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le Cameroun veut réduire sa dépendance aux importations grâce à l’usine de Meyo

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le Cameroun veut réduire sa dépendance aux importations grâce à l’usine de Meyo
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À la suite du Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre de la Santé Publique s’est rendu, mardi 13 octobre 2026, sur le chantier de l’usine de fabrication de médicaments essentiels et de dispositifs médicaux de Meyo. Une visite qui souligne l’importance de cette infrastructure pour le développement de la production pharmaceutique nationale.

Le chantier de l’usine pharmaceutique de Meyo a donc reçu, la visite de quelques membres du gouvernement dont le ministre de la Santé Publique, sous la conduite avisée du Premier ministre, chef du gouvernement. Cette descente visait de manière concrète, à apprécier l’évolution des travaux de construction de cette infrastructure appelée à contribuer au renforcement des capacités nationales de production de médicaments essentiels et de dispositifs médicaux.

Au-delà du suivi du chantier, le déplacement traduit l’attention portée par les pouvoirs publics à un projet qui s’inscrit dans l’ambition du Cameroun, de renforcer son autonomie en matière d’approvisionnement en produits de santé.

Une ambition portée au sommet de l’État

Lors de sa visite, le Premier ministre a mis en avant la volonté de doter le pays d’une industrie capable de produire des médicaments de qualité, destinés aux populations camerounaises et, à terme, à celles de la sous-région.

Cette ambition répond à un enjeu majeur : réduire la dépendance aux importations pharmaceutiques et renforcer la disponibilité des produits indispensables à la prise en charge des patients. La production locale peut également contribuer à sécuriser les approvisionnements, dans un domaine où la qualité et la continuité de la disponibilité des médicaments sont essentielles.

Le projet de Meyo s’inscrit ainsi dans les priorités nationales en matière de santé et de développement industriel. Il porte l’ambition de faire de la fabrication locale un levier de renforcement des capacités du pays et de réduction de sa vulnérabilité face aux difficultés d’approvisionnement extérieur.

De la construction à la mise en service

La réalisation de l’usine ne constitue qu’une première étape. Son opérationnalisation nécessitera des équipements adaptés, la maîtrise des procédés de fabrication et le respect rigoureux des normes de qualité. Ces conditions seront déterminantes pour permettre à l’infrastructure de remplir sa vocation.

La visite du ministre de la Santé Publique s’inscrit dans le suivi de ce projet stratégique, dont l’enjeu dépasse l’achèvement des bâtiments. Il s’agit de faire émerger une capacité nationale de production susceptible de répondre à une partie des besoins du marché camerounais et de contribuer, à terme, à l’approvisionnement de la sous-région.

Cette perspective suppose que le chantier aboutisse et que les conditions techniques et réglementaires nécessaires à la fabrication de produits conformes aux exigences de qualité soient réunies. L’efficacité du projet dépendra donc autant de la réalisation de l’infrastructure que de son fonctionnement effectif.

À travers l’usine de Meyo, le Cameroun entend franchir une étape supplémentaire vers une plus grande souveraineté sanitaire. La réussite du projet se mesurera à sa mise en service effective et à sa capacité à fournir durablement des médicaments et des dispositifs médicaux de qualité au bénéfice des populations.

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Cameroun : le Sénat convoqué en session ordinaire le 10 novembre !

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Le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, a convoqué les sénateurs à la troisième session ordinaire de l’année législative 2026. Les travaux s’ouvriront le mardi 10 […]

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ce que le Cameroun a déclaré devant la Commission africaine

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ce que le Cameroun a déclaré devant la Commission africaine
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Le mardi 13 octobre 2026, à l’occasion de la 89ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui se tient à Dakar (Sénégal), S.E. Felix Mbayu, Ministre Délégué auprès du Ministre des Relations Extérieures chargé de la Coopération avec le Commonwealth, a prononcé la Déclaration du Cameroun relative à la situation sur les Droits de l’Homme en Afrique.

Au cours de son allocution, le Ministre délégué a indiqué que la scène internationale est « marquée par des manquements flagrants au Droit International ».

Il a relevé les défis et les progrès enregistrés au Cameroun en matière de Droits de l’Homme depuis la dernière session publique de la Commission. Il a ainsi cité comme défis : la multiplication des cas de féminicides, la persistance des crises sécuritaires, les déplacements de populations et les changements climatiques.

En soulignant les mesures prises, sous l’impulsion du Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement camerounais dans « la recherche de réponses conciliant la protection des personnes, le respect des droits et libertés et les impératifs de sécurité ».

Pour clore son intervention, S.E. Felix Mbayu a indiqué que le Cameroun procédera, lors de la prochaine session publique de la Commission, à la défense de son Rapport Unique au titre de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de 04 autres Instruments africains (sur les droits de la femme, des personnes handicapées, des personnes âgées, et des déplacements internes).

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Budget 2027 : Paul Biya demande d’étendre encore la liste des 91 essences interdites d’exportation en grumes

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Budget 2027 : Paul Biya demande d’étendre encore la liste des 91 essences interdites d’exportation en grumes
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun devrait ajouter de nouvelles essences forestières à la liste des 91 bois déjà interdits d’exportation sous forme de grumes. Dans sa circulaire du 12 octobre 2026 relative à la préparation du budget 2027, le président Paul Biya demande au gouvernement de poursuivre les restrictions sur les exportations de bois brut,« à travers l’extension de la liste des essences d’exportation interdites sous forme de grume ». Le document ne précise toutefois ni les essences concernées, ni leur nombre, ni la date d’entrée en vigueur des prochaines interdictions.

Cette orientation reprend une instruction déjà inscrite dans les circulaires présidentielles préparatoires des budgets 2025 et 2026. Elle intervient après un nouveau durcissement de la réglementation forestière. Le 28 avril 2026, le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a signé un arrêté ajoutant 15 essences aux 76 dont l’exportation en grumes était déjà prohibée. Leur nombre est ainsi passé à 91, tandis que 23 essences dites « de promotion » restent autorisées à l’exportation sous forme brute, moyennant une surtaxe.

Une interdiction régionale prévue en 2028

L’élargissement de cette liste s’inscrit dans la préparation de l’interdiction des exportations de grumes à l’échelle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le 23 février 2024, à Bangui, les États de la sous-région et la République démocratique du Congo avaient retenu le principe d’une mise en œuvre progressive, avec une échéance fixée au 1er janvier 2028.

Pour préparer cette interdiction, Yaoundé combine restrictions réglementaires et fiscalité dissuasive. Entre 2017 et 2024, le droit de sortie de droit commun applicable aux grumes a été porté de 17,5 % à 75 % de leur valeur FOB, c’est-à-dire leur valeur à l’exportation avant les frais de transport international et d’assurance. Le taux applicable à l’entrée des bois dans les points francs industriels est, lui, fixé à 60 %.

Parallèlement, l’État maintient des exonérations douanières sur certains équipements destinés à la transformation poussée du bois. L’objectif affiché est d’inciter les opérateurs forestiers à transformer une plus grande partie de leur production au Cameroun avant de l’exporter.

Ce choix a toutefois une incidence sur les recettes douanières. Dans son document de programmation économique et budgétaire 2027-2029, le ministère des Finances fait état d’une diminution de 7,9 milliards de FCFA des droits de sortie collectés sur le bois en 2025, soit une baisse de 21,3 % sur un an. L’administration attribue ce recul à l’augmentation progressive de la fiscalité sur les exportations de grumes, destinée à encourager la transformation locale.

Les exportations de grumes et de sciages reculent

Les statistiques du commerce extérieur confirment la contraction des ventes de bois brut. Selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a exporté 349 611 m³ de grumes en 2025, contre 475 401 m³ en 2024, soit une baisse de 26,5 %. Leur valeur est passée de 47,4 milliards à 39 milliards de FCFA.

Ce volume est le plus faible enregistré depuis au moins 2021, année au cours de laquelle les exportations camerounaises de grumes atteignaient 958 323 m³.

Le recul touche cependant aussi les produits de première transformation. En 2025, le Cameroun a exporté 762 007 m³ de bois sciés, contre 895 572 m³ un an plus tôt, soit une diminution de 14,9 %. En valeur, ces ventes ont rapporté 157,7 milliards de FCFA, contre 180,3 milliards en 2024, en baisse de 12,5 %.

Les sciages continuent ainsi de dépasser largement les grumes dans les exportations du secteur, tant en volume qu’en valeur. Mais la baisse simultanée des deux catégories ne permet pas d’établir que la diminution des exportations de bois brut s’accompagne d’une augmentation de la transformation locale.

Brice R. Mbodiam

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16-07-2026 – Bois : le droit de sortie à 75% fait chuter les recettes douanières de 7,9 milliards de FCFA en 2025

16-06-2026 – Bois : les grumes portent encore la hausse des prix des exportations de la Cemac en attendant l’interdiction en 2028

25-10-2024 – Bois en grumes : le Cameroun veut rallonger la liste des essences interdites d’exportation en 2025

08-04-2024 – Bois en grume : le Cameroun interdit l’exportation de 76 essences pour booster la transformation locale

23-04-2026 – Bois : les sciages dominent les exportations du Cameroun en 2025, les grumes résistent malgré les restrictions

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