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Extrême-Nord : Ces éléments qui ont favorisé le retour des attaques de Boko Haram

Le temps de remettre en place Les dispositifs sécuritaires entre le Cameroun et le Nigéria après plusieurs attaques de drone, les groupes armés terroristes ont eu plus de facilité à mener des incursions.
D’après l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique Centrale, les attaques perpétrées par les éléments de la secte terroriste de Boko Haram ont recommencé il y a plus d’un an, avec le recours aux drones qui ont eu des effets sur les dispositifs situés à la frontière avec le Nigéria. Le temps de remettre en place ces dispositifs des deux côtés de la frontière, les groupes armés ont eu plus de facilité à mener des incursions.
A en croire Saibou Issa, directeur de l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique Centrale, l’imminence de la mise en service des bases du Bataillon d’intervention rapide (BIR)Lac Tchad dans le Logone et Chari peut avoir motivé des attaques visant à contraindre les populations à s’en aller ou à dissuader toute collaboration avec la nouvelle unité qui renforce sa position à proximité du lac.
C’est la zone la plus importante pour la résilience économique et financière du groupe dénommé Etat islamique en Afrique de l’Ouest. Selon l’Observatoire, la faible pluviométrie de cette année peut également avoir facilité le déplacement des terroristes. L’épicentre de la menace se trouve actuellement aux abords de Lac Tchad.
Economie de guerre
Dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune, Saibou Issa explique que l’extorsion des pêcheurs, des éleveurs, des agriculteurs et des commerçants désireux d’exploiter les abondantes ressources naturelles et d’accéder aux marchés leur procure des revenus suffisants pour l’armement et le fonctionnement des démembrements.
«C’est bien une économie de guerre bâtie autour de la disruption écologique et de la maîtrise des mobilités sur le lac et dans les marécages. Il faut également l’accès aux marchés pour l’écoulement des produits et le blanchiment des revenus criminel» explique l’expert.
Pour ce dernier, le BIR Lac Tchad est un dispositif robuste pour contrer les incursions dans le Logone et Chari, contrôler les voies d’approvisionnement et d’écoulement des produits, rassurer les populations, favoriser le retour des populations dans les villages abandonnés et sécuriser la relance des activités productives.
Comités de vigilance
Pour l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique Centrale, il faudrait d’abord renouveler les comités de vigilance parce que plusieurs membres ont quitté les localités sous la menace de la secte Boko Haram avec des attaques ciblées.
Les modalités d’encadrement, d’équipement et de prise en charge devraient également selon Saibou Issa. Il conviendrait de procéder à une évaluation, d’écouter leurs attentes minimales et de cerner les failles qui ont conduit certains parmi ces membres à avoir des comportements indélicats.
Leur rôle devra tenir compte des évolutions de la menace dont le volet idéologique s’est estompé et dont les modes opératoires varient désormais selon qu’il s’agit de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest dans le Logone et Chari ou de Boko Haram. L’Observatoire prône le renforcement du renseignement et la veille systématique.
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Céline Dion chute sur scène puis oublie les paroles de « Pour que tu m’aimes encore » : le public lui vient en aide

Céline Dion a vécu une soirée pleine de rebondissements mercredi 7 octobre à la Plenitude Arena de Nanterre. Pour son 11e concert parisien, la chanteuse québécoise a d’abord chuté en pleine interprétation de « Dans un autre monde », avant d’être rattrapée par l’émotion quelques minutes plus tard sur « Pour que tu m’aimes encore ».
La première séquence s’est produite au milieu du spectacle. Alors qu’elle dansait sur scène pendant « Dans un autre monde », Céline Dion a perdu l’équilibre. Son pantalon semble avoir accroché son talon et la chanteuse est tombée sur la cuisse.
La chute a été brève. Céline Dion s’est immédiatement relevée et a poursuivi la chanson sans interrompre le spectacle. Elle a également adressé un signe rassurant aux quelque 35 000 spectateurs présents dans la salle.
La scène a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où plusieurs spectateurs ont partagé des vidéos de l’incident. RTL rapporte également que la chanteuse a repris sa prestation sans difficulté après cette chute.
Céline Dion oublie les paroles de son plus grand tube
Quelques heures plus tard, un autre moment inattendu est venu marquer le concert. En fin de spectacle, Céline Dion a commencé à interpréter « Pour que tu m’aimes encore », l’un des titres les plus connus de son répertoire et une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman.
Selon Le Parisien, le public s’est rapidement mis à chanter avec elle. Face à cette réaction, la chanteuse a été submergée par l’émotion et a momentanément perdu le fil des paroles.
« Heureusement que vous êtes là, je suis désolée », a-t-elle lancé aux spectateurs. La salle a alors continué à chanter à sa place, permettant à Céline Dion de reprendre progressivement le morceau.
Dans les colonnes du Parisien, la chanteuse a ensuite remercié ses fans pour leur soutien. « Merci quand vous chantez mes chansons, quand vous me dites les mots de celles que ça fait un peu trop longtemps que je n’ai pas chantées », leur a-t-elle notamment confié.
Le quotidien francilien rapporte que ce moment s’est transformé en un véritable échange entre l’artiste et les 35 000 personnes réunies à Nanterre.
Une résidence parisienne déjà marquée par plusieurs moments d’émotion
Ce double incident intervient alors que Céline Dion poursuit sa résidence à la Plenitude Arena. La chanteuse a lancé cette série de concerts le 12 septembre 2026, après plusieurs années loin des scènes françaises.
Le programme prévoit seize représentations à Nanterre entre le 12 septembre et le 17 octobre. Le site officiel de la Plenitude Arena confirme par ailleurs que les spectacles débutent à 20 heures et qu’aucune première partie n’est prévue.
Depuis le début de cette résidence, plusieurs séquences particulièrement émouvantes ont marqué les spectateurs. Le 2 octobre, lors de son neuvième concert, Céline Dion avait notamment interrompu quelques instants son interprétation de « Beauty and the Beast », submergée par les larmes.
« Ça fait quand même 6 ans ! », avait-elle alors déclaré, en référence à sa longue absence des scènes.
Cette fois encore, l’émotion a pris le dessus sur le déroulement prévu du spectacle. Mais après sa chute puis son oubli de paroles, Céline Dion a continué son concert devant un public qui a repris ses chansons avec elle.
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Exposition : Le Déclic, aux bords de l’environnement

L’Espace A(fro)Topos cultural Lab Pie Claude Ngumu a ouvert sa saison culturelle avec l’exposition photographique Le Déclic de Christina Abena, une jeune photographe campée dans le monde de l’environnement. Elle pose un regard sur la menace qui pèse sur certaines espèces de plantes dans les aires protégées et les habitats complexes. Du 1er octobre au 23 décembre prochain, l’exposition s’intéresse à la vie des plantes dans plusieurs lieux, un choix qui permettra le monde des plantes, leur rapport au monde.
La plante comme matériau
Christine Abena travaille et vit à Yaoundé. Elle suit les plantes depuis longtemps. Elle en a fait l’objet de ses recherches scientifiques. Plus tard, elle s’est intéressée à la photographie. La photographie constitue pour elle désormais, un espace d’expression essentiel, dans lequel son regard et l’impact social occupent une place centrale dans la présentation du milieu végétal.
Sur le chemin de cette biodiversité, elle a braqué l’objectif de son appareil photographique pour partager sa passion et son cri d’alarme. Son regard est posé à 360° dans plusieurs milieux (aquatique, terrestre, forestier et même dans les projets les plus sensibles. Elle incruste les familles des plantes dans plusieurs milieux (aquatique, terrestre, forestier et même dans les projets les plus sensibles). Elle invite à observer chaque famille de plantes avec minutie. Elle explore environ huit familles dans ce bel exercice de photographie. Christina Abena fond dans l’espèce ? Elle en extirpe les problèmes auxquels chaque plante est confrontée. On apprend que le Cameroun compte plus de 500 familles classées zone rouge par l’Union mondiale pour la nature (Uicn, Ndlr).
Le voyage visuel est séduisant
Les photographies présentées par l’exposition sont aussi les traces d’une répartition géographique sentie et sous la coordination de l’ONG Green Conexion, une structure qui encadre la recherche scientifique de l’artiste. Dans l’alignement des espèces sélectionnées par l’appareil photo de Christina Abena, on compte une carte qui présente une sorte de repères des foyers concentrés des espèces végétales en voie d’exterminisation. Au Cameroun, la zone arrosée est la plus abordante. De la forêt de Ngovayang, des rapides de la Kienke dans le Sud Cameroun, en passant le Mont Fébé dans la région du Centre, les massifs du mont Kikot aux Chutes de Natchigal, les pierres de Mpem à l’Ouest et aux chutes de Nki à l’Est. On rencontre ainsi les familles de Afrothismia Mvileyia Sainge, Eugenia ancorifira, Gymnosiphon Bekensis, Ledermaniella bifurata, Talbotiella Couteronni, Ledermaniella sanagaensis, Talbotiella Breteleri et Ledermaniella sp nov. Ces familles sont réparties dans les habitats très complexes et délicats. L’exposition nous permet de saisir la cohérence qui existe entre nous et la biodiversité végétale. Chaque espèce compte et est nécessaire. C’est un dialogue parfois sourd avec les humains qui détruisent le monde végétal sans s’en rendre compte de sa délicatesse et la menace qui plane sur la survie de certaines espèces. L’art de la photographie de Christina Abena entretient donc les clichés de ce regard et les potentielles frustrations.
Notre combat
Cette exposition qui ouvre la saison à l’espace A(fro)Topos impose sa couleur verte et nos identités environnementales. La scénographie bien que confuse, est bâtie sur un initinéraire savamment conçu qui s’établit à partir d’une cartographie, des cadres de photo des familles retenues dans leurs milieux, les planches d’études et des photos de terrain. Puis une installation vidéo qui présente les rues de la recherche sur le terrain et le matériel de travail. Christina Abena nourrit l’art contemporain de ces rapports à l’humain.
Le Déclic sera accroché jusqu’au 23 décembre prochain. Plusieurs activités de médiation culturelle sont prévues. Il y aura en marge des détails ludiques pour un sujet très sérieux et délicat. Dès le 21 octobre prochain, on aura une grande rencontre avec les établissements scolaires de la ville de Yaoundé. Plus tard, une randonnée sur le terrain se met en place. Cet art focal sur l’environnement et les plantes trouve sa place dans notre société. Le débat est lancé. Il faut défendre les plantes. Le Cameroun compte de grandes familles menacées d’extermination définitive. Une vraie peur pour notre écosystème.
Avec Eyangi Boka
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CEMAC : la BEAC annonce la création d’un marché secondaire de la dette

À la clôture des 5es Journées du Banquier de la CEMAC, le 3 octobre à Bangui, le gouverneur de la BEAC et président de la COBAC, Yvon Sana Bangui, a annoncé plusieurs chantiers destinés à renforcer la liquidité du marché financier régional, moderniser les paiements et accroître le financement des économies de la sous-région.
L’une des principales annonces d’Yvon Sana Bangui à la clôture des 5es Journées du Banquier de la CEMAC est la création prochaine d’un marché secondaire de la dette. L’objectif est de permettre aux banques de mieux gérer leur liquidité et de renforcer la capacité du marché financier régional à faire circuler les capitaux.
Cette évolution doit notamment s’appuyer sur le Dépositaire central unique de la CEMAC (DCU-CEMAC), infrastructure du marché financier régional en cours de mise en place. Elle doit succéder à la BEAC, qui assure cette fonction à titre transitoire depuis la fusion des marchés financiers en 2019. Le futur dépositaire aura notamment pour mission de centraliser la conservation des titres et de sécuriser les opérations de règlement-livraison.
« Il permettra de donner de la liquidité à notre marché financier régional », a expliqué le gouverneur.
La BEAC entend également renforcer la maîtrise régionale des infrastructures financières. Le rapatriement et la localisation des serveurs monétaires constituent, selon Yvon Sana Bangui, un enjeu de souveraineté. « C’est un enjeu de souveraineté technologique. Nous devons garantir que les données critiques de notre système financier restent sur le sol de la CEMAC, à l’abri des ingérences extérieures », a-t-il déclaré.
Passer de la conservation à la production
À la tête de la BEAC et de la COBAC depuis 32 mois, Yvon Sana Bangui estime que le principal défi était de faire évoluer un système financier jugé stable, mais encore insuffisamment orienté vers le financement de la transformation économique.
« Notre système financier, bien que stable, devait impérativement changer d’échelle pour soutenir la transformation structurelle de nos économies. Nous devions passer d’une logique de conservation à une logique de production », a-t-il rappelé.
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Et aujourd’hui, affirme avec fierté le gouverneur de la BEAC et président de la COBAC, « nous avons tenu le cap. Non pas par la magie d’un homme, mais par la force d’une équipe, par l’intelligence collective d’hommes et de femmes de la BEAC et de la COBAC qui ont su transcender les clivages pour servir l’intérêt commun ».
Devant environ 400 banquiers, dirigeants d’établissements de microfinance et de fintechs, autorités administratives et invités, le gouverneur a présenté un bilan articulé autour de cinq principaux axes.
Dans les paiements, la BEAC met en avant le déploiement du système de paiement instantané interopérable de la CEMAC, avec pour objectif de permettre, d’ici fin 2027, l’exécution en moins de dix secondes de 100 % des transferts inférieurs à 5 millions de FCFA entre banques, établissements de microfinance et opérateurs de mobile money.
Sur le plan réglementaire, la COBAC a renforcé ses contrôles sur place, adopté de nouvelles règles en matière de gouvernance bancaire et durci les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux.
La BEAC cite également le lancement du projet de Switch monétique régional et d’un cloud souverain, destinés à renforcer la maîtrise régionale des infrastructures et des données financières.
L’autre priorité concerne l’inclusion financière. Alors que le taux de bancarisation reste inférieur à 20 %, la BEAC veut accélérer le recours à la finance digitale et faciliter l’agrément des établissements de paiement. L’objectif affiché est de porter l’inclusion financière à 35 % en 2028, contre 32 % en 2021, puis à 75 % en 2032.
Le financement de la transformation
Pour le gouverneur, la stabilité financière ne constitue toutefois qu’un préalable. La prochaine étape consiste à accroître la capacité du système financier à financer les investissements productifs, notamment dans l’agriculture, l’énergie et les PME.
« Le soutien aux PME, véritable poumon de nos économies, à travers des mécanismes de garantie et un accès facilité au marché financier » constitue ainsi l’un des leviers identifiés. La BEAC entend également faire du numérique « non plus un segment, mais la colonne vertébrale de notre modernisation ».
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Cette orientation intervient dans un contexte de croissance régionale projetée à 3,8 % en 2026. Le gouverneur estime que les ressources financières doivent davantage accompagner la transformation structurelle des économies de la CEMAC.
Parmi les prochains chantiers figure le Compte unique du Trésor (CUT). « Il s’agit de centraliser et de sécuriser la gestion des liquidités de nos États. C’est un instrument puissant de souveraineté financière et de transparence », a expliqué Yvon Sana Bangui.
La BEAC prévoit également la modernisation du système de règlement brut en temps réel RTGS-SYGMA, avec le déploiement de la version 10. Cette refonte doit renforcer les capacités de traitement des transactions de gros montants et contribuer à la stabilité des marchés interbancaires.
À travers ces différents projets, la banque centrale veut ainsi faire évoluer le système financier régional d’une logique principalement axée sur la stabilité vers un modèle davantage tourné vers la circulation de l’épargne, le financement des entreprises et l’investissement. Le futur marché secondaire de la dette constitue, dans cette architecture, l’un des instruments destinés à améliorer la liquidité et l’efficacité du marché financier de la CEMAC.
Par Blaise NNANG
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