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Kamala Harris répond aux attaques raciales de Trump : « Le peuple américain mérite mieux »

Lors d'un échange houleux lors d'une convention de journalistes noirs, Donald Trump a remis en question l'identité raciale de Kamala Harris. Ces propos ont été tenus une semaine seulement après que Kamala Harris se soit lancée dans la course à la présidence, se positionnant comme la première femme noire et indienne américaine à diriger la liste d'un grand parti.
Pour les partisans de la vice-présidente américaine Kamala Harris, les critiques de Trump, bien que rapides, n’ont rien de surprenant. Il a affirmé que Kamala Harris n’avait mis en avant son héritage noir que récemment à des fins politiques, affirmant à tort qu’elle « n’était devenue noire » que récemment.
« Je ne savais pas qu'elle était noire jusqu'à ce qu'elle devienne noire il y a quelques années et qu'elle veuille maintenant être connue comme telle », a déclaré Trump lors de la convention de l'Association nationale des journalistes noirs à Chicago mercredi. « Je ne sais donc pas si elle est indienne ou noire ? »
Harris a répondu aux commentaires de Trump en les qualifiant de « la même vieille série » de « divisions… et d’irrespect ». S’exprimant lors d’un événement organisé par Sigma Gamma Rho à Houston, elle a déclaré : « Le peuple américain mérite mieux. Nous méritons un dirigeant qui comprenne que nos différences ne nous divisent pas – elles sont une source essentielle de notre force. »
Kamala Harris, première vice-présidente noire et asiatique-américaine, est née de parents indiens et jamaïcains. Elle a fréquenté l'université Howard, une institution historiquement noire, et a rejoint la sororité Alpha Kappa Alpha, à prédominance noire. Elle est devenue membre du Congressional Black Caucus après avoir rejoint le Sénat en 2017.
Les commentaires de Trump ont déclenché un échange tendu avec la correspondante d'ABC News, Rachel Scott, l'une des modératrices de l'événement de Chicago. « Je respecte l'une ou l'autre », a déclaré Trump, faisant référence à l'identité raciale de Harris. « Mais elle ne le fait évidemment pas, car elle était indienne depuis toujours et puis tout d'un coup, elle a fait un virage et est devenue une personne noire. »
En réponse, la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a affirmé : « Personne n’a le droit de dire à quelqu’un qui il est, comment il s’identifie. Ce n’est pas le droit de quiconque. » Le député de New York, Ritchie Torres, a également critiqué Trump, en publiant sur X : « Depuis quand Donald Trump, avec sa longue et affreuse histoire de racisme, est-il l’arbitre de la noirceur ? » Il a qualifié Trump de « relique d’un passé raciste ».
Trump a l’habitude d’attaquer ses adversaires à caractère raciste. Il a notamment remis en question le lieu de naissance de Barack Obama, le premier président noir des États-Unis, et a attaqué son adversaire républicaine aux primaires Nikki Haley en affirmant à tort qu’elle ne pouvait pas être présidente parce que ses parents n’étaient pas citoyens américains à sa naissance.
Depuis que Harris est devenue la candidate démocrate présumée, elle a fait l’objet de nombreuses critiques, certains républicains affirmant qu’elle avait été choisie uniquement pour sa couleur de peau. Tim Burchett, un membre républicain du Congrès du Tennessee, l’a qualifiée de « vice-présidente DEI », un clin d’œil aux programmes de diversité, d’équité et d’inclusion. Scott a demandé à Trump s’il pensait que Harris était une « recrue DEI », ce à quoi il a répondu : « Je ne sais vraiment pas, c’est possible. »
Harris a souvent parlé de son éducation, mettant en avant à la fois son héritage indien et noir. Sa mère les a immergées, elle et sa sœur, dans la culture noire à Oakland, en Californie, où elles ont grandi.
Au cours de la discussion, Trump a également remis en question les qualifications de Harris, citant son échec à sa première tentative d'examen du barreau. « Je vous donne juste les faits. Elle n'a pas réussi son examen du barreau et elle ne pensait pas qu'elle le réussirait et elle ne pensait pas qu'elle le réussirait un jour et je ne sais pas ce qui s'est passé. Peut-être qu'elle l'a réussi », a-t-il déclaré. Harris est diplômée de la faculté de droit de l'université de Californie Hastings en 1989 et a réussi l'examen du barreau à sa deuxième tentative, car moins de la moitié de ceux qui passent le test réussissent à leur première tentative.
L'échange a commencé par un échange houleux entre Scott et Trump, ce dernier accusant la journaliste d'avoir fait une « présentation très grossière » après qu'elle eut évoqué ses critiques passées envers les Noirs. Scott a souligné l'histoire de Trump, qui a qualifié de « stupides et racistes » les questions des journalistes noirs, et son dîner avec un suprémaciste blanc dans son complexe hôtelier de Mar-a-Lago.
« J'aime la population noire de ce pays, j'ai fait tellement pour elle », a insisté Trump. Plus tard, sur son compte Twitter, Trump a critiqué l'événement, affirmant : « Les questions étaient grossières et méchantes, souvent sous forme de déclaration, mais nous avons ÉCRASÉ ! »
Les remarques de Trump sur l’identité de Kamala Harris et ses interactions tendues avec les journalistes noirs pourraient aliéner les électeurs modérés inquiets d’un second mandat potentiellement chaotique pour Trump. Ces incidents pourraient également dynamiser les électeurs démocrates qui voient la candidature de Kamala Harris comme une avancée historique pour la représentation raciale. Bakari Sellers, ancien représentant de l’État de Caroline du Sud et confident de Kamala Harris, a suggéré que Kamala Harris n’avait pas besoin de répondre aux attaques de Trump. « Parfois, ce n’est pas nécessaire. Comme le dit le dicton – on ne se bat jamais avec un cochon, parce que vous vous salissez tous les deux et le cochon aime ça. Il n’est donc pas vraiment nécessaire qu’elle y réponde. Nous pouvons voir l’histoire de sa candidature. Elle doit continuer à dire aux Américains ce qu’elle peut faire pour eux. Laissez-le se défaire. »
Cet incident met en évidence le caractère inédit de la situation politique actuelle, avec la première femme de couleur à se présenter à la présidence sur la liste d'un grand parti dans un pays où une seule personne de couleur a traditionnellement occupé le poste de président. Les remarques de Trump surviennent alors que Harris s'engage activement auprès des femmes noires, notamment lors d'une récente apparition au rassemblement Sigma Gamma Rho.
Mardi, Trump a suggéré que Harris aurait du mal à tenir tête aux dirigeants étrangers en raison de son apparence, ajoutant de manière cryptique : « Elle sera comme un jouet. Ils la regarderont et diront : « Nous ne pouvons pas croire que nous avons eu autant de chance. » Ils vont lui marcher dessus. » Il a poursuivi : « Et je ne veux pas dire pourquoi. Mais beaucoup de gens le comprennent. »
La candidature de Kamala Harris fait suite au retrait du président Biden de la course le 21 juillet, après une performance difficile lors du débat face à Trump. Les démocrates espèrent que la nomination de Kamala Harris dynamisera les électeurs issus des minorités et les jeunes, en particulier compte tenu des inquiétudes concernant l'âge de Biden (81 ans contre 59 pour Kamala Harris).
Mimi Mefo Info
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Face à la baisse des prix, le cacao camerounais regarde vers le Nigeria

Le gouvernement camerounais lance officiellement, ce 6 août à Yaoundé, la campagne cacaoyère 2026-2027 dans un contexte bien différent de celui des deux précédentes saisons. Les prix mondiaux corrigent après les records atteints en 2023 et 2024. Le ministère du Commerce parle d’un « retournement de cycle majeur » et cherche déjà de nouveaux relais de croissance pour la filière.
Cette nouvelle campagne s’ouvre également dans le prolongement du sommet d’Abuja. Les quatre principaux producteurs africains de cacao — la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun et le Nigeria — y ont affiché une ambition commune : transformer davantage leurs fèves sur le continent afin de capter une part plus importante de la valeur ajoutée. À eux seuls, la Côte d’Ivoire et le Ghana fournissent près de 60 % de la production mondiale. Avec le Cameroun et le Nigeria, ils constituent un ensemble capable d’influencer durablement le marché international. Pourtant, l’Afrique ne capte encore qu’une faible part des revenus générés par une industrie mondiale du chocolat évaluée à plus de 100 milliards de dollars par an.
Dans cette stratégie, la Zone de libre-échange continentale africaine ouvre de nouvelles perspectives. Le marché africain de 1,4 milliard de consommateurs pourrait progressivement absorber une partie croissante des produits transformés localement.
LE NIGERIA AU CŒUR DE LA NOUVELLE STRATÉGIE
C’est dans cette logique que le ministère du Commerce met désormais le Nigeria au premier plan. Le voisin de l’ouest réunit plusieurs atouts. Avec près de 245 millions d’habitants et une capacité annuelle de transformation estimée à 150 000 tonnes, il représente un marché régional d’une toute autre dimension. Le Cameroun entend également capitaliser sur sa propre montée en puissance industrielle.
Les chiffres de l’ONCC illustrent cette évolution. En une seule campagne, les volumes transformés localement ont progressé de près de 28 %, atteignant 109 431 tonnes. Cette progression conforte l’ambition des autorités de faire de la transformation un levier de création de valeur. Le ministère estime par ailleurs que les capacités industrielles installées avoisinent désormais 250 000 tonnes, soit entre 70 et 80 % des volumes produits ces dernières années.
« À ceci vient se greffer le nouveau débouché pour le cacao camerounais que constitue le marché voisin du Nigeria », souligne le communiqué du Mincommerce. L’objectif est de réduire la dépendance envers les marchés européens tout en développant les échanges régionaux.
UN MARCHÉ QUI EXISTE DÉJÀ
Le Nigeria n’est pourtant pas une découverte pour les exportateurs camerounais. Les enquêtes réalisées par l’Institut national de la statistique montrent que les échanges commerciaux sont déjà particulièrement importants. En 2024, la demande nigériane dans les exportations informelles atteint 64,8 milliards de FCFA. Le pays capte ainsi 30,8 % des exportations informelles du Cameroun.
Le cacao en fèves domine largement ces flux. Il représente 41,4 milliards de FCFA, soit près des deux tiers des recettes générées par les échanges avec le Nigeria. En un an, ces ventes progressent de 145,6 %. Ces chiffres montrent que le potentiel commercial existe déjà. Mais ils révèlent aussi une autre réalité : une part importante des échanges échappe encore aux circuits officiels.
DE LA FRAUDE AU COMMERCE ORGANISÉ
Cette situation avait conduit le gouvernement à durcir le ton. Lors de la campagne 2022-2023, les autorités avaient évalué à près de 70 milliards de FCFA les pertes liées aux exportations frauduleuses de cacao vers le Nigeria. Luc Magloire Mbarga Atangana avait alors interdit les exportations de fèves vers le pays voisin avant de mettre en place un dispositif renforcé de contrôle des sorties terrestres, maritimes et aériennes.
Depuis, la situation évolue progressivement. Selon l’ONCC, le Nigeria est devenu, durant la campagne 2024-2025, le premier importateur africain de cacao camerounais avec 2 100 tonnes officiellement achetées. Ce volume reste modeste au regard des 192 013 tonnes exportées par le Cameroun au total, mais il témoigne d’un début de formalisation des échanges jusque-là largement dominés par les circuits informels.
UNE AMBITION ENCORE SANS VÉRITABLE FEUILLE DE ROUTE
C’est ici que le discours officiel montre ses limites. Le ministère présente le Nigeria comme un nouveau débouché stratégique. Mais à ce stade, aucun contrat commercial n’est annoncé entre transformateurs nigérians et opérateurs camerounais. Aucun engagement d’achat n’est communiqué. Aucun objectif d’exportation n’est fixé. Aucun calendrier de montée en puissance n’est présenté.
Autrement dit, l’opportunité est réelle. Sa traduction commerciale reste à construire. La réussite du projet dépendra aussi d’éléments très concrets. Les infrastructures devront permettre un acheminement régulier des marchandises. Les procédures douanières devront être simplifiées. Les opérateurs devront satisfaire aux exigences réglementaires nigérianes tout en faisant face à la concurrence des autres producteurs de la sous-région.
Dans cette perspective, l’ONCC poursuit la réorganisation de la filière. Le 13 janvier 2026, son directeur général, Michael Ndoping, a réuni exportateurs, Douanes et autorités administratives afin d’améliorer la coordination des échanges avec le Nigeria. Les travaux accompagnent la mise en œuvre de nouveaux textes conformes à la Zone de libre-échange continentale africaine. L’Office accélère également le déploiement du Système national de traçabilité unifié du cacao, destiné à répondre aux nouvelles exigences internationales, notamment européennes, tout en sécurisant les exportations vers les marchés voisins.
UNE PROMESSE À CONFIRMER
Le ministère lie directement cette stratégie à une meilleure rémunération des producteurs. « L’élément nouveau, qui pourrait être déterminant pour l’amélioration du prix au producteur, est la montée en puissance de la transformation locale », affirme le communiqué.
Les performances enregistrées en 2024-2025 semblent conforter cette orientation. La progression simultanée de la production commercialisée, de la transformation industrielle et de la valeur des exportations montre que le Cameroun dispose désormais d’une base productive plus solide qu’auparavant. Reste à savoir si cette dynamique pourra être maintenue dans un contexte de repli des cours internationaux.
Le ministère estime que la combinaison entre la montée en puissance de l’industrie locale et l’ouverture du marché nigérian permettra de mieux valoriser le cacao camerounais. La campagne 2026-2027 devra ainsi « tirer pleinement avantage de ce nouveau contexte » grâce à « un dialogue structuré, transparent et responsable entre les différents maillons de la chaîne ».
Le Nigeria constitue incontestablement une opportunité commerciale. Les flux existent déjà et tendent à se formaliser. Les performances records enregistrées lors de la campagne 2024-2025 montrent que la filière camerounaise dispose d’atouts industriels et commerciaux renforcés. Mais le passage d’un marché largement informel à un véritable partenariat commercial reposera sur des contrats, des infrastructures, des règles communes et des volumes d’échanges mesurables. C’est sur ces résultats, plus que sur les annonces, que se mesurera le succès de cette nouvelle stratégie.
Il faut le rappeler, Selon l’Office national du cacao et du café (ONCC), le Cameroun a enregistré, au terme de la campagne 2024-2025 achevée le 15 juillet 2025, une production commercialisée historique de 309 518 tonnes, un niveau jamais atteint jusque-là. Les exportations ont progressé à 192 013 tonnes, contre 185 613 tonnes lors de la campagne précédente, tandis que la transformation industrielle a bondi de 85 672 à 109 431 tonnes, soit une hausse de 23 759 tonnes. Cette dynamique s’est traduite par une valeur FOB record de 1 410,85 milliards de FCFA, contre 737,7 milliards de FCFA un an plus tôt, soit un gain de plus de 673 milliards de FCFA. Les prix payés aux producteurs sont restés particulièrement rémunérateurs, oscillant entre 3 210 FCFA et 5 400 FCFA le kilogramme, après une campagne précédente marquée par une volatilité exceptionnelle où ils avaient fluctué entre 1 150 FCFA et 6 300 FCFA/kg.
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En 20 ans, le Japon a injecté 363,3 milliards FCFA au Cameroun via la JICA

Vingt ans après son implantation au Cameroun, la JICA affiche un volume d’interventions de plus de 646 millions de dollars, soit environ 363,3 milliards de FCFA au taux de change actuel. Ce montant, communiqué par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) à l’occasion de la rencontre entre le ministre Alamine Ousmane Mey et le vice-président de la JICA, Ando Naoki.
Grâce à cet appui, plus de 120 établissements scolaires et 1 500 salles de classe ont été construits, près de 36 000 riziculteurs ont été formés pour renforcer la sécurité alimentaire, environ 1 500 entreprises ont été accompagnées grâce à l’approche Kaizen, tandis que des milliers de Camerounais ont bénéficié de formations et que plusieurs projets structurants ont été financés dans les domaines des infrastructures routières et de l’énergie.
TROIS INSTRUMENTS POUR FINANCER LE DÉVELOPPEMENT
Ces réalisations reposent sur trois principaux instruments de coopération mis en œuvre par la JICA : les dons, les prêts concessionnels et la coopération technique, chacun répondant à des objectifs spécifiques. Une partie des financements prend la forme de dons. Il s’agit de ressources non remboursables destinées principalement aux infrastructures sociales, notamment les écoles, les centres de santé, les réseaux d’adduction d’eau potable et les équipements publics. Les plus de 120 établissements scolaires et les 1 500 salles de classe construits au Cameroun relèvent en grande partie de cette catégorie.
La coopération s’appuie également sur des prêts concessionnels. Contrairement aux financements commerciaux, ces prêts sont accordés à des conditions préférentielles, avec des taux d’intérêt réduits, de longues maturités et des périodes de grâce. Ils servent principalement au financement de grands projets d’infrastructures. La route Mintom-Lele, intégrée au corridor Yaoundé-Brazzaville et cofinancée avec la Banque africaine de développement (BAD), figure parmi les projets soutenus par ce mécanisme. Le troisième pilier est la coopération technique. Elle ne repose ni sur des transferts financiers directs ni sur des prêts.
La JICA finance l’envoi d’experts japonais, la formation de cadres camerounais, la réalisation d’études, les transferts de technologies ainsi que le déploiement de volontaires japonais. Les quelque 36 000 riziculteurs formés et la diffusion de la méthode Kaizen auprès d’environ 1 500 entreprises illustrent cette composante.
Au-delà du bilan des vingt dernières années, les deux parties entendent désormais élargir leur partenariat. Le communiqué publié par le Minepat à l’issue de l’audience du 3 août souligne que « les échanges ont également porté sur les perspectives de renforcement du partenariat dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la pêche, l’éducation, les infrastructures, l’environnement, le développement des ressources humaines ainsi que la compétitivité des entreprises, en parfaite cohérence avec les ambitions de la Stratégie nationale de développement 2020- 2030 ».
Cette nouvelle orientation est déjà perceptible. Fin mai 2026, la JICA a lancé un projet de coopération technique consacré à la restauration des paysages de savane et de forêt par l’agroforesterie. Cette initiative élargit le champ d’interventions de l’agence japonaise aux enjeux liés au climat et à la gestion durable des ressources naturelles, tout en maintenant son soutien aux infrastructures, à l’agriculture et au développement des compétences.
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Limbé : 03 morts dans des inondations

La ville de Limbé est sous les eaux depuis les premières heures de ce 5 août 2026. Les images abondamment relayées sur les réseaux sociaux laissent voir des eaux qui ruissellent de partout, sorties des lits des cours d’eau et des rigoles. Rues, maisons,… sont presqu’engloutis pour certaines. C’est la conséquence de pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région depuis les premières heures du jour. Limbé étant comme Buea, au pied du Mont Cameroun, le mont le plus haut du Cameroun, dans une région du Sud-Ouest réputée abriter la localité de Debundscha, la plus pluvieuse du pays…
Le bilan provisoire parle de trois morts, selon des sources concordantes : une femme enceinte, sa sœur et leur son oncle. Ils ont été ensevelis par les eaux en furie. La situation n’est pas encore revenue à la normale, et les recherches se poursuivent encore dans les quartiers. Les autorités sont mobilisées pour sensibiliser les populations sur les mesures à adopter.
Ci-dessous, des images des inondations
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