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Le roi Bamougoum nargue le maire de la ville de Bafoussam

Répondant à une sollicitation de Roger Tafam, le maire de la ville de Bafoussam qui souhaitait être reçu à la chefferie de Bamougoum, l’autorité traditionnelle a énuméré une série d’actions à poser par le maire avant la rencontre. Une série de conditions presque irréalisables qui démontrent à suffire que les relations entre les deux hommes ne sont pas au beau fixe.
Roger Tafam, le maire de la ville de Bafoussam vient d’en prendre pour son grade. La correspondance dont MMF tient copie, et dans laquelle, le chef Bamougoum répond à une demande d’audience formulée le 14 juin 2024, le confirme. Dans cette correspondance, le chef Bamougoum ne vient pas avec le dos de la cuillère pour énumérer la série d’actions que doit poser « le super Maire de Bafoussam », avant toute rencontre. Roger Tafam devra donc, apporter : une valise contenant le permis de bâtir de construction d’un groupe scolaire appartenant à un opérateur économique Bamougoum, les clés de 02 boutiques dans un espace commercial nouveau à Bafoussam, construire 12 fourrages dans plusieurs quartiers cités par l ‘autorité traditionnelle, ainsi qu’il devra bitumer l’entrée de la chefferie Bamougoum. Roger Tafam a payé le prix de ce que le roi de Bamougoum qualifie d’attitude discourtoise et irrévérencieuse envers envers le roi. Selon nos informations la sortie du roi de Bamougoum n’est qu’un nouvel épisode du conflit qui règne qui couve entre les deux hommes au sujet d’un projet de construction d’un groupe scolaire par un fils de la localité Petou Norbert sur un site mis à disposition de l’Etat par la chefferie Bamougoum. L’on apprend que le Maire de ville se serait opposé à ce projet en adressant des correspondances au Ministère de l’urbanisme et de l’habitat, ainsi qu’au ministère des Enseignements secondaires. Une opposition qui pour le roi s’apparente à une défiance de Roger Tafam, par ailleurs notable à la Cour royale de Bamougoum envers son chef. En plus de cela, le roi accuse Roger Tafam d’entretenir un groupe de notables frondeurs. Ces derniers qui sont également traités de traités par le roi auraient avoué avoir reçu des mains du maire de Bafoussam, la somme de 50.000 FCFA afin de mettre les bâtons dans les roues du chef.
On se souvient qu’au cours d’une session du Conseil de la communauté urbaine, le Fo’o des Bamougoum n’était pas allé avec le dos de la cuillère pour dire son constat de désintérêt du chef de l’exécutif, pour les besoins des chefferies de la Mifi. N’ayant pas été mandaté par ses pairs pour porter leur parole, les plus avisés avaient vite compris que cette intervention très appuyée de Sa Majesté n’était autre que l’expression d’une guerre larvée entre un ”père” et un fils Bamougoum.
À la suite de ses dénonciations, avertissements et au demeurant, des mises en demeure au notable Tafam Roger dit Mbe Ndefoe Teuboh Taditack, le chef Bamougoum n’envisage pas de soumettre ce litige au jugement ou à la médiation d’une entité extérieure. On peut donc insinuer qu’il entend faire usage de ses pouvoirs traditionnels et de la puissance de leurs sociétés secrètes pour stopper la défiance du maire Roger Tafam, qui pour aboutir à ses fins, aurait tenté de déstabiliser la cohésion de la notabilité Bamougoum à travers des actes de corruption de ses membres.
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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.
Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.
«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.
Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.
Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.
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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.
La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.
L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.
Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».
Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.
Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).
Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).
C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.
Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.
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