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Capacités productrices en Afrique : Les pays de la CEMAC mal classés par les Nations-Unies

ONU Commerce et Développement s’appuie sur 43 indicateurs pour mesurer le potentiel productif réel et structurel de 195 économies durant la période 2000-2024.
Selon un classement publié le 14 septembre 2026 par ONU Commerce et Développement (anciennement Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement/CNUCED), les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se portent mal dans le classement des pays africains disposant des meilleures capacités productives.
Les capacités productives sont les ressources, les compétences et les connexions qui permettent à une économie de produire des biens et des services, ONU Commerce et Développement s’appuie sur 43 indicateurs pour mesurer le potentiel productif réel et structurel de 195 économies durant la période 2000-2024.
Ces indicateurs sont regroupés en huit dimensions de la capacité productive : capital humain, capital naturel, énergie, transport, technologies de l’information et de la communication (TIC), institutions, développement du secteur privé et transformation structurelle.
Ainsi, sur les 54 Etats africains classés, le Cameroun arrive à la 35ème place, le Gabon (20ème ), la République centrafricaine (52ème ), le Tchad (51ème ), le Congo (32ème ) et le Guinée équatoriale (29ème ).
Selon le classement, dans l’ensemble, les pays africains affichent des capacités productives modestes, malgré des ressources naturelles abondantes. Quatre pays du continent seulement ont obtenu des scores supérieurs à 50 points (Maurice, Seychelles, Afrique du Sud et Cap-Vert). À l’échelle mondiale, le Danemark occupe le 1er rang avec un score global de 70,9 points, devant les États-Unis, l’Australie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
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Football : Jean Manga Onguene est mort

L’ancien international camerounais s’est éteint en France à l’âge de 80 ans.
L’ancien international camerounais de football Jean Manga Onguene est mort lundi 6 octobre 2016 en France à l’âge de 80 ans des suites de maladie. Le choc est immense pour plusieurs générations de footballeurs.
«C’est un monument du football camerounais qui s’en va. Personne ne peut rester insensible à sa disparition mais Dieu lui a donné la grâce de préparer son départ car, bien peu de personnes ont cette chance. Il y a trois mois (le 12 juin 2026 Ndlr), il a organisé une grande fête chez lui pour célébrer ses 80 ans, entouré de tous ses amis, avec une messe et une soirée que je n’oublierai jamais» se rappelle l’ancien joueur, Michel Kaham dans les colonnes du journal Cameroon Tribune
Le nom de Jean Manga Onguene est éternellement associé à celui du Canon de Yaoundé et à l’âge d’or du football camerounais. Selon la légende, ce sont les recruteurs du club de Nkolndongo qui le recrutent d’ailleurs, pour son premier match officiel en 1966, il inscrit 5 buts face au Caïman de Douala (7-1) qui en passant n’avait pas voulu de lui en raison de son physique jugé frêle.
Dans le Canon de Yaoundé, Jean Manga Onguene va même arborer le brassard de capitaine du club entre 1976 et 1979 et sera sacré meilleur buteur du championnat à plusieurs reprises. 1980 sera son année avec une troisième Coupe des clubs champions et ce doublé inscrit au match retour contre l’AS Bilima à Kinshasa (3-0) après le nul (2-2) de l’aller.
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CAN 2025 : Fin de prolongation de la finale ce jour, mais sans décision

Qui est le vainqueur final de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) ? La réponse sera connue ce jour. Une audience du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne se tient ce jour sur le sujet. La formation arbitrale qui tranchera sur cette affaire est composée du Français Gérard Simon (président), de l’Italien Luigi Fumagalli et de l’Allemand Ulrich Haas. Tous les trois professeurs d’universités. Ils auront la charge de départager le Sénégal et le Maroc, en conflit sur le vainqueur de la dernière édition de la CAN jouée au Maroc. « L’audience débutera à 9h30 et devrait se terminer dans l’après-midi», avait indiqué le TAS, dans un communiqué rendu public le 30 septembre dernier. Par le même canal, la juridiction indiquait que les deux principales parties, à savoir le Sénégal et le Maroc, ont souhaité que l’audience se tienne à huis-clos.
Et selon Matthieu Reeb, le directeur général du TAS, « l’audience a commencé avec les représentants de toutes les parties, le Sénégal, le Maroc et la CAF. Toutes les parties sont représentées par des avocats. Nous avons un horaire qui est assez strict, qui a été décidé avec l’accord des parties elles-mêmes. La journée d’audience devrait nous emmener jusqu’à 15h, 15h30 ou 16h. Je ne pense pas que l’on aille au-delà de 16h ». Ce, peu après le début de l’audience. Mais la sentence ne sera pas connue aujourd’hui, a d’office indiqué le TAS. « Je sais bien que l’attente des supporters marocains et sénégalais ainsi que celle de tous les fans africains est très longue. Nous avons établi le calendrier pour la procédure avec l’accord de toutes les parties impliquées», a rappelé le DG du TAS à la presse qui a effectué le déplacement de Lausanne.
Articles 82 et 84, contre coup de sifflet final
Si le Sénégal a gagné sur le terrain, le Maroc ne l’entend pas de cette oreille. En faisant appel du verdict sur le terrain en faveur du Sénégal, le pays organisateur évoque la sortie des joueurs sénégalais de l’aire de jeu, suite à un pénalty sifflé en fin de partie par l’arbitre, en faveur du Maroc. Ce que l’équipe sénégalaise avait contestée de façon virulente, et sur incitation de leur sélectionneur Pape Thiaw, les joueurs ont quitté l’aire de jeu. Il aura fallu des négociations pour ramener l’adversaire sur l’aire de jeu, pour terminer la partie. Le gardien des Lions de la Téranga stoppera le penalty marocain. Et dans la suite du jeu, le destin du match penchera pour le Sénégal grâce à un but de Pape Gueye aux prolongations. Sauf que quelques mois plus tard, notamment le 17 mars 2026, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a déclaré que le Sénégal avait perdu cette finale sur tapis vert, pour avoir déserté l’aire de jeu sans l’autorisation de l’arbitre. S’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement. L’article 82 prévoit que « si une équipe quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle est considérée comme perdante.» Et l’article 84 prévoit que « l’équipe qui enfreint l’article 82 perd le match sur le score de 3-0 et est exclue de la compétition». La fédération sénégalaise a saisi le TAS pour sauver sa CAN. Relevant que l’arbitre, maître du jeu, avait autorisé le Sénégal à reprendre la partie. Du coup, le coup de sifflet final invalidait en principe les articles évoqués par le jury d’appel de la CAF.
Cette crise continue de secouer le monde du football africain. L’issue de cette crise est fortement attendue, et les positions très souvent tranchées. « Nous, le TAS, sommes là pour essayer de résoudre ce litige qui dure depuis plusieurs mois. Notre objectif est de rendre une décision le plus vite possible après l’audience », a assuré le directeur général du TAS.
Pour mieux comprendre le sujet
CAN 2025: Une finale dans le chaos
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Extrême-Nord : Ces éléments qui ont favorisé le retour des attaques de Boko Haram

Le temps de remettre en place Les dispositifs sécuritaires entre le Cameroun et le Nigéria après plusieurs attaques de drone, les groupes armés terroristes ont eu plus de facilité à mener des incursions.
D’après l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique Centrale, les attaques perpétrées par les éléments de la secte terroriste de Boko Haram ont recommencé il y a plus d’un an, avec le recours aux drones qui ont eu des effets sur les dispositifs situés à la frontière avec le Nigéria. Le temps de remettre en place ces dispositifs des deux côtés de la frontière, les groupes armés ont eu plus de facilité à mener des incursions.
A en croire Saibou Issa, directeur de l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique Centrale, l’imminence de la mise en service des bases du Bataillon d’intervention rapide (BIR)Lac Tchad dans le Logone et Chari peut avoir motivé des attaques visant à contraindre les populations à s’en aller ou à dissuader toute collaboration avec la nouvelle unité qui renforce sa position à proximité du lac.
C’est la zone la plus importante pour la résilience économique et financière du groupe dénommé Etat islamique en Afrique de l’Ouest. Selon l’Observatoire, la faible pluviométrie de cette année peut également avoir facilité le déplacement des terroristes. L’épicentre de la menace se trouve actuellement aux abords de Lac Tchad.
Economie de guerre
Dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune, Saibou Issa explique que l’extorsion des pêcheurs, des éleveurs, des agriculteurs et des commerçants désireux d’exploiter les abondantes ressources naturelles et d’accéder aux marchés leur procure des revenus suffisants pour l’armement et le fonctionnement des démembrements.
«C’est bien une économie de guerre bâtie autour de la disruption écologique et de la maîtrise des mobilités sur le lac et dans les marécages. Il faut également l’accès aux marchés pour l’écoulement des produits et le blanchiment des revenus criminel» explique l’expert.
Pour ce dernier, le BIR Lac Tchad est un dispositif robuste pour contrer les incursions dans le Logone et Chari, contrôler les voies d’approvisionnement et d’écoulement des produits, rassurer les populations, favoriser le retour des populations dans les villages abandonnés et sécuriser la relance des activités productives.
Comités de vigilance
Pour l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique Centrale, il faudrait d’abord renouveler les comités de vigilance parce que plusieurs membres ont quitté les localités sous la menace de la secte Boko Haram avec des attaques ciblées.
Les modalités d’encadrement, d’équipement et de prise en charge devraient également selon Saibou Issa. Il conviendrait de procéder à une évaluation, d’écouter leurs attentes minimales et de cerner les failles qui ont conduit certains parmi ces membres à avoir des comportements indélicats.
Leur rôle devra tenir compte des évolutions de la menace dont le volet idéologique s’est estompé et dont les modes opératoires varient désormais selon qu’il s’agit de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest dans le Logone et Chari ou de Boko Haram. L’Observatoire prône le renforcement du renseignement et la veille systématique.
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