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Caoutchouc : après 43,2 milliards FCFA de pertes en deux ans chez Hevecam et Sudcam, Hainan Rubber prépare un plan

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Caoutchouc : après 43,2 milliards FCFA de pertes en deux ans chez Hevecam et Sudcam, Hainan Rubber prépare un plan
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(Investir au Cameroun) – Les sociétés camerounaises Hevecam et Sudcam, contrôlées par le groupe chinois Hainan Rubber à travers sa filiale singapourienne Halcyon Agri, ont cumulé 73 millions de dollars de pertes nettes en 2024 et 2025, soit environ 43,2 milliards de FCFA. Ce montant ressort du rapprochement de deux avis financiers publiés les 26 avril 2025 et 29 avril 2026 à la Bourse de Shanghai. Face à ces résultats, Hainan Rubber indique, dans son rapport semestriel publié le 28 août 2026, poursuivre l’élaboration d’un plan destiné à réduire les pertes de ses plantations camerounaises.

La situation financière des deux entreprises s’est dégradée en 2025. Leur perte nette combinée a atteint 40,79 millions de dollars (23,7 milliards de FCFA), contre 32,22 millions (19,5 milliards de FCFA) en 2024, soit une aggravation de 26,6 % en dollars. Dans le même temps, leur chiffre d’affaires cumulé est passé de 45,24 millions à 56,88 millions de dollars, soit respectivement 27,4 milliards et 33 milliards de FCFA.

À Niété, dans la région du Sud, Hevecam a enregistré une perte nette de 24,19 millions de dollars (14 milliards de FCFA) en 2025, contre 16,67 millions de dollars (10,1 milliards de FCFA) un an auparavant. Son chiffre d’affaires a pourtant augmenté de 10,5 % en dollars, à 45,33 millions de dollars, soit 26,3 milliards de FCFA. La dégradation est moins prononcée chez Sudcam, implantée à Meyomessala, dont le déficit est passé de 15,55 millions de dollars (9,4 milliards de FCFA) à 16,60 millions de dollars (9,6 milliards de FCFA). Ses revenus ont presque triplé, atteignant 11,55 millions de dollars (6,7 milliards de FCFA), contre 4,23 millions (2,6 milliards de FCFA) en 2024.

Ces résultats montrent que la hausse des ventes n’a pas suffi à couvrir les charges des deux exploitations. Les avis financiers ne détaillent pas la contribution respective des coûts de production, des amortissements et des charges financières à leurs pertes nettes.

Des capitaux propres négatifs et de nouvelles garanties

Les difficultés apparaissent également dans les bilans. Au 31 décembre 2025, les passifs d’Hevecam atteignaient 294,20 millions de dollars (164,2 milliards de FCFA), contre 245,74 millions de dollars d’actifs (137,2 milliards de FCFA). Chez Sudcam, ils s’élevaient à 312,77 millions de dollars (174,6 milliards de FCFA), pour 249,69 millions de dollars d’actifs (139,4 milliards de FCFA).

Les deux sociétés affichaient ainsi des capitaux propres négatifs cumulés de 111,54 millions de dollars, soit environ 62,3 milliards de FCFA, contre 60,77 millions de dollars (33,9 milliards de FCFA à taux de change constant) à fin 2024. En un an, l’écart entre leurs actifs et leurs passifs s’est creusé de 50,77 millions de dollars, l’équivalent de 28,3 milliards de FCFA au taux retenu pour les bilans. Hevecam concentrait 48,46 millions de dollars de capitaux propres négatifs (27,1 milliards de FCFA) et Sudcam 63,08 millions (35,2 milliards de FCFA).

Malgré cette dégradation, Halcyon Agri continue de soutenir leur accès au financement. Dans son avis du 29 avril 2026, Hainan Rubber faisait état de 94,49 millions de dollars de garanties financières déjà en cours au bénéfice des deux entreprises, soit environ 52,9 milliards de FCFA. Sur ce total, Hevecam concentrait 63,68 millions de dollars (35,7 milliards de FCFA) et Sudcam 30,81 millions (17,3 milliards de FCFA).

Le groupe a également obtenu, le 19 mai 2026, l’approbation de ses actionnaires pour de nouvelles enveloppes de garanties totalisant 115,96 millions de dollars, soit environ 65 milliards de FCFA. Hevecam pourrait bénéficier de 77,12 millions de dollars (43,2 milliards de FCFA), contre 38,84 millions (21,8 milliards de FCFA) pour Sudcam. Ces autorisations permettent de garantir des financements, sans correspondre à des injections de capitaux ni à des montants nécessairement décaissés.

Halcyon Agri détient 90 % d’Hevecam et 80 % de Sudcam. Les difficultés des deux sociétés concernent donc directement ce groupe singapourien, dont Hainan Rubber possède 68,1 % du capital.

Les charges des plantations et une créance sur l’État camerounais

Dans une réponse adressée à la Bourse de Shanghai le 1er août 2025, Hainan Rubber avait attribué une partie des difficultés de ses plantations camerounaises à la faible exploitation des superficies disponibles et au poids de leurs charges fixes.

Le groupe avait également mis en cause le coût des obligations sociales supportées par ses exploitations, notamment le fonctionnement d’écoles, d’hôpitaux et d’autres équipements destinés aux populations vivant dans les plantations. Selon son analyse, les revenus de la production de caoutchouc ne permettaient pas de couvrir l’ensemble de ces dépenses.

Cette question apparaît aussi dans les comptes semestriels arrêtés au 30 juin 2026. Hainan Rubber y inscrit une créance de 78,79 millions de yuans, soit environ 6,7 milliards de FCFA, sur le ministère camerounais des Finances, au titre de dépenses de responsabilité sociale avancées pour le compte de tiers. Sur ce montant, 22,71 millions de yuans, soit environ 1,9 milliard de FCFA, font l’objet d’une provision pour dépréciation.

Il s’agit d’une créance comptabilisée par le groupe chinois. Le rapport ne présente pas la position du ministère camerounais des Finances sur les montants réclamés.

Hainan Rubber indique désormais poursuivre l’étude d’un plan de réduction des pertes de ses plantations au Cameroun. Son rapport semestriel 2026 ne précise ni les mesures envisagées, ni les investissements nécessaires, ni le calendrier de mise en œuvre.

Les derniers comptes de Halcyon Agri fournissent un premier indicateur d’évolution. Au premier semestre 2026, sa division CMC Plantations a réduit sa perte opérationnelle de 15 à 12,7 millions de dollars, soit respectivement environ 8,6 milliards et 7,3 milliards de FCFA à taux de change constant. Son chiffre d’affaires a cependant reculé de 27,9 à 18,7 millions de dollars, soit de 16,1 milliards à 10,8 milliards de FCFA.

Cette division regroupe les activités de plantation et de transformation du groupe au Cameroun et en Malaisie. Les résultats publiés ne permettent donc pas de déterminer séparément l’évolution financière d’Hevecam et de Sudcam au cours des six premiers mois de 2026.

Baudouin Enama$

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Faris Moumbagna décisif avec l’OM face à Troyes

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Faris Moumbagna a contribué au succès de l’Olympique de Marseille face à Troyes (2-0), à l’occasion de la 6e journée de Ligue 1. Entré en […]

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Dr Crépin Nyamsi accuse Motsepe et Infantino d’avoir modifié le calendrier de la CAN de 2 à 4 ans

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Dr Crépin Nyamsi accuse Motsepe et Infantino d’avoir modifié le calendrier de la CAN de 2 à 4 ans
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Le candidat à l’élection présidentielle de la FIFA, Dr Crépin Nyamsi, se demande l’apport des présidents des fédérations africaines dans la prise des décisions du continent.

Le Dr Crépin Nyamsi affirme que Patrice Motsepe, le président de la CAF, et Gianni Infantino, celui de la FIFA, sont les deux à avoir décidé du changement du calendrier de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Il note le silence des présidents des fédérations africaines de football.

« Est-ce que les présidents des différentes fédérations de football en Afrique ont toujours leur mot à dire dans la prise de décisions importantes en Afrique ? Comment comprendre et expliquer aux amoureux du ballon rond que le président de la CAF, le Dr Motsepe et son ami Gianni Infantino ont modifié le calendrier de la CAN de 2 à 4 ans et qu’aucun président en exercice n’a osé critiquer cette modification du calendrier ? Les seules personnes qui ont critiqué ce projet suicidaire du football africain de la CAN à 4 ans sont le Dr Jean Crépin Nyamsi et le journaliste Romain Molina », écrit-il.

Dr Crépin Nyamsi affirme être un véritable candidat contre Gianni Infantino, dont le projet porté vise à ramener la CAN à 2 ans.

« Aujourd’hui candidat pour défier Gianni Infantino à la présidence de la FIFA avec un projet solide et crédible aux yeux du monde, visant un retour au calendrier initial de la CAN tous les 2 ans, le président de la CAF monte au créneau pour modifier de nouveau le calendrier adopté et validé de la CAN, passant d’un rythme de 4 ans à 2 ans maintenant. Oui, mon projet est devenu le miroir de mon adversaire pour comprendre la légèreté de sa prise de décision sans consultation en amont », écrit-il.

Il convient de rappeler que le 09 octobre 2026, Patrice Motsepe a indiqué que le projet de passage à une organisation tous les quatre ans à partir de 2028 de la CAN est réexaminé. Le Comité exécutif de la CAF est attendu sur cette question.

« Nous examinons la possibilité de ramener la CAN tous les deux ans . Cela fait l’objet d’un examen », a-t-il déclaré.

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Habitat : le Cameroun envisage la construction de 20 000 logements sociaux à base de matériaux locaux

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Habitat : le Cameroun envisage la construction de 20 000 logements sociaux à base de matériaux locaux
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(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Maroua sur le logement décent au Cameroun, adoptée le 5 octobre 2026 à l’issue de la 40ᵉ Journée mondiale de l’habitat, prévoit le lancement d’un programme de construction de 20 000 logements sociaux industrialisés, privilégiant les matériaux locaux et à faible émission de carbone. Ce programme devrait être réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé associant notamment les collectivités territoriales décentralisées, les promoteurs immobiliers, les universités, les centres de recherche et les partenaires au développement.

L’engagement intervient alors que le gouvernement cherche à accélérer la production de logements et à réduire les coûts de construction. Lors du dialogue sur le financement de l’habitat organisé le 2 octobre à Maroua, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) avait évoqué un projet plus large de 200 000 logements au Cameroun. Les éléments disponibles ne précisent cependant pas comment le programme de 20 000 logements prévu par la Déclaration s’articule avec cet objectif national.

La nouvelle orientation privilégie notamment l’industrialisation des procédés de construction, la préfabrication et l’utilisation de matériaux comme le bois et la terre stabilisée. L’objectif affiché est de produire des habitations à des coûts plus accessibles, tout en réduisant leur empreinte environnementale.

Un programme dont le financement reste à préciser

La Déclaration préconise également une participation accrue des municipalités à la production de logements sociaux et une mobilisation des banques pour faciliter l’accès au crédit immobilier. Les informations disponibles ne précisent toutefois ni le montant des investissements nécessaires à la construction des 20 000 logements, ni le calendrier de réalisation, ni la contribution financière attendue de chaque partenaire.

Ces engagements interviennent dans un contexte de déficit national estimé à 2,5 millions de logements décents par les autorités camerounaises. Rapporté à cette estimation, le programme envisagé représente 0,8 % des besoins identifiés, sans tenir compte de la demande supplémentaire générée chaque année par la croissance démographique et l’urbanisation.

L’expérience des programmes existants donne une indication des capacités de production. Selon le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom), le Programme de construction des cités municipales, conduit depuis 2013 avec le Crédit foncier du Cameroun, a mobilisé des financements pour 1 796 logements dans 100 communes. Au 7 octobre 2026, seuls 623 étaient achevés.

De son côté, le Minhdu a inscrit à son programme 2026 l’achèvement de 200 logements confiés aux PME locales et de 200 autres à Bamenda et Buéa, dans le cadre du Plan d’urgence triennal.

La Déclaration de Maroua a été saluée par l’Ordre national des architectes du Cameroun, qui plaide pour une association plus étroite des professionnels et des chercheurs aux politiques publiques du logement. L’organisation estime que« ces compétences doivent désormais être placées au cœur de la décision et de l’action ».

À la clôture des travaux, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a annoncé que la Déclaration serait soumise à l’attention du chef de l’État.

Thierry Christophe Yamb

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