Actualités locales
l’affaire reportée au 2 novembre 2026

Le délibéré du juge était pourtant attendu ce 29 octobre 2026.
L’affaire concerne le journaliste Ulrich Ngoko, promoteur du média en ligne On air Media, et l’ex-militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas. Ils répondent à la plainte du parti de la Renaissance et de Maurice Kamto. L’audience de ce jour a été reportée au 2 novembre 2026 par le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, à 10 heures. La décision intervient alors que les parties attendaient ce lundi 26 octobre le délibéré du juge, après la clôture des débats lors de l’audience du 19 octobre dernier.
Il est à noter que le MRC et Maurice Kamto ont porté plainte contre Ulrich Ngoko et Salomon Beas pour une émission au cours de laquelle l’ex-militant a indiqué que le parti de la Renaissance payait des influenceurs pour détruire le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) Samuel Eto’o. Il avait affirmé que cela se passait, Maurice Kamto était au courant. Des accusations selon la plainte « non étayées sur le directoire du MRC » . Malgré le droit de réponse diffusé par le même canal, le MRC a décidé de poursuivre le journaliste Ulrick Ngoko.
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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget

(Investir au Cameroun) – Le Budget d’investissement public (BIP) du Cameroun devrait augmenter en 2027, sans atteindre la cible de 40 % du budget général évoquée dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le gouvernement reconnaît cet écart dans le communiqué du Conseil de cabinet du 27 octobre 2026, présidé à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Le document annonce une« progression appréciable »des investissements publics l’année prochaine, sans préciser le montant de l’enveloppe envisagée ni son poids dans le budget.
Cette annonce intervient deux semaines après la publication de la circulaire présidentielle du 12 octobre 2026, qui fixe à 30 % du budget général la part minimale des dépenses d’investissement pour 2027. Le communiqué du Conseil de cabinet ne permet pas de déterminer si ce premier seuil sera atteint.
En 2026, selon la Direction générale du budget, le BIP s’élève à 2 031,15 milliards de FCFA, sur un budget général de 8 683,9 milliards. Il représente ainsi 23,4 % des ressources budgétaires, soit 6,6 points de pourcentage de moins que le minimum fixé pour 2027. Ces chiffres correspondent aux crédits inscrits au budget et non aux dépenses effectivement exécutées.
Priorité aux chantiers en cours et à l’électricité
Pour 2027, le gouvernement prévoit de concentrer ses investissements sur l’achèvement et la mise en service des projets déjà engagés. Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a également retenu parmi les priorités le renforcement des capacités de production, de transport et de distribution de l’électricité, ainsi que le rétablissement de l’équilibre financier du secteur.
Les infrastructures de transport destinées à désenclaver les bassins de production et à améliorer la circulation sur les principaux corridors économiques figurent aussi parmi les secteurs prioritaires. Il en va de même de l’accélération du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), de la reconstruction des régions affectées par les crises et de la consolidation des entreprises publiques stratégiques.
Cette programmation devra toutefois tenir compte des contraintes budgétaires. Lors du même Conseil de cabinet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a indiqué que l’exercice 2027 serait placé sous le signe de la consolidation des finances publiques, de la maîtrise de l’endettement et de la constitution de marges permettant de soutenir davantage l’investissement.
Le gouvernement entend notamment intensifier la mobilisation des recettes internes non pétrolières et poursuivre la rationalisation des dépenses publiques. Pour couvrir ses besoins de financement, il envisage de recourir aux tirages sur prêts-projets, aux financements bancaires et aux émissions de titres publics.
Le ministre de l’Économie a également insisté sur la résorption progressive des engagements existants, la prévention de nouveaux arriérés et la nécessité de ne signer de nouveaux contrats qu’après une préparation suffisante des projets et la mobilisation des financements nécessaires. Cette exigence doit notamment permettre d’éviter l’accumulation de nouveaux engagements que l’État ne serait pas en mesure d’honorer.
À l’issue des échanges, Joseph Dion Ngute a demandé une allocation« plus sélective et plus efficiente »des ressources, en privilégiant les projets suffisamment matures et capables de produire des retombées économiques et sociales à court et moyen termes. Le montant du BIP 2027 et sa répartition sectorielle restent à préciser dans le projet de loi de finances.
Ludovic Amara
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Blaise Kengne Kouokam nommé à la tête de SIC Cacaos au Cameroun
Le paysage industriel camerounais enregistre un mouvement stratégique majeur. Blaise Kengne Kouokam vient d’être nommé Directeur Général de la Société industrielle camerounaise des cacaos (SIC […]
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le 44è anniversaire de l’accession de Paul Biya s’annonce comme un tournant décisif

À quelques jours du 44e anniversaire de l’accession de Paul Biya au pouvoir, le 6 novembre, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) appelle à une remobilisation de ses militants, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes, en perspective des prochaines élections législatives et municipales.
Le 44e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, célébré le 6 novembre prochain, se profile comme une nouvelle occasion pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) de réaffirmer sa cohésion et de préparer ses militants aux prochaines échéances électorales.
Dans une tribune consacrée à cet anniversaire, Christophe Mien Zock, éditorialiste et directeur de publication du journal L’Action, estime que les convictions des partisans historiques du Renouveau restent solides, malgré les déceptions et les difficultés rencontrées au fil des années. Il appelle à préserver l’héritage politique engagé en 1982 et à maintenir la mobilisation autour du chef de l’État.
L’auteur reconnaît toutefois l’existence de tensions internes et de désillusions au sein du camp présidentiel. Il évoque notamment des « vicissitudes, des trahisons et des agendas obscurs », expressions également reprises dans la circulaire du secrétaire général du Comité central du RDPC à laquelle il se réfère.
Lire l’éditorial de Christophe Miem Zock :
Vers le 6 novembre…
C’est reparti comme en…44, pourrait-on être tenté d’écrire deux semaines avant la célébration du 44è anniversaire de l’accession de Paul BIYA à la magistrature suprême du Cameroun. Malgré le temps qui passe, l’ardeur, l’entrain, l’enthousiasme et l’engagement demeurent intacts du côté des partisans et des sympathisants de la première heure du Renouveau. Ces convictions sont malheureusement ébranlées par les désillusions, les épreuves et les déboires en tous genres.
Aujourd’hui plus qu’hier, il faut avoir un moral à toute épreuve pour rester fidèle aux options de départ du Renouveau, surtout au regard des coups de boutoir et de canifs que certains s’acharnent, surtout de l’intérieur, à donner à cette grande espérance que fut ce projet politique en 1982 et qui garde toute sa pertinence, son intérêt et son acuité dans le contexte politique camerounais. L’essentiel est que les indécis et les déviationnistes ne soient jamais plus nombreux que les fidèles et les loyalistes. La masse critique doit toujours peser davantage sur la balance.
Pour autant, rien n’est perdu; malgré le contexte et les épreuves, l’espoir demeure; la flamme a souvent vacillé mais reste allumée; le roseau a parfois plié mais il n’a jamais rompu. Le Renouveau reste une idée, un idéal qui est devenu progressivement réalité dans les mentalités et les pratiques. Les idées ne meurent pas en dépit de l’acharnement et de l’hostilité des adversaires.
La circulaire de circonstance publiée par le Secrétaire général du Comité central la semaine dernière, vient le rappeler opportunément. Malgré « les vicissitudes, les trahisons et les agendas obscurs », l’heure devrait être à « l’optimisme, à la fierté et à la sérénité » pour célébrer le 44è anniversaire du Renouveau dans le cadre d’une vaste mobilisation derrière le président Paul BIYA. En ce début d’un septennat très particulier et à la veille d’importantes échéances électorales, la célébration annoncée le 6 novembre prochain revêt du coup un cachet et un parfum singuliers.
Il faut « réenchanter » le Renouveau dans ses pratiques et « réinitialiser » ses codes avec des acteurs porteurs d’avenir et d’espérances. Voilà pourquoi dans sa circulaire, le Secrétaire général interpelle directement les femmes et les jeunes.
S’adressant particulièrement à eux, il écrit : « à la jeunesse, force vive et majoritaire de la Nation et aux femmes, piliers de la résilience et soutiens loyaux de la République, le Parti rappelle aujourd’hui avec fierté que le 8è mandat du Président Paul BIYA est le vôtre. Nous continuerons à le traduire dans les faits, notamment lors des prochaines élections législatives et municipales auxquelles nous vous convions à vous préparer activement et efficacement afin de conquérir vos places. Les progrès en cours se conjuguent au futur, et ce futur vous appartient. Ne cédez pas au découragement. Que cet anniversaire soit pour vous une fête de l’espoir. »
Autrement dit, le Parti réaffirme sa volonté et sa détermination à faire plus de place aux femmes et aux jeunes dans ses listes de candidats lors des prochaines échéances. Il leur renouvelle sa confiance tout en leur demandant de prendre leurs responsabilités. « Battez-vous, osez, rien ne vous sera offert sur un plateau d’argent ». Sous ce prisme et fort de cet engagement des instances dirigeantes du Parti à l’égard des femmes et des jeunes, le 44è anniversaire de l’accession de Paul BIYA s’annonce comme un tournant décisif; un saut générationnel en perspective pour que la flamme du Renouveau se transmette de génération en génération malgré les « trahisons et les agendas obscurs ».
On peut combattre une idée ou retarder sa diffusion mais on ne peut pas la tuer. C’est pourquoi on peut se permettre d’écrire, s’agissant du Renouveau: c’est reparti comme en 44!
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