’anatomie de Jordan De Luxe en plein direct

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TBT9 : Polska balance sur l’anatomie de Jordan De Luxe en plein direct
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Dans TBT9 ce mardi 8 septembre 2026, un chroniqueur s’est retrouvé pris de court par une confidence lancée en direct par une de ses camarades. Une révélation qui concerne son anatomie, et qui ne l’a pas franchement fait rire.

Ce mardi, c’est Jean-Luc Lemoine qui a ouvert l’émission, le temps que Cyril Hanouna finisse de se préparer. Une fois arrivé sur le plateau de W9, l’animateur a d’abord été intrigué par la veste que portait Jordan De Luxe — une pièce qu’il pensait reconnaître. Il s’agissait bien de la sienne : la styliste lui avait pourtant assuré qu’il ne rentrerait plus dedans depuis qu’il s’était musclé. Cyril Hanouna l’a essayée pour vérifier, et contre toute attente, il est bel et bien rentré dedans.

Dans la foulée, l’animateur a annoncé vouloir désormais garder son téléphone sur lui en permanence, pour compter ses pas — rappelant au passage l’objectif classique des 10 000 pas quotidiens.

Cyril Hanouna annonce son retour sur M6

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Cyril Hanouna a profité de l’émission pour faire deux annonces. La première concerne Le Morning Live, qu’il va relancer sur M6 pendant une semaine à l’occasion de l’anniversaire de la chaîne, du lundi au vendredi de 7h à 9h.

La seconde est plus inattendue : l’animateur a confirmé son arrivée prochaine sur M6 pour un premier prime time, tout en conservant son rendez-vous quotidien sur W9. Un nouveau format qu’il annonce avec enthousiasme, sans en dévoiler davantage sur le contenu précis.

Polska met Jordan De Luxe dans l’embarras

C’est avant le lancement du Grand concours des chroniqueurs que les choses se sont corsées pour Jordan De Luxe. Cyril Hanouna a rapporté une confidence faite par Polska un peu plus tôt dans la journée, sur Fun Radio, concernant l’un de ses collègues chroniqueurs.

La jeune femme s’est en effet exprimée sur l’anatomie de Jordan De Luxe, affirmant sans détour qu’il n’était « pas très bien loti ». De quoi laisser son camarade complètement abasourdi sur le plateau — et prompt à démentir.

Face à ces propos assumés par sa chroniqueuse, Jordan De Luxe, en couple avec Shana Loustau, lui a demandé de quitter le plateau de Tout beau, tout neuf. Inquiet des conséquences de cette sortie, il s’est inquiété d’être désormais reconnu dans la rue pour cette raison précise.

Cyril Hanouna a alors demandé à Polska de confirmer ou d’infirmer ses propos. Elle a maintenu sa version. Valérie Bénaïm a de son côté relativisé la situation, assurant que ce n’était « pas grave » selon elle.

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Réforme tarifaire de l’électricité au Cameroun : lier les prix à la fiabilité du service

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Réforme tarifaire de l’électricité au Cameroun : lier les prix à la fiabilité du service
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Alors que le MINEE prépare une politique tarifaire nationale, le Cameroun peut exiger une contrepartie claire à tout ajustement des prix : moins de coupures, des travaux de réseau datés, des résultats vérifiés et une protection effective des ménages modestes.

Pour un ménage ou une petite entreprise, le prix réel de l’électricité dépasse largement la ligne inscrite sur la facture. Il comprend le carburant du groupe électrogène, les appareils abîmés, les produits perdus dans une chambre froide, les heures de travail interrompues et les déplacements nécessaires pour trouver ailleurs une connexion ou une machine qui fonctionne. Une électricité peu fiable coûte cher, même lorsque le tarif officiel reste stable.

En août 2026, le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) a lancé un appel d’offres pour élaborer une politique tarifaire nationale de l’électricité. Ce chantier arrive au bon moment. Il permet de poser une question très concrète : si l’on demande demain un effort supplémentaire aux usagers ou au budget de l’État, quel meilleur service obtiendront-ils en échange ?

La production supplémentaire doit arriver jusqu’aux usagers

La mise en service de la centrale hydroélectrique de Nachtigal, d’une puissance de 420 MW, a renforcé l’offre du pays. Le rapport d’achèvement publié par la Banque mondiale en mars 2026 relève toutefois que les retards de renforcement des réseaux limitent encore son utilisation optimale, notamment vers les charges industrielles de Douala. Produire davantage ne suffit donc pas si un poste est saturé, si une ligne reste fragile ou si un quartier manque de transformateurs.

Toutes les coupures n’ont pas la même origine. Certaines viennent de la production, d’autres du transport ou de la distribution. Pour l’usager, chacune compte. Le suivi public doit indiquer la durée totale des interruptions vécues, puis en préciser la cause afin que le bon acteur intervienne. La future organisation autour de la SOCADEL ne pourra être jugée équitablement que si les incidents liés à la SONATREL ou à un ouvrage de production sont également identifiés.

Tester un contrat de fiabilité sur quelques zones

Une entreprise électrique ne peut réparer durablement un réseau sans trésorerie. Une hausse de recettes ne garantit pourtant pas que les moyens atteindront les secteurs les plus dégradés. La réforme tarifaire devrait relier ces deux réalités dans un contrat public de fiabilité.

Le Cameroun pourrait tester ce contrat pendant vingt-quatre mois dans trois types de territoire : une agglomération, une ville secondaire et une zone moins dense. Une dizaine de départs moyenne tension formerait un périmètre assez précis. Un départ est une ligne qui part d’un poste et alimente un ensemble connu de quartiers, d’entreprises et de services publics. À cette échelle, on peut relier les travaux réalisés aux coupures réellement subies.

Avant le lancement, chaque zone disposerait d’un état initial, d’une liste de travaux, d’un budget, d’un calendrier et d’un responsable pour chaque action. Les réparations prioritaires, la sécurité, le comptage utile et la maintenance seraient financés dès le départ. Une enveloppe supplémentaire pourrait ensuite être versée lorsque les résultats prévus sont vérifiés. Le réseau reçoit ainsi les moyens indispensables pour agir, tandis que les financements additionnels récompensent des progrès observables.

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L’État doit aussi payer ses factures à l’échéance

L’État est régulateur et financeur, mais il est aussi un grand client de l’électricité. Lorsque des administrations paient tard, elles privent le système d’une trésorerie nécessaire aux achats d’énergie, aux réparations et à l’entretien. La discipline demandée aux opérateurs et aux usagers doit donc s’appliquer aux services publics.

Le ministère des Finances pourrait consolider les abonnements des administrations, rapprocher chaque mois la consommation et les factures, puis programmer le règlement des échéances courantes. Les dettes anciennes suivraient un calendrier séparé. Régler une vieille dette est utile, mais ce paiement ne doit pas être présenté comme une amélioration du recouvrement des factures du mois. Cette séparation rendrait les comptes plus lisibles et les responsabilités plus claires.

Protéger les ménages tels qu’ils vivent réellement

Une protection fondée uniquement sur un petit volume de kilowattheures peut manquer sa cible. Plusieurs familles partagent parfois le même compteur. Leur consommation cumulée les place alors dans une tranche plus chère, alors même que chaque foyer consomme peu. Les travaux de la Banque mondiale sur l’accès à l’électricité en Afrique invitent à tenir compte de ces compteurs partagés et du coût du raccordement.

La protection devrait associer un prix abordable pour une consommation essentielle et une aide ciblée lorsque les bénéficiaires peuvent être identifiés de façon fiable. Elle doit être financée et accessible avant toute mesure qui affecte les ménages modestes. Un recours simple est également nécessaire pour corriger une erreur de classement ou une facturation contestée.

Le prépaiement mérite la même attention. Un meilleur taux d’encaissement peut masquer des jours passés sans courant parce qu’un ménage n’a pas pu recharger son compteur. Le suivi social doit distinguer la coupure technique de l’absence de crédit et vérifier que l’amélioration financière ne repose pas sur une privation invisible.

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Publier des résultats que chacun peut comprendre

Les pourcentages nationaux sont utiles pour suivre le secteur, mais ils disent peu sur un quartier précis. Chaque zone pilote devrait publier tous les trois mois une fiche d’une page : nombre de coupures, durée totale sans électricité, qualité de la tension lorsque la mesure est disponible, travaux achevés, factures publiques payées à temps, énergie reçue, énergie facturée et encaissements correspondant aux mêmes factures.

L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL) définirait la méthode de calcul. Un vérificateur indépendant croiserait les journaux d’exploitation, les compteurs et un échantillon de factures. Des représentants des communes, des ménages et des petites entreprises pourraient participer à une revue trimestrielle et contester un résultat mal expliqué. Les données publiées seraient agrégées pour protéger les informations personnelles et commerciales.

Une enveloppe de performance ne devrait être débloquée que si les données sont auditables, si le service s’améliore et si les protections sociales fonctionnent. Une simple augmentation des montants facturés ne suffit pas. Au terme des vingt-quatre mois, l’extension du dispositif dépendrait de trois constats : moins de coupures sans déplacement du problème vers les zones voisines, un bilan financier qui présente honnêtement les coûts, et des équipes capables de maintenir les résultats. Les échecs devraient eux aussi être publiés, car ils permettent d’éviter de répéter des investissements mal conçus.

Une réforme compréhensible tient en quatre engagements

L’usager règle sa consommation. L’opérateur exécute les travaux annoncés et rend compte du service. L’État paie sa propre consommation et finance les obligations qu’il décide. Le régulateur vérifie les résultats et protège le droit de recours. Ces engagements réciproques donnent un contenu concret à la réforme tarifaire.

Le débat sur le prix de l’électricité ne peut être séparé de la qualité reçue. Pour chaque franc demandé en plus, les responsables publics devraient pouvoir répondre à trois questions : quel service, dans quel délai et avec quelle preuve ? C’est ainsi qu’une discussion tarifaire peut devenir un contrat de fiabilité crédible pour les ménages, les entreprises et les partenaires du Cameroun.

Par Romain Blachier, consultant en politiques énergétiques
Défis Actuels du 09/09/2026

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