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Inondations à Tikem : Un Village Toupouri Dévasté

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Inondations à Tikem : Un Village Toupouri Dévasté
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Hier matin, les habitants de Tikem et de ses villages environnants, situés dans le Mayo Danay, ont été frappés par des inondations soudaines, exacerbant encore les difficultés déjà présentes liées au faible rendement agricole. Les pluies diluviennes ont provoqué des dégâts énormes, laissant la communauté dans une situation de détresse et d'incertitude.

Les fortes poussées ont provoqué l'effondrement de nombreuses cases, principalement construites en parpaings de terre battue, sous la fureur des eaux. En conséquence, une vingtaine de maisons ont été exportées, laissant plusieurs familles sans abri, exposées aux intempéries. Les habitants, surpris par l'intensité des pluies, n'ont pas eu le temps de sauver leurs biens, et beaucoup se retrouvent désormais à la belle étoile, cherchant désespérément un abri temporaire.

Les inondations présentent également de graves risques sanitaires. L'eau stagnante favorise la prolifération des maladies hydriques comme le choléra et la typhoïde. Les conditions d'hygiène sont rapidement devenues préoccupantes, et sans une intervention rapide, les risques d'épidémies pourraient augmenter. De plus, les infrastructures sanitaires locales, déjà limitées, sont débordées par l'afflux de personnes ayant besoin d'aide.

Outre les habitations, les inondations ont également détruit des champs et des réserves alimentaires, aggravant une situation alimentaire déjà précaire en raison du faible rendement agricole. Les cultures inondées signifient non seulement une perte de nourriture immédiate, mais aussi une menace pour les récoltes futures, compromettant la sécurité alimentaire à long terme des habitants.

Les habitants de Tikem attendent avec impatience l'intervention des autorités pour apporter secours et assistance. Ils espèrent recevoir de l'aide sous forme de tentes, de nourriture, de vêtements et de médicaments pour faire face à cette catastrophe. Les autorités locales, les organisations non gouvernementales et les agences de secours sont appelées à agir rapidement pour atténuer les souffrances des sinistres.

Un habitant de Tikem, visiblement ému, a témoigné « Nous avons tout perdu. Nos maisons sont détruites, nos champs sont sous l'eau. Nous ne savons pas comment nous allons survivre dans les jours à venir. Nous avons besoin d'aide, et vite. » Une autre résidente a ajouté
« Mes enfants et moi dormons dehors depuis hier. Nous avons besoin d’un abri et de nourriture. Nous ne pouvons pas rester dans cette situation plus longtemps. »

Le gouvernement camerounais est appelé à répondre de manière urgente et efficace à cette catastrophe. Une mobilisation rapide des ressources est nécessaire pour fournir un soutien immédiat aux sinistrés, mais aussi pour élaborer des plans à long terme visant à renforcer la résilience des communautés face aux inondations. Des mesures telles que l'amélioration des infrastructures de drainage, la construction de logements plus résistants et la mise en place de systèmes d'alerte précoce pourraient aider à prévenir de futures tragédies.

Les inondations à Tikem ont mis en lumière la vulnérabilité des communautés rurales face aux catastrophes naturelles. Alors que les habitants luttent pour reconstruire leur vie, il est impératif que les autorités et les organisations de secours se mobilisent rapidement pour fournir l'aide nécessaire. Cette tragédie souligne l'importance d'investir dans des infrastructures résilientes et des systèmes de soutien robustes pour protéger les populations vulnérables des effets dévastateurs du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes.

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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