Actualités locales
après le drame de Metafrique Steel, les acteurs de la filière métallurgique mobilisés

Au lendemain de l’accident survenu à Metafrique Steel, qui a fait cinq morts et douze blessés graves le 2 novembre 2026, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a réuni les principaux acteurs de la filière métallurgique le 4 novembre à Douala pour renforcer la sécurité industrielle et accélérer la modernisation du secteur.
La rencontre a réuni les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires, notamment le gouverneur de la région du Littoral, le préfet du Wouri, le procureur général, le maire de Douala et les responsables du Conseil régional. Plusieurs entreprises du secteur, dont FOKOU, ACERO, METAFRIQUE STEEL et PROMETAL, ont également pris part aux échanges.
Les discussions ont notamment porté sur la prévention des risques professionnels, le respect des normes et la sécurisation des installations industrielles, à travers une présentation du Dr Pierre MOUELEU. Face à la gravité du drame survenu à Metafrique Steel, le membre du gouvernement a annoncé la fermeture de l’entreprise jusqu’à la mise en œuvre des recommandations issues des investigations. Une enquête administrative et technique a également été ouverte sous la conduite du Comité national de l’inspection afin de déterminer les circonstances de l’accident et d’établir les éventuelles responsabilités.
Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la prise en charge des victimes, la protection des travailleurs et l’application de sanctions en cas de violations avérées des normes de sécurité.
Au-delà des mesures d’urgence, Fuh Calistus Gentry a invité les industriels à moderniser leurs procédés de production, en privilégiant notamment l’utilisation du minerai de fer enrichi à 60-64 % pour la fabrication de billettes à partir du concentré de fer.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Jean Paul Ntsengue situe les origines de la crise économique dans la succession Ahidjo-Biya

Dans une tribune publiée le 4 novembre 2026, à l’occasion de l’anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, l’observateur politique Jean Paul Ntsengue propose une lecture historique de la crise économique camerounaise. Il met notamment en cause les tensions liées à la succession entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya, les programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, ainsi que les problèmes de gouvernance.
La crise économique que traverse le Cameroun depuis le milieu des années 1980 trouve ses origines dans plusieurs événements politiques et choix économiques successifs. C’est la thèse défendue par Jean Paul Ntsengue dans une analyse intitulée « Les causes premières de la crise économique qui dure depuis le milieu des années 80 », publiée le 4 novembre 2026.
Profitant de la commémoration de l’anniversaire de l’accession de Paul Biya à la tête de l’État, l’auteur revient sur les circonstances de la transition politique entre Ahmadou Ahidjo et son successeur. Selon lui, les difficultés économiques du pays sont étroitement liées à l’échec de ce passage de témoin au sommet de l’État.
Lire la tribune de Jean-Paul Ntsengue :
CE QUE JE PENSE…
LES CAUSES PREMIÈRES DE LA CRISE ÉCONOMIQUE QUI DURE DEPUIS LE MILIEU DES ANNÉES 80 SONT LIÉES À L’ÉCHEC DU PASSAGE DE TÉMOIN ENTRE LE PRÉSIDENT AHMADOU AHIDJO ET LE PRÉSIDENT PAUL BIYA !
Hier, 4 novembre 2026, était le jour anniversaire du début d’une transition tumultueuse à la tête de l’État. J’étais en pleine méditation sur l’avenir du Cameroun lorsque je suis tombé sur une interpellation d’Esmon Essombe (en photo), qui m’oblige à me soumettre à un devoir de mémoire qui, je l’espère, permettra de voir plus clair dans la responsabilité de la crise, à l’opposé des gens comme Benjamin Zebaze qui font des analyses superficielles. Je remercie mon frangin Dominique Tsana Minala qui, sous le post d’Esmond Essombe, apporte déjà un éclairage chronologique sur l’évolution de nos programmes économiques.
Je vais essayer d’être très bref.
1. L’ÉCHEC DU 5ᵉ PLAN QUINQUENNAL EST INTIMEMENT LIÉ AU REFUS DU PRÉSIDENT AHIDJO DE QUITTER LE POUVOIR MALGRÉ SA DÉMISSION
En effet, ce 5ᵉ plan quinquennal programmé pour la période 1981-1986 n’a pas pu être réalisé à cause des immixtions du président Ahidjo dans la conduite de l’exécutif. Les tensions qui en ont résulté ont abouti à la tentative de putsch du 6 avril 1984. Cet événement malheureux a causé une déstructuration des fondations de notre économie. Le retrait des billets de banque à l’effigie du président Ahidjo, décision politique opportune mais peu utile pour l’économie, est l’un des faits majeurs de la crise naissante à partir de l’exercice 1985-1986.
2. LA TUTELLE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE A DÉSTRUCTURÉ LES BASES DE NOTRE ÉCONOMIE
Voyant le danger venir, le président Paul Biya a essayé de résister, tel que l’atteste son discours à l’Assemblée nationale en juin 1987 (ou 1988) dans lequel il déclare que « Le Cameroun n’aura pas besoin d’aller au FMI pour redresser son économie ». Il y croyait sans doute fermement.
Malheureusement, l’effondrement financier de l’État et la pression internationale prendront le dessus. Les programmes d’ajustement structurels (PAS) subséquents sont les véritables coupables de notre crise économique durable et, avec eux, leur corollaire qu’est la dévaluation du FCFA de janvier 1994.
3. À CES CAUSES PREMIÈRES S’AJOUTENT UNE GOUVERNANCE CATASTROPHIQUE À PARTIR DES ANNÉES 2000…
On ne peut pas exonérer totalement le régime du Renouveau étant donné les critiques de la gouvernance émises par le président de la République lui-même : corruption, détournements massifs des deniers publics, enrichissement illicite, scandaleux et ostentatoire, etc. Tous les DSCE, les projets structurants, les programmes d’endettement, qui n’ont produit que des éléphants blancs et des entreprises de blanchiment d’argent, sont autant de causes d’aggravation de cette crise économique et financière qui aurait pu prendre fin avec le point d’achèvement de l’initiative PPTE.
Puisque celui qui pose le bon diagnostic connaît le remède, nous espérons que le président Paul Biya engagera enfin les vastes réformes annoncées pour soigner le mal à la racine. Je suis sûr qu’il existe des Camerounais intègres prêts à l’assister dans cette entreprise difficile.
Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Grande distribution : PlaYce Cameroun augmente son capital de 2,19 milliards de FCFA, à 17,29 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – PlaYce Cameroun, la société qui porte le centre commercial du même nom à Yaoundé, a réalisé une augmentation de capital de 2,19 milliards de FCFA, portant celui-ci de 15,095 milliards à 17,285 milliards de FCFA. Selon une annonce légale établie par Me Gisèle Enguélé Dipanda, notaire à Douala, le conseil d’administration de l’entreprise a constaté la réalisation définitive de cette opération le 28 septembre 2026, après son approbation par une assemblée générale extraordinaire tenue le 30 juin.
L’opération, qui représente une hausse de 14,5 % du capital social, a été effectuée par l’émission de 219 007 actions nouvelles d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune. L’annonce précise que ces titres ont été libérés lors de leur souscription par des apports en espèces. La société a également modifié l’article 7 de ses statuts, relatif au capital social, et procédé au dépôt légal auprès du greffe du Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo.
L’avis notarial ne précise toutefois ni l’identité des souscripteurs ni la répartition du capital après l’opération. Au 31 mars 2026, PlaYce SAS, la holding française du groupe CFAO, détenait 99,99 % de PlaYce Cameroun, selon ses comptes annuels. Cette participation, constatée avant l’augmentation de capital, ne permet pas de déterminer si les nouveaux titres ont été intégralement souscrits par l’actionnaire existant ou si d’autres investisseurs ont participé à l’opération.
L’augmentation intervient après un exercice marqué par une forte baisse du bénéfice de la société camerounaise. Selon les mêmes comptes, son résultat net a reculé de 78 %, passant de 648,8 millions de FCFA au 31 mars 2025 à 142,5 millions de FCFA au 31 mars 2026. Son chiffre d’affaires a néanmoins progressé de 3,8 %, à 4,89 milliards de FCFA. Cette évolution avait été révélée le 29 septembre 2026 par Investir au Cameroun.
Les comptes de la holding française apportent un autre élément sur la participation camerounaise. Sa valeur nette comptable est passée de 19,35 millions d’euros au 31 mars 2025 à 20,34 millions d’euros au 31 mars 2026, soit une progression d’environ 651 millions de FCFA. Cette variation comptable est antérieure à l’augmentation de capital constatée en septembre et ne permet pas d’en expliquer les motivations.
En juillet 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire de PlaYce Yaoundé, CFAO Consumer avait annoncé son intention d’étendre le concept de centre commercial à Douala. Aucun montant d’investissement ni calendrier précis n’avait alors été communiqué. L’annonce légale relative à l’augmentation de capital ne fait aucune référence à ce projet. Elle ne permet donc pas d’établir si les 2,19 milliards de FCFA sont destinés à cette expansion, au financement de l’activité existante ou à d’autres besoins de l’entreprise.
Baudouin Enama
Lire aussi :
29-09-2026 – PlaYce Cameroun : le bénéfice chute de 78 % malgré une hausse de 3,8 % du chiffre d’affaires
12-05-2026 – Grande distribution : chez Carrefour, le made in Cameroon pèse 45% des ventes alimentaires
10-11-2023 – Made in Cameroun : au moins 27% de produits locaux dans le nouveau supermarché Carrefour de Bonaberi
11-11-2022 – Sogimcam, filiale de Cfao, devient PlaYce Cameroun et augmente son capital de 7 milliards de FCFA
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Stéphane Ndzana croit toujours à la qualification de Lekié FF
Lekié FF a laissé filer de précieux points face à Mamelodi Sundowns. Battues (2-1) mercredi au stade du Canal de Suez, à Ismaïlia, lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions féminine de la CAF, les Camerounaises ont concédé leur première défaite dans la compétition. Malgré cette contre-performance, leur entraîneur, Stéphane Ndzana, garde espoir et mise désormais sur une réaction de ses joueuses lors de la dernière journée.
La déception est forcément grande dans le camp camerounais. Alors que Lekié FF semblait tenir le match nul, les joueuses ont craqué dans les dernières minutes face aux Sud-Africaines. Un scénario difficile à digérer pour Stéphane Ndzana, qui regrette surtout le manque de rigueur défensive de son équipe. Le technicien estime pourtant que ses joueuses avaient trouvé les réponses tactiques nécessaires pour rivaliser avec leurs adversaires.
« Nous avons répondu tactiquement, mais il fallait aussi bien défendre. Nous n’avons pas pu défendre jusqu’à la fin. Pourtant, à quatre minutes de la fin, nous étions à 1-1. Nous avons encaissé un but anodin et je crois que ce sont des erreurs qu’il faut rectifier prochainement », a-t-il expliqué.
Au-delà du résultat, cette défaite met en évidence les détails qui peuvent faire basculer une rencontre à ce niveau de la compétition. Face à une formation expérimentée comme Mamelodi Sundowns, la moindre erreur se paie souvent au prix fort. Lekié FF en a fait l’amère expérience, en laissant échapper un point qui aurait pu peser dans la course à la qualification.
Stéphane Ndzana croit encore à la qualification
Malgré ce revers, l’entraîneur camerounais refuse de céder au pessimisme. Il estime que le règlement de la CAF laisse encore une marge de manœuvre à son équipe. Pour lui, tout reste possible à condition de remporter le dernier rendez-vous de cette phase de groupes.
« Je crois que nous avons beaucoup de chance au regard du règlement de la CAF. Si jamais nous gagnons après-demain, nous pouvons nous qualifier facilement. Il va donc falloir rassembler toutes les énergies pour remporter le dernier match contre le premier du classement », a confié le technicien.
Le message est clair : Lekié FF n’a plus le droit à l’erreur. Le prochain adversaire occupe la première place du classement et évoluera devant son public. Un défi de taille pour les représentantes camerounaises, qui devront afficher davantage de solidité et d’efficacité pour espérer décrocher leur billet pour la suite du tournoi.
Un dernier match à jouer sans calcul
Conscient de la difficulté qui attend son équipe, Stéphane Ndzana ne compte toutefois pas changer d’approche. Il entend envoyer ses joueuses au combat avec une seule ambition : aller chercher les trois points. Pas question, selon lui, de se laisser impressionner par le statut de l’adversaire ou par l’avantage du terrain.
« C’est une équipe que nous respectons et qui joue à domicile. Mais j’ai dit que nous devons jouer notre va-tout. Si nous prenons les trois points, nous sommes qualifiés. Cela signifie que nous allons jouer notre va-tout, sans tenir compte de l’adversaire », a-t-il insisté.
Lekié FF sait donc ce qui lui reste à faire. Après avoir laissé échapper un résultat positif face à Mamelodi Sundowns dans les derniers instants, le club camerounais devra rapidement tourner la page. La qualification reste à portée de main, mais elle passera impérativement par une victoire lors de la dernière journée. Stéphane Ndzana attend désormais une réaction collective de ses joueuses pour transformer cette déception en sursaut d’orgueil.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















