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Louis-Marie Kakdeu : « le changement au Cameroun dépend de l’engagement personnel de chacun »

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Louis-Marie Kakdeu : « le changement au Cameroun dépend de l’engagement personnel de chacun »
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Le 6 août 2024, Louis-Marie Kakdeu, Deuxième Vice-Président National du SDF, a exprimé ses réflexions sur le bilan décevant de la participation du Cameroun aux Jeux Olympiques de Paris 2024, où la délégation nationale est rentrée sans médailles. Kakdeu dénonce une situation où le nombre d’officiels dépasse largement celui des athlètes, soulignant un déséquilibre choquant dans les priorités du pays.

Dans une analyse poignante, Kakdeu met en lumière l’inefficacité du système actuel et critique l’absence d’engagement civique et politique des Camerounais. Il affirme que le régime en place a réussi à convaincre les citoyens que la politique est une entreprise vaine, créant ainsi une culture de désengagement. Selon lui, cette attitude est une faute morale, car elle contribue à la stagnation et à l’inefficacité des institutions.

«Je me suis levé ce matin et j’ai vu cette Une du quotidien Le Jour. Le journal rapporte le bilan honteux de la participation du Cameroun aux Jeux Olympiques Paris 2024 où le nombre d’officiels était 5 fois supérieur au nombre d’athlètes. 30 officiels + un Chef de l’État pour accompagner 6 athlètes en vue d’obtenir zéro médaille. Et j’ai aussi lu le communiqué qui indiquait que le Président de la République et sa délégation avaient quitté la France après un long séjour de 12 jours et ce bilan élogieux au goût de son régime. Et j’étais triste pour mon pays. Et je me suis demandé à qui revenait en réalité la faute.

J’ai un avis tranché sur la question. Tout ceci est causé par le défaut d’engagement civique et politique des camerounais. Le régime a réussi à les convaincre que la politique était une mauvaise chose. Et donc, le citoyen camerounais dit fièrement : « je ne fais pas moi la politique ». Pire, il ajoute: « Partez loin avec! » A bon?

Je pose la question : qu’est-ce qui vous empêche d’être vous-mêmes des « officiels » de ce pays afin de prendre des décisions pertinentes ou de mettre en œuvre vos idées de changement ? Celles et ceux qui sont en poste aujourd’hui vous dépassent en quoi, si ce n’est en matière d’engagement ? Se réfugier derrière une certaine « neutralité » est devenu aujourd’hui une faute. Une faute morale. Vous ne pouvez pas laisser la maison brûlée, filmer pour envoyer sur les réseaux sociaux et expliquer que c’est la faute de votre frère qui a mis le feu. Vous êtes complice.

Aussi, dire de nos jours que l’on est de la société civile et que l’on ne doit pas faire la politique est une erreur. Avoir raison ou rechercher la vérité n’est plus important pour le Cameroun de 2024. Le problème du Cameroun n’est ni un problème d’information (on sait exactement ce qui se passe et ce qu’il faut faire) ni un problème de compétence (les camerounais sont surformés et surdoués) ni un problème d’innovation (les résultats de recherche sont disponibles et prêts à l’utilisation) ni un problème de capitaux (les banques camerounaises sont en surliquidités).

Le problème du Cameroun se trouve au niveau de la prise de décision. On sait ce qu’il faut faire et on ne prend pas la décision de le faire depuis les années d’indépendance. On abandonne les dossiers dans les tiroirs. Le Cameroun a donc un problème de volonté politique et de mise à l’agenda. La formulation des politiques publiques est bonne mais, l’on ne prend pas l’ultime décision de mettre à l’agenda. Ou encore , on met à l’agenda et on n’applique pas.

C’est en politique que l’on décide. C’est en politique que l’on prend la décision d’appliquer ou de ne pas appliquer. Et le politique a même décidé de rendre précaires tous les autres corps sociaux en vue de faire fonctionner le clientélisme. Au Cameroun, tout le monde vit de la pitance et « il faut la fermer » pour en obtenir plus! Même la société civile a été clochardisée et le régime prend les résistants par usure. Le problème du Cameroun, c’est ce déficit d’engagement civique et politique pour inverser la tendance. Il faut s’engager ! On voit les ordures en route et on ne fait rien. On coupe l’électricité et on danse lorsque le courant revient. Etc.

Il est venu le temps de prendre ses responsabilités. A tous les niveaux. Si vous n’appartenez pas à ce système de prédation, alors vous devez vous engager. Pour l’instant, la couleur politique importe peu. Je vous conseille de vous engager non pas pour quelqu’un ou derrière quelqu’un. Je vous conseille de vous engager pour vous-même et pour la République. Je vous conseille de vous engager pour être élu vous-même à votre niveau. On n’est mieux servi que par soi-même. Si c’est vous le Maire de votre village, alors vous apporterez vous-même directement le changement que vous souhaitez pour les vôtres sans avoir besoin du visa de quelqu’un ou de Yaoundé. Vous pourriez résister avec succès. Vous pouvez être conseiller municipal, Maire, conseiller régional, député, Maire de ville, Président du conseil régional, etc.

Que l’on ne vous trompe pas. Tout changement efficace de système se fait à partir de la base. On arrache l’arbre par la racine. Jusqu’ici, l’erreur de lecture de la politique de notre pays a consisté à croire que l’on fait la politique uniquement pour « aider » quelqu’un ou pour élire le président de la République. Ainsi, l’on demande à être « payé » pour s’engager. L’on n’a pas compris que le changement se fait à la base. S’il n’y a que 100 maires de l’opposition élus en 2026, alors le pays changera. Alors, on pourra bloquer le système de prédation. On ne fait pas la politique pour tuer quelqu’un ou pour « manger ». On fait la politique pour être utile et efficace.

Ma question : seras-tu parmi les 100 maires ou députés ? Seras-tu un élu ? Seras-tu maire de ville? Etc. Celles et ceux qui sont là aujourd’hui te dépassent avec quoi? L’argent ? Le savoir? La beauté ? Quoi alors ? Pourquoi abandonner la décision entre les mains des médiocres ou des corrompus pour ensuite aller remplir l’audience afin de solliciter un service public ? On est con quelque part, non?

Pour ma part, je suis engagé. Si je vais en prison, alors cela fait partie de mon engagement. Et contrairement à ce que certains laissent entendre, je dis que l’on n’a pas besoin de la majorité absolue pour faire bouger les lignes. De plus, la coloration politique importe peu pour l’instant. Je vous conseille de ne pas vous embourber dans des querelles politiciennes de partis politiques. Laissez cette bataille à nous-autres qui sommes déjà partisans. Travaillez sur votre profil. C’est l’essentiel pour l’instant.

J’ai voulu vous dire ce jour que le changement que vous recherchez, c’est vous. Ne croyez pas au messie en politique. C’est comme croire au Père Noël. Il n’y a aucun Homme Providentiel qui viendra changer pour nous. C’est nous-mêmes qui devons nous engager pour changer pour nous-mêmes. Chacun à son petit niveau.

C’est en tout cas ce que recommande la démarche de la durabilité. Et c’est ce que nous faisons aujourd’hui au SDF. Un parti transformé et plus déterminé.

Le changement, c’est toi! Don’t forget!»

Louis-Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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