Actualités locales
bientôt du maïs de qualité produit dans le groupement Bulu Est 1

Les travaux de l’Assemblée générale extraordinaire de la coopérative des femmes du groupement Bulu Est 1 tenus le 17 octobre 2026 à Ebolowa ont permis de définir des indicateurs de performance avec à la clé la production à grande échelle du maïs. Un plan d’action à long terme qui va permettre aux coopératrices d’assurer leur autonomisation.
Dans le groupement Bulu Est 1 couvrant les arrondissements d’Ebolowa II et Biwong-bulu, les femmes, sous l’impulsion de Louise Fame Ndongo, leur leader, ont décidé de prendre leur destin en main, d’être une force de proposition et de contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et à l’import-substitution.
Ces engagements et cette détermination ont été réaffirmés au cours des travaux de l’Assemblée générale extraordinaire qui ont permis aux coopératrices d’afficher leur volonté de faire de l’agriculture un véritable levier de création de richesses, d’autonomisation économique et de développement durable. La réalisation de ces ambitions s’inscrit dans le plan d’action adopté qui définit les indicateurs forts avec à la clé la production à grande échelle du maïs mais l’exploration des filières halieutiques.
Pour Louise Fame Ndongo, la présidente du conseil d’administration, « l’objectif pour notre coopérative, c’est de favoriser l’autonomisation économique des femmes du groupement Bulu Est 1, de permettre à chaque membre de développer ou de renforcer ses activités génératrices de revenus dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et des pêches tout en bénéficiant de la force du collectif ».
Poser les bases d’une nouvelle dynamique des femmes
Rien que le thème de ces travaux, à savoir améliorer la gouvernance et la gestion de notre coopérative, indique déjà suffisamment que cette coopérative entend occuper une place cruciale dans la transformation du monde rural et dans le poids de la femme dans l’épanouissement des populations en général. Durant les travaux, les femmes qui ont brillé par leur calme et leur interaction dans l’élaboration des procédures et d’autres mécanismes de gouvernance, de gestion et l’ensemble des orientations stratégiques nécessaires à la pérennisation de leur plateforme.
À l’unanimité, elles ont posé les jalons forts d’une organisation féminine capable de mieux planifier ses activités, de mobiliser ses membres autour des objectifs communs, de transformer ses ambitions en résultats concrets et palpables au bénéfice de tous.
D’après Antoinette Ella, membre de la coopérative, « cette coopérative va être d’un grand apport dans mon épanouissement personnel et pour le mieux-être de ma famille. C’est comme une lumière qui vient nous éclairer à travers les connaissances acquises durant les formations où nous avons été édifiées sur plusieurs modules qui nous permettre de changer notre manière de travailler avec un accent particulier sur la production qui sera boostée ».
Un rôle stratégique pour la sécurité alimentaire
Plus qu’une simple Assemblée générale extraordinaire, les travaux d’Ebolowa pour Louise Fame Ndongo étaient en réalité une mise en mission commando des femmes du groupement Bulu Est 1 qui doivent désormais se positionner comme des actrices incontournables de la politique d’import-substitution agro-pastorale et halieutique prônée par le président de la République, Son Excellence Paul Biya.
Dans son allocution de circonstance, en véritable cheffe de troupes dans cette bataille pour la sécurité alimentaire et l’épanouissement des femmes du groupement Bulu Est 1 Louise Fame Ndongo déclare que lorsque les femmes s’unissent, mettent en commun leurs compétences, leurs ressources et leurs expériences, elles deviennent des actrices incontournables du développement socio-économique de leur communauté.
Une alerte qui a rencontré une valse d’applaudissements des femmes en guise d’adhésion massive à ce mot d’ordre lancé. Bonne gouvernance, collaboration, promotion de la transparence, engagement de tous les instants et détermination sont leur leitmotiv. Les experts conviés aux travaux leur ont permis, à travers les exposés thématiques déroulés, d’acquérir les compétences, les armes et les outils nécessaires pour faire de leur plateforme une référence dans la région du Sud.
Selon Louise Fame Ndongo, « il fallait que notre groupement soit valablement représenté, c’est pour ça que nous insistons sur la formation ».
Présentation et installation officielle du bureau de la coopérative, remise des attestations de fin de formation aux femmes ayant été capables de gérer une société coopérative avec conseil d’administration ont constitué d’autres articulations fortes de ces travaux. Le groupement Bulu Est 1 renvoie à la face du monde un bel exemple de fédération des femmes qui doit faire tâche d’huile.
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Actualités locales
pourquoi la convention s’est-elle déroulée sans incident ? Charles Chacot Chime pose la question

La tenue de la convention du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) sans incident a inspiré une critique ironique des pratiques administratives au Cameroun.
Dans une tribune, Charles Chacot Chime s’interroge sur l’attitude du ministère de l’Administration territoriale (MINAT), qu’il met en regard des restrictions ayant, selon lui, affecté par le passé les activités de cette formation d’opposition.
Intitulée « MRC : le MINAT aurait-il perdu le mode d’emploi de l’interdiction ? », la contribution souligne le déroulement sans incident de la rencontre, au cours de laquelle le parti a renouvelé son bureau. L’auteur affirme que les formalités administratives ont été respectées et que les travaux se sont déroulés dans le calme.
« Le trouble annoncé n’a pas répondu présent », ironise-t-il, remettant en question le recours récurrent, selon lui, à la notion de trouble à l’ordre public pour encadrer les rassemblements politiques.
Lire la tribune de Charles Chacot Chime :
MRC : LE MINAT AURAIT-IL PERDU LE MODE D’EMPLOI DE L’INTERDICTION ?
Quand un parti d’opposition tient sa convention sans trouble à l’ordre public, c’est peut-être que le trouble n’était pas là où on nous le disait.
Il faut parfois apprécier les miracles républicains à leur juste valeur. Au Cameroun, un parti d’opposition organise une convention, renouvelle son bureau, respecte les formalités administratives, déclare sa manifestation à la sous-préfecture compétente… et, tenez-vous bien, la manifestation se déroule sans incident. Pas de chaos, pas d’apocalypse, pas de République en péril. Rien. Le calme plat.
On en viendrait presque à se demander si nous sommes toujours en Scandalousie, pardon, au Cameroun.
Car le MRC vient de réussir un exploit qui mériterait une médaille nationale du civisme : organiser une convention sans provoquer l’effondrement des institutions. Le parti de Maurice Kamto, désormais privé de ses deux principales figures dirigeantes, Maurice Kamto et Mamadou Mota, a tenu ses assises et renouvelé son bureau. La procédure administrative a été respectée. Les travaux se sont déroulés. Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête.
Et le plus extraordinaire n’est peut-être pas la convention elle-même. C’est le silence du ministère de l’Administration territoriale.
Le MINAT aurait-il enfin découvert que la liberté de réunion est un droit et non une faveur accordée au compte-gouttes par l’administration ?
Le trouble à l’ordre public, cette créature à géométrie variable
Pendant des années, les Camerounais ont appris à connaître cette créature administrative aussi mystérieuse que commode : le fameux trouble à l’ordre public.
Un parti annonce une réunion ? Le trouble menace.
Une manifestation est déclarée ? Le trouble se précise.
Des militants veulent se rassembler ? Le trouble devient imminent.
ticipait et, dans certains cas, semblait les fabriquer sur papier à en-tête.
Mais voilà que le MRC organise sa convention et que rien ne se passe.
Pas même une petite perturbation suffisamment spectaculaire pour justifier une conférence de presse alarmiste.
Les dissidents qui souhaitaient voir la rencontre interdite n’ont pas davantage obtenu le résultat escompté.
Le trouble annoncé n’a pas répondu présent. Il devait être retenu ailleurs.
Quand le bourreau administratif découvre la sérénité
L’attitude du MINAT mérite donc quelques explications. Non parce que la convention aurait dû être interdite, mais précisément parce qu’elle n’aurait jamais dû l’être pour des motifs aussi extensibles que ceux invoqués par le passé.
Le ministre a-t-il changé de doctrine ? A-t-il reçu une révélation constitutionnelle ? A-t-il découvert, dans un tiroir oublié de son ministère, les dispositions qui protègent la liberté d’association et de réunion ?
Ou bien l’administration aurait-elle compris que des citoyens peuvent se réunir, discuter politique et renouveler les dirigeants d’un parti sans transformer le pays en champ de bataille ?
Nous accueillons volontiers cette conversion tardive. Mieux vaut un pouvoir qui apprend le droit, même sur le tard, qu’un pouvoir qui persiste à le traiter comme une suggestion facultative.
Mais, en Scandalousie, la prudence reste de mise devant les miracles administratifs.
Car le MINAT qui laisse aujourd’hui le MRC tenir sa convention est aussi l’institution dont les décisions ont, par le passé, contribué à restreindre les activités de ce parti et à placer ses militants sous une pression administrative et sécuritaire considérable.
Hier, la simple perspective d’un rassemblement semblait suffire à réveiller les gardiens de l’ordre public. Aujourd’hui, la convention se déroule tranquillement.
Faut-il en conclure que les militants du MRC sont devenus moins dangereux ? Que leur parti a soudainement acquis des vertus pacifiques inconnues jusque-là ? Ou que le danger n’a jamais été aussi évident qu’on voulait bien nous le faire croire ?
La question mérite d’être posée, sans prétendre lire les intentions du ministre dans le marc de café de ses décisions.
Kamto et Mota partis, la République respire-t-elle mieux ?
Le contexte rend cette mansuétude encore plus intrigante.
La convention intervient après les départs de Maurice Kamto et de Mamadou Mota, deux figures majeures du MRC. Le parti traverse donc une séquence politique particulière, marquée par une recomposition de sa direction et des tensions internes.
Et, comme par enchantement, la convention peut se tenir.
Faut-il croire que le problème n’était finalement pas le MRC, mais certains de ses dirigeants ? Que la République supporte mieux les partis d’opposition lorsqu’ils traversent une période d’incertitude ? Ou que l’administration devient plus conciliante quand elle estime que son adversaire politique est suffisamment fragilisé ?
En attendant, le MRC a tenu sa convention, son bureau a été renouvelé et le pays est toujours debout.
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