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le Japonais Kozo Tashima veut défier Gianni Infantino !

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Kozo Tashima, ancien président de la Fédération japonaise de football, a annoncé sa candidature à la présidence de la FIFA. Il ambitionne de succéder à Gianni Infantino.

Un nouveau challenger pour Gianni Infantino dans la course à la présidence de la FIFA. Ce jeudi 5 novembre, le président émérite de la Fédération japonaise de football, Kozo Tashima a annoncé sa candidature. Dans son communiqué, il précise être parrainé par l’instance faîtière du football japonais.

« Je suis reconnaissant de pouvoir faire cette annonce avec le plein soutien de la Japan Football Association », a écrit Kozo Tashima. Selon ce dirigeant sportif, il ne s’agit pas de gagner ou de perdre, mais de communiquer clairement au monde l’honnêteté, la solidité et l’intégrité que le football japonais a construites jusqu’à présent.

« Je crois que ce dont la FIFA a besoin maintenant, c’est précisément cela, que nous avons toujours protégé. J’ai décidé de me présenter à la présidence de la FIFA afin de promouvoir cela de manière appropriée auprès du monde entier », a-t-il insisté.

Kozo Tashima, âgé de 68 ans, a dirigé la Fédération japonaise de football de 2016 à 2024. Ancien international japonais, il est également membre du Conseil de la FIFA depuis 2015 et du comité exécutif de la Confédération asiatique (AFC) depuis 2011. C’est un fin connaisseur du football mondial qui vient de se lancer dans la course à la présidence de la FIFA.

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la SOCADEL annonce des perturbations électriques dans le Nord jusqu’en juin 2027

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la SOCADEL annonce des perturbations électriques dans le Nord jusqu’en juin 2027
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Dans un communiqué daté du 5 novembre 2026 à Garoua, la Société Camerounaise d’Électricité (SOCADEL) a informé les populations desservies par le Réseau Interconnecté Nord que le système électrique entrait dans une période de contraintes particulières, liées notamment à la faiblesse des réserves hydrauliques du barrage de Lagdo.

Elle a précisé que le niveau de remplissage du réservoir, inférieur à la moitié de sa capacité utile à l’issue de la campagne 2026, limitait les capacités de production hydroélectrique disponibles, dans un contexte de croissance de la demande, et que cette situation allait entraîner des perturbations dans la fourniture du service durant la période d’étiage, prévue de novembre 2026 à juin 2027.

Pour réduire l’impact, elle a indiqué qu’elle déployait plusieurs mesures visant à optimiser les moyens de production disponibles, notamment le renforcement de l’approvisionnement en combustible des centrales thermiques, l’accélération des opérations de maintenance, l’optimisation de l’exploitation des centrales hydroélectriques, thermiques et solaires, le développement de nouvelles capacités de production et la concertation avec les industriels pour réduire temporairement certaines consommations.

Elle a par ailleurs invité les consommateurs à contribuer à la maîtrise de la demande électrique en adoptant des gestes simples, à savoir éteindre les appareils électriques inutilisés, éviter l’utilisation simultanée de plusieurs équipements énergivores, reporter, lorsque cela était possible, les consommations non essentielles en période de forte demande, et privilégier une utilisation rationnelle de la climatisation et des autres équipements électriques.

Elle a également invité les populations à consulter régulièrement les programmes de rationnement diffusés sur ses canaux officiels et à signaler toute interruption non programmée à travers les canaux habituels.

Enfin, elle s’est dite consciente des désagréments que cette situation pourrait occasionner dans le quotidien des populations et les activités économiques, a réaffirmé la mobilisation de ses équipes pour en limiter les conséquences, et a remercié ses clients pour leur compréhension et leur engagement en faveur d’une consommation responsable de l’électricité.

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des vents violents détruisent un bâtiment scolaire à Kourom

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Le CES bilingue de Kourom-Marché a été fortement endommagé par une pluie accompagnée de vents violents dans la nuit du 3 au 4 novembre 2025. Plus de 100 élèves sont privés de leurs salles de classe en pleine année scolaire 2025-2026.

Le mauvais temps a frappé le Collège d’enseignement secondaire (CES) bilingue de Kourom-Marché, dans l’arrondissement de Bangourain, département du Noun. La violente intempérie a détruit l’unique bâtiment de l’établissement, qui abritait trois salles de classe. Sur les lieux, des tôles arrachées, des morceaux de bois et divers débris témoignent de l’ampleur des dégâts.

Cette destruction prive plus d’une centaine d’élèves de leurs salles de cours et perturbe le déroulement des enseignements. Pour faire face à l’urgence, le sous-préfet de Bangourain, Jules Patrick Ndi, a identifié un local provisoire destiné à accueillir les apprenants. Cette mesure permettra d’assurer la continuité des cours en attendant une solution durable pour la reconstruction du bâtiment endommagé.

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donnons le Canal 2’Or de la liberté à Charlotte Dipanda

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donnons le Canal 2’Or de la liberté à Charlotte Dipanda
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Dans une tribune publiée après la cérémonie des Canal 2’Or du 31 octobre 2026 à Yaoundé, Cyrille Tchamba prend la défense de la chanteuse Charlotte Dipanda, au centre de rumeurs faisant état d’une éventuelle déprogrammation liée à ses prises de position politiques. Si ces allégations restent à confirmer, l’auteur en profite pour relancer le débat sur la liberté d’expression des artistes camerounais et leur rapport au pouvoir.

La polémique autour de la participation de Charlotte Dipanda à la cérémonie des Canal 2’Or continue d’alimenter les discussions sur la place de la liberté d’expression dans le paysage culturel camerounais.

Dans une tribune intitulée « Donnons le Canal d’Or de la liberté à Charlotte Dipanda », Cyrille Tchamba s’interroge sur les conditions dans lesquelles les artistes peuvent exprimer leurs opinions politiques sans risquer d’être marginalisés dans les événements culturels.

Selon les informations rapportées par l’auteur, des rumeurs ont circulé autour d’une possible déprogrammation de la chanteuse lors de la cérémonie organisée le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Cette décision aurait été motivée par ses prises de position sur la gouvernance du Cameroun et son appel, en 2025, à une nouvelle ère politique favorable au bien-être des populations.

Lire la tribune de Cyrille Tchamba :

DONNONS LE CANAL D’OR DE LA LIBERTÉ À CHARLOTTE DIPANDA

« Il paraît que la musique peut avoir de mauvaises vibrations, surtout lorsqu’elle se mêle de politique. Certaines voix deviennent subitement inaudibles dès qu’elles s’aventurent sur un terrain que le pouvoir considère comme sa chasse gardée.

Depuis quelques jours, une rumeur circule autour de la participation de Charlotte Dipanda à la cérémonie des Canal 2’Or, organisée le 31 octobre au Palais des Congrès de Yaoundé. La chanteuse aurait été déprogrammée en raison de ses prises de position sur la gouvernance du pays et de son appel, en 2025, à une ère nouvelle pour le bien-être des Camerounais.

Des sources présentées comme informées évoquent même une opposition d’une très haute personnalité à l’idée de voir l’artiste se produire devant la Première dame, Chantal Biya. Ces allégations restent à confirmer. Mais elles soulèvent une question essentielle: faut-il désormais être politiquement irréprochable aux yeux du pouvoir pour avoir le droit de chanter au Cameroun ?

Charlotte Dipanda n’est pourtant pas une exception. La musique camerounaise a toujours été un espace d’expression politique et sociale.

Avant comme après l’indépendance, des artistes tels qu’Eboa Lotin, Jean Bikoko Aladin et Francis Bebey ont contribué à nourrir la conscience nationale. Sous Ahmadou Ahidjo, certains ont accompagné le régime, tandis que d’autres ont choisi la critique indirecte. Avec Hiki djam ligwe nguen — « il partira un jour du pouvoir » —, Jean Bikoko Aladin glissait ainsi dans une chanson une contestation que le contexte ne permettait pas toujours d’exprimer ouvertement.

De Prince Nico Mbarga à Lapiro de Mbanga, la musique a ensuite donné une mélodie aux frustrations populaires. Lapiro, notamment, a transformé la chanson en tribune: il ne s’agissait plus seulement de faire danser, mais aussi d’observer, d’interpeller et de déranger. Sous Paul Biya, cette parole s’est exprimée plus ouvertement avec Lapiro, Longuè Longuè, puis avec le rap politique de Valsero, One Love, Sultan Oshiminh, Xzafrane, Kareyce Fotso ou Mitoumba.

Certains en ont payé le prix. Valsero a passé neuf mois en détention après son arrestation en janvier 2019, dans le contexte de la contestation postélectorale et de son engagement aux côtés de Maurice Kamto et du MRC. Longuè Longuè a lui aussi connu la détention et dénoncé des violences attribuées à des éléments des forces de sécurité. Ces épisodes rappellent que la parole artistique peut devenir politiquement coûteuse lorsqu’elle s’attaque aux puissants.

Cette tradition dépasse la chanson. Par l’humour, Dave K Moktoï, Kouokam Narcisse ou Moustik le Karismatik ont participé à la satire sociale et politique. Le rire permet parfois de dire ce que la peur interdit de murmurer. À l’étranger, Richard Bona interpelle le pouvoir sur les réseaux sociaux, tandis que Blick Bassy et Manu Dibango ont inscrit la création camerounaise dans une réflexion plus large sur l’histoire, l’identité et la société. La jeune génération prolonge cet héritage à travers le mouvement Mbole, qui raconte la précarité, les frustrations et les désillusions d’une jeunesse confrontée aux difficultés quotidiennes. Décrire une réalité sociale suffit parfois à en faire le procès.

Mais tous les artistes ne contestent pas le pouvoir, et il serait malhonnête de le prétendre. Ben Decca, Lady Ponce, Coco Argentée, Daphné ou Prince Aimé ont, à un moment ou à un autre, assumé leur proximité avec le RDPC et le couple présidentiel. D’autres se produisent dans les résidences de hauts dignitaires ou affichent publiquement leur fidélité au régime. Pourquoi pas ? Un artiste est un citoyen libre de ses convictions. Il peut soutenir le pouvoir ou l’opposition, chanter les louanges du régime ou en dénoncer les errements.

La question est donc ailleurs : cette liberté est-elle réellement réciproque ? Celui qui célèbre le pouvoir mérite-t-il les honneurs tandis que celui qui le critique doit en subir les conséquences ?

Un artiste n’est pas un simple distributeur de divertissement. Il est un témoin de son époque. Il recueille les douleurs de la société, traduit ses espérances et donne parfois une voix à ceux qui n’en ont plus. Il n’est pas obligé de faire de la politique, mais il doit pouvoir en parler. Sa liberté consiste précisément à choisir ses engagements sans craindre l’exclusion ni les représailles.

La scène artistique ne saurait devenir une annexe du protocole d’État. Les distinctions culturelles ne sont pas des certificats de conformité politique, et le talent ne devrait pas être évalué à l’aune de la proximité avec les puissants.

Si Charlotte Dipanda a effectivement été écartée pour ses prises de position, ce serait une bien curieuse conception de la célébration du talent. La musique n’appartient ni au Cabinet civil, ni au gouvernement, ni au palais présidentiel. Elle appartient d’abord à ceux qui la créent et à ceux qui l’écoutent.

On peut retirer un nom d’une programmation, annuler une prestation ou fermer les portes d’une cérémonie. Mais on ne déprogramme pas une conscience.

Comme le dit si bien un dicton : « Quand la main qui distribue la médaille est pleine de boue, celui qui la tend l’épouse. » C’est peut-être là le véritable Canal d’Or de la liberté que Charlotte Dipanda a reçu, ce 31 octobre, dans la conscience des Camerounais. »

Par Cyrille Tchamba

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