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ce qui attend le nouveau président du Conseil constitutionnel

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Le Chef de l’État a mis fin à 12 jours de vacance à la tête du Conseil constitutionnel. Par Décret N° 2026/334 signé ce vendredi 16 octobre 2026 à Yaoundé, le Président de la République, Paul Biya, a nommé Monsieur NAMA Rémy, Président du Conseil Constitutionnel.

Cette nomination intervient suite au décès de Clément Atangana, survenu le 4 octobre 2026 à l’Hôpital Américain de Paris à l’âge de 85 ans. Après le décès, l’intérim avait été assuré depuis le 7 octobre par le Pr Paul Nchoji Nkwi, doyen d’âge de l’institution, âgé de 86 ans.

La succession de Clément Atangana intervient ainsi dans une période où les enjeux institutionnels et électoraux occupent une place importante dans le débat public camerounais.

Rémy NAMA, un magistrat issu de l’administration présidentielle

Le nom de Rémy NAMA n’est pas inconnu des milieux de l’administration judiciaire camerounaise. D’après des informations publiées par la presse nationale en juin 2021, il exerçait alors comme chargé de mission à la division des affaires judiciaires du secrétariat général de la présidence de la République. Il avait également assuré l’intérim à la tête de cette division à partir de 2018.

À cette époque, il était présenté comme un magistrat hors hiérarchie du deuxième groupe. Son parcours au sein des services judiciaires de la présidence de la République constitue ainsi un élément important de son profil professionnel connu.

Toutefois, les informations publiques consultées ne permettent pas, à ce stade, de retracer de manière exhaustive sa formation universitaire, l’ensemble des juridictions dans lesquelles il a servi ni toutes les responsabilités qu’il aurait exercées depuis 2021.

La publication du décret de nomination permettrait de confirmer officiellement sa nouvelle fonction et d’apporter davantage de précisions sur les circonstances de sa désignation.

Une institution au cœur des enjeux constitutionnels et électoraux

La présidence du Conseil constitutionnel confère à son titulaire d’importantes responsabilités dans l’architecture institutionnelle du Cameroun.

En vertu de la Constitution, le Conseil constitutionnel statue notamment sur la constitutionnalité des lois, régule le fonctionnement des institutions dans les conditions prévues par les textes et veille à la régularité de certaines consultations électorales.

Il connaît également du contentieux des élections présidentielles et législatives ainsi que des référendums relevant de sa compétence. Il proclame les résultats des élections dont la proclamation lui revient.

Ces attributions placent l’institution au centre du dispositif de régulation constitutionnelle et électorale du pays. Sous la présidence de Clément Atangana, le Conseil constitutionnel a notamment été appelé à examiner les contestations liées aux élections présidentielles de 2018 et de 2025. Ses décisions ont suscité des débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique, particulièrement autour du traitement des recours électoraux.

Dans ce contexte, la désignation d’un nouveau président constitue un événement institutionnel susceptible de retenir l’attention des acteurs politiques, des juristes et des organisations de la société civile.

Une nouvelle étape à l’approche des prochaines échéances électorales

Au-delà de la succession à la tête de l’institution, les responsabilités du nouveau président s’inscriront dans un environnement politique marqué par les attentes relatives au fonctionnement des institutions et à l’organisation des prochains scrutins.

Les élections législatives et municipales prévues en 2027 figurent parmi les prochaines échéances politiques majeures du pays, sous réserve du calendrier officiel qui sera arrêté.

Dans cette perspective, le Conseil constitutionnel sera appelé à exercer les compétences que lui attribuent la Constitution et les textes en vigueur, notamment en matière de contentieux électoral.

La manière dont l’institution assurera la continuité de ses missions, le traitement des recours relevant de sa compétence et le respect des procédures légales demeureront des sujets d’intérêt public.

La nomination d’un nouveau président ne modifie pas, à elle seule, les compétences constitutionnelles de l’institution. Elle ouvre néanmoins une nouvelle étape dans son fonctionnement, sous la responsabilité de son futur titulaire.

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qui est Abdoullaye Daouda, le nouveau membre du Conseil constitutionnel ?

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À la suite du décès de M. Bah Oumarou Sanda, survenu le 7 août 2026, le Président de la République, S.E. Paul Biya, a nommé M. Abdoullaye Daouda membre du Conseil constitutionnel, en remplacement du défunt, pour achever le mandat en cours.

Cette nomination fait suite à la désignation de M. Abdoullaye Daouda par le Très Honorable Théodore Datouo, Président de l’Assemblée nationale, après avis du Bureau de l’institution.

La procédure s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 51, alinéas 2 et 3, de la Constitution. Ces dispositions prévoient notamment que trois membres du Conseil Constitutionnel sont désignés par le Président de l’Assemblée nationale après avis du Bureau et qu’en cas de décès d’un membre, son remplacement est assuré par l’autorité ou l’organe de désignation compétent. Le membre ainsi désigné et nommé achève le mandat de son prédécesseur.

M. Abdoullaye Daouda a exercé les fonctions de Secrétaire général adjoint nᵒ 1 de l’Assemblée nationale de 2008 à 2025, au cours des huitième, neuvième et dixième législatures. Il a également assuré l’intérim du Secrétariat général de l’institution à plusieurs reprises, notamment entre 2019 et 2023.

Son parcours au sein de l’administration parlementaire témoigne d’une expérience approfondie des procédures législatives et du fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Avec cette nomination, M. Abdoullaye Daouda est appelé à poursuivre le mandat entamé par son prédécesseur au sein du Conseil constitutionnel, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

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Trêve humanitaire en Ukraine : le Pape échange au téléphone avec Vladimir Poutine

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Le pape Léon XIV s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine ce vendredi 16 octobre 2026 pour demander une trêve humanitaire immédiate dans la ville […]

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Samuel Mvondo Ayolo dément de nouvelles rumeurs sur la mort de Paul Biya (Jeune Afrique)

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Samuel Mvondo Ayolo dément de nouvelles rumeurs sur la mort de Paul Biya (Jeune Afrique)
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Une rumeur annonçant la mort du président Biya a circulé sur les réseaux sociaux. Contacté par Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du cabinet civil de la présidence, dément.

C’est une information partie de X, et relayée à grande vitesse. Jeudi 15 octobre, un compte intitulé « Human Rights Forum », qui a récolté plusieurs centaines de milliers de vues, a affirmé que le président camerounais, Paul Biya, était décédé. Des responsables politiques, ajoutait ce compte, débattaient de son remplacement avant une annonce officielle. Dans la soirée, le même « Forum des droits humains » a renforcé la rumeur en évoquant « une épaisse fumée » s’échappant du palais de l’Unité, à Yaoundé, et « des discussions sérieuses » pour désigner un successeur, avec le mot-clé #RIPPaulBiya.

Samuel Mvondo Ayolo dénonce « un fake »

Cette rumeur est venue s’ajouter à une inquiétude latente et un contexte particulier. Paul Biya, 93 ans, avait quitté Yaoundé le 7 juin 2026 pour un « court séjour privé en Europe ». Celui-ci avait en réalité duré plusieurs mois et, selon les informations de Jeune Afrique, le chef de l’État avait été hospitalisé à Genève. Rentré au Cameroun le 20 août, Paul Biya n’en aurait pas pour autant terminé avec sa prise en charge médicale. Il aurait été invité depuis par ses médecins à effectuer un nouveau séjour en Europe.

Contacté par Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo a catégoriquement démenti ce 16 octobre – une nouvelle fois – la rumeur annonçant le décès du président. « Vous pensez qu’on peut cacher le décès d’un chef de l’État ? » a lancé à Jeune Afrique le directeur du cabinet civil et ancien ambassadeur en France. Il assure que « [Paul Biya] est bien portant et qu’il travaille […] ». « Il n’y a aucune inquiétude à se faire », ajoute-t-il, prenant pour preuve un décret publié le 15 octobre et signé de la main du chef de l’État. Samuel Mvondo Ayolo dénonce « un fake » et dit regretter la « persistance des fausses informations » sur la santé du président.

Source : Jeune Afrique

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