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Abdouraman Hamadou Babba raconte l’homme derrière la légende

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Abdouraman Hamadou Babba raconte l’homme derrière la légende
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Au-delà des buts, des trophées et des exploits qui ont marqué l’histoire du football camerounais, Manga Onguéné laisse aussi le souvenir d’un homme décrit comme discret, bienveillant et attentif.

Dans un témoignage partagé sur les réseaux sociaux, Abdouraman Hamadou Babba revient sur les différentes étapes de sa relation avec l’ancienne gloire du Canon de Yaoundé, récemment disparue.

« Le Manga Onguene que j’ai connu

Tout jeune, je me laissais narrer ses épopées par les reporters de Radio Cameroun avant de le voir de près le 30 novembre 1980 au Stade Roumdé-Adjia à l’occasion du match aller de la finale de la Coupe des clubs champions africains opposant le Canon de Yaoundé à l’AS Bilima du Zaïre…

Quand on entendait le reporter parler d’un centre, surtout de N’guéa Jacques, on s’attendait toujours à une tête de Manga Onguene et à un but…

20 ans plus tard, j’ai pu faire sa connaissance quand il était sélectionneur adjoint des Lions Indomptables aux côtés de Pierre Lechantre avant qu’il ne prenne la tête du Bureau de Développement de la FIFA pour l’Afrique Centrale en 2001.

Étant à la FECAFOOT et chef d’un projet de la FIFA, j’ai pu le côtoyer pendant des années et nous nous sommes souvent retrouvés lors des séminaires organisés par la FIFA.

J’ai donc pu découvrir l’homme derrière le footballeur : pondéré, bienveillant, attentionné, protecteur, toujours prompt à prodiguer des conseils…

Un soir, lors d’un dîner à Sousse, en Tunisie, quand je lui ai dit que, tout petit, j’étais au stade à Garoua avec mon père lors du match aller contre AS Bilima, il m’a alors raconté, avec force détails, les péripéties qui ont entouré la finale retour disputée à Kinshasa le 14 décembre 1980 et surtout l’attitude de ce défenseur zaïrois qui le marquait à la culotte et qui n’a cessé de l’invectiver en le traitant sans cesse de « vieux fini », jusqu’à ce qu’il marque son second but…

Dès le coup de sifflet final, ce défenseur, tout furieux s’était alors sauvé sans passer par les vestiaires…

Quand il a été nommé Directeur Technique National de Football du Cameroun en 2011, j’ai appris, plus tard, qu’il avait donné toute sa bénédiction quand la FIFA m’avait choisi pour le remplacer à la tête du Bureau de Développement pour l’Afrique Centrale…

Merci beaucoup DOfficer !
Repose en paix et que DIEU t’accueille dans son royaume.

Abdouraman Hamadou Babba »

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Agriculture : plus de 60 000 échantillons de sols à analyser pour mieux orienter les producteurs

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Agriculture : plus de 60 000 échantillons de sols à analyser pour mieux orienter les producteurs
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun lance une vaste opération de collecte et d’analyse des sols cultivables, avec un objectif de 60 300 échantillons à prélever et à géoréférencer sur l’ensemble du territoire. Cette opération doit alimenter le Système d’information de cartographie interactive de la fertilité des sols cultivables, développé dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (PATNUC), avec l’appui de la Banque mondiale.

«La deuxième phase, dont les opérations doivent commencer en octobre 2026, porte sur la collecte et l’analyse des échantillons géoréférencés, puis sur l’intégration des résultats dans sa base de données », a indiqué le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, le 1er octobre 2026 à Yaoundé, lors de la cérémonie officielle de rétrocession de la plateforme. Les premières opérations concernent cinq régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

L’objectif est de disposer d’une base de données suffisamment précise pour déterminer les caractéristiques des terres agricoles et mieux orienter les choix des producteurs. La plateforme doit notamment permettre d’identifier les cultures adaptées aux différentes zones, les besoins en fertilisants et les pratiques susceptibles de favoriser une amélioration durable des rendements.

Pour le ministre de l’Agriculture, l’enjeu est également économique. Une meilleure connaissance des sols doit permettre de réduire les dépenses improductives en intrants, d’éviter les applications inadéquates de fertilisants et d’améliorer l’utilisation des ressources disponibles. Les données collectées doivent aussi servir aux services de conseil agricole, à la recherche et à la définition des politiques publiques.

La ministre des Postes et Télécommunications, qui assure la maîtrise d’ouvrage du PATNUC, présente cette plateforme comme un outil d’aide à la décision. Elle doit permettre de gérer les campagnes d’enquête, le géoréférencement des prélèvements, les mesures réalisées sur le terrain, les analyses de laboratoire ainsi que la validation et l’exploitation des résultats à travers une cartographie interactive.

Plus de 3 milliards FCFA d’équipements

Si les officiels ne donnent pas de montant spécifique correspondant au coût de collecte et d’analyse des 60 300 échantillons, le ministre de l’Agriculture fournit en revanche une indication sur l’ampleur des moyens déjà mobilisés par le PATNUC au profit du sous-secteur agricole.

Gabriel Mbairobe indique que l’ensemble du matériel roulant, des plateformes numériques et des équipements informatiques fournis par le PATNUC au sous-secteur de l’Agriculture et du Développement rural représente une valeur de plus de 3 milliards FCFA. À cette enveloppe s’ajoutent 3 milliards FCFA de subventions destinées aux petits producteurs dans les filières maïs, riz pluvial, manioc et anacarde, ainsi que 800 millions FCFA de subventions aux organisations de producteurs. Ces montants représentent donc plus de 6,8 milliards FCFA en équipements et subventions mentionnés.

Pour mener les opérations de terrain, le dispositif comprend notamment des véhicules et des motos destinés à accéder aux zones de collecte, ainsi que des kits et réactifs pour les analyses sur site. Des ordinateurs et des tablettes doivent également permettre d’enregistrer et de transmettre les observations recueillies.

Cette opération constitue la deuxième étape d’un projet dont la première phase, consacrée au développement de la plateforme, est déjà achevée. Le gouvernement veut désormais alimenter cet outil avec des données collectées directement sur les parcelles et soumises à des analyses scientifiques.

Le projet s’inscrit dans la troisième composante du PATNUC, consacrée à la mise en œuvre de solutions basées sur les données dans le secteur agricole. Cette composante vise notamment à améliorer la collecte, l’exploitation et le partage des informations agricoles, mais aussi à renforcer les relations entre producteurs, prestataires de services et marchés.

Ludovic Amara

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Bandjoun : accident d’un bus transportant les élèves

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Un accident de la circulation impliquant un bus scolaire transportant des élèves s’est produit le 6 octobre 2026 à Bandjoun, dans la région de l’Ouest […]

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quand on se réjouit qu’une chaîne soit coupée, ce n’est plus une question de régulation. C’est de la politique

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quand on se réjouit qu’une chaîne soit coupée, ce n’est plus une question de régulation. C’est de la politique
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L’affaire opposant Vision 4 au Conseil national de la communication (CNC) relance le débat sur les pouvoirs du régulateur des médias au Cameroun et sur les limites de son action.

Dans une analyse publiée après les dernières décisions judiciaires, Jeanne Nsoga appelle à dépasser les réactions partisanes pour revenir au cadre juridique applicable à la régulation des médias.

« Comprendre au lieu de gesticuler », écrit-elle en ouverture de sa tribune, estimant que les réactions suscitées par la suspension du signal de Vision 4 sur Canal+ ne doivent pas faire perdre de vue les règles qui encadrent l’intervention des différentes institutions.

« L’affaire VISION 4 / CNC : COMPRENDRE AU LIEU DE GESTICULER

Beaucoup se réjouissent de la suspension du signal de Vision 4 sur Canal+, remettons un peu de droit, à la lumière de ce qui vient de se passer.

C’EST QUOI LE CNC?

Je l’ai dit dans une de mes publications précédentes le Conseil National de la Communication est le gendarme du contenu. Il est placé auprès du Premier Ministre, pas sous le MINCOM (décret 2012/038).

Sa mission : veiller à l’éthique, au respect de la personne humaine, à l’équilibre de l’information.

QUE PEUT FAIRE LE CNC?

– Avertir un journaliste, un média
– Suspendre un journaliste (1 mois, 3 mois, 6 mois)
– Suspendre une émission

QUE NE PEUT PAS FAIRE LE CNC?

Et c’est là que beaucoup se trompent.
Le Tribunal Administratif de Yaoundé vient de le rappeler le 1er octobre en annulant les sanctions du 29 septembre contre Vision 4 :
Le CNC régule le contenu. Il ne retire pas une autorisation d’émettre qu’il n’a pas délivrée. Cette prérogative relève du MINCOM qui délivre les licences.

Traduction : Le CNC peut sanctionner le journaliste Martial Owona ou le DG Boney Philippe, il peut suspendre l’émission « Club d’Elites », mais il ne peut pas fermer une chaîne nationale entière.
C’est jugé disproportionné et c’est une incompétence matérielle.
C’est pour ça que le Tribunal a annulé. Et c’est pour ça que la chaîne est revenue.

POURQUOI CERTAINS APPLAUDISSENT?

Soyons honnêtes. Quand on se réjouit qu’une chaîne soit coupée, ce n’est plus une question de régulation. C’est de la politique.
Vision 4 est devenue le symbole d’un camp. Pour ses détracteurs, voir son signal coupé, c’est voir l’adversaire politique à terre. Ce n’est pas une victoire du droit, c’est un sentiment de vengeance politique.

Mais attention: aujourd’hui tu applaudis parce que c’est Vision 4, demain tu crieras à la dictature quand ce sera Equinoxe, STV ou ta propre page Facebook qui sera suspendue sans base légale. Et préparez vous!

La leçon de cette affaire est claire : la liberté de presse a des règles, mais la régulation aussi. Si on laisse le régulateur sortir de ses prérogatives pour des raisons politiques, on tue le droit pour tout le monde.

On peut ne pas aimer une ligne éditoriale. On ne doit pas applaudir une décision illégale. »

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