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Paul Biya nomme Azebaze Jiofack William directeur général du Fonds Routier

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Azebaze Jiofack William est le nouveau Directeur général du Fonds Routier du Cameroun. Il a été nommé ce jeudi 5 novembre par le président Paul Biya.

Le Fonds Routier tient son nouveau président. Par décret présidentiel signé ce 5 novembre, le Chef de l’Etat Paul Biya a nommé Azebaze Jiofack William au poste de Directeur général du Fonds Routier. Le nouveau patron va prendre la tête de l’institution plus d’un an après sa réforme par décret présidentiel le 10 juillet 2025.

Créé en 1996 et réorganisé par le décret n° 2025/293 du 10 juillet 2025, le Fonds Routier est placé sous la double tutelle du ministère des Finances (tutelle financière) et du ministère des Travaux publics (tutelle technique).

Le Fonds Routier assure le financement et le paiement direct aux entreprises privées des prestations liées à l’entretien du réseau routier (travaux d’entretien courant, périodique, voiries urbaines prioritaires, etc.). Il mobilise et sécurise les fonds affectés à l’entretien des infrastructures. Il contribue également à la préservation du réseau routier national et à la sécurité routière. La nomination du nouveau directeur va ouvrir une nouvelle page pour cette agence étatique dans un pays où le réseau routier est en mauvais état.

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Cemac : face aux 11 017 milliards de FCFA de titres du Trésor, la BVMAC peine à attirer les emprunts des États

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Cemac : face aux 11 017 milliards de FCFA de titres du Trésor, la BVMAC peine à attirer les emprunts des États
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(Investir au Cameroun) – Au 30 septembre 2026, l’encours des titres publics émis par les six États de la Cemac sur le marché des valeurs du Trésor organisé par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) atteignait 11 016,7 milliards de FCFA. À la même date, les emprunts obligataires des États cotés à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), basée à Douala, affichaient un encours de 935,2 milliards de FCFA. Les titres souverains en circulation sur le premier marché représentaient ainsi près de 12 fois l’encours des obligations d’État inscrites à la BVMAC.

Cette comparaison résulte du rapprochement entre les statistiques mensuelles de la BEAC, publiées le 2 novembre 2026, et le Bulletin officiel de la cote de la BVMAC du 30 septembre. Elle porte sur les montants de dette restant en circulation et non sur les fonds nouvellement empruntés par les États au cours des neuf premiers mois de l’année.

Dans le détail, le compartiment obligataire de la BVMAC totalisait 1 226,6 milliards de FCFA d’encours à fin septembre 2026. Sur ce montant, les emprunts des États représentaient 935,2 milliards, contre 253,3 milliards pour les obligations de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et 38,2 milliards pour les emprunts privés.

L’écart entre les deux marchés doit toutefois être interprété en tenant compte de la nature des titres. Le marché organisé par la BEAC accueille à la fois les bons du Trésor assimilables (BTA), dont la maturité ne dépasse pas un an, et les obligations du Trésor assimilables (OTA), émises à moyen et long termes. La BVMAC accueille, pour sa part, des emprunts obligataires dont les modalités de remboursement varient selon les émissions.

Une concurrence dénoncée par la BVMAC depuis 2021

La BVMAC déplore depuis plusieurs années la préférence des États pour le marché des valeurs du Trésor. Dans son rapport annuel 2021, l’entreprise de marché évoquait une« concurrence exacerbée du marché monétaire orchestré par la BEAC ». Elle estimait que ce marché captait l’essentiel des levées de fonds souveraines, réduisant les opérations susceptibles d’être réalisées sur son propre compartiment obligataire.

Les modalités d’accès aux financements peuvent contribuer aux arbitrages des Trésors nationaux. Les émissions par adjudication sur le marché des valeurs du Trésor suivent des procédures différentes de celles des appels publics à l’épargne réalisés à la BVMAC. Les coûts de placement, les délais de mobilisation des ressources et les profils de remboursement varient également selon les opérations. Les données disponibles ne permettent cependant pas d’établir une économie moyenne actuelle de 2 % en faveur des OTA, ni de mesurer la part des financements que la BVMAC aurait perdue au profit de ce marché.

L’activité boursière reste limitée. Selon la synthèse du troisième trimestre 2026 publiée par la BVMAC, les échanges ont représenté 574,5 millions de FCFA entre juillet et septembre, pour 322 transactions. Le compartiment obligataire n’a enregistré que 12 transactions sur la période. Ces statistiques concernent les échanges de titres déjà émis et ne doivent pas être confondues avec les fonds levés sur le marché primaire.

Le marché obligataire de la BVMAC continue néanmoins d’accueillir des émissions souveraines. Le 3 novembre 2026, la Bourse a annoncé l’admission de deux nouvelles lignes de l’État gabonais, portant sur un encours global de 173,52 milliards de FCFA. Ces titres, rémunérés respectivement à 6 % et 6,5 %, n’étaient pas encore inscrits à la cote dans les statistiques du 30 septembre. Aucune transaction n’a été enregistrée lors de leur première séance de cotation.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

08-04-2020 – Recherche des capitaux : pourquoi l’État du Cameroun préfère désormais le marché monétaire au marché financier

05-04-2022 – Beac : l’encours des titres émis par les États progresse de 41,7% en un an pour se situer à 4 708,3 milliards de FCFA

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le nonce apostolique accueille les fidèles et les réfugiés à Maroua

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le nonce apostolique accueille les fidèles et les réfugiés à Maroua
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Le représentant du Saint-Père, Mgr José Avelino Bettencourt, a entamé ce jeudi 5 novembre 2026 une mission humanitaire et spirituelle dans la région de l’Extrême-Nord, marquée par de forts engagements auprès des autorités locales et des populations déplacées.

L’aéronef de la compagnie Camair-Co a touché le sol de l’aéroport international de Maroua-Salak à 16 h 35 précises. À sa descente, le diplomate du Vatican a été chaleureusement reçu par Mgr Bruno Ateba Edo, évêque du diocèse de Maroua-Mokolo, marquant le point de départ d’un agenda particulièrement dense.

Dès les premières heures de son arrivée, le nonce apostolique s’est plié aux civilités d’usage en rendant une visite de courtoisie aux autorités administratives de la région. Dans la foulée, une réunion stratégique s’est tenue avec les responsables du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le diplomate est attendu au camp de Minawao

Cet échange a permis au représentant papal de s’imprégner en profondeur de la réalité et de l’avancement des actions humanitaires menées sur le terrain. La ferveur religieuse a ensuite pris le relais en fin de journée. Mgr José Avelino Bettencourt s’est rendu à la cathédrale de Maroua, où il a présidé une célébration solennelle avant d’accorder sa bénédiction aux nombreux fidèles catholiques rassemblés pour l’occasion.

La suite de son périple s’annonce éminemment symbolique. Ce vendredi 6 novembre, le diplomate est attendu au camp de Minawao. Ce site critique abrite des milliers de réfugiés ayant abandonné leurs foyers pour fuir les vagues de violences qui secouent le bassin du lac Tchad, et constituera le point d’orgue de sa mission d’observation et de réconfort.

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les secousses à Buea n’annoncent pas d’éruption imminente

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les secousses à Buea n’annoncent pas d’éruption imminente
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Malgré les secousses ressenties par les habitants de Buea le 23 octobre dernier, le ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation écarte pour le moment le risque d’une éruption volcanique, tout en appelant à la vigilance face à un cycle historique critique.

Le 23 octobre 2026 au matin, la population de la ville de Buea a été surprise par de légères secousses telluriques, ravivant immédiatement les craintes d’une activité volcanique sur le Mont Cameroun. Dans un communiqué officiel publié le 4 novembre 2026, la ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Dr Madeleine Tchuinte, s’est voulue rassurante.

Les données enregistrées par la station sismologique internationale d’Edéa et le réseau mondial GEOFON indiquent qu’aucun événement sismique majeur n’a été détecté. Les scientifiques affirment qu’une phase éruptive est systématiquement précédée d’une crise sismique intense, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Les chercheurs du MINRESI maintiennent un suivi méticuleux

L’analyse des données entre 2022 et 2026 montre une activité en dents de scie tout à fait normale, avec même une tendance à la baisse depuis le début de l’année.

Toutefois, les autorités scientifiques rappellent que l’histoire du Mont Cameroun montre des cycles éruptifs survenant environ tous les 20 ans. La dernière éruption majeure ayant eu lieu en l’an 2000, le volcan se trouve statistiquement dans une fenêtre temporelle propice à un nouveau réveil. C’est pourquoi les chercheurs du MINRESI maintiennent un suivi méticuleux et continu de la situation pour parer à toute éventualité.

Dr Madeleine Tchuinte

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