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« Maurice Kamto, a rusé pour respecter ce nouveau calendrier spirituel du Cameroun » – Stéphane Edzigui

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Dans le texte qui va suivre, l’auteur souligne la capacité de l’homme politique (Maurice Kamto) à manœuvrer de manière stratégique à travers les contraintes institutionnelles […]

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le coup de gueule explosif de Louis Marie Kakdeu sur la trahison des élites au Cameroun

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le coup de gueule explosif de Louis Marie Kakdeu sur la trahison des élites au Cameroun
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Dans une tribune intitulée « Cameroun : la trahison des élites », le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF) critique l’égoïsme des responsables politiques, économiques et intellectuels. Il déplore leur manque d’engagement collectif pour le développement du pays et plaide pour l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants guidés par l’intérêt général.

Les élites camerounaises ont-elles renoncé à leur responsabilité envers la collectivité ? C’est la question au cœur d’une tribune de Louis Marie Kakdeu, deuxième vice-président national du SDF, qui dresse un constat sévère de la gouvernance politique, économique et sociale du Cameroun.

Dans ce texte, l’universitaire dénonce ce qu’il considère comme une rupture croissante entre les élites et les populations. Selon lui, l’ascension sociale et l’accès aux responsabilités conduisent trop souvent à la recherche d’avantages individuels, au détriment des communautés et du développement national.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

Cameroun : la trahison des élites

Le constat est saisissant : loin de jouer leur rôle de moteurs de développement, bon nombre d’élites politiques, économiques et intellectuelles se sont détournées de leurs devoirs citoyens et patriotiques pour se consacrer à la préservation de leurs intérêts égoïstes.

1. L’égoïsme des élites : le syndrome de la « bouche pleine »

Si vous voyez une élite intellectuelle qui bavarde encore beaucoup au Cameroun, cela signifie qu’elle n’a pas encore la « bouche pleine ». De façon générale, l’égoïsme des élites se manifeste dès lors qu’elle accède à de hautes responsabilités sociales. On observe que leurs fiefs sont oubliés malgré leur prestige : Il n’est pas rare d’observer des hauts dignitaires de la République regagner leur village natal lors des fêtes ou des campagnes électorales dans des convois de véhicules tout-terrain luxueux, parce que les axes routiers menant à leur propre localité sont totalement impraticables.

L’ascension sociale est fréquemment perçue comme un bouclier individuel. Au lieu d’investir dans des structures scolaires ou sanitaires durables pour le village, l’effort est concentré sur l’extraction de la famille nucléaire du besoin local, laissant le reste de la communauté dans un dénuement structurel. La déception des villageois fait dire dans l’imaginaire populaire que : « Envoyer un enfant à l’école, c’est aiguiser ses dents pour mieux le préparer à manger seul ».

2. L’accumulation de mauvaises décisions et la capture des politiques publiques

Alors qu’elles disposent de toutes les clés d’analyse pour engager le pays sur la voie de l’industrialisation et de la souveraineté économique, les élites administratives et économiques ont souvent fait le choix de la facilité et du compromis d’intérêts. Ils ont engagé le pays sur le chemin d’une politique industrielle extravertie : En dépit des discours sur le « consommons local » et la « substitution aux importations », plusieurs milliers de milliards de francs CFA sont dépensés chaque année pour importer du riz, du blé ou du poisson, au lieu de financer massivement les filières agropastorales locales.

Cela fait dire à l’imaginaire populaire que ce comportement relève de la pure méchanceté surtout que l’on observe, en plus, une fuite des capitaux et le choix des investissements à l’extérieur du pays. Tandis que le système de santé et le réseau éducatif public manquent de moyens essentiels, les élites privilégient les évacuations sanitaires à l’étranger et la scolarisation de leur progéniture dans de grandes écoles étrangères. Cela fait dire que ce sont les enfants des « pauvres » que l’on abandonne dans des infrastructures rudimentaires au pays.

Au lieu de construire le pays, l’élite dirigeante détourne les deniers publics pour « situer » leurs enfants et proches à l’étranger. De nos jours, chacun cherche à se sauver et à sauver sa famille dans l’émigration massive au Canada ou aux Etats-Unis, abandonnant le pays dans l’incertitude. Celles et ceux qui devaient se battre pour le changement indiquent vouloir « voir leurs enfants grandir ». C’est ça la trahison !

Pire, on observe la reconduction des modèles de dépendance hérités de l’esclavage et de la colonisation. Cela se concrétise par poursuite de la signature ou du maintien d’accords commerciaux défavorables, ainsi que la dépendance accrue vis-à-vis des bailleurs de fonds internationaux sur des projets structurants (énergie, infrastructures routières dont les chantiers s’éternisent pendant des décennies). Cest l’illustration parfaite d’une gouvernance alignée sur des impératifs externes plutôt que sur l’intérêt national.

3. Guerres d’égos et paralysie du changement

Un proverbe africain dit que « lorsque les éléphants se battent, ce sont les herbes qui souffrent ». Au Cameroun, le paysage politique et social offre le spectacle d’une élite fragmentée, où la quête de leadership personnel l’emporte sur l’intérêt général. On observe l’impossibilité des coalitions même au sein d’une même famille politique. La promotion de l’idée d’une candidature unique ou d’une plateforme commune est toujours vouée à l’échec. On observe que la rivalité entre leaders et les querelles de préséance conduisent systématiquement à la multiplication des candidatures et des partis politiques, ce qui disperse les voix de l’alternance.

Au Cameroun, chacun veut être président et finalement, personne ne devient président, ce qui relève de la politique de la terre brûlée. Pire, le repli identitaire est utilisé comme une arme politique. Pour défendre leurs positions administratives ou politiques, certaines élites n’hésitent pas à instrumentaliser la fibre communautaire ou régionale, opposant les populations les unes aux autres plutôt que de mutualiser leurs forces autour d’un projet de société partagé.

4. Les gens n’en peuvent plus !

Outre l’égoïsme, les erreurs de cap et les luttes de pouvoir, on observe que la fracture entre les élites et le peuple ne fait que s’accentuer. L’opposition politique est aussi devenue un establishment. La pensée unique de l’opposition s’installe confortablement. Une certaine élite se passe pour directeur de conscience. Au fil des ans, elle n’agit pas sur le terrain pour que le pays avance ; elle se contente de donner des leçons et de donner de bons ou de mauvais points.

L’extinction de la pensée critique et le suivisme intellectuel ont plombé le pluralisme politique camerounais. Une partie importante des intellectuels a délaissé le débat d’idées constructif pour se mettre au service de stratégies de positionnement, renonçant ainsi à leur rôle de vigie citoyenne. Cela a fait naître l’idée selon laquelle les « docteurs et les professeurs » ne servent à rien ! La déconnexion face à la précarité des jeunes est saisissante. Face à un chômage important et à la tentation de l’émigration clandestine chez la jeunesse, les réponses proposées demeurent souvent théoriques ou limitées à des initiatives ponctuelles, sans transformation structurelle du marché de l’emploi.

La gestion contestée des finances publiques ne gêne personne. Le chien aboie mais, la caravane passe.

C’est clair qu’il faut un nouveau contrat social. Pour rompre avec cette dynamique et répondre aux aspirations des populations camerounaises, il devient indispensable de faire émerger une nouvelle génération de dirigeants guidés par l’éthique du service public, le sens de la redevabilité et la recherche constante de l’intérêt général. Le développement du Cameroun repose sur la capacité de ses forces vives à privilégier l’action collective au détriment des privilèges individuels.
Il se pourrait que nous n’ayons pas de choix.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Douala- Socadel annonce les coupures ce dimanche : voici les quartiers concernés

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La SOCADEL informe son aimable clientèle que des travaux de maintenance sur le réseau de distribution entraîneront des perturbations de la fourniture d’énergie dans certaines […]

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Pourquoi le Cameroun a tout intérêt au retour de la paix en Centrafrique

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Pourquoi le Cameroun a tout intérêt au retour de la paix en Centrafrique
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La stabilité de la République centrafricaine constitue un enjeu sécuritaire, humanitaire et économique pour le Cameroun, estime Cyrille Atonfack Guemo dans une tribune consacrée à l’engagement des soldats camerounais au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). L’auteur défend une coopération régionale fondée sur la sécurité partagée, alors que la mission onusienne se poursuit dans un contexte de fragilité persistante.

Dans son texte intitulé « Le Cameroun : exportateur brut de paix et chantre de la co-sécurité en Afrique », Cyrille Atonfack Guemo, chef de la Division de la communication au ministère de la Défense (MINDEF), rend hommage aux militaires camerounais engagés dans les opérations de maintien de la paix. Il souligne les risques auxquels sont exposés les casques bleus, déployés dans des environnements marqués par des affrontements entre groupes armés et des tensions persistantes.

Selon lui, le Cameroun a participé à douze déploiements en République centrafricaine, tandis qu’un treizième contingent est actuellement engagé sur le terrain. Cette continuité illustre, à ses yeux, la volonté de Yaoundé de contribuer au rétablissement de la paix chez son voisin, malgré les difficultés rencontrées.

Lire l’éditorial de Cyrille Serge Atonfack Guemo :

Le Cameroun : exportateur brut de paix et chantre de la co-sécurité en Afrique

Une prise d’armes solennelle pour honorer des troupes de retour d’une mission de maintien de la paix bien remplie. Le temps de ce rituel aux allures de célébration, la Nation exprime sa reconnaissance à l’endroit de ses dignes représentants, et chaque soldat concerné peut vivre son moment de gloire.

Une gloire d’autant plus méritée qu’en dépit de sa vocation pacifiste, une mission de paix de douze mois est loin d’être un long fleuve tranquille, les personnels mandatés à son accomplissement se retrouvant de facto à l’intersection des divergences factionnelles résultant très souvent en des flambées de violences indiscriminées. Les soldats de la paix en sont régulièrement d’innocentes victimes.

C’est donc sans illusion, mais avec de solides espoirs en la rémission de ce pays frère et voisin, que le Cameroun s’est engagé à œuvrer au retour de la paix en République Centrafricaine, comme c’est actuellement le cas sous l’égide de la MINUSCA, entendez, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique.

Après douze déploiements convenablement réalisés et un treizième en cours, la ligne d’horizon de la paix semble en constante fluctuation, inscrivant du coup la mission dans une épuisante perspective de pérennisation. Situation susceptible d’entamer la résolution de plus d’une bonne volonté, surtout que de plus en plus s’élèvent des questionnements sur d’éventuelles motivations visant à figer cette instabilité dans la durée.

Car, il se pourrait bien que soient tapies quelque part, des entités nourrissant le projet de voir davantage se troubler les eaux de l’ancien espace de l’Oubangui-Chari, afin d’y effectuer toutes sortes d’actions interlopes et, surtout, de pêches miraculeuses.

Tel n’est cependant pas le souhait du Cameroun, pays qui a tout à perdre de l’affaiblissement des institutions socioéconomiques centrafricaines. Au plan socio-humanitaire tout d’abord, les centaines de milliers de réfugiés centrafricains abrités dans les camps ou accueillis chez l’habitant en terre camerounaise, accroissent de manière sensible, la pression sur les ressources naturelles disponibles dans leur environnement immédiat.

En termes socio-sécuritaires, les incursions prédatrices de bandes renégates venant de l’autre côté de la frontière, déstabilisent nos populations riveraines, réduisant à portion congrue leurs moyens de subsistance.

Par ailleurs, le ralentissement de l’activité sur les corridors routiers Douala-Bangui et Douala N’Djamena, grève de manière substantielle les recettes de notre budget public. Donc, autant d’inconvénients et de manques à gagner que ne saurait compenser aucune situation d’instabilité, autant d’affinités et de sensibilités que le soldat camerounais a pour mission de rétablir, protéger et consolider.

Le tout, sans compter qu’en considération de la multiplicité des référents identitaires qui nous sont communs, la nation camerounaise ne saurait rester impassible, devant les malheurs qui affligent sa voisine et sœur centrafricaine.

Aussi, dans ces ambiances de tensions généralisées et d’incertitudes permanentes, garder son sang-froid, générer de la ressource humaine professionnelle pour assurer sa sécurité et même celle de ses voisins, venir en aide à des Pays amis, relève d’une abnégation et d’un dévouement hors du commun.

Une attitude exceptionnelle de tact, d’altruisme et de professionnalisme qui vaut à notre pays, dont le 13ème contingent de casques bleus est déployé en RCA, d’être écouté et respecté sur la scène internationale.

Pouvait-il seulement en être autrement, de la part d’un pays qui se veut le chantre de la co-sécurité, gage de co-développement et de co-prospérité dans la sous-région Afrique centrale.

Et comme le disait Antoine Rivarol, une Nation n’a pas d’intérêt contraire à son bonheur. Assurément, le bonheur du Cameroun réside dans celui de ses voisins.

Sachons rester vigilants !
Sachons demeurer patriotes !
Sachons définitivement aimer le Cameroun. /-

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