Actualités locales
il tue son patron après la vente du cacao et s’enfuit avec sa moto et son argent

Un ouvrier agricole de 25 ans a été interpellé le week-end dernier par la brigade de gendarmerie d’Obala, commandée par l’adjudant-chef major Jean Marie Koung.
Luc Donald M., originaire de Sa’a, est soupçonné d’avoir assassiné son patron, le cacaoculteur Menye, il y a quelques jours à Njole, par Ntui, avant de s’enfuir avec sa moto et l’argent issu de la vente de cacao.
Selon l’adjudant-chef major Jean Marie Koung, le suspect, qui effectuait des travaux champêtres pour le couple, savait que ce dernier venait de vendre sa récolte et disposait de liquidités. Interpellé en premier, un présumé receleur du nom de Messina, trouvé en possession de la moto de la victime, a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à l’auteur principal, retranché à Nkol-Essono, par Sa’a.
Les deux mis en cause restent présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie par la justice. L’enquête se poursuit sous la direction du parquet compétent. Le corps de la victime a été déposé à la morgue.
La population d’Obala, de la Lékié et du Mbam-et-Kim peut compter sur le professionnalisme et la détermination de ses gendarmes.
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Actualités locales
Zlecaf : Shekina Invest lance un programme pour préparer les PME camerounaises aux marchés africains

(Investir au Cameroun) – Le cabinet de conseil Shekina Invest a lancé, le 8 octobre 2026, un programme d’accompagnement destiné à aider les entreprises camerounaises à accéder aux marchés de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Présentée lors d’une visioconférence ayant réuni, selon les organisateurs, 99 entreprises, l’initiative s’appuie sur Africa Trade Gateway (ATG), une plateforme numérique développée par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) pour faciliter le commerce sur le continent.
Le programme prévoit plusieurs étapes : sensibilisation aux possibilités offertes par la Zlecaf, formation pratique, formalisation des activités et structuration des entreprises en vue de leur accès aux marchés étrangers. Les entreprises les mieux préparées pourraient ensuite être accompagnées dans la recherche de financements auprès des établissements bancaires.
Selon Laure Djoukam, directrice générale de Shekina Invest, une partie de cet accompagnement consistera à organiser les PME en chaînes de valeur régionales. Le cabinet entend notamment favoriser la constitution de sociétés commerciales agrégatrices, capables de regrouper les productions de plusieurs entreprises pour répondre aux commandes exigeant des volumes importants et une qualité constante.
Cette démarche vise à surmonter certaines difficultés rencontrées par les PME lorsqu’elles cherchent à exporter individuellement. Les modalités de sélection des bénéficiaires, le calendrier des formations et les éventuels coûts de participation ne sont toutefois pas précisés dans les informations communiquées.
La plateforme ATG, lancée en juin 2023, propose plusieurs services destinés à faciliter les opérations commerciales transfrontalières. Les entreprises peuvent notamment y rechercher des acheteurs et fournisseurs, obtenir des informations sur leurs partenaires commerciaux et accéder à des services de paiement, de conformité, de financement et de logistique. Elle donne accès à des dispositifs tels que le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), Africa Trade Exchange (ATEX) et MANSA, consacré à la vérification des informations sur les entreprises.
Selon les données communiquées par Afreximbank en octobre 2026, cet écosystème couvre plus de 45 pays africains et met en relation 110 banques commerciales, 45 institutions d’appui au commerce et 25 000 entreprises vérifiées. Le portefeuille d’opportunités commerciales recensées atteint 4,5 milliards de dollars. Ce montant correspond à des possibilités d’affaires identifiées sur la plateforme, et non à une enveloppe de financement réservée aux entreprises camerounaises.
L’intervention de Shekina Invest s’inscrit dans une démarche déjà engagée au Cameroun. En décembre 2025, le cabinet avait participé, aux côtés de l’American Chamber of Commerce in Cameroon (AmCham), à une rencontre d’affaires consacrée aux possibilités offertes par la Zlecaf et ATG.
Le programme annoncé le 8 octobre intervient également dans la préparation de la prochaine Foire commerciale intra-africaine (IATF), prévue du 5 au 11 novembre 2027 à Lagos, au Nigeria. Pour cette édition, Afreximbank vise 100 000 visiteurs, 2 500 exposants, la participation de plus de 100 pays et plus de 50 milliards de dollars d’accords commerciaux et d’investissement.
La précédente participation camerounaise à cette foire a déjà donné lieu à une opération commerciale documentée. Selon le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), l’exportation, en juillet 2024, de quatre conteneurs de lingots d’aluminium produits par Alucam vers l’Algérie découlait de négociations engagées lors de l’IATF 2023 au Caire.
D’autres entreprises camerounaises ont commencé à utiliser les préférences tarifaires de la Zlecaf dès octobre 2022. Le GIC Afatex a notamment exporté des produits agricoles transformés vers le Ghana, suivi par Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate, avec des expéditions de thé. En juillet 2023, Inoda Industries a réalisé une opération dans le sens inverse, en important de la résine depuis la Tunisie sous ce régime préférentiel.
Ces premières opérations interviennent dans un contexte où les échanges commerciaux du Cameroun restent largement orientés vers des marchés extérieurs au continent. Selon l’Institut national de la statistique (INS), les pays africains ont absorbé 12,7 % des exportations camerounaises en 2023, soit 379 milliards de FCFA. Ils ont fourni 9,5 % des importations, pour une valeur de 476,2 milliards de FCFA. Ces chiffres concernent l’ensemble des échanges avec l’Afrique, et non les seules transactions réalisées sous le régime de la Zlecaf.
L’accompagnement des entreprises devra également composer avec les obstacles administratifs. Dès juin 2024, le sous-comité chargé de faciliter le commerce sous la Zlecaf, hébergé au CNCC, identifiait les lenteurs administratives parmi les difficultés rencontrées dans la réalisation des opérations commerciales transfrontalières.
Frédéric Nonos
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Transparence budgétaire : le Cameroun gagne 8 points en deux ans !
Le Cameroun obtient un score de 58 sur 100 en matière de transparence budgétaire en 2025, contre 50 en 2023, selon l’Enquête sur le budget […]
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Mamadou Mota démonte le manifeste de la liste Binyam et dénonce une « science-fiction budgétaire »

À deux jours de la convention du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), prévue le 17 octobre, Mamadou Mota, coordonnateur de campagne, a vivement critiqué le dernier manifeste de la liste conduite par Pierre-Emmanuel Binyam.
Dans un texte adressé aux délégués et militants du parti, il met en cause la cohérence des propositions relatives aux cotisations militantes et à la prise en charge des frais de transport des délégués.
Dans cette déclaration au ton ironique, Mamadou Mota qualifie le document de « science-fiction budgétaire ». Il estime que certaines mesures avancées par la liste Binyam seraient difficiles à concilier sur le plan financier et organisationnel, à l’approche du scrutin interne.
Lire la lettre de Mamadou Mota aux délégués :
« Chers délégués et militants
Nous venons de prendre connaissance du dernier manifeste de la liste Binyam, et je dois dire que nous naviguons ici en pleine science-fiction budgétaire. C’est un chef-d’œuvre de la pensée magique, un monument d’acrobatie démagogique où la contradiction n’est plus un défaut de logique, mais un mode de gouvernement.
Regardons la réalité de ce texte, qui relève moins de la stratégie politique que du miracle permanent.
D’un côté, nos camarades se drapent dans une posture de pureté absolue : la section II nous explique, la main sur le cœur et la larme à l’œil, que » le droit de vote ne s’achète pas » et qu’exiger les cotisations statutaires est une infamie démocratique. En clair : votons gratis !
Mais, dans le paragraphe suivant, changement de décor. Par un tour de passe-passe qui ferait pâlir d’envie les plus grands illusionnistes, ils demandent de prolonger ces mêmes paiements jusqu’au jour J pour, je cite, « renflouer substantiellement les caisses du parti ». Comprenne qui pourra. Il faut donc ne pas payer pour être pur, mais payer au dernier moment pour être solidaire. C’est la gratuité payante, le bénévolat lucratif, le clair-obscur de la finance militante.
Mais le summum de l’art est atteint lorsqu’on aborde le chapitre des transports. La liste Binyam exige rien de moins –que le parti finance l’intégralité des billets aller-retour des délégués de l’Extrême-Nord. Très bien. L’intention est louable. Mais avec quel argent, puisque la caisse est censée être abolie ou facultative ?
Mieux encore sur le plan de la physique quantique et de la logistique de base, nos brillants stratèges ont inventé le voyage à rebours temporel.
Pour que ces délégués prennent le train ou le bus depuis Maroua ou Ngaoundéré, il faut leur acheter un billet avant le 17 octobre. Or, si ces mêmes délégués ne régularisent leur situation financière qu’en arrivant au guichet d’Odza le jour même de la Convention, le parti doit donc avancer des millions à l’aveugle, sur la base d’un corps électoral qu’ils déclarent eux-mêmes fictif ou indisponible. C’est le concept révolutionnaire du billet de bus payé avec l’argent qu’on n’a pas encore récolté, pour un voyage déjà effectué par un électeur dont on ignore s’il existe.
Mes chers délégués, la vérité est plus prosaïque. Ce texte n’est pas un plan d’organisation, c’est un plan de table pour un banquet de dupes.
En exigeant l’inclusivité totale sans les moyens de l’ordre, en réclamant l’anarchie des guichets jusqu’à la dernière minute, la liste Binyam ne prépare pas une élection, elle organise méthodiquement le chaos de samedi prochain et selon leur propre texte. Et nous connaissons tous la musique : lorsque les ordinateurs planteront, que les files d’attente s’allongeront jusqu’à la nuit et que la logistique s’effondrera sous le poids de leurs propres exigences, ils monteront sur les tréteaux pour crier au complot et au déni de démocratie.
C’est une stratégie vieille comme la politique , demander l’impossible pour pouvoir accuser l’autre de ne pas l’avoir réalisé. C’est confortable, c’est médiatique, mais ce n’est pas sérieux.
Mamadou Mota
Coordonnateur de campagne »
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