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Elevage : le Minepia mise sur les vétérinaires pour booster la production locale

Placé sous le thème : « Faire progresser l’excellence en médecine vétérinaire en transformant l’éducation pour un avenir durable », ce premier Symposium organisé par l’Université de Ngaoundéré dans la capitale politique intervient dans le contexte de la mise en œuvre de la politique d’import-substitution. Dans la leçon inaugurale, le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taïga, a souligné l’importance de la politique de substitution des importations dans le secteur des industries animales.
Pour lui, certains aliments tels que les œufs, les poissons ou les poulets doivent être produits localement et non importés de l’étranger. « Nous importons beaucoup de poissons alors que nous sommes entourés de 300 km de côte maritime sur la façade Atlantique et que nous sommes baignés par deux bassins hydrographiques. La politique de l’import-substitution va nous permettre de domestiquer les devises. Nous importons beaucoup de lait, je reste centré sur les domaines dont j’ai la charge, le produire permet également de domestiquer ces ressources », a déclaré Dr Taïga dans sa leçon inaugurale. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) sur le commerce extérieur du Cameroun en 2023, le pays a importé plus de 260 600 tonnes de produits du règne animal et d’animaux destinés à la consommation (lait, œufs, poissons, miel, viande et animaux vivants). Ce qui a coûté plus de 231,6 milliards de FCFA au Cameroun.
L’enjeu est d’augmenter la production. Pour ce faire, il est déterminant de maintenir les animaux en bonne santé, ce qui nécessite l’intervention des vétérinaires. Le Minépia a saisi ce cadre de réflexion, dont les travaux ont officiellement été lancés le 1er août par le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo, pour inviter les vétérinaires à plus d’engagement en matière de santé animale, de production de seconde génération, de recherche et de développement dans son ensemble. Lors de la première édition du Symposium vétérinaire du Cameroun, qui s’est achevée samedi dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, le Pr Jacques Fame Ndongo a encouragé les participants à créer des entreprises. Il a souligné la possibilité de bénéficier du fonds de facilitation à l’offre de crédit, destiné au développement des chaînes de valeur agricole et d’élevage. Ce fonds, mis en place par les pouvoirs publics, dispose d’un financement initial de 5,5 milliards de FCFA, dédié aux jeunes entrepreneurs de la filière vétérinaire issus des universités.
« Nous devons encourager les projets de recherche qui visent à améliorer la santé animale, à développer de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement, et à comprendre les liens complexes entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement. La recherche vétérinaire est un pilier crucial pour faire face aux défis de notre époque, tels que les zoonoses et les impacts du changement climatique sur la santé animale. La recherche et l’innovation permettent également de développer des solutions locales adaptées aux réalités camerounaises, réduisant ainsi notre dépendance aux produits importés et renforçant notre souveraineté économique. Cela nécessite une coopération étroite entre le gouvernement, les établissements d’enseignement, les instituts de recherche, les organisations professionnelles et les acteurs du secteur privé. Ensemble, nous pouvons créer un écosystème favorable à l’innovation et à l’excellence », a déclaré Jacques Fame Ndongo.
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Budget 2027: Optimisation et Priorités

Le ministre des Finances ouvre les travaux de préparation du budget 2027 dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires.
Le budget 2027 va se préparer dans un contexte économique et financier difficile. En effet, l’analyse de l’exécution du budget au titre du premier trimestre 2026 montre une faible mobilisation des recettes budgétaires… | Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais |
UNE ÉCONOMIE RÉSILIENTE
Les émissions des titres publics n’ont permis de collecter que 98 milliards sur un objectif de 160 milliards. Les dépenses budgétaires quant à elles, restent sous de très fortes contraintes, avec d’importants montants de dette extérieure… | Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais |
Par LOUIS PAUL MOTAZE, ministre des Finances
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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Route Yaoundé-Douala : réfections et reconstruction

Le gouvernement vient d’attribuer un marché de 4,97 milliards de FCFA TTC à China First Highway Engineering Company Cameroun pour réaliser, pendant trois mois, des travaux d’entretien confortatif sur les 236 km reliant Yaoundé au pont sur la Dibamba.
Le voyageur qui emprunte régulièrement la Route nationale nº3 entre Yaoundé et Douala peut espérer, dans les prochaines semaines, des conditions de circulation moins éprouvantes. Le ministère des Travaux publics (MINTP) vient de lancer une nouvelle intervention sur cet axe qui concentre une grande partie des échanges économiques du pays. Par une décision du 20 juillet 2026, le marché a été attribué à China First Highway Engineering Company Cameroun (CFHEC). L’entreprise dispose de trois mois pour intervenir sur les 236 km reliant Yaoundé, au niveau du Poste central, au pont sur la Dibamba. Le marché, financé par le Budget d’investissements publics (BIP) des exercices 2026 et 2027, s’élève à 4,97 milliards de FCFA TTC.
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Le document du marché précise que ce marché porte sur l’exécution des travaux d’entretien confortatif de la Route nationale nº3, section Yaoundé (Poste central)-Douala (pont sur la Dibamba) (236 km), dans les régions du Centre et du Littoral, phase de la reconstruction de ce tronc de la RN3.” Cette formulation retient particulièrement l’attention. Depuis plusieurs années, les usagers attendent le lancement de la reconstruction complète de cette route, construite entre 1982 et 1986, dont l’état s’est fortement dégradé sous l’effet de l’augmentation du trafic, en particulier celui des poids lourds desservant le port de Douala.
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Par Paul TJEG
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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Chute des exportations camerounaises au T1 2026

Selon le Comité national économique et financier (CNEF), les exportations camerounaises au premier trimestre 2026 ont diminué de 187,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, tombant à 606,9 milliards, contre 794 milliards un an auparavant. Cette contraction de 23,6 % est principalement concentrée sur trois produits stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Ils sont trois produits d’exportation stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié. Ils concentrent à eux seuls environ 91 % de la contraction des exportations enregistrée au premier trimestre 2026 par le Cameroun. Ce qui illustre la forte exposition des recettes extérieures du Cameroun aux performances de quelques matières premières. En effet, selon le Comité national économique et financier (CNEF), les recettes d’exportation du Cameroun ont diminué de 187,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, tombant à 606,9 milliards, contre 794 milliards un an auparavant. Cette contraction de 23,6 % est principalement concentrée sur trois produits stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Le cacao perd 120,6 milliards de FCFA
La filière cacao, devenue en 2025 le premier pourvoyeur de capitaux du pays, encaisse le choc le plus violent. Selon les données du CNEF, le cacao et ses produits dérivés ont généré 199,3 milliards de FCFA de recettes au premier trimestre 2026, contre 319,9 milliards de FCFA un an plus tôt. La filière a ainsi perdu 120,6 milliards de FCFA, soit près des deux tiers de la baisse totale des exportations camerounaises. Les recettes tirées du cacao et de ses dérivés ont donc reculé de 37,7 % en glissement annuel. Cette évolution, explique-t-on, coincide avec un retournement brutal du marché mondial. Selon la Banque mondiale, le cours de référence du cacao est passé de 8,08 dollars, le kilogramme en mars 2025 à 3,24 dollars en mars 2026, soit une baisse de près de 60 %. Ces prix internationaux ne reflètent pas nécessairement la réalité offerte actuellement les exportateurs camerounais, mais la corrélation demeure évidente. En l’absence des volumes précis expédiés sur la période, la ventilation entre prix et effet-quantité ne peut être établie avec certitude.
Chute de 14,4 % des recettes d’exploitation du pétrole brut
Le pétrole brut présente une configuration inverse. Alors que son prix de référence a fortement progressé, les recettes d’exportation camerounaises ont par contre diminué de 14,4 %, à 152,4 milliards de FCFA. Celles du gaz naturel liquéfié ont reculé de 28,4 %, à 59,9 milliards. La Banque mondiale établit le prix du Brent à 103,7 dollars le baril en mars dernier, contre 72,6 dollars un an plus tôt, soit une hausse de 42,8 %. Sur la même période, le prix de référence du gaz naturel a progressé de 35,8 %, à 17,91 dollars par million de BTU. Les exportateurs camerounais malgré cette remontée des cours suggère un effet négatif des volumes, mais les données disponibles ne permettent pas encore de le mesurer.
La baisse touche également le bois et les ouvrages, dont les recettes ont diminué de 11,5 %, ainsi que le caoutchouc brut, en recul de 16,7 %, et le café, en baisse de 17,6 %. Les recettes tirées de l’aluminium et de ses dérivés chutent de plus de 53 %, malgré une hausse de 26,9 % du cours international de l’aluminium entre mars 2025 et mars 2026. Le choc du premier trimestre prolonge une tendance sur déjà baissière. L’Institut national de la statistique (INS) avait déjà relevé un repli de 5,2 % des exportations en 2025, à 3 084 milliards de FCFA. La cote part alors 38,5 % des recettes extérieures, devant le pétrole brut (19,7 %) et le gaz naturel liquéfié (11,4 %). Une concentration qui, au regard des chiffres du CNEF, reste le principal facteur de vulnérabilité du commerce extérieur camerounais. Néanmoins, quelques filières ont résisté à cette dégradation, constate le CNEF. Les exportations de coton par exemple ont progressé de 57,5 %, à 21,1 milliards de FCFA, contre 13,4 milliards un an auparavant. Les recettes des bananes et plantains aussi ont augmenté de 27,9 %, tandis que celles des savons de ménage ont gagné 16,8 %.
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Par Blaise NNANG
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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