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Cameroun : décès de Yontchang Gervais Didier, directeur de la Météorologie nationale

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Le directeur de la Météorologie nationale, Yontchang Gervais Didier, est décédé le 7 octobre 2026 à Manzini, en Eswatini, des suites d’une courte maladie. Le […]

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Commerce : des exportateurs nigérians en quête de partenaires attendus au Cameroun en octobre

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Commerce : des exportateurs nigérians en quête de partenaires attendus au Cameroun en octobre
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(Investir au Cameroun) – Une délégation de l’Association des exportateurs nigérians est attendue au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026, selon la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (CAPEF). Cette mission d’affaires vise à identifier des partenaires et des distributeurs camerounais afin de développer les échanges de produits agricoles et manufacturés, ainsi que de services, entre les deux pays.

D’après la CAPEF, une foire-exposition est prévue le 20 octobre, de même que des rencontres interentreprises à son siège, à Yaoundé. Les discussions devraient également porter sur les possibilités de projets communs dans le transport, le stockage des marchandises et l’industrie.

Un commerce largement favorable au Nigeria

Selon le National Bureau of Statistics (NBS), l’institut public nigérian de statistique, les échanges de marchandises entre les deux pays ont atteint 266,31 milliards de nairas, soit environ 111,16 milliards de FCFA, entre avril et juin 2026. Sur cette période, le Nigeria a vendu pour 203,18 milliards de nairas, soit environ 84,81 milliards de FCFA, de marchandises au Cameroun et lui en a acheté pour 63,13 milliards de nairas, soit environ 26,35 milliards de FCFA. Les ventes nigérianes représentent ainsi un peu plus des trois quarts du commerce bilatéral enregistré au cours du trimestre.

Les échanges passant par les circuits non enregistrés occupent également une place importante. Pour l’ensemble de l’année 2024, l’Institut national de la statistique du Cameroun estime les achats non enregistrés en provenance du Nigeria à 176,58 milliards de FCFA, contre 149,83 milliards de FCFA pour les achats enregistrés par les douanes. Ces circuits représentent donc environ 54 % de la valeur totale des marchandises achetées au Nigeria. Ils ne désignent pas nécessairement des activités illicites.

Dans l’autre sens, les ventes camerounaises non enregistrées vers le Nigeria ont atteint 64,86 milliards de FCFA en 2024, contre 22,85 milliards de FCFA pour les ventes enregistrées. Le cacao en fèves représente près des deux tiers des ventes non enregistrées. Malgré ces recettes, le déficit du commerce informel du Cameroun avec son voisin reste proche de 112 milliards de FCFA.

La mission annoncée doit donc permettre d’explorer de nouveaux partenariats dans une relation commerciale déjà active, mais encore déséquilibrée en faveur du Nigeria.

Frédéric Nonos

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Trafic présumé d’êtres humains : un pasteur nigérian interpellé à Yaoundé

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Le promoteur de la chapelle « Mercy of God Ministry », Ekedi Samuel Kenechukwu, a été interpellé mardi 6 octobre 2026 à Yaoundé avec quatre […]

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Marbre : Oriole Resources chiffre le gisement de Wapouzé à 32,2 millions de tonnes

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Marbre : Oriole Resources chiffre le gisement de Wapouzé à 32,2 millions de tonnes
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(Investir au Cameroun) – Oriole Resources a publié le 7 octobre sa première estimation du gisement de Wapouzé, dans le nord-est du Cameroun : 32,2 millions de tonnes de calcaire métamorphisé, aussi appelé marbre. La société britannique, cotée à Londres, y voit de quoi alimenter une carrière pendant plusieurs décennies. Il s’agit toutefois de la catégorie de ressource la moins certaine, et la viabilité économique devra encore être élaborée

Le gisement se trouve à une centaine de kilomètres de Garoua. Oriole en détient 85 %, le reste revenant à deux partenaires locaux, BEIG3 Sarl et Roxane Minerals Limited. Les 32,2 millions de tonnes sont comptés pour 100 % du projet. La part d’Oriole représenterait donc environ 27 millions de tonnes, d’après un calcul de la rédaction.

Une pierre riche en calcium, intéressante pour le ciment

La pierre contient en moyenne un peu plus de la moitié de son poids en oxyde de calcium, la substance recherchée par les producteurs de ciments. Les impuretés, magnésium et silice, restent limitées. La qualité varie toutefois d’une zone à l’autre. La fosse la plus prometteuse, qui regroupe les deux meilleures zones, contient environ 11 millions de tonnes, soit un tiers de la ressource.

À un rythme théorique de 400 000 tonnes par an, ce seul volume suffirait pour environ 27 ans et demi. Oriole précise que ce rythme est une hypothèse de travail, pas un programme de production. Pour tracer ses fosses, la société a retenu un prix de vente de 13 dollars la tonne, auquel elle a opposé des coûts d’extraction et de traitement.

En appliquant ce prix, la rédaction obtient un chiffre d’affaires théorique d’environ 420 millions de dollars pour l’ensemble de la ressource, et d’un peu plus de 5 millions de dollars par an à 400 000 tonnes. Ce n’est ni un bénéfice ni une valorisation du projet : ni l’investissement de départ ni le transport ne sont pris en compte.

Oriole vise d’abord les cimenteries du Cameroun et du Tchad. Elle estime que le secteur camerounais dépend largement de clinker importé, la matière de base du ciment, et que l’État souhaite réduire cette dépendance. N’Djamena se trouve à environ 250 kilomètres. Certains échantillons de forage, très purs, pourraient aussi servir de chaux pour le traitement de l’or ou l’industrie chimique, et peut-être de charge minérale dans les peintures, le papier ou les plastiques, si des tests de blancheur sont concluants.

Une estimation qui doit encore se confirmer

Dans le classement international utilisé (JORC), la ressource est entièrement « présumée » : le niveau de confiance est faible et les données restent limitées. L’estimation repose sur 21 forages, soit un peu plus d’un kilomètre au total, complétés par des mesures géophysiques. Ces forages n’ont exploré que les premières dizaines de mètres, alors que les fosses envisagées descendraient de 50 à 150 mètres, localement jusqu’à 180 mètres. Hors de ce chiffre, Oriole identifie une cible d’exploration de 5,5 à 14 millions de tonnes, fondée sur des affleurements et des échantillons de surface, sans forage.

La suite dépend d’une étude économique préliminaire, annoncée être en cours. Oriole prépare aussi une demande de licence d’exploitation pour une simple carrière, visée pour le quatrième trimestre 2026, ce qu’elle indiquait déjà fin septembre. La société espère à terme des redevances sur les volumes extraits pour financer son exploration aurifère au Cameroun. Aucun calendrier de production n’est encore annoncé.

Amina Malloum

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