Connect with us

Dernières actualités

Activités économiques: La mort un marché bien vivant

Published

on

Activités économiques: La mort un marché bien vivant
Spread the love

Au Cameroun, le «marché de la mort» regroupe l’ensemble des services funéraires pouvant faire l’objet d’une activité économique et marchande. A l’annonce d’un deuil dans une communauté, la dépouille se doit de respecter un parcours bien déterminé allant de la morgue au lieu de l’enterrement. Pour cette marche vers l’ultime repos, les familles, même les moins nanties, sollicitent habituellement les prestations des accompagnateurs mortuaires.

De la morgue à la pierre tombale

Tout commence par la conservation du corps. Les modalités de prise en charge varient en fonction de la renommée de la morgue et de la durée de conservation de ce corps. : «Les modalités de prise en charge comprennent les frais de dépôts du corps, les frais de traitement de ce corps, et les frais des produits utilisés pour le traitement de ce corps. Chez nous par exemple à Djoungolo, l’ensemble fait 32 000 FCFA dès l’enregistrement. Plus le corps met long, plus les modalités se multiplient», explique Amougou Appollinaire Landry, préposé de morgue en service à la morgue de Djoungolo. Pour la communication visuelle autour du deuil (programme des obsèques, banderole, t-shirt …) le coût des services dépend de la demande du client.«Nous ne faisons pas de prix global, car chaque client a son besoin et nous faisons en fonction de cela. Maintenant si un client veut un t-shirt par exemple, nous nous basons sur la qualité du tissu, le type de message à imprimer, et là les prix vont de 1500 francs CFA à 3000 francs CFA. Le polo par contre lui c’est à partir de 5000 francs CFA. Les programmes de deuil sont diversifiés, ils ne sont pas de la même qualité de par leurs fabrications et leurs contenus, les prix vont de 300 francs à 1000 francs CFA. Pour les banderoles, c’est pratiquement le même processus, on les propose à partir de 15 000 francs CFA», explique Martial Mbarga, graphiste.

Le confort de la dépouille demande aussi une somme d’argent conséquente. Cercueil, habillement du corps, gerbe de fleurs, les prix varient en fonction de la demande et de la qualité. «Les prix des cercueils varient entre 100 mil et plus. La tenue du corps 15 000 francs CFA et plus, gerbe de fleurs à partir de 10 mil», révèle madeleine Kameni, gérante de pompes funèbres. Pour les familles qui ont suffisamment d’argent, la pierre tombale est souvent le must qui vient clore les achats effectués pour le compte du défunt. Réparties en plusieurs catégories, il en existe toute une pluralité, pierre en granite, en marbre, préfabriquée etc.« il y’a plusieurs variétés, nous avons en granite généralement appelé carreaux ordinaires, nous avons en marbres ou roches naturelle, aussi des préfabriquées comme le gré serein. Tout dépend de ce que veut le client. Mais, les prix varient entre 300 à 600 mil pour le gré serein et pour le granite nous le proposons à partir de 600 mil, tout dépend des exigences du client», explique Daina, vendeuse de pierres tombales.

Mépris face aux métiers de la mort

Exercer des activités commerciales se rapportant à la mort n’est pas du tout aisé. Certains prestataires doivent régulièrement faire face au mépris des familles endeuillées, qui ont souvent du mal à comprendre que leur chagrin ne soit pas prix lors de la fixation des prix «les gens ne sont pas du tout fiers, donc parfois, ils nous esquivent sous prétexte qu’on se réjouit du malheur des autres, que nous consommons de l’argent sale, or c’est un métier comme tous les autres et nous nous complétons».

Liliane Perpétue Mvoto (Stagiaire)

– Publicité –

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.newsducamer.com

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

Published

on

Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
Spread the love

C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

Published

on

Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
Spread the love

L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

Published

on

Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
Spread the love

Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici