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Le gouvernement et CAMALCO concluent un accord pour l’exploitation de la bauxite à Minim-Martap

La convention minière a été conclue mardi 30 juillet avec la Cameroon Mining and Alumina Company, CAMALCO SA, la filiale camerounaise de la société australienne Canyon Resources Ltd.
Le ministre intérimaire des mines, de l’industrie et du développement technologique, le professeur Fuh Calistus Gentry, a signé l’accord au nom du gouvernement, tandis que le directeur général de CAMALCO SA, Rana Pratap Singh, a signé la convention au nom de sa société.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des ministres de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakari, des Domaines, du Cadastre et du Foncier, Henri Eyebe Ayissi, et du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye.
La directrice générale de Cameroon Telecommunications, CAMTEL, Judith Yah Sunday epse Achidi, était également présente.
Le Professeur Fuh Calistus a déclaré que la convention minière est conforme à la nouvelle politique minière décrétée par le Président de la République, et définie par la loi n° 2023/014 du 19 décembre 2023 portant Code minier.
Il a ajouté que le projet de bauxite Minim-Martap est un projet minier économiquement rentable, écologiquement durable et socialement responsable.
En termes de capacités techniques et financières, le ministre a assuré que le partenaire de CAMALCO, Eagle Eye Asset Holding, est un partenaire important doté de solides capacités techniques et financières dans le secteur de la bauxite-alumine.
« En ce qui concerne le contenu détaillé du projet, il vise à optimiser l’exploitation du gisement de bauxite de Minim-Martap en extrayant 5 millions de tonnes de bauxite, en transformant la bauxite en alumine, en transportant ces produits via l’infrastructure ferroviaire existante Ngaoundéré-Yaoundé-Douala et en les exportant vers le port de Douala ou le terminal minéralier du port autonome de Kribi », a déclaré le professeur Fuh Calistus.
Le ministre Fuh Calistus a noté que l’étude de faisabilité soumise par CAMALCO montre que le projet comprendra l’exploitation minière, les chemins de fer, un terminal minéralier et une usine de transformation de la bauxite en alumine.
Il a indiqué que la société mettra également en place une unité de production d’énergie pour alimenter l’usine et les autres unités du projet.
« En ce qui concerne les aspects miniers, le projet est bancable pour les institutions financières et est coté à la bourse australienne depuis le 22 juillet 2022. La cérémonie d’inauguration de la mine à ciel ouvert est prévue pour 2025 », a ajouté le ministre.
Tout en précisant que l’étude de faisabilité de l’unité de transformation de la bauxite en alumine serait en cours d’élaboration par le Cabinet DELOITTE et devrait être soumise au gouvernement dans un délai de deux ans à compter de la date de signature du permis d’exploitation.
Il a expliqué que le plan du projet montre également que l’unité de traitement a été programmée pour être achevée dans un délai de six mois après la soumission de l’étude de faisabilité détaillée.


Par ailleurs, le ministre a indiqué que les infrastructures liées aux opérations minières ont fait l’objet de contrats spécifiques à signer entre CAMALCO SA et les structures concernées, telles que Bollore Africa Railways et CAMRAIL pour les chemins de fer, et les ports autonomes de Douala et de Kribi pour le terminal minéralier.
Il a précisé que les travaux de construction du chemin de fer entre Makor et Douala devraient commencer dans les six mois suivant la signature du permis d’exploitation.
Selon le ministre des mines par intérim, la convention signée offre des retombées socio-économiques bénéfiques pour les populations locales et autochtones et pour le Cameroun en général.
« CAMALCO S.A. prévoit également de développer des infrastructures, de mélanger des populations camerounaises d’origines diverses, de transférer des technologies, de mettre en place des stages pour les étudiants, de développer la zone du projet, d’augmenter le pouvoir d’achat des communautés locales, d’acquérir une première expérience minière camerounaise et d’attirer d’autres investisseurs miniers, tant expatriés que nationaux », a-t-il déclaré.
Outre la création de plus d’un millier d’emplois directs et de plusieurs emplois indirects, le projet apportera une contribution significative à l’économie nationale dès la première année de production.
En ce qui concerne les avantages financiers annuels du projet, il a expliqué que le gouvernement dispose de 10 % d’actions gratuites, d’une taxe ad valorem de 5 % de la valeur du marché, d’un partage de la production de 3 % de la valeur du marché, d’un fonds de développement du secteur minier à un taux de 1 % des ventes hors taxes.
Il a également cité le compte spécial pour le développement des capacités au taux de 1% des ventes hors taxes, la taxe à l’exportation au taux de 2%, les frais de concession de l’Etat fixés à 100.000 FCFA/Km2/an et 10% du capital de la société de projet aux nationaux.
Tout en citant les différents avantages du projet, le membre du gouvernement a exhorté les autorités locales telles que les maires, les députés et les sénateurs à faire tout leur possible pour soutenir le projet.
« Quant à la communauté locale impactée par le projet, elle bénéficiera du soutien de la part de la taxe ad valorem au profit des communes impactées et du compte spécial pour le développement des capacités locales, injecté pour la mise en œuvre du contenu local », a-t-il assuré.
Le ministre a par ailleurs précisé que CAMALCO contribuera au fonds de réhabilitation, de restauration et de fermeture des sites miniers, dont la contribution annuelle sera déterminée sur la base des coûts prévisionnels de mise en œuvre du programme de préservation et de réhabilitation de l’environnement établi d’un commun accord entre les deux parties.
Pour sa part, le PDG de CAMALCO, Rana Pratap Singh, a déclaré que la cérémonie de signature marquait une étape importante pour la conversion de la concession en permis d’exploitation minière.


« Une fois que nous aurons ce permis d’exploitation, toutes nos activités prendront de l’ampleur grâce à la confiance accrue des investisseurs et nous serons en mesure d’entamer des négociations sérieuses avec nos partenaires logistiques afin d’être prêts, dans un délai d’environ deux ans, à commencer les opérations d’exploitation minière », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, le projet n’est pas seulement un projet gagnant-gagnant pour CAMALCO et le pays, mais une valeur ajoutée pour le Cameroun.
« Le gisement est l’un des meilleurs gisements au monde, mais il est encore vierge en raison des problèmes logistiques, mais nous avons nos investisseurs qui ont un potentiel très élevé, tant sur le plan financier que technique, pour résoudre les problèmes logistiques grâce à notre expérience dans le domaine minier », a-t-il déclaré.
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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.
Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.
«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.
Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.
Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.
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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.
La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.
L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.
Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».
Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.
Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).
Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).
C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.
Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.
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