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Marché financier : l’administrateur d’UBA Cameroon Serge Ngoube prend la tête d’Investally à Douala

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Marché financier : l’administrateur d’UBA Cameroon Serge Ngoube prend la tête d’Investally à Douala
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(Investir au Cameroun) – Serge Ngoube Edjenguele, administrateur indépendant non exécutif d’UBA Cameroon, a été désigné président du conseil d’administration et directeur général d’Investally, une société constituée à Douala pour intervenir sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Cette double nomination ressort d’une annonce légale publiée dansCameroon Tribune, sur la base d’actes reçus le 13 août 2026 par Me Jean-Jacques Moukory Eyango, notaire à Douala.

Investally entend proposer des services de courtage de valeurs mobilières, d’exécution d’ordres de bourse, de gestion de portefeuilles et de tenue de comptes-titres. La société prévoit également d’accompagner les entreprises dans leurs levées de fonds, notamment par l’émission d’actions et d’obligations ou leur introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Ces activités sont soumises à un agrément de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et, pour les services annoncés, à un capital social minimal de 300 millions de FCFA, intégralement libéré avant l’autorisation. L’annonce légale ne précise ni le capital d’Investally ni l’existence d’une décision d’agrément.

La double fonction attribuée à Serge Ngoube appelle également une clarification. L’article 1er du règlement Cemac du 21 juillet 2022 impose aux intermédiaires de marché constitués sous forme de société anonyme avec conseil d’administration de confier la présidence du conseil et la direction générale à deux personnes distinctes. Or, l’annonce de constitution désigne Serge Ngoube aux deux postes. La forme juridique exacte d’Investally et les éventuelles modifications apportées à son organisation depuis août 2026 restent toutefois à vérifier. Les informations disponibles ne permettent donc pas d’établir une non-conformité réglementaire.

La société a établi son siège au Mabou Building, rue Tokoto, dans le quartier Bonapriso à Douala. Immatriculée au Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) sous le numéro CM-DLA-01-2026-B14-00033, elle est constituée pour une durée de 99 ans. Marthe Epanya Oho Teki a été désignée directrice générale adjointe. L’annonce ne fournit pas l’identité des actionnaires.

Au-delà du capital minimal de 300 millions de FCFA prévu par l’article 265 du règlement général de la Cosumaf du 23 mai 2023, les activités annoncées supposent d’autres engagements financiers. Une société de bourse doit détenir une participation d’au moins 40 millions de FCFA dans le capital de la BVMAC. Si elle assure la tenue de comptes-titres, elle doit également adhérer au Dépositaire central et participer à son capital à hauteur d’au moins 20 millions de FCFA. Ces obligations sont distinctes du capital social minimal.

L’accès au marché reste néanmoins à documenter. Au 14 octobre 2026, Investally ne figure pas sur la liste des sociétés de bourse publiée par la BVMAC. Cette liste ne comportant pas de date explicite de dernière actualisation, cette absence ne suffit pas à établir que la société n’a reçu aucune autorisation.

Les dirigeants des structures réglementées sont par ailleurs soumis à des exigences individuelles d’agrément. L’instruction Cosumaf n°46-25 du 15 décembre 2025 encadre notamment l’autorisation des présidents de conseil d’administration, directeurs généraux et directeurs généraux adjoints des établissements concernés.

Une activité de formation financière déjà annoncée à Douala en mai 2026

L’implantation d’Investally intervient après le lancement d’une autre initiative associée à Serge Ngoube au Cameroun. En mai 2026, trois mois avant les actes de constitution de la nouvelle société, Investudy Africa annonçait l’organisation de journées portes ouvertes du 12 au 14 mai dans un espace de formation aux marchés financiers situé à Bonapriso, rue Tokoto, à Douala. Selon ses promoteurs, cet espace dispose notamment de terminaux Bloomberg destinés à la formation pratique.

Dans une publication sur LinkedIn, SEED Finance présente Investudy Africa comme un projet réalisé en partenariat avec Investally et ESSFAR Cameroun, l’École supérieure des sciences de la finance, de l’assurance et des risques. Serge Ngoube et Victoire Ngassa Djanhan y sont présentés comme fondateurs et formateurs.

Ces éléments documentent l’existence d’une initiative associant Investally à des activités de formation financière au Cameroun avant la constitution de la nouvelle société. Investudy Africa est implantée dans la même rue que le siège déclaré d’Investally, sans que les informations disponibles permettent de confirmer que les deux structures occupent les mêmes locaux ou entretiennent des relations capitalistiques.

Serge Ngoube possède une expérience dans les métiers que la nouvelle entreprise envisage de développer. Sur son site officiel, UBA Cameroon le présente comme président de son comité de crédit et membre du comité des risques. La banque lui attribue plus de quinze années d’expérience dans les marchés de capitaux et les technologies financières. Il a notamment dirigé les activités de titres et de marchés de capitaux d’EDC Investment Corporation en Afrique centrale, après avoir exercé des fonctions chez Euronext, BlackRock, HSBC et Société Générale.

Une société Investally immatriculée en France depuis 2021

Le nom d’Investally apparaît également dans le parcours entrepreneurial français de Serge Ngoube. Il préside une société par actions simplifiée (SAS) immatriculée à Paris sous le numéro SIREN 907 710 701. Créée en novembre 2021 sous la dénomination InvestingClub, cette entreprise a adopté le nom Investally en 2023.

Selon les informations du registre des entreprises reprises par Pappers, la société exerce principalement dans l’édition de logiciels applicatifs. Son objet social comprend également la réception et la transmission d’ordres, le conseil en investissements financiers ainsi que le courtage de produits financiers et d’assurance. Charles de Jager en est le directeur général.

La présence d’Investally en France précède ainsi de près de cinq ans la constitution de la société camerounaise. UBA Cameroon présente d’ailleurs Serge Ngoube comme fondateur et président de cette plateforme, orientée vers l’éducation financière et l’accès aux investissements en Afrique centrale.

La communauté de dénomination et de dirigeant entre les sociétés française et camerounaise est établie. Les documents consultés ne permettent cependant pas de déterminer si la première participe au capital de la seconde. Ils ne démontrent pas davantage une participation d’UBA Cameroon. L’actionnariat de la nouvelle société, ses moyens financiers et les activités que la Cosumaf lui aurait éventuellement autorisées restent à établir.

Baudouin Enama

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son compagnon meurt, elle attend un pasteur pour le ressusciter

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son compagnon meurt, elle attend un pasteur pour le ressusciter
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Philomène, couturière, a quitté son domicile dimanche, abandonnant le corps d’Aurélien mort vendredi dernier, et dont elle espérait la résurrection par son leader religieux qui n’est jamais venu. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Le corps sans vie d’un homme a été découvert dimanche dernier par la police (une patrouille des Esir) dans un domicile au quartier Bonabassem (arrondissement de Douala 1er). Selon une voisine prénommée Séraphine, le défunt se prénommait Aurélien, avait la quarantaine et vivait en concubinage avec une certaine Philomène. La concernée, présentée comme couturière au Marché central de Douala, a quitté le logement, contigu à celui de Séraphine. C’est donc la proche voisine qui a tout expliqué aux policiers.

Philomène et Aurélien (un charpentier occasionnellement conducteur de mototaxi) vivaient sous le même toit depuis 2024. Il y a quelques jours, Aurélien tombe malade. Par un de ces hasards de construction dont certains quartiers ont seuls le secret, les chambres des deux femmes se jouxtent. La proximité se fond dans la promiscuité. Séraphine peut donc entendre Philomène prier. Et prier notamment pour la guérison de son compagnon, qui ne prendra pas le chemin de l’hôpital.

Vendredi dernier, la situation se dégrade. Et si Séraphine doit en croire ses « écoutes », Aurélien rend l’âme ce jour-là. C’est en tout cas ce que Philomène laisse entendre à un certain « Papa » au téléphone. « J’ai l’impression que mon mari ne vit plus. Qu’est-ce que je fais ? », aurait-elle dit à ce correspondant, en fait son pasteur. Manifestement, l’homme était en campagne d’évangélisation hors de la ville et a promis de venir aussi vite que possible prier sur le corps d’Aurélien, afin de le ressusciter.

Après cet appel, Philomène s’est mise à chanter, à louanger le Seigneur de manière sporadique. Mais dans la journée de samedi, Séraphine l’a entendue monologuer et se plaindre : « Papa fait quoi comme ça ?! ». Puis elle appellera une « sœur Dorothée », pour un échange dont la voisine, de plus en plus intriguée, va capter l’essentiel : « J’ai l’impression qu’Aurélien n’est plus. J’ai appelé papa depuis hier [vendredi, Ndlr], il m’a dit qu’il arrivait mais il n’est toujours pas là », geint la couturière. La correspondante ne peut que lui dire de garder foi et courage.

Le lendemain matin, comme si elle sortait enfin de la période de déni, Philomène éclate en sanglots. Séraphine se résout à appeler son époux, employé des eaux et forêts en déplacement, et lui narre toutes les bizarreries du week-end. L’homme alertera les forces de l’ordre. Quand la police arrive, la couturière a filé. Le corps d’Aurélien a été déposé à la morgue d’un hôpital de la place.

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Poulet camerounais : derrière l’alerte aux métaux lourds, une filière qui redoute le retour aux importations

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Poulet camerounais : derrière l’alerte aux métaux lourds, une filière qui redoute le retour aux importations
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(Investir au Cameroun) – La controverse sur les métaux lourds détectés dans des poulets et des œufs produits au Cameroun prend désormais une dimension économique. L’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) redoute que les résultats d’une étude publiée en septembre dégradent la confiance des consommateurs et alimentent les arguments en faveur d’un retour plus large des importations de volailles. Dans un communiqué signé le 6 octobre, son président François Djonou demande notamment qui aurait intérêt à ce que le Cameroun« renoue avec les importations de poulets et d’œufs ».

L’organisation ne fournit cependant aucun élément établissant que les chercheurs seraient liés à des importateurs ou qu’une procédure gouvernementale de réouverture du marché serait engagée. Les auteurs de l’étude déclarent avoir autofinancé leurs travaux.

Des limites à l’extrapolation

L’étude à l’origine de la polémique a été menée par des chercheurs de l’Université de Yaoundé I et de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales dans le Centre, le Littoral et l’Ouest. Ils ont travaillé sur six élevages de poulets de chair et six élevages de pondeuses. Les 48 poulets et 180 œufs prélevés ont ensuite été regroupés en 18 échantillons composites : six de muscle, six de foie et six d’œufs.

L’Ipavic oppose notamment les 48 poulets prélevés à une production nationale qu’elle estime à près de 102 millions de poulets en 2026. Mais la principale limite tient au périmètre de l’étude : ses résultats renseignent sur les élevages étudiés dans trois régions, sans permettre de déterminer quelle proportion de la production camerounaise présenterait les mêmes concentrations. Investir au Cameroun l’avait déjà relevé dans un premier traitement publié le 1er octobre.

Des références toxicologiques qui posent question

Un nouvel examen de la publication fait apparaître une autre difficulté : certaines valeurs utilisées pour apprécier l’exposition alimentaire ne correspondent plus aux références actuelles du Comité mixte FAO-OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA), critiquent des acteurs de la filière.

Pour le plomb, l’étude utilise 3,57 microgrammes par kilogramme de poids corporel et par jour comme valeur de comparaison. Ce chiffre correspond à l’ancienne dose hebdomadaire provisoirement tolérable de 25 µg/kg, divisée par sept. Or le JECFA a retiré cette valeur en 2010, estimant qu’elle ne pouvait plus être considérée comme protectrice de la santé, sans fixer de nouvelle dose tolérable.

Cela ne signifie pas que les teneurs mesurées sont nécessairement dangereuses. « Le maximum relevé dans le muscle atteint 7,5 µg/kg, contre notamment une limite de 100 µg/kg applicable à la viande de volaille dans la réglementation européenne. Mais la conclusion selon laquelle les apports seraient inférieurs à une « dose tolérable » repose, pour le plomb, sur une référence que le JECFA ne reconnaît plus », déplore-t-on.

Pour le mercure, l’étude utilise une référence de 30 µg/kg de poids corporel par jour. Le JECFA retient pour le mercure inorganique une dose hebdomadaire provisoirement tolérable de 4 µg/kg par semaine, applicable également au mercure total provenant d’aliments autres que les poissons et fruits de mer. Rapportée arithmétiquement à une journée, cette valeur représente environ 0,57 µg/kg/jour, soit plus de 50 fois moins.

Cet écart ne permet pas de recalculer directement le risque, les chercheurs ayant mesuré le mercure total sans préciser sa forme chimique. Il pose néanmoins la question du choix du seuil de 30 µg/kg/jour.

Le foie concentre le signal sur le mercure

Les concentrations les plus élevées de mercure se trouvent dans le foie : entre 798,3 et 845,5 µg/kg, contre un maximum de 2,3 µg/kg dans le muscle.

Pour l’Ipavic, les conclusions de l’étude méritent d’être plus nuancées sur ce point. Car l’étude utilise une concentration moyenne construite à partir du muscle et du foie pour estimer l’exposition liée à la consommation de poulet, sans publier de quantité quotidienne distincte de foie consommée. Si la consommation déclarée correspond surtout à de la chair, le poids accordé au foie peut fortement influer sur le résultat.

Les fortes concentrations observées dans les foies demeurent. Mais l’évaluation gagnerait à distinguer la consommation de chair de celle des abats.

Une crainte ancienne autour des importations

La réaction de l’Ipavic s’inscrit aussi dans l’histoire de la filière. Le Cameroun a fortement limité les importations de poulets congelés à partir de 2005. Selon l’interprofession, la production annuelle est passée de 68 millions de poulets en 2011 à près de 102 millions en 2026, soit une hausse de 50 %. Celle des œufs aurait progressé de 2,5 milliards à 2,9 milliards d’unités. L’organisation revendique plus de 320 000 emplois directs et près de 250 000 emplois indirects.

En 2016 déjà, lors de la crise de grippe aviaire, les producteurs avaient redouté que la contraction de l’offre nationale ne conduise le gouvernement à autoriser de nouveau des importations. Le ministre de l’Élevage avait alors exclu cette possibilité.

La situation de 2026 est différente : l’offre n’est pas affectée par une épizootie comparable. C’est la confiance dans la qualité sanitaire des produits locaux que l’Ipavic estime menacée.

L’étude établit la présence des six métaux recherchés dans les prélèvements analysés et fait notamment apparaître de fortes concentrations de mercure dans les foies. Elle ne permet toutefois pas de déterminer l’ampleur du phénomène à l’échelle de la filière. Une campagne de surveillance plus large permettrait de le mesurer et de clarifier les références toxicologiques utilisées.

Ludovic Amara

Lire aussi:

01-10-2026 – Filière avicole : six métaux lourds détectés dans du poulet et des œufs issus d’élevages camerounais

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La dépouille de Jean Manga Onguene arrive au Cameroun le 20 octobre 2026

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L’annonce est de sa famille. Le corps de l’ancien lion indomptable arrivera à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen à 17h30 mn via le vol Air France numéro […]

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