Actualités locales
Christian Ntimbane Bomo propose Issa Tchiroma comme alternative

Le débat sur une éventuelle transition politique au Cameroun prend une nouvelle tournure. Après l’appel lancé par plusieurs personnalités de la société civile en faveur d’une « transition constitutionnelle », Christian Ntimbane Bomo propose une autre lecture de la situation et estime que l’option constitutionnelle devrait, selon lui, passer par Issa Tchiroma.
Dans une tribune consacrée à l’alternance au Cameroun, le président exécutif du parti Héritage réagit à la proposition portée notamment par la journaliste Marie-Roger Biloa, l’universitaire Achille Mbembe, l’avocat Akere Muna, l’économiste Eugène Nyambal, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo et les journalistes Éric Chinje et Mimi Mefo.
Onze personnalités ont récemment appelé à l’ouverture d’une transition constitutionnelle, estimant notamment que le pays devait anticiper les conditions d’une succession présidentielle et préserver le cadre institutionnel.
Lire la tribune de Me Christian Ntimbane Bomo :
« ALTERNANCE AU CAMEROUN : MA CONTRIBUTION AU DÉBAT SUR LA TRANSITION CONSTITUTIONNELLE PROPOSÉE PAR LA SOCIÉTÉ CIVILE CAMEROUNAISE
J’ai lu avec un grand intérêt la tribune de plusieurs acteurs de la société civile camerounaise, dont la journaliste Marie-Roger Biloa, l’écrivain et universitaire Achille Mbembe, le bâtonnier Akere Muna, l’économiste Eugène Nyambal, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo, ainsi que les journalistes Éric Chinje et Mimi Mefo…
Leur proposition, certes pertinente et courageuse au vu de la situation de blocage de la vie politique au Cameroun, mérite néanmoins quelques observations.
1. Sur leur proposition phare d’une transition constitutionnelle qui serait conduite par le Président du Sénat
Elle manque d’une base juridique solide.
En effet, d’après la Constitution camerounaise, le Président du Sénat assure uniquement un intérim aux pouvoirs limités et encadrés (notamment l’impossibilité de nommer un gouvernement), le temps d’organiser une nouvelle élection.
On ne saurait donc parler d’une transition constitutionnelle dans ce cas, celle-ci supposant la désignation d’un président de la République chargé de conduire la transition sur un délai plus long et avec de réels pouvoirs présidentiels.
2. Sur le manque d’ancrage populaire d’une transition créée ex nihilo
La proposition d’une transition dite constitutionnelle par l’équipe de Marie-Roger Biloa pèche par son manque d’ancrage populaire.
Elle ne démontre pas sa légitimité auprès des populations et manque totalement de leviers pour sa mise en œuvre.
En quelque sorte, elle ne précise pas comment elle procédera pour amener le peuple camerounais à y adhérer.
3- La seule transition constitutionnelle efficace et rapidement réalisable est celle avec Issa Tchiroma
Elle repose sur un diptyque : la souveraineté populaire et le respect de la Constitution.
-S’agissant de la transition par la souveraineté du peuple camerounais : C’est la mise en place d’une transition avec le peuple camerounais et décidée par lui.
Elle a déjà été acceptée par ce peuple lors du vote du 12 octobre 2025, lorsqu’il a adhéré en votant massivement pour le plan de transition de 3 à 5 ans de l’Union pour le Changement de l’équipe du Président Anicet Ekane, défendu par le candidat Issa Tchiroma.
– S’agissant du caractère constitutionnel de la transition de l’Union pour le Changement avec Issa Tchiroma : La Constitution camerounaise prévoit qu’est déclaré président de la République le candidat ayant obtenu la majorité des voix.
C’est une disposition impérative de la démocratie camerounaise consacrée par la Constitution. Dès lors, aucune remise en cause du choix du peuple n’est possible, y compris par le Conseil constitutionnel, auquel les dispositions du Code électoral confèrent le pouvoir de « proclamer » les résultats sortis des urnes, et non de statuer de manière discrétionnaire sur ces derniers.
En d’autres termes, tant la loi électorale que la Constitution ne donnent aucun pouvoir au Conseil constitutionnel pour décider, par une sorte d’indiscutable imperium, du nom du vainqueur de l’élection présidentielle.
Le Conseil constitutionnel est simplement le lecteur des résultats d’un jury appelé « peuple camerounais ». À cet effet, toute proclamation de résultats de l’élection présidentielle non conforme au vote du peuple est sans effet juridique.
Car faut-il le rappeler : quand le Conseil constitutionnel proclame les résultats, c’est un abus de droit que de considérer cette proclamation comme une décision souveraine et sans recours.
La proclamation des résultats est simplement un acte de solennisation des résultats de l’élection présidentielle et non une décision juridictionnelle d’attribution.
À cet effet, lorsque les résultats proclamés sont contraires à ceux décidés par le peuple, ces résultats sont faux et dénués de valeur juridique.
Il existe en effet un principe de droit selon lequel « la fraude corrompt tout », et un autre rappelant que l’illégalité ne crée pas le droit.
En conclusion, la transition constitutionnelle envisagée ne trouve son fondement que dans la reconnaissance de la vérité des urnes du 12 octobre 2025, qui consacre inéluctablement la victoire de M. Issa Tchiroma Bakary.
C’est celle-là que les démocrates camerounais devraient exiger pour plus d’efficacité, par respect pour notre Constitution et pour la souveraineté du peuple.
À moins que le Président Issa Tchiroma ne vienne à s’en récuser volontairement ; dans ce cas, il y aurait lieu de réfléchir plutôt à une transition purement politique, et non plus constitutionnelle, faute d’ancrage juridique, qui se déciderait alors dans le cadre d’une conférence nationale souveraine.
Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE »
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Calixthe Beyala défend la femme de Ferdinand Ngoh Ngoh
Dans la tribune qui va suivre, l’écrivaine panafricaniste dénonce ce qu’elle qualifie comme une cabale contre l’épouse du ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
voici ce que Pierre Emmanuel Binyam réserve à Maurice Kamto s’il est élu

Pierre Emmanuel Binyam, qui conduit une liste pour la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a fait connaître vingt engagements stratégiques. Ils seraient mis en œuvre s’il était élu à la tête du parti à l’issue de la Convention extraordinaire du 17 octobre 2026. Le document annonce aussi un programme en 30 points, qui seront dévoilés au fil de la campagne.
Sur la ligne politique, le candidat se réclame héritier du professeur Maurice Kamto, qu’il présente comme le candidat unique et naturel du MRC à la présidentielle. Il prévoit un amendement statutaire, déposé par le Dr Pierre Boutché, pour séparer la gestion administrative du parti de la candidature à la présidence de la République. Il promet aussi un « bouclier » politique et juridique autour de cette candidature, ainsi qu’une cellule juridique permanente.
Les propositions concernent ensuite l’organisation du parti. Le texte prévoit une plateforme numérique permettant de livrer des cartes de membre en 48 heures par smartphone, un secrétariat national permanent doté de professionnels rémunérés, une Académie de la Renaissance dotée d’un budget propre, ainsi que des emplois pour les jeunes militants. Le Secrétaire général et le Trésorier national proposés par la liste ont moins de 40 ans.
Sur le plan financier, 40 % des recettes (cartes, cotisations, dons) générées par la base seraient reversés aux caisses locales. Une application centrale, présentée par M. Tenkam, assurerait la traçabilité des fonds.
Pour les investitures, les listes validées par la base seraient entérinées à 100 % par le Directoire, avec des commissions d’arbitrage en cas de litige local. L’accès aux responsabilités dépendrait du travail de terrain.
Le document exclut enfin le retour des militants exclus, notamment ceux ayant porté le parti devant les tribunaux, et refuse toute alliance avec les formations qui combattent le MRC plutôt que le régime RDPC. Il affiche l’ambition de reconquérir les fiefs historiques de la Sanaga-Maritime et du Nyong-et-Kéllé, et de séparer passion sportive et combat politique, citant le cas de la Fecafoot et de Samuel Eto’o.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
« Je rêve de disputer une Coupe du monde, un Euro » : Lucas Noubi dit oui à la Belgique et non au Cameroun
Éligible pour défendre les couleurs du Cameroun, Lucas Noubi semble avoir une autre idée en tête. Le latéral gauche du Deportivo La Corogne a clairement […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















