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Cameroun : 1,3 milliard de FCFA investis dans 100 start-up grâce à la coopération française

Avec une enveloppe de 1,3 milliard de FCFA sur trois ans, le projet Start-up 237 a soutenu la création et le développement de petites entreprises portées par des jeunes et des femmes. À sa clôture, les bénéficiaires affichent des avancées en matière d’équipements, de production et d’emploi. Leur défi reste de consolider ces acquis.
À Foreke, dans le département de la Menoua, région de l’Ouest, Borelle Linda Leuwat transforme la patate en plusieurs produits alimentaires. Farine, biscuits, tartines de chocolat et beurre figurent dans son offre. Son entreprise produit également de la farine de banane cochon, de la farine de banane plantain et de la bouillie.
Mardi dernier, à la résidence de France au Cameroun, l’entrepreneure a pris part à la cérémonie de clôture du projet Start-up 237, consacré à l’accompagnement de 100 projets made in Cameroun. Elle n’avait pas apporté ses produits, mais les effets du programme sur son activité étaient au cœur de son témoignage.
« Ce projet nous a permis d’acquérir des équipements. Nous avons agrandi notre dispositif et la structure aussi au niveau de l’aménagement. Nous avons également recruté des jeunes », explique-t-elle. À terme, elle espère élargir davantage son équipe. « Avec le temps, lorsque nous aurons eu plus de bénéfices, notre souhait, c’est d’employer encore plus de jeunes. »
Son parcours illustre les changements recherchés par le programme. Pour les petites entreprises, l’accès au matériel et l’amélioration des capacités de production constituent des leviers pour développer l’activité et envisager de nouveaux recrutements.
1,3 MILLIARD DE FCFA MOBILISÉ EN TROIS ANS
Fruit de la coopération entre la France et le Cameroun, Start-up 237 s’est déployé sur trois ans avec un budget de deux millions d’euros, soit environ 1,3 milliard de FCFA. Le projet visait à renforcer l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes et des femmes.
Quatre axes ont structuré son intervention. Il s’agissait de mettre en place un écosystème d’incubation franco-camerounais, de financer et d’équiper les start-up, de renforcer les capacités des entrepreneurs grâce au mentorat et à la formation, puis d’assurer la gestion du projet.
Le bilan fait état de 20 incubateurs outillés, de 24 modules d’entrepreneuriat développés et de quelque 3 000 séances de coaching. Le programme relève également une progression de la productivité et la mobilisation de contributions additionnelles.
Vingt start-up ont, par ailleurs, bénéficié d’un financement pour participer à Promote 2026. Les secteurs retenus comprenaient notamment le numérique, l’agroalimentaire et le bâtiment et travaux publics (BTP), ainsi que d’autres domaines porteurs. Ces activités correspondent à des secteurs prioritaires de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
DES ENTREPRISES APPELÉES À POURSUIVRE LEUR CROISSANCE
Pour Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, le résultat tient aussi à la capacité des bénéficiaires à transformer leurs idées en activités économiques durables.
« Trois ans après, voir ces start-up qui sont devenues des entreprises et qui ont développé une vraie résilience, qui sont sorties un peu de ce qu’on appelle dans le monde de l’entrepreneuriat la vallée de la mort est une satisfaction », souligne-t-il.
Il estime que cette expérience montre qu’« grâce à cette coopération avec la France, nous sommes capables de transformer notre système entrepreneurial ».
L’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, partage cette appréciation. Le diplomate, qui a prononcé le seul discours de la soirée, rappelle que le programme associait subventions, achats de matériel et de fournitures, ainsi que coaching.
« Trois ans après le début du programme, ces entreprises existent toujours, ce qui est déjà en soi une réussite », se félicite-t-il.
Par Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 20/10/2026
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Mayo-Sava : Boko Haram incendie le village, les populations veulent partir

C’est une scène particulièrement émouvante qu’a vécu le village Kotsherehé ce 20 octobre 2026. Femmes, enfants, pères de familles en pleurs devant le maire et le sous-préfet de Mora venus témoigner leur compassion à ces populations meurtries par une incursion de Boko Haram dans la nuit du 18 au 19 octobre dernière. Les terroristes ont fait deux morts dont un chef du village et un membre d’un comité de vigilance. Dans la vidéo qui circule, l’on entend ces populations supplier les autorités de ne pas les abandonner. Prenant d’assaut les véhicules de ces derniers, elles les immobilisent et demandent plus de garantie pour rester dans leur village. «Les populations ne demandent que plus de protection : plus de militaires pour les protéger», traduit l’auteur de la vidéo.
Kotsherehé, dans le canton de Zouelva, arrondissement de Mora, a été mise à sac par des combattants de Boko Haram lourdement armés dans la nuit du 18 au 19 octobre dernier. Deux personnes dont un chef du village de 3ème degré et un membre du comité de vigilance dudit village ont été tuées pendant l’attaque et 42 concessions incendiées. Il s’agit Lawan Biri, chef du village peul de Kotséréhé, et un jeune homme identifié sous le nom de Covi. «C’est vers 23h qu’ils ont assailli le village. C’était une marée de personnes qui a marché sur le village. Pour accéder à l’intérieur du village, ils ont tout d’abord mis en déroute les membres du comité de vigilance qui étaient à la tour de garde cette nuit-là. Ils ont ouvert le feu sur eux et ont mortellement atteint à la tête Ousmanou Dafta, un vaillant membre du comité de vigilance du village. Ce dernier n’a pas survécu. Il s’est écroulé et a rendu l’âme sur-le-champ», rapporte Sa majesté Timothée Ziguidi, chef du village Kotsherehé, dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel de ce 20 octobre 2026.
Le mouvement d’humeur des populations
https://www.facebook.com/reel/2377567319724035
Au cours de l’atatque, le chef de 3ème degré de Médélé a également perdu la vie. «Il s’était retranché derrière sa concession pour se mettre à l’abri de ces gens, mais mal lui en a pris, puisqu’ils l’y ont surpris et l’ont abattu», renseigne Sa majesté Timothée Ziguidi. On apprend que le chef de Médélé et ses administrés avaient déserté leur village pour se réfugier ici, mais l’ennemi les y a retrouvés. C’est dans ce contexte que les populations n’entendent pas continuer de rester sur place sans garantie. Déjà qu’elles n’ont plus du tout de logis. Après le Logone et Chari qui a vu au moins 22 villages être désertés par leurs habitants, c’est au Mayo-Sava d’envisager le même exercice de migration.
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Mafia italienne : à 8 ans, il apprenait déjà à tuer pour la ‘Ndrangheta

Élevé dans l’un des clans mafieux les plus redoutés d’Italie, Luigi raconte comment sa famille l’a initié à la violence dès l’enfance. Devenu membre repenti, il affirme avoir échappé de justesse à une exécution ordonnée par son propre clan. Son témoignage révèle les mécanismes d’une organisation criminelle où les liens du sang peuvent devenir une condamnation à mort.
En Italie, la mafia ne se résume pas à la célèbre Cosa Nostra sicilienne. Depuis plusieurs décennies, la ‘Ndrangheta, née en Calabre, s’est imposée parmi les organisations criminelles les plus puissantes d’Europe. Son influence repose notamment sur le trafic international de cocaïne, mais aussi sur des liens familiaux qui rendent les trahisons particulièrement dangereuses.
Pour certains de ses membres, quitter cette organisation ne signifie pas simplement rompre avec un milieu criminel. Cela revient à tourner le dos à sa propre famille, au risque de devenir sa prochaine cible.
C’est ce qu’illustrent les récits de Luigi et Renato, deux anciens membres dont les témoignages ont été rapportés dans le documentaire Mafia: Behind the Bloodshed.
La ‘Ndrangheta, une mafia où les liens du sang priment sur tout
Selon les explications présentées dans le documentaire, la ‘Ndrangheta s’est développée dans les zones rurales de Calabre, notamment dans les montagnes de l’Aspromonte. Apparue au XIXe siècle, elle a progressivement étendu son influence avant de profiter de nouvelles sources de revenus liées aux enlèvements contre rançon dans les années 1970 et 1980.
Cette organisation se distingue par sa structure familiale. Ses clans, appelés ’ndrine, reposent largement sur les liens de parenté. Contrairement à d’autres groupes criminels davantage exposés aux infiltrations, cette organisation s’appuie sur la loyauté familiale pour préserver ses activités.
« Le sang est plus important que tout le reste », explique Renato, un ancien membre qui a choisi ce prénom pour symboliser sa renaissance.
Dans cet univers, la réputation d’un clan et le respect de ses règles peuvent primer sur les relations humaines les plus fondamentales. Renato évoque notamment le cas d’un homme qui aurait reçu l’ordre de tuer sa propre mère après que celle-ci eut entamé une relation avec un autre homme à la suite du décès de son mari.
Selon son récit, l’amant aurait ensuite été donné en pâture aux animaux. Un épisode qui illustre, à ses yeux, la brutalité des règles imposées au sein de certains clans.
À 8 ans, Luigi était emmené à l’abattoir pour s’habituer au sang
Né en 1971 dans une famille liée à la ‘Ndrangheta, Luigi raconte avoir grandi dans un environnement marqué par les violences et les rivalités entre clans. Il explique qu’une vendetta a éclaté après l’assassinat de son oncle, alors qu’il n’avait pas encore deux ans.
Les conséquences ont rapidement marqué son enfance. Dès l’adolescence, il affirme avoir été encouragé à imposer son autorité dans les quartiers en affrontant physiquement les jeunes qui y faisaient la loi.
Mais, selon son témoignage, la préparation à la violence commençait bien avant cet âge.
« Quand j’étais enfant, ils m’emmenaient à l’abattoir pour tirer sur des vaches, pour voir le sang et m’y habituer », raconte-t-il dans le documentaire.
Il décrit ensuite une initiation progressive aux armes à feu, sous la supervision de son père, de ses oncles et de cousins plus âgés. Les armes, d’abord perçues comme des objets ordinaires, devenaient peu à peu des instruments de violence qu’il apprenait à manier.
Luigi affirme également avoir été formé à l’utilisation de fusils d’assaut et au maniement du couteau. « J’étais formé pour tuer », résume-t-il.
Son récit montre comment, dans certaines familles criminelles, l’apprentissage de la violence peut commencer dès le plus jeune âge et être présenté comme une composante normale de l’éducation.
Il quitte la mafia, son propre père est chargé de l’exécuter
Pour Luigi, la rupture avec la ‘Ndrangheta est devenue une question de survie. Après avoir fondé sa propre famille, il dit avoir compris qu’une autre vie était possible et qu’il ne voulait pas transmettre le même héritage à ses enfants.
« J’ai deux enfants. J’ai décidé de changer de vie pour eux, pour ma femme, afin de leur offrir un avenir différent », explique-t-il.
Mais quitter l’organisation ne suffisait pas à effacer les obligations imposées par ses règles. Luigi raconte que, lorsqu’un membre est considéré comme ayant gravement déshonoré son clan, la famille peut exiger qu’un proche l’élimine pour démontrer son autorité.
Dans son cas, le choix se serait porté sur son père.
Selon son témoignage, celui-ci a tiré trois fois sur lui. Le troisième coup n’est pas parti, l’arme s’étant enrayée. Luigi affirme avoir alors réussi à s’emparer du pistolet et à tirer à son tour.
Il décrit cet épisode comme un traumatisme majeur. Interrogé sur sa peur de mourir, il explique avoir surtout redouté de devoir tuer son propre père.
Il refuse toutefois de le considérer comme le seul responsable de cette tragédie. À ses yeux, son père avait lui-même grandi dans un environnement violent et obéissait à des règles auxquelles il était devenu prisonnier.
Depuis son départ, Luigi affirme vivre dans la crainte de représailles. Son témoignage aurait néanmoins contribué à faire condamner des dizaines de personnes liées à l’organisation.
La mafia étend son influence bien au-delà de l’Italie
La puissance de la ‘Ndrangheta ne repose pas uniquement sur la violence exercée au sein de ses clans. L’organisation a également développé des activités criminelles à l’échelle internationale, notamment dans le trafic de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
Dans le documentaire, Antonio Nicaso, spécialiste de la mafia et professeur, explique que des intermédiaires de l’organisation se sont installés durablement en Colombie afin de nouer des relations directes avec les fournisseurs locaux.
Ces liens personnels auraient facilité les transactions et renforcé la confiance entre les partenaires criminels.
L’organisation a aussi attiré l’attention des autorités internationales après le massacre de Duisbourg, en Allemagne. En août 2007, six hommes liés à la mafia calabraise ont été retrouvés morts devant un restaurant italien. Les meurtres étaient associés à une rivalité entre clans qui remontait à plusieurs années.
L’affaire a mis en évidence l’étendue des ramifications européennes de la ‘Ndrangheta.
En Calabre, le procureur Nicola Gratteri, spécialiste de la lutte contre cette organisation, vit depuis des décennies sous protection policière. Il affirme avoir été confronté à plusieurs menaces visant sa famille, notamment des tentatives présumées d’enlèvement de son fils et de mise en scène d’un accident destiné à tuer un autre de ses enfants.
Ces menaces illustrent les risques auxquels s’exposent les personnes qui enquêtent sur la mafia ou contribuent à démanteler ses réseaux.
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CONFEJES /Agriculture et numérique : le pari des jeunes Camerounaises

Accès au financement, qualité des produits, débouchés : les jeunes agri-entrepreneures font face à des obstacles bien identifiés. Le Salon organisé par la CONFEJES à Cameroun » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »capitale du Cameroun »>Yaoundé du 21 au 23 octobre entend y apporter des réponses concrètes.
Au Cameroun, l’agriculture reste le premier employeur, et les femmes y occupent une place centrale, de la production à la transformation et à la commercialisation. Pourtant, elles restent souvent cantonnées aux maillons les moins rémunérateurs de la chaîne de valeur. Une nouvelle génération de jeunes femmes entend changer la donne en s’appuyant sur un allié inattendu : le numérique.
Paiement mobile, vente sur les réseaux sociaux, applications de suivi des cultures, plateformes de mise en relation entre producteurs et acheteurs : les outils digitaux permettent de raccourcir les circuits, de mieux valoriser les produits et d’atteindre des clients jusque-là inaccessibles.
C’est ce mouvement que la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) a choisi d’accompagner avec le Salon de l’entrepreneuriat féminin agri-numérique, qui réunit cent jeunes entrepreneures au Palais des Congrès de Yaoundé.
Le premier frein est connu de tous : l’accès au crédit. Faute de garanties, d’historique bancaire ou de comptes bien tenus, beaucoup de jeunes entrepreneures financent leur activité sur fonds propres ou grâce à la solidarité familiale, ce qui limite leur croissance.
Le programme du Salon en tient compte, avec un module consacré à l’accès au financement et un autre à la comptabilité simplifiée : séparer l’argent de l’entreprise de l’argent personnel, tenir un cahier de recettes et de dépenses, calculer son bénéfice réel. Des gestes simples, mais décisifs pour convaincre un banquier ou un investisseur.
LA QUALITÉ, CLÉ DES MARCHÉS
Deuxième défi : la qualité et la présentation des produits. Farines, jus, épices ou produits transformés peinent souvent à accéder aux supermarchés ou aux marchés d’exportation faute d’emballage adapté, d’étiquetage conforme ou de certification.
Le module consacré à la transformation agricole, à la qualité et au packaging abordera les bonnes pratiques d’hygiène, les mentions obligatoires de l’étiquette et les démarches de normalisation. Un enjeu qui rejoint directement la politique nationale de transformation locale et de substitution aux importations.
Troisième obstacle : l’accès aux marchés. Beaucoup de jeunes entreprises produisent, mais vendent peu, faute de réseaux. Les rencontres d’affaires organisées le jeudi 22 octobre, sous forme de rendez-vous individuels avec des acheteurs, des distributeurs et des partenaires financiers, visent précisément à créer ces connexions.
L’exposition ouverte au public pendant les trois jours offre en outre une vitrine directe aux produits des participantes.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
De nombreux dispositifs publics existent pour accompagner les jeunes entrepreneurs, mais ils restent souvent méconnus. Le Salon donnera la parole au ministère des PME, à l’Agence de promotion des PME, au ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique et au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, qui présenteront leurs offres d’appui.
Le MINADER s’est par ailleurs engagé de manière concrète en offrant des équipements agricoles qui constitueront une partie des récompenses des lauréates.
L’enjeu, pour les organisateurs, est que ces trois jours aient des effets durables : des entreprises mieux structurées, des produits de meilleure qualité, des contacts d’affaires transformés en commandes et, pour les lauréates, des équipements qui feront passer leur activité à une autre échelle.
À travers ces jeunes femmes, c’est aussi une certaine idée de l’agriculture camerounaise qui se dessine : plus moderne, plus connectée et davantage tournée vers la transformation locale.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
À retenir, le Salon de l’entrepreneuriat féminin agri-numérique, c’est du 21 au 23 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Ouverture officielle le mercredi 21 octobre à 9 heures. Exposition ouverte au public.
L’AGRICULTURE AFRICAINE EN CHIFFRES
- 60 % des terres arables non cultivées de la planète se trouvent en Afrique (FAO).
- Près des deux tiers de la population active africaine travaillent dans l’agriculture, essentiellement sur de petites exploitations qui assurent environ 90 % de la production.
- Près de la moitié de la main-d’œuvre agricole d’Afrique subsaharienne est constituée de femmes ; l’agriculture est le premier employeur des femmes, avec 62 % des femmes actives (BAD).
- 10 à 20 % des céréales sont perdues après la récolte, avant toute transformation (FAO, Banque mondiale).
- 83 milliards de dollars : montant des importations alimentaires de l’Afrique en provenance de l’extérieur du continent en 2023 (CEA).
- 41 % de la population mondiale sous-alimentée vivait en Afrique en 2023 (FAO).
Par Bonaventure TCHOUANGE
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