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Quand la machine à rumeurs tourne en plein régime dans l’affaire Martinez Zogo

Les déclarations du lieutenant-colonel de gendarmerie Ayissi Nanga Parfait, qui a affirmé subir des menaces contre sa vie devant le Tribunal militaire de Yaoundé, ont suscité de nombreuses interprétations autour du procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.
Dans une publication, le journaliste Christophe Bobiokono appelle à distinguer les faits établis des spéculations concernant cet officier, dont le témoignage est attendu dans cette affaire.
« QUAND LA MACHINE À RUMEURS TOURNE EN PLEIN RÉGIME DANS L’AFFAIRE MARTINEZ ZOGO…
Est-ce qu’on se lève un matin pour dire qu’on vient témoigner dans une affaire judiciaire en se présentant directement devant le juge en pleine audience? C’est ce que laisse croire un politologue en herbe qui s’essaie ces derniers temps à l’exercice du journalisme dans l’affaire Martinez Zogo. Mais, il n’en est rien.
Hier, 13 octobre 2026, vers la fin de l’audience criminelle spéciale de session du Tribunal militaire de Yaoundé démarrée la veille, alors que le collège des juges venait d’annoncer la suspension du contre interrogatoire du Lieutenant-colonel Dieudonné Bialo mené par l’ancien patron de la Dgre, Léopold Maxime Eko Eko, le Lieutenant-colonel Ayissi Nanga s’est présenté au tribunal pour dire solennellement qu’il subit des menaces sur sa vie depuis un moment. Il a précisé avoir «pris le risque» de le dire publiquement, tout en renouvelant sa disponibilité à venir témoigner. L’officier supérieur de gendarmerie est reparti sans indiquer l’origine des menaces alléguées ni leur forme précise. Le président du Tribunal a simplement indiqué au Commissaire du gouvernement de prendre des mesures pour assurer la sécurité de son témoin.
En service à la Légion de gendarmerie de la Région du Sud comme commandant en second, M. Ayissi Nanga Parfait était le commandant du Groupement de gendarmerie territoriale de la ville de Yaoundé lors du déclenchement de l’affaire Martinez Zogo. Il avait collaboré de ce fait à l’enquête de la gendarmerie menée par le commandant de la Légion du Centre, à l’époque, le colonel Otoulou, avant d’être désigné comme l’un des membres de la commission mixte d’enquête Police-gendarmerie mise sur pied le 03 février 2023.
A l’occasion de son audition (en cours) devant le TMY, le LC Bialo a récemment indiqué avoir remplacé le LC Ayissi Nanga au sein de cette fameuse commission mixte, ce dernier étant devenu indisponible du fait de son admission à l’Ecole de internationale de guerre de Yaoundé.
Mais cette explication n’a pas arrêté de faire polémique, ces deux Lieutenants-colonels ayant travaillé en alternance au sein de la commission mixte pendant au moins trois mois comme démontré par les avocats de M. Amougou Belinga.
Lors du récent contre-interrogatoire de M. Bialo par le Bâtonnier Charles Tchoungang, le coordonnateur du Consortium des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga avait prétendu que le LC Ayissi Nanga avait été évincé de la commission mixte pour avoir adressé une réquisition aux opérateurs de téléphonie mobile visant à obtenir des informations concernant les activités téléphoniques de certains suspects. M. Bialo s’était étonné de cette allégation, qu’il disait découvrir, en expliquant dans sa réponse que son collègue ne pouvait prendre l’initiative de saisir les entreprises de téléphonie mobile en son nom propre, la commission mixte étant dirigée par des responsables bien connus.
C’est cette réaction qui nourrit aujourd’hui, auprès de certains chroniqueurs judiciaires occasionnels l’idée que les menaces alléguées hier par le LC Ayissi Nanga auraient un lien avec son éviction supposée de la commission mixte. A l’heure où les supputations de certains acteurs judiciaires permettent d’entretenir au sein de l’opinion publique le doute sur les charges qui pèsent sur certains accusés, la déclaration du LC Ayissi Nanga apparaît comme du pain béni. Pour entretenir la polémique sur les réseaux sociaux. En attendant des clarifications de l’ancien membre membre de la commission mixte.
Bon à savoir : le LC Ayissi Nanga Parfait est régulièrement inscrit sur la liste des témoins du Ministère public depuis le début de la phase du jugement public de l’affaire Martinez Zogo. Il est convoqué pour remplacer le LC Bialo dans le box des témoins du TMY dés la fin du témoignage de ce dernier. D’où sa présence hier au Tribunal militaire de Yaoundé.
Par Christophe Bobiokono
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la belle-mère refuse de quitter le lit conjugal de son fils à cause de la chaleur

Se plaignant régulièrement de la chaleur dans la pièce où elle dormait, Josette Michèle M., 72 ans, en séjour chez son garçon depuis un mois, a été trouvée dans le lit de ce dernier lundi. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Eclats de voix nocturnes ce lundi 5 octobre, dans un domicile à Bonamoussadi – arrondissement de Douala V. Plus précisément, dans la chambre conjugale dudit domicile. Aux prises, Blonde Véronique et sa belle-mère Josette M., 72 ans. La première est néanmoins la seule à vociférer, selon ce que la police, alertée par le voisinage, apprendra de l’affaire.
Tout commence il y a environ un mois. Venue de l’Est, Josette M. séjournait chez son fils Alain Pascal, mari et père. Assez vite, la septuagénaire se plaint de la chaleur. Elle s’en ouvre à la femme de ménage, la prénommée Dominique, et lui dit, un jour, qu’elle veut aller dans la chambre de son fils, la seule climatisée de la maison. « Chez nous, la belle-mère n’entre même pas dans la chambre de son fils », s’oppose la domestique. « C’est chez vous, pas chez nous », aurait répliqué Josette M. Dominique finira par céder et, certains après-midis, la vieille femme se prélassait sur le lit conjugal de Blonde Véronique et d’Alain Pascal, lesquels laissent la clé de leur chambre à la domestique, pour son office.
Vendredi dernier en soirée, Josette M. dit à son fils qu’elle a vraiment trop chaud dans sa chambre, qu’elle trouve par ailleurs étroite. Alain Pascal lui propose une alternative : soit elle prend la chambre des enfants (qui permuteraient donc avec elle), soit il lui installe un plafonnier. Maman Josette introduit une troisième voie : lui installer aussi la climatisation. Son fils réplique que la facture d’électricité serait alors trop élevée. ;
Le dimanche suivant, Josette M., qui s’apprête pour l’église, semble maussade. Elle ne répond ni au bonjour de son fils, ni à celui de sa belle-fille. Puis elle lance à Alain Pascal qu’il ne fait rien depuis pour la soulager de la chaleur. Une discussion suit, teintée de tension. Lundi en allant au travail, Alain Pascal trouve sa mère sur le canapé au salon. Elle dit que sa chambre était quasiment un four dans la nuit, et qu’elle n’a presque pas dormi. Son rejeton promet une solution. En soirée, Blonde Dominique rentre la première du boulot.
Après un bain, elle se retrouve devant la télé avec sa belle-mère. Puis cette dernière va se coucher peu avant 20h30. Un peu plus tard, Blonde Dominique se lève pour aller chercher du vernis dans sa chambre. En entrant, elle est surprise d’entendre la clim tourner. Elle allume et trouve sa belle-mère dans son lit. Couchée et endormie. La bru ne fait aucun bruit et retourne au salon. Monsieur arrive autour de 21h30.
« Va voir ce qu’il y a dans la chambre », lui dit sa femme. Alain Pascal tombe sur le même tableau. Il reviendra au salon en pyjama. « Va te coucher, je vais dormir ici. Il faut qu’on évite cette persécution ». Pour Blonde Dominique, la proposition est irrecevable. Elle retourne dans la chambre, arrête la clim et réveille sa belle-mère. « Maman, va te coucher dans ta chambre ! ». Josette M. se lève, remet la clim et se recouche. C’est là que la bru devient bruyante.
Un policier de l’équipe d’intervention demandera à la vieille femme : « Si ce n’est pas la sorcellerie, ça c’est quoi ? Tu es venue détruire le foyer de ton fils ? ». Questions restées sans réponse. Invitée par tout le monde à regagner sa chambre, Josette M. a finalement dormi sur le canapé du salon.
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