Actualités locales
Bvmac : avec la cotation de son emprunt 2024-2031, la BDEAC devient le 2e émetteur derrière le Cameroun

(Investir au Cameroun) – L’emprunt obligataire à tranches multiples « BDEAC (6,20%, 5,95%, 4,70%) Net 2024-2031 » de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a été cotée le 7 août 2024 à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), basée à Douala, la capitale économique camerounaise.
« En accueillant ce jour les 5 476 971 obligations de la BDEAC à sa cote, le compartiment C de la bourse va s’enrichir de trois lignes d’emprunt supplémentaires corrélées aux tranches A, B et C, passant ainsi de 16 à 19 lignes. Tandis que l’encours des dettes cotées en bourse va augmenter de 54 769 710 000 de FCFA pour se hisser à 1232 299 459 448 de FCFA, soit une progression de 5% »,a annoncé le directeur général de la Bvmac, Louis Mbanga Ntolo.
Il a indiqué que les six lignes d’emprunt cotées sur les 19 que compte le compartiment C de la BVMAC correspondent à une part de marché de 31,5% pour la BDEAC, soit 365 877 557 835 FCFA d’encours de dettes cotées sur un total général de 1232, 2 milliards de FCFA. Avec ces parts de marchés, la BDEAC devient donc le deuxième émetteur derrière l’Etat du Cameroun (33,3%) et devant et l’Etat du Gabon (23,8%).
Selon la Bvmac, la cotation de l’emprunt à tranches multiples 2024-2031 de la BDEAC offre à ses primo-acquéreurs, un marché secondaire leur permettant de céder tout ou partie des titres acquis avant leur échéance, dans la perspective de saisir d’autres opportunités. Elle offre aussi l’opportunité à d’autres investisseurs, notamment ceux qui n’ont pas été servis sur le marché primaire, d’acquérir les titres en seconde mains aux conditions du marché boursier.
Pour les investisseurs ayant souscrit des titres à 7 ans de maturité au taux d’intérêt de 6,2% pour, ce sera un amortissement du cinquième (1/5) du capital chaque année après 2 ans de différé. Pour ceux ayant souscrit aux titres à 5 ans de maturité à 5,95%, ce sera un amortissement du tiers (1/3) du capital chaque année après 2 ans de différé. Enfin pour des titres à 3 ans de maturité souscrite à 4,7%, le capital sera totalement amorti après 2 ans de différé.
Frédéric Nonos
Lire aussi :
18-04-2024-Capitalisation boursière : la Bvmac toujours loin de ses objectifs, malgré une hausse de près de 37% en 2023
Actualités locales
Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve

Le brassard de capitaine des Lions Indomptables fait l’objet d’une vive controverse au Cameroun. Dans une tribune intitulée « La désacralisation du brassard des Lions Indomptables par Samuel Eto’o Fils », l’ancien journaliste sportif Jean-Claude Mbede Fouda livre une critique sévère de la gestion du leadership au sein de la sélection nationale depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Pour l’auteur, le brassard n’a jamais été un simple accessoire porté par les joueurs. Il représente, dans l’histoire du football camerounais, un symbole d’autorité et de responsabilité associé à plusieurs grandes figures des Lions Indomptables, parmi lesquelles Stephen Tataw, Rigobert Song, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell ou encore Jacques Songo’o.
Jean-Claude Mbede Fouda estime que cette dimension symbolique aurait progressivement perdu de son importance. Il s’appuie notamment sur la succession de joueurs ayant porté le brassard ces dernières années, citant Vincent Aboubakar, André-Frank Zambo Anguissa, Devis Epassy et Nouhou Tolo.
Cette rotation constitue, selon lui, le signe d’une absence de leadership durable au sein de l’équipe nationale. Il s’interroge notamment sur la pertinence d’une équipe de haut niveau qui change régulièrement de capitaine.
L’ancien journaliste va beaucoup plus loin et attribue cette situation à Samuel Eto’o. Selon lui, le président de la Fecafoot chercherait à empêcher l’émergence d’une figure suffisamment forte pour exercer une autorité durable dans le vestiaire.
Lire la tribune de Jean-Claude Mbede Fouda :
« La désacralisation du brassard des Lions Indomptables par Samuel Eto’o Fils
Au Cameroun, le brassard de capitaine de l’équipe nationale de football n’a jamais été un simple morceau de tissu élastique glissé autour du bras. C’était une relique, une couronne, un symbole d’autorité sacrée.
On se souvient avec émotion de ces figures tutélaires qui portaient ce poids avec une dignité presque royale : Stephen Tataw, Rigobert Song, Émile Mbouh, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell, Jacques Songo’o…
À cette époque bénie, même un enfant à la maternelle pouvait vous réciter sans hésiter le nom du capitaine des Lions Indomptables. Le pays avait des repères, et ces repères avaient un visage.
Aujourd’hui, ce mythe est mort, assassiné sur l’autel d’un ego surdimensionné.
Depuis qu’il est à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), Samuel Eto’o Fils mène une guerre psychologique sous-jacente contre la notion même de leadership au sein du vestiaire.
Regardez les faits : en l’espace de quelques années, le brassard est devenu une patate chaude qu’on se passe de main en main, de match en match. Vincent Aboubakar, André-Frank Zambo Anguissa, Devis Epassy, Nouhou Tolo… et demain, sans doute un anonyme propulsé là non par hasard, mais par le désir ardent de ne pas créer de grand capitaine, capable de porter ce titre.
Le premier péché capital aujourd’hui de l’équipe nationale du Cameroun, c’est d’être talentueux et acclamé. Ce privilège est une exclusivité du président de la fédération.
Quelle est donc cette équipe nationale de haut niveau qui change de capitaine à chaque rassemblement ?
La vérité est aussi claire qu’amère : Samuel Eto’o ne veut pas d’un capitaine. Il veut une marionnette. Il ne veut pas qu’une star émerge à côté de lui, même plusieurs années après sa retraite sportive.
Nouhou Tolo était le chouchou du public et du sélectionneur David Pagou lors de la dernière CAN ? Il ne doit y avoir qu’une seule légende, un seul soleil autour duquel tout le système solaire du football camerounais doit tourner. Comment ose-t-il ? C’est de l’indiscipline aggravée. Il est écarté.
André Onana joue à Manchester United ? Il est trop zélé. Comment se fait-il qu’il se fasse acclamer par la foule en Ouganda ? La seule légende de toute l’Afrique, c’est Eto’o.
Carlos Baleba est annoncé partout pour 100 millions d’euros ? C’est un blasphème : il a pris la grosse tête. Il fait la concurrence à Eto’o. Il faut l’écarter.
Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve. Il agit comme s’il avait lui-même importé le football en Afrique, ne tolère aucun ombrage.
Pour régner sans partage, il lui faut étouffer les talents, banaliser les cadres et détruire les symboles de l’autorité sur le terrain. Aucun capitaine sous sa mandature ne semble destiné à durer ou à imprimer sa marque sur plusieurs compétitions d’affilée.
Au lieu de gouverner et de bâtir notre football, le président de la Fecafoot s’emploie à effacer les mémoires.
Et le plus tragique réside dans le spectacle de ses partisans, fiers de répéter à l’envi que tel ou tel joueur actuel « n’a rien gagné avec l’équipe nationale ». Comme si l’objectif suprême était de rabaisser cette génération pour que la précédente reste éternellement intouchable.
On refuse de voir la réalité d’un passé pourtant bien documenté : celui du joueur talentueux parmi tant d’autres de sa génération, certes, mais aussi du plus indiscipliné, souvent au centre des tempêtes et des exclusions de l’équipe nationale.
Devons-nous nous taire ? Devons-nous accepter cette dérive simplement parce que nous ne partageons pas les mêmes réseaux d’influence, la même quête d’adulation aveugle ou les mêmes compromissions ? Absolument pas. Le brassard des Lions Indomptables a une histoire, une âme, et il est du devoir de ceux qui ont suivi et chroniqué ce football de s’élever contre sa clochardisation.
L’histoire du football camerounais est plus grande que la destinée d’un seul homme, aussi prestigieuse fut sa carrière sur les terrains. Ce règne de l’égocentrisme et cette anathème jetée sur nos talents finiront par passer. La vérité prévaudra, et le brassard des Lions Indomptables retrouvera un jour la sacralité et le respect qu’il n’aurait jamais dû perdre.
Par Jean-Claude Mbede Fouda
Ancien Journaliste de Sports »
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Assurances : le Minfi avertit 20 sociétés de courtage pour manquements à la réglementation

(Investir au Cameroun) – Le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a adressé un avertissement à 20 sociétés de courtage d’assurances et à leurs responsables pour des « manquements à la réglementation des assurances ». La sanction est contenue dans une décision signée le 19 août 2026.
Sont concernées Asscourt SA, Benew Insurance, Cauris Assurances, Elit Assurance, ET Assurances, Fusion Assurances, Horizon Assurance, Insuremed, La Courtière, Libertis Assurances, Matrix BL Assurances, Plateforme Assurances, Protecteur Fidèle Assurance, Socam Assurances, Renaissance SARL, Synopsis, Treasury Assur, Vitalis Assurances, Vitassur Assurances et Vitrine AAC.
La décision vise également les responsables de ces sociétés. Le ministère leur reproche notamment le non-respect des termes d’un communiqué du 29 mai 2026 par lequel certains dirigeants d’entreprises d’intermédiation en assurances avaient été invités à se présenter à la Direction des assurances.
Le texte du 19 août ne précise toutefois pas, société par société, les faits ayant conduit à la sanction. Il se limite à évoquer des manquements à la réglementation et le non-respect du communiqué du 29 mai.
L’avertissement n’entraîne pas le retrait de l’autorisation d’exercer. Le Code des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) prévoit plusieurs sanctions disciplinaires applicables aux courtiers en cas d’infraction à la réglementation ou de non-exécution des injonctions de l’autorité de contrôle : avertissement, blâme, suspension ou démission d’office des dirigeants responsables et retrait d’agrément. Des amendes peuvent également être prononcées dans certains cas.
Dans sa décision, le ministère des Finances prévient les sociétés concernées et leurs responsables qu’ils s’exposent à des sanctions plus sévères en cas de nouveaux manquements.
Cette mesure intervient moins de trois mois après le retrait, le 29 mai 2026, des agréments de 31 autres sociétés de courtage. Dans ce précédent dossier, 26 agréments avaient été déclarés caducs et cinq autres cas associaient, selon le ministère, caducité et détournements de primes.
Amina Malloum
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Une vidéo intime d’une lionne indomptable enflamme la toile et relance le débat sur l’homosexualité
Une vidéo intime impliquant Ngon Eton, une joueuse de l’équipe nationale féminine du Cameroun, les Lionnes Indomptables, a fuité sur les réseaux sociaux dans la nuit du 7 au 8 septembre 2026, provoquant une vive polémique nationale.
La séquence montre Ngon Eton, une internationale camerounaise récemment sacrée championne d’Afrique au Maroc en août 2026 — échangeant un baiser intime avec une autre femme dans un ascenseur.
Ce scandale éclate quelques semaines seulement après le triomphe historique de l’équipe à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine, un exploit qui avait suscité une immense liesse populaire à travers le pays.
Au Cameroun, l’homosexualité demeure pénalisée. L’article 347-1 du Code pénal punit les rapports sexuels entre personnes de même sexe de peines allant de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.
Cette fuite médiatique réactive de vives tensions au sein de l’opinion publique camerounaise. Elle fait écho à d’autres événements récents ayant exposé la question LGBT+ au Cameroun.
Alors que certains internautes condamnent fermement le comportement de l’athlète au nom des lois et des mœurs locales, d’autres s’insurgent contre la violation de la vie privée et s’interrogent sur les répercussions de ce scandale sur la carrière de la championne d’Afrique.
«Cette Lionne peut dire adieu à la Coupe du Monde Brésil 2027», commente le journaliste camerounais Marc Chouamo. «Mon cher Marc Chouamo, dans un pays gouverné par la loi du plus fort, cette Lionne ne manquera pas la prochaine Coupe du monde si elle bénéficie de la protection des puissants. Tant que cette justice sélective persistera, la lutte contre des pratiques pourtant interdites par la loi camerounaise restera sans effet», réplique le journaliste Nana Paul Sabin.
De son côté, le magazine Cfoot, ironise l’action de la joueuse. «Oui, on te donne le café», lit-on ici. «À peine une première coupe d’Afrique et voilà le message qu’elle envoie déjà à la jeunesse ? Don comme tu es championne d’Afrique tu te crois déjà tout permis ? Qu’es qui passe même dans la tête des africaines quand elles deviennent stars ? Je ne sais pas si c’est vrai j’espère que c’est un montage où alors l’IA parce que je ne peux pas croire que à peine à peine là c’est déjà ça», commente Guy Stephane Yemga.
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