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Route Douala-Bafoussam : le démarrage des travaux envisagé au 1er trimestre 2027

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Route Douala-Bafoussam : le démarrage des travaux envisagé au 1er trimestre 2027
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Après le décret d’habilitation autorisant le ministre de l’Économie à signer l’accord de financement avec la Banque islamique de développement (BID), plusieurs procédures administratives et techniques doivent encore être menées avant le démarrage effectif du chantier.

Les usagers de la route Douala–Bafoussam devront encore s’armer de patience avant de voir démarrer les travaux de réhabilitation de cet axe, aujourd’hui très dégradé. Si la signature du décret d’habilitation constitue une avancée importante, plusieurs étapes restent à franchir avant l’ouverture effective du chantier.

Le président de la République a signé, le 2 octobre 2026, un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à signer un accord de prêt d’un montant de 139,2 milliards de FCFA avec la Banque islamique de développement (BID), destiné au financement de la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam.

Le projet peut ainsi entrer pleinement dans la phase des acquisitions. Mais la signature de l’accord de financement ne signifie pas encore le démarrage des travaux.

Selon une source informée du dossier au ministère des Travaux publics (MINTP), après la signature de la convention de financement entre le Minepat et la BID, il faudra obtenir l’avis juridique du Premier ministère. Cette étape sera suivie de la délivrance des spécimens de signature par la Caisse autonome d’amortissement (CAA), qui assure les décaissements. L’ensemble du dossier devra ensuite être transmis au partenaire financier afin d’obtenir l’entrée en vigueur du prêt.

Des procédures déjà anticipées

Sur le plan technique, plusieurs actions ont toutefois été engagées en anticipation. Le processus de passation des marchés est en cours depuis plusieurs mois, grâce à l’autorisation accordée pour le lancement anticipé de certaines procédures.

Pour la maîtrise d’œuvre, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé. Les offres ont été analysées et le processus devrait permettre l’attribution de la mission de contrôle technique avant la fin de l’année 2026.

Pour les marchés de travaux, la procédure de préqualification des entreprises a également été engagée. Les offres ont été déposées le 2 février 2026. Près d’une trentaine de propositions d’entreprises camerounaises et de multinationales ont été examinées. Les entreprises retenues seront invitées à soumettre leurs offres techniques et financières dans le cadre d’un appel d’offres international restreint.

Les projections du maître d’ouvrage permettent ainsi d’envisager un démarrage des travaux au premier trimestre 2027.

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Trois procédures de recrutement ont été lancées dans le cadre du projet : celle des entreprises chargées des travaux, celle du bureau d’études techniques chargé du contrôle et de la surveillance du chantier et celle du cabinet d’audit comptable et financier.

La sélection des entreprises en cours

Le processus de sélection des entreprises chargées de la réalisation des travaux est donc engagé. La phase de préqualification vise à identifier les entreprises autorisées à présenter leurs offres dans le cadre de l’appel d’offres.

Cette procédure a été publiée et le rapport de préqualification a été élaboré par le comité mis en place par le MINTP. Le document a ensuite été transmis à la BID pour validation.

Pour la mission de contrôle des trois lots, la procédure de recrutement a également été publiée. Le rapport des manifestations d’intérêt, comprenant la liste restreinte des bureaux d’études techniques retenus, a été soumis à la BID pour validation.

La même démarche a été engagée pour le recrutement du cabinet chargé de l’audit comptable et financier. La procédure a été publiée et le rapport des manifestations d’intérêt, avec la liste restreinte des cabinets retenus, transmis à la BID.

L’avis de non-objection de la banque reste donc attendu pour ces différents recrutements, avant la publication des entreprises et bureaux d’études techniques retenus.

Cette anticipation des procédures a été rendue possible par l’avis favorable donné par la BID, le 30 juillet 2025, au lancement anticipé des recrutements. Le MINTP avait ainsi été autorisé à engager certaines procédures avant même la signature de l’accord de prêt.

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La suite du calendrier ne dépend toutefois pas uniquement du ministère des Travaux publics. Plusieurs administrations interviennent dans le processus, notamment pour les formalités liées à l’entrée en vigueur du financement. La célérité de ces différentes étapes sera donc déterminante pour respecter l’objectif d’un démarrage des travaux au premier trimestre 2027.

Trois lots sur 218,9 km

La réhabilitation de la route Douala-Bafoussam porte sur un linéaire total de 218,9 km, réparti en trois lots : Bekoko-Penja, sur 70 km ; Penja-Pont sur le Nkam, sur 77,9 km ; et Pont sur le Nkam-Bandjoun, sur 71,2 km.

Le projet prévoit notamment le dédoublement en 2 × 2 voies des traversées des principales agglomérations. Les travaux comprennent également la construction d’un pont en béton armé de 14 mètres au PK 159+800, sur la rivière Moumé, ainsi que la réhabilitation des cinq autres ponts existants.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/10/2026

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CEMAC : l’adoption du budget 2027 reportée avant la fin de l’année

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CEMAC : l’adoption du budget 2027 reportée avant la fin de l’année
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Face aux difficultés récurrentes de recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI) et à la dégradation de la situation financière des institutions communautaires, les ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) ont décidé de reporter l’adoption du budget 2027 de la CEMAC. Une session extraordinaire est prévue avant la fin de l’année 2026.

L’adoption du budget 2027 de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) devra donc attendre. Réunis en visioconférence le 2 octobre 2026, à l’occasion de la 46ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC, les ministres ont décidé de renvoyer l’examen et l’adoption du budget à une session extraordinaire qui devra se tenir avant la fin de l’année.

Ce délai doit permettre de mener des consultations approfondies auprès des États membres et surtout d’obtenir des engagements fermes ainsi que des modalités concrètes d’apurement des arriérés de contributions.

Le report est également destiné à permettre de satisfaire aux exigences liées à l’autonomisation du mécanisme de recouvrement de la TCI. Le Conseil des ministres a rappelé que la viabilité financière et l’indépendance de la Communauté reposent sur la sincérité et la régularité des reversements effectués par les États membres.

90,2 milliards de FCFA projetés

Lors des travaux du Comité inter-États préparatoires à cette 46ᵉ session, tenus du 26 au 28 septembre 2026, le vice-président de la Commission de la CEMAC, Charles Assamba Ongodo, avait indiqué que le projet de budget 2027 devait s’équilibrer en ressources et en charges à 90,2 milliards de FCFA.

Ce montant représente une progression de 5,03 % par rapport à l’exercice précédent. Élaboré sous le sceau de la prudence et de la sincérité, le projet tablait notamment sur des ressources ordinaires de 61,35 milliards de FCFA.

Mais la faiblesse chronique du recouvrement de la TCI constitue l’un des principaux points de fragilité du dispositif financier communautaire. À cela s’ajoute l’accumulation des arriérés de contributions des États, qui atteignaient 263,5 milliards de FCFA à fin 2025.

Le report de l’adoption du budget vise ainsi à obtenir des garanties sur la mobilisation effective des ressources nécessaires au financement du fonctionnement des institutions et des programmes communautaires.

Des réformes malgré le report

Le report budgétaire n’a toutefois pas empêché les ministres d’adopter plusieurs réformes destinées à renforcer la gouvernance de la CEMAC.

Ils ont notamment validé la création d’un Comité d’audit du Conseil des ministres, destiné à renforcer les mécanismes de contrôle, de transparence et d’orthodoxie financière.

Les ministres ont également adopté le Plan d’action stratégique (PAS) 2026-2030 de la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA). Ce document doit contribuer au développement de l’élevage, de la pêche et des industries animales, en cohérence avec les objectifs d’import-substitution dans la sous-région.

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Le calendrier des grands projets

Plusieurs dossiers techniques présentés par la Commission ont également été examinés. Il s’agit notamment de l’état d’avancement de l’élaboration du Plan stratégique 2027-2030 de la Commission, baptisé « PACTE 2030 », ainsi que du basculement progressif vers le Budget-Programme, prévu à l’horizon 2028.

Les ministres se sont également penchés sur l’état d’avancement de plusieurs grands projets d’intégration, notamment le programme forestier, le corridor Douala-Bangui et le lancement du Programme de sécurité sanitaire. La riposte contre la maladie à virus Ebola figurait également parmi les sujets examinés.

Les travaux ont par ailleurs porté sur la révision des professions comptables, le renforcement du Tarif préférentiel généralisé et la lutte contre le trafic de faux médicaments.

En clôturant les assises, le président du Conseil des ministres a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective des États membres pour assurer la viabilité financière de la Communauté.

« La mobilisation de nos ressources propres n’est plus une simple option technique, c’est un impératif vital pour garantir l’autonomie de notre communauté et financer les projets que nous venons d’acter », a-t-il déclaré.

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Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/10/2026

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Cameroun : BGFIBank finance TAGIDOR dans la production industrielle de savon

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Cameroun : BGFIBank finance TAGIDOR dans la production industrielle de savon
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BGFIBank Cameroun et TAGIDOR Premium Investments International ont signé, le 1er octobre 2026 à Douala, une convention de financement pour la construction d’une usine de savonnerie industrielle. Dotée de deux lignes de production, l’unité devrait atteindre une capacité de 31 millions de savons par an.

Le marché camerounais du savon s’apprête à accueillir une nouvelle capacité de production. BGFIBank Cameroun représentée par son Directeur général Abakal MAHAMAT et le Groupe TAGIDOR Premium Investments International de Francis NANA ont signé, le 1er octobre 2026 à Douala, une convention de financement pour la construction d’une usine de savonnerie industrielle.

L’unité sera équipée de deux lignes de production, apprend-on. Elle doit atteindre 31 millions d’unités par an à pleine capacité. Sur douze mois, cela représente près de 85 000 savons par jour. Le coût de l’investissement et le montant du financement restent toutefois confidentiels.

Pour TAGIDOR, cette nouvelle usine élargit une base industrielle déjà présente dans les boissons, les bouillons et les cosmétiques. Le groupe détient notamment Biopharma, Elim Beverage & Foods et AGFI. Des données publiques de 2022 faisaient état de plus de 30 milliards de FCFA d’investissements et de plus de 500 emplois.

Le projet arrive dans un secteur qui cherche à gagner en volumes, mais aussi en autonomie. En 2025, le savon de ménage a généré plus de 53 milliards de FCFA de recettes d’exploitation, soit 1,7 % du total, selon le rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise.

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Cette progression accompagne aussi le développement des exportations. Le Nigeria apparaît comme le principal débouché cité dans les échanges. Le pays voisin représenterait 52 % des achats de savon camerounais. Ses 1 200 kilomètres de frontière avec le Cameroun en font un marché de proximité important pour les industriels.

Mais produire davantage suppose de sécuriser les intrants. L’huile de palme reste au cœur de l’équation. « Le savon vient de l’huile de palme », rappelle l’un des intervenants.

Malgré ses plantations, le Cameroun demeure déficitaire et continue d’importer de l’huile de palme. La future usine devra donc composer avec plusieurs contraintes. Le prix des matières premières pèsera sur les coûts de production. La régularité des approvisionnements conditionnera les volumes. La distribution devra ensuite absorber une production supplémentaire, sur le marché camerounais comme dans la sous-région.

BGFIBank Cameroun présente son appui comme un soutien aux entreprises qui investissent et produisent localement. La banque revendique plus de 150 projets financés et plus de 100 000 emplois créés. Elle intervient également sur la raffinerie de Kribi, évaluée à 115 milliards de FCFA, et sur l’usine PROALU de Prometal, estimée à 88 milliards de FCFA.

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Installée au Cameroun depuis 2011, sa filiale compte à ce jour 21 agences dans neuf régions. Son capital social est passé de 20 à 50 milliards de FCFA en février 2026.

Avec cette savonnerie, TAGIDOR ajoute un nouveau maillon à sa stratégie industrielle. L’enjeu dépasse la seule capacité annoncée de 31 millions d’unités. Il porte aussi sur la capacité du tissu productif camerounais à transformer davantage de matières premières sur place, à alimenter le marché intérieur et à conquérir durablement les marchés de la CEMAC.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 06/10/2026

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CNC-Groupe L’anecdote : Amougou Bélinga sort la carte politique, Joe Chebonkeng contre-attaque

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CNC-Groupe L’anecdote : Amougou Bélinga sort la carte politique, Joe Chebonkeng contre-attaque
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Les chaines de télévision du groupe L’anecdote ont retrouvé leurs signaux sur le bouquet Canal+ depuis ce lundi 5 octobre 2026. A peine 24h après une lettre du ministre de la Communication (Mincom) adressée à la représentation camerounaise du groupe français Canal+. Le courrier de René Sadi arrivait deux jours après l’audience que le membre du gouvernement a accordée à une délégation du groupe L’anecdote conduite par Bonney Philipe, directeur général de Vision 4.

Ainsi, le retrait de Vision 4 et Vision 4 RCA (cette autre chaîne basée en Centrafrique qui reprenait en le remplaçant, le signal de la chaîne mère après sa suspension de cette dernière) n’aura duré que le temps de la mise en mouvement des « soutiens » gouvernementaux par le groupe L’anecdote. Des sources crédibles parlent d’une première intervention téléphonique de Samuel Mvondo Ayolo le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, que Canal+ a rejeté ; exigeant une note officielle avant de se manifester. La lettre est arrivée et le Français n’a pas cru devoir se référer au Conseil national de la communication (CNC). Et s’est exécuté tout simplement. En revanche, Bonney Philipe et Martial Owona les deux journalistes suspendus de l’exercice du métier, soit respectivement un mois et six mois. Dans un courrier adressé au groupe L’anecdote le 4 octobre dernier, le ministre de la communication invitait le groupe à se soumettre aux institutions. Avant de jouer sa partition « contre » les institutions, en instruisant le rétablissement du signal des deux chaînes par Canal+.

Canal+ entre le marteau et l’enclume

De quoi irriter le CNC qui a pondu une lettre à Canal+ pour exiger un rétropédalage. Joseph Chebonkeng Kalabubsu le président du CNC, mentionne que le CNC n’a pas pour tutelle le Mincom. « Il me plait de vous faire connaître qu’au même titre que l’Arcom de France, le CNC est une Autorité administrative indépendante de régulation des médias, qui n’est nullement placée sous la tutelle du ministère de la Communication », souligne la lettre. Rien n’y fait, Canal+ ne s’est pas bougé. Vision 4 et Vision 4 RCA continuent de d’arroser le territoire camerounais via Canal+. En tout cas, le CNC a fini par fléchir en écrivant à Canal+ pour demander la réactivation des signaux de Vision 4 et Vision 4 RCA.

Ce développement a une coloration politique, d’autant plus que dans sa lettre à Canal+, René Sadi souligne la nécessité de «préserver l’équilibre de l’espace médiatique», ainsi que la «sauvegarde des emplois et de la liberté d’expression». Si la tutelle du CNC qui est le Premier ministre, est restée muette durant cette guerre, il est possible qu’elle ait influencé le rétropédalage du régulateur. Fin du juridisme donc, et place à la politique.

POur mieux comprendre le sujet

Affaire Groupe L’anecdote-CNC: Amougou Bélinga entre bras de fer et négociations

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